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La transformation numérique by 50A

« Serez vous le prochain UBERISÉ ?  » pas un jour sans entendre le buzzword du moment…radio, émissions TV, presse, les médias s’emparent de la problématique et reprennent à tout va ce terme créé par Maurice Levy !

TransformationNumerique_Blog50A

Nous ne sommes pas là pour parler politique ou sociologie, quoique ;). Nous ne sommes pas non plus là pour faire des leçons de morale et considérer nos parents ou anciens pour des vieux cons. Nous sommes là pour vous initier et vous préparer à cette transformation numérique !

Nous souhaitons partager avec vous une vidéo que nous avons réalisée pour l’un de nos clients, et par là même occasion, décrypter ces mutations sociales et technologiques émergentes.

[vimeo]https://vimeo.com/133147302[/vimeo]

 

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo nous assistons à l’émergence de nouvelles organisations de travail qui s’appuient sur l’intelligence collective et le travail collaboratif. De nouvelles méthodes de financement et de création fleurissent également.

Aujourd’hui nous privilégions l’usage à  la possession. Les entreprises sont donc amenées à repenser leur fonctionnement en interne (=organisation plus horizontale) et ainsi répondre aux besoins et aux attentes de tous les utilisateurs.

Les méthodes de production et de consommation évoluent également et c’est pour cela que l’on peut parler de 3ème révolution industrielle tout en gardant un regard critique, sans céder à la panique… (Nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article de notre druide « Il est l’Or de se transformer »)

Retours sur les différentes notions présentées dans la vidéo

  • Covoiturage : Utilisation conjointe et organisée d’une voiture par plusieurs passagers dans le but d’effectuer un trajet commun.

En 2014 30% des automobilistes ont déjà expérimenté le covoiturage en tant que chauffeur ou passager. Le leader du secteur en France Blablacar aurait atteint 10 million d’utilisateurs en Septembre dernier.

  • Plate-forme d’intermédiation ou Plateforme « on demand » : Plate-forme générique utilisée pour assurer des transactions globales, échanger des documents, des documents EDI avec des partenaires sans devoir investir dans un serveur spécialisé.

IdeXlab a par exemple lancé une plateforme d’intermédiation au service de l’innovation ouverte.

  • Economie Collaborative : Formée par la consommation collaborative, la production distribuée, la finance participative et l’éducation des savoirs ouverts, elle est née grâce à l’innovation numérique et sociale. Le maître mot est : PARTAGER PLUTÔT QUE POSSÉDER.

Cartographie des acteurs

Rendez vous sur le site ShaREvolution collaboration Fing x OuiShare

  • Crowfunding/Financement participatif : Mode de financement de projets par un public. Cela permet de récolter des fonds en vue de financer un projet via des dons, des prêts ou des souscriptions de titres.

En 2014 66 million d’euros ont pu être levés et 1 million de Français ont prêté ou donné des fonds.

De nombreuses plateformes ont vues le jour ces dernières années comme Ulule, Kickstarter, MyMajorCompagny, Kisskissbankbank..

  • Coworking : Espace de travail partagé qui offre aux entrepreneurs et aux indépendants un cadre de travail stimulant qui va leur permettre d’être efficace dans leur travail tout en restant en contact avec d’autres individus dans le même cas qu’eux afin de créer des synergies.

En 2014 nous comptions plus de 10 000 coworkers et 250 espaces de coworking. Les prix varient entre 350€ pour un poste en région parisienne et 225€ en province / mois.

Copass est un réseau mondial permettant de trouver un espace de coworking.

  • Opensource : La philosophie de l’opensource s’articule autour de 4 piliers :

– le droit d’utiliser une création pour quelque usage que ce soit

– le droit d’étudier et de modifier le fonctionnement d’un programme pour l’utiliser différemment

– le droit d’en faire des copies pour un usage commercial ou non

– le droit de redistribuer les changements et les améliorations effectuées

Explication en image c’est plus fun

Quelques exemples de projets et/ou initiatives

OpenSourceEcology est un exemple de ce mouvement visant à créer une plateforme technologique ouverte permettant la production des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort possible.

WikiHouse est un système de construction de maisons en opensource.

OSVehicle ou WikiSpeed, sont des plateformes dédiées à la fabrication de voiture opensource.

OpenDesk est un autre exemple qui lui permet de créer un bureau.

  • Fablabs : Laboratoires ouverts qui permettent à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seul ou en collaboration.

En 2014 il y avait plus de 100 Fablabs en France et 350 dans le monde.

Makery est une carte collaborative permettant de trouver un Fablab près de chez vous.


Les grands chiffres des entreprises qui bouleversent l’économie

UberAirbnbBlablacar
- Aujourd'hui Uber représente 41.2 milliards de dollars.

- 8 millions d'utilisateurs

- 250 villes desservies

- 1.2 milliard de dollars levés en juin 2014

- 160 000 taxis

- 1 million de courses quotidiennes
- 800 000 chambres à la location

- 1er acteur mondial de l'immobiler

- 1 200 000 annonces

- 35 millions de voyageurs

- Présent dans plus de 190 pays et plus de 34 000 villes
- 40 millions de chiffres d'affaires

- 19 pays

- 20 millions de membres

- Croissance de 200% par an

(Sources : Creads, Airbnb, Blablacar)


Notre économie actuelle est en pleine phase de transition. L’essentiel n’est pas de s’accaparer le nouveau buzzword, mais bien de décrypter et appréhender ces nouvelles mutations aussi bien sociologiques que technologiques. Les entreprises seront amenées à repenser leur organisation et leur méthode de management, certainement plus horizontales, elles se nourriront de la philosophie de l’opensource, elles ne penseront plus client mais utilisateur.
Rien ne sert de céder à la panique, pas besoin de faire du « sharingbashing »,  il est fondamental de faire preuve de bon sens.
Une chose est sûre, c’est que ne pas bouger c’est certainement disparaître.

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Bye bye Google Analytics ?

La mesure de la performance est certainement l’étape incontournable de la transformation numérique des entreprises.

Avec plus de 15 millions de sites trackés Google Analytics est actuellement l’outil le plus utilisé concernant la mesure d’audience des sites web, cependant n’avons-nous pas d’autres choix ? En effet le monopole de Google se fait énormément ressentir dans ce secteur et malgré de nombreux points positifs (gratuité, technologie..) les points noirs sur le tableau s’accumulent. Découvrez notre ressenti sur certaines alternatives à Google Analytics et l’avis de Laurent de Bar Directeur marketing corporate chez AT Internet sur le sujet.

Dates clés Google Analytics

En octobre 2005, Google lance sa première version d’Analytics. Victime de son succès, la plate-forme est rapidement fermée en raison d’une trop forte demande. En novembre de la même année, l’équipe Google Analytics (GA) publie une V1 améliorée pour laquelle l’accès est limité par un système d’invitation.

En octobre 2008, Google publie une V3 en mettant l’accent sur la confection de fonctionnalités à destination des entreprises. Pour la V3, GA propose des caractéristiques de segmentation avancée, de rapports personnalisés et d’une API externe. En 2009, Google Analytics Data Export API devient disponible pour tous les utilisateurs, ce qui ouvre la porte à lint analyses sur d’autres plates-formes.

En octobre 2009, Google Analytics lance une V4 avec un algorithme qui détecte les anomalies dans les données du site et alerte les utilisateurs. En avril 2011, GA V5 arrive sur le marché et en septembre 2011 une version premium est lancée.

En octobre 2011, GA introduit les visualisations de flux. Maintenant les utilisateurs peuvent observer les différents types de flux de visiteurs sur le site. En parallèle, Google commence le cryptage des données de recherche pour toutes les recherches signés dans un compte Google. Des restrictions sur les mot-clés pour les recherches apparaissent.

Enfin, en octobre 2012, Universal Analytics est annoncé. Il permet aux utilisateurs de suivre le comportement hors ligne et d’augmenter les données des clients avec des données démographiques externes et d’autres types de données.

Ga

Interface Google Analytics

 

L’hégémonie de Google

Aujourd’hui Google Analytics repose sur la gratuité du service afin d’acquérir la gestion de nos données personnelles mais au final pour quoi faire ? La solution joue sur un aspect marketing commercial à la limite du légal car nous ne sommes pas toujours (voire jamais) au courant de la destination et de l’utilisation de nos données.

En terme d’ergonomie, l’interface est devenue très complexe au fil des mises à jour pour les personnes n’étant pas très aguerries à la mesure d’audience. Cela soulève de nombreuses questions concernant cet outil gratuit et ouvert à tous mais qui peut être utilisé de manière optimale uniquement par un groupe restreint de personnes.

Nous sommes également confrontés à un appauvrissement des informations collectées notamment depuis la suppression de l’envoi du mot-clé de recherche le plus utilisé par l’internaute pour arriver sur votre site. Cette mesure vise donc à rendre plus complexe la mesure de performance du référencement naturel. (Cependant cela profite toujours à Adwords qui lui garde toute sa traçabilité…)

Google Analytics possède également une faille bien connue. La solution ne peut mesurer le temps de présence d’un utilisateur sur votre site  sauf si celui-ci fait une autre action, comme ouvrir une nouvelle page. L’indicateur va donc rester à 0 si il n’y a pas eu d’actions même si l’utilisateur aura passé de nombreuses minutes sur une même page.

Les alternatives

Si vous possédez un site web et que vous souhaitez analyser vos données il y a de fortes chances que vous utilisiez la solution de Google mais savez-vous qu’il existe d’autres alternatives ?

Nous avons testé plusieurs solutions pour vous et voici nos différentes conclusions :

OutilsPoints positifsPoints négatifs
Clicky (gratuit)- Outil gratuit qui permet de tracker jusqu’à 3000 pages vues par jour
- Gestion en temps réel
- Facilité de prise en main
- Application smartphone
- Disponible en marque blanche
- Interface peu attractive (mais qui fait très bien son travail)
- Pas encore totalement en Francais (mais ça ne tarderait
GoingUp (gratuit)
- Outil d’analyse + outil de référencement
- Outil fonctionnel pour les sites ayant déjà un trafic soutenu
- Beaucoup d’outils
- Interface peu dynamique
- Pas de mise à jour en temps réel
- Prise en main difficile
- Le code de suivi de la version gratuite comporte des backlinks
KISSMetrics (gratuit)
- Focalisation sur les internautes
- Bonne optimisation du taux de conversion
- Très bon outil pour les sites e-commerce
- Interface peu attrayante
Piwik (gratuit)
- Proposé dans 30 langues
- Applications
- Permet d’importer des fichiers de log
- Tableau de bord très complet
- Les données se trouvent uniquement sur vos serveurs
- Sur un site à fort trafic la charge du serveur peut être mis à mal
- La mesure du temps passé est la même que sur Google Analytics
AT Internet Web Analytics (payant)
- Service sur mesure historique
- Bonne alternative à Google Analytics
- Mesure du rich media
- Vision des campagnes e-marketing + rentabilité .
- Dashboarding
- Measure Exhaustive en temps reel
- Data Ownership
- SLA
- Interface vieillissante (mais release d’une nouvelle application de reporting le 15/07/2015)
- Outil payant..

Pour en savoir plus sur les solutions : Clicky, GoingUp, KISSMetrics, Piwik,  AT Internet.


L’avis de Laurent de Bar sur le sujet

Dans le prolongement de notre enquête nous avons contacté Laurent de Bar directeur marketing corporate de AT Internet l’un des principaux concurrents de Google Analytics.

Google Analytics est un leader incontestable du marché grâce notamment à son offre gratuite utilisée aujourd’hui par encore beaucoup de sites.

Je ne veux pas juger un concurrent, les utilisateurs ont toujours raison. Mais si on poursuit cette logique, les milliers de clients nous faisant confiance à travers le monde, démontrent qu’il y a un besoin pour une alternative à Google.  Preuve que notre offre est performante et compétitive.

 AT Internet se base sur plusieurs valeurs :
·       La performance et plus particulièrement la rapidité d’implémentation et d’exécution
·       La simplicité, dans la prise en main de la solution. Il est vrai qu’une partie de notre interface avait pris un coup de vieux, mais la nouvelle application de Reporting que nous sortons le 15 juillet vient pallier ce retard et le transformer en point fort.
·       La flexibilité, quels que soient l’industrie ou le métier de l’entreprise
·       La proximité de notre offre de service et de la relation que nous entretenons avec nos clients
·       Une approche ouverte permettant l’intégration de données externe dans notre outil mais aussi l’injection de nos données dans d’autres systèmes
·       La conformité de notre solution avec les législations européennes en vigueur en terme de respect de la vie privée et de la protection des données personnelles.
·       Un SLA qui garantit des performances uniques aussi bien en termes de data collection que de processing et d’accès à la donnée.
 
En conclusion, nous considérons que nous nous positionnons là où Google Analytics s’arrête. Nous offrons une alternative à des clients qui ont des exigences très élevées en termes de performance, de flexibilité, de service ou de sécurité (privacy, certification etc.). Plus c’est compliqué, plus les volumes sont importants et plus les clients sont exigeants, plus nous sommes contents. Et finalement Google nous aide en faisant évoluer la maturité des clients…
AT

Interface AT Internet

 

En conclusion, Google Analytics reste une solution gratuite avec des avantages certains mais il existe de nombreuses alternatives qui peuvent effectuer votre mesure d’audience. Clicky va s’avérer être une très bonne solution si vous voulez sortir de l’écosystème de Google sans dépenser trop, la gestion en temps réel va vous permettre un suivi très précis. GoingUp va vous permettre d’allier l’analyse au référencement d’une manière très simple. KISSMetrics quant à lui va vous permettre de vous focaliser sur les internautes (d’où ils viennent, acte d’achat, conversion..). AT Internet va vous permettre d’effectuer une mesure très complète avec un niveau de flexibilité et de performance que ne peut garantir GA grâce à des applications d’analyse et de reporting puissante. Le plus de cette solution est également le suivi et l’accompagnement proposé par la société. En fin Piwik reste le concurrent le plus légitime de Google Analytics et le gros plus reste le fait que les données soient sur vos serveurs, en terme de sécurité cette solution s’avère donc être la meilleure. Chaque solution a donc sa spécialité, il vous faudra donc choisir la solution la plus adaptée à vos objectifs/besoins.


Best Practice pour choisir sa solution

– Définir ses objectifs (tracker les pages, focalisation sur les internautes..)

– Définir quelle méthodologie de mesure est la plus adaptée à vos besoins (user-centric, site-centric..)

– Connaitre votre niveau de maîtrise sur la mesure d’audience (interface simple d’utilisation ou complète et complexe)

– Choisir sa solution en fonction de son budget (outil gratuit ou payant)

 

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50A vous livre ses conseils pour réussir votre testing-targeting !

Vous souhaitez proposer un contenu ciblé et personnalisé à vos clients mais vous avez besoin de conseils ? Nous vous proposons de découvrir nos astuces pour stimuler la fidélisation et la conversion via le testing-targeting qui est une méthode data-driven.

Aujourd’hui les études montrent que 41% des consommateurs sont susceptibles de mettre fin à leur relation avec une marque si elle ne leur propose pas des contenus ciblés et personnalisés. Les entreprises sont donc amenées à réinventer sans cesse la relation client et en partie via ses contenus.

La méthode du testing-targeting se compose de deux phases comme son nom l’indique, la phase de test et la phase de ciblage. L’addition de ces deux phases va vous permettre de proposer un contenu conforme aux attentes de vos clients.

À savoir que différents outils sont à votre disposition pour mettre en place cette méthode comme Adobe Target, Kameleoon, Optimizely, etc…

Pour mettre en place une stratégie de qualité, il vous faudra avoir une idée claire de la manière dont vous allez exploiter vos données (Découvrez la vidéo : Du Big Data au Smart Data). Il vous faudra également connaître votre indicateur de réussite, vos objectifs finaux, votre potentiel de conversion, etc. Ce n’est qu’à cette condition que votre stratégie de test&target sera pertinente.

Phase de test

La première phase du processus consiste à tester toutes les pages de votre site qui génèrent un trafic important parmi les segments cibles. Ces pages devront être reliées à votre but de conversion c’est-à-dire inclues dans le processus d’achat (page : finaliser la commande) ou de génération de pistes (page : envoyer la demande). Les pages qui se trouvent à la fin de l’entonnoir (Ex : Accueil > Produit > Panier > Achat..) sont plus qualifiées et représentent donc un taux plus élevé de conversion si la cible est correctement déterminée.

testing-targeting, processus, entonnoir, cible, achat, actions, graphiqueSource : Adobe

Pour identifier les « bonnes » pages à tester, il vous faudra vous poser différentes questions telles que : combien de visites uniques par jour la page génère-t-elle ? À combien s’élève le taux de conversion de la page ?

Une fois les pages identifiées et testées vous pourrez les personnaliser en fonction des vos différents segments et des résultats obtenus. Vous pouvez par exemple mettre en place des bannières dynamiques. Ce moyen va vous permettre de segmenter le trafic entre visiteurs réguliers et visiteurs uniques. Vous pourrez alors leur proposer des bannières adaptées en fonction de leurs attentes. Ces bannières engendreront un intérêt et à fortiori un acte de fidélisation. Si vous décidez d’utiliser ce moyen vous devez savoir que : les visiteurs réguliers sont plus sensibles à un contenu ciblé en fonction de leurs précédents achats tandis que les visiteurs uniques sont plus sensibles aux meilleures ventes, aux nouveaux produits, etc.

Un contenu = une cible.

Afin de vous donner toutes les chances pour réussir, vous pouvez mettre en place un test multi varié (Découvrez l’article de Optimzely sur le sujet.) car cela va vous permettre d’approfondir au maximum votre stratégie de ciblage. D’après une étude, chaque test présente environ 25% de chances d’améliorer le taux de conversion, 25% de le dégrader et 50% de ne pas le modifier. Plus vous testerez de recettes, plus vous aurez de chance de trouver au sein de tous les éléments, des éléments pertinents et combinables qui permettront de trouver la recette gagnante. Afin de maximiser vos chances de conversion vous pouvez aussi comparer différentes recettes récoltées dans le cadre de différents tests. Cette technique va vous amener à redéfinir et réorienter la stratégie d’optimisation de l’ensemble de votre entreprise.

Notre conseil : N’oubliez pas de favoriser des contenus alternatifs (changer un bouton de couleur, déplacer une catégorie de place..) car ces contenus vont vous permettre de mettre en place différentes petites choses très rapidement et ainsi maximiser vos chances de trouver la recette gagnante. En résumé, sortez des sentiers battus et faites prendre quelques risques à votre entreprise, bien souvent cela se révèle payant.

Phase de ciblage

Pour entrer dans la phase de ciblage, il ne va pas falloir sous estimer le budget alloué au ciblage et à l’optimisation. D’après une étude d’Adobe les entreprises dépensent en moyenne 92cent pour acquérir un visiteur mais seulement 1cent pour lui fournir un contenu ciblé et optimisé. Les résultats de l’étude ont montrés que des initiatives d’optimisation même si elles sont petites, peuvent générer une augmentation à deux chiffres du taux de conversion. Alors ne négligez pas votre cible.

Votre Test n’aura d’utilité que si vous avez établi de bons segments. En effet il faudra que vous définissiez des segments dont le ciblage présente un réel intérêt et que chacun d’entre eux soit accessible, différentiel, exploitable, mesurable et substantiel. L’utilisation d’un processus planifié et méthodique de ciblage vous sera très utile car il va vous permettre de développer un contenu pertinent et de grande qualité en fonction des besoins de chaque visiteur.

Les segments devront être élaborés en fonction de plusieurs variables fondamentales :

–          Comportementales

–          Référentielles

–          Temporelles

–          Hors ligne

–          Environnementales

testing-targeting, variables, comportementales, segments, cibles, achat, conversion

Source : Adobe

Prenez en considération tous vos segments. Les petits comme les grands. Les petits segments ne doivent pas être ignorés car ils peuvent générer de gros profits. Les visiteurs réguliers ne représentent peut être que 8% des visiteurs mais ils peuvent générer plus de 41% des recettes.

Pour cibler un visiteur il vous faudra également identifier l’appareil dont il se sert pour se rendre sur votre site. L’identification du terminal va vous permettre de répondre au mieux aux besoins de vos clients en fonction de leur expérience utilisateur (Smartphone, tablette, ordinateur…)

testing-targeting, achat, terminal, tablette, smartphone, ordinateur, pourcentages, graphique

Source : Adobe

Les conseils que nous venons d’exposer sont un début de piste mais votre stratégie de test&target va totalement dépendre des besoins de votre entreprise et de vos cibles. Nos conseils sont généralisables et applicables à toutes les entreprises mais bien évidemment certains d’entre eux peuvent être plus adaptés à certains besoins. C’est à vous, en fonction de vos besoins, de déterminer les éléments qui auront le meilleur potentiel pour susciter la fidélisation, la conversion et votre réussite financière. À vous de jouer !

Pour plus de conseils n’hésitez pas à nous contacter.


Pour aller plus loin : 

– Les conseils d’Adobe pour un bon testing & targeting

La definition de l’A/B Testing

La définition du data-driven

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Interview : Xuan, jeune docteur et ingénieur chez 50A

Cette semaine nous avons interviewé Xuan, ingénieur R&D chez 50A et jeune docteur qui a mené sa thèse sur le partage et le filtrage des données sociales extraites des médias sociaux. Découvrez dans cette interview, ce jeune Data scientist en devenir, son prototype et ses conclusions sur le sujet.

  1. Xuan peux-tu te présenter en 3 mots ?
  • Amical
  • Motivé
  • Curieux
  1. Quelle serait la description de ta thèse en 140 caractères ?

Approche centrée utilisateur et basée groupe d’intérêts pour filtrer et partager des données sociales.

(Découvrez un article sur la thèse de Xuan.)

  1. Pourquoi as-tu choisi les médias sociaux comme sujet ?

Le sujet s’est présenté à moi et j’ai saisi l’opportunité. En 2011 Nicolas et Vincent de l’agence 50A avaient un projet nommé I Brain,visant à construire des outils et systèmes intelligents capable d’extraire l’information et de produire de la connaissance à haute valeur ajoutée à partir de très grands volumes de données sur des médias sociaux. Dans cette optique ils ont lancé une démarche de R&D et ont fait un appel à recherche dans mon université de Compiègne. Dans le même élan qu’I Brain, 50A a également lancé I Place, une application qui vous prévoit votre journée idéale en fonction de ce que vous aimez, partagez et commentez sur les réseaux sociaux. J’ai directement été attiré par ce sujet car les médias sociaux jouent un rôle grandissant dans notre vie quotidienne et comptent aujourd’hui énormément d’utilisateurs. C’est un domaine avec de nombreuses possibilités et de challenges.

(Découvrez la présentation de I Brain.)

  1. Xuan peux-tu présenter le système que tu as développé dans ta thèse ?

Dans le cadre de ma thèse j’ai développé un système nommé SoCoSys (Social Collective System) qui permet de faciliter la tâche de l’utilisateur lorsqu’il veut exploiter plus efficacement de nombreuses informations intéressantes mais distribuées sur les différents réseaux sociaux. J’ai mené une approche complète du concept au prototype. SoCoSys est une application web qui permet aux utilisateurs de connecter leurs réseaux sociaux afin de faciliter le filtrage et le partage de toutes leurs données. Le filtrage sera plus adapté à un usage personnel tandis que le partage sera plus adapté à un usage professionnel (et collectif). Le système est centré utilisateur, il est adaptable et personnalisable selon les envies.

  1. Quelles sont les différentes étapes afin de filtrer et de partager les données via ton système?

Pour le filtrage et le partage des données il y a plusieurs étapes à mettre en place. Tout d’abord il faut identifier les données sociales de l’utilisateur, puis agréger ses données afin de les prétraiter et les enrichir. L’utilisateur pourra ensuite soit garder les informations pour lui ou permettre une collaboration en groupe. Les contenus pertinents sont automatiquement extraits des données agrégées en fonction des intérêts de l’utilisateur, et sont ensuite classés par sujet pour être facilement accessibles.

partage, données, sociales, filtrage, réseaux, sociaux, approche, processus

 

  1. Selon tes recherches, quelles sont tes conclusions et celles de tes sujets par rapport à ton système?

Durant mes recherches j’ai pu tester mon prototype sur deux groupes de dix personnes, des doctorants et des étudiants. Les tests m’ont permis de valider mes hypothèses sur les réseaux sociaux ainsi que d’évaluer le côté utile et la faisabilité du système. Au final les sujets ont tous dit que c’était un système utile et facile d’utilisation. Pour ma part je trouve également que le système est prometteur pour les petits groupes et qu’il est très intéressant pour les professionnels, par exemple pour mener une veille technologique collaborative. Néanmoins je pense qu’il faudrait effectuer des tests avec plus de sujets afin de mesurer la performance (en terme d’extraction des contenus pertinents) du prototype. (les réponses des sujets dépendent de leur niveau d’expertise et sur seulement 20 personnes cela ne peut pas être totalement représentatif)

  1. Aujourd’hui selon toi quel est le contexte et les problématiques liées aux réseaux sociaux ?

Dans l’ensemble le contexte actuel reste très complexe et entraine de nombreuses problématiques car les réseaux sociaux représentent une source importante et riche de contenus qui restent complexes à exploiter efficacement.

Aujourd’hui selon moi, il y un mauvais usage des réseaux sociaux par l’utilisateur. Nous pouvons voir que les réseaux sociaux servent à différents réseaux terroristes afin d’attirer de nouvelles recrues par exemple.. Les réseaux sociaux sont également très cloisonnés ce qui pose un problème d’interconnexion. Nous avons donc aujourd’hui beaucoup trop d’informations et peu de moyens de les traiter, de les filtrer et de les partager et c’est là que SoCoSys rentre en scène.

Contexte actuel des réseaux sociaux par le MMI Bordeaux:

Cartographie-des-réseaux-sociaux-2015

 

  1. Penses-tu qu’un système comme SoCoSys va permettre d’améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux ?

Les médias sociaux et en particulier les réseaux sociaux forment un écosystème très complexe et changeant. Il y a beaucoup d’acteurs, ce qui soulève différents problèmes. Un système comme SoCoSys ne vise à résoudre qu’une partie des problèmes (i.e. surcharge d’information et cloisonnement des réseaux sociaux). Il ne peut peut-être pas améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux mais au mois améliorer l’usage par les utilisateurs des réseaux sociaux. Il permet aux utilisateurs de mieux exploiter (plus rapidement et plus efficacement) les réseaux sociaux en répondant à des besoins personnels mais également collectifs.

  1. Maintenant que ta thèse est finie, comment envisages-tu ton avenir ?

Le projet SoCoSys est maintenant terminé, j’avais donc deux possibilités soit rester à l’académie soit entrer dans le monde professionnel. J’ai fait mon choix et je me dirige maintenant vers le monde professionnel afin devenir un data scientist. La Data science m’attire énormément car c’est un domaine de challenges et d’opportunités.

  1. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Aller le plus loin possible.

(C’est un peu un message à moi-même mais il ne faut pas arrêter d’apprendre, d’avancer. Il n’y a jamais de destination, le monde avance et nous aussi.)


xuan, docteur, ingénieur, 50a, étudiant

 

 

 

Retrouvez toute l’actualité professionnelle de Xuan sur son Linkedin.

 

 

 

 

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Le Design Thinking expliqué par Jérôme de Vries

Cette semaine le micro de 50A a interviewé Jérôme de Vries, visual/design thinker et co-worker de l’agence. Découvrez le design thinking, cette méthode débarquée tout droit des Etats-Unis qui pourrait bien bouleverser la manière traditionnelle de concevoir et produire des objets et des services.

1. Jérôme, qu’est ce que le design thinking ?

Le design thinking est un état d’esprit qui se situe à la croisée entre l’humain, le business et la technologie

2. Quelle est la fonction du design thinking  ?

Le design thinking aide à clarifier la complexité. Nous vivons dans un monde très complexe et le design thinking prend en compte les besoins humains, la réalité économique et la faisabilité technologique afin de produire et d’inventer de nouveaux services et de nouveaux objets.

Il y a un angle plus psychologique qu’avec les méthodes traditionnelles de conception. En effet lorsqu’un industriel lambda produit un objet il ne pense pas forcément aux besoins des utilisateurs, alors que l’humain est au centre des questionnements du design thinking.

Le design thinking aide donc à répondre à la question : Quel est le produit ou le service que je souhaite inventer ? en prenant en compte de nombreux paramètres.

3. Existe-t-il un processus ou une méthodologie pour faire du design thinking ?

Le design thinking est apparu dans les années 80 à Stanford et a été développé par Tim Brown, CEO d’une agence de design à San Francisco. C’est lui qui a popularisé le terme de design thinking. Il a mis en place 9 étapes pour faire du design thinking mais il y a vraiment 5 étapes importantes dans le processus :

  • Définition (du contexte, du problème)
  • Idéation (Brainstorming, créativité)
  • Synthèse
  • Prototype
  • Test

Découvrez la tribune de Tim Brown sur la méthodologie à mettre en place dans la Harvard Business Review.

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Infographie de Sophie Campbell – 7 étapes

4. Comment le design thinking peut-il aider les entreprises  ?

Le design thinking peut aider les entreprises car ce qui résulte du design thinking ne peut pas être copié aussi facilement qu’un objet produit de manière industrielle, traditionnelle. Cette méthode est très utile lorsque l’entreprise est face à un lancement de produit ou de service, face à une forte concurrence ou face à des ventes en baisse.

Le design thinking est une démarche holistique qui prend en compte un nombre de paramètres importants et un contexte très large. Les entreprises européennes ne sont, malheureusement pas encore prêtes à utiliser cette méthode d’un point de vue de la structure et de l’organisation. Les dirigeants ont peur que ce ne soit pas cadré et qu’il n’y ait pas de résultat au bout. J’espère que dans les prochaines années les entreprises vont s’ouvrir à cette méthode afin qu’elle puisse se répendre.

5. Quelle est la différence entre le visual thinking et design thinking ?

Le visual thinking est tout ce qui relève de la facilitation visuelle, c’est une méthode de résolution de problème par le langage visuel. Cela permet de communiquer et de s’exprimer graphiquement par des logos, des pictogrammes etc. et de faire un résumé visuel de ce qui s’est dit verbalement.

Le design thinking est une méthode de conception pour produire des services et des objets en mettant l’humain au cœur du processus.

6. Tout le monde peut-il faire du design thinking ?

A vrai dire tout le monde ne peut pas faire du design thinking car il y a tout de même des compétences à avoir. Cette méthode demande une capacité d’analyse, de conception, de synthèse et de facilitation. Les personnes de formation designer ou ingénieur sont plus aptes, de par leur formation, à exercer ce métier.

Si vous aussi vous voulez faire du design thinking découvrez quelques méthodes via les Tonic Tuesday sur l’empathy map et sur l’écosystème digital de Jérôme par le dessin sur notre page facebook.

7. Comment es-tu devenu design thinker ? 

C’est la suite logique des choses, j’ai fait un diplôme de designer industriel et plus tard j’ai été spécialiste dans l’expérience utilisateur ou UX Consulting. Par extension aujourd’hui je fais de l’expérience utilisateur au sens plus large.

J’ai découvert le design thinking grâce à mon réseau mais également grâce à ma culture anglo-saxonne car ce phénomène vient de l’autre côté de l’atlantique.

8. Quels seraient tes conseils pour les personnes qui veulent s’initier au design thinking ?

Sur internet il existe de nombreux MOOC, comme le MOOC de l’école de management de lyon nommé IDEA par exemple. Pour mieux appréhender le design thinking il faut se documenter, lire beaucoup de livres comme The back of the Napkin de Dan Roam ou L’esprit design de Tim Brown.

9. Peux tu nous donner différents exemples d’objets réalisés grâce au design thinking ?

Il y en a pleins mais les plus connus sont par exemple : l’aspirateur Dyson car il a été conçu sans sac, la souris ergonomique et ou encore tous les produits Apple. Tous ces produits ont été conçus pour apporter une expérience utilisateur optimisée de manière maximale.

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10. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Nous sommes tous designers !

Hier le domaine était encore assez fermé aux personnes de formation ingénieur mais aujourd’hui le domaine s’est ouvert grâce aux imprimantes 3D par exemple. Donc demain nous serons tous designers.

 

Si vous aussi vous voulez apprendre les méthodes du design thinking restez connectés nous vous donnerons bientôt des clés et des méthodes pour appréhender ce processus ! 


jerome de vries, design, visual, thinking, interview

 

 

 

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Interview : Camille et Jean-Max de Wesquare, le garde-meuble du futur.

wesquare, startup, paris

Cette semaine nous avons interviewé Camille et Jean-Max, respectivement co-fondateur et chargé de la stratégie marketing et communication de Wesquare ! Découvrez cette start-up parisienne qui propose une nouvelle solution de rangement et de stockage sur mesure dédiée aux urbains.

1. Pouvez-vous vous présenter chacun en 3 mots ?

Camille :
– (ancien) Expatrié

– Passionné

– Aventurier

Jean-Max :
– Créatif

– Ultra-positif

– Amoureux de l’amour

2. Quelle est la description de votre société en 100 caractères ?

Solution de stockage sur mesure, dédiée aux parisiens (pour l’instant ;).

3. Pouvez-vous nous présenter votre équipe et comment en êtes-vous arrivés à travailler ensemble ?

Camille : J’ai travaillé pendant 4 ans à Dubaï comme directeur commercial, pour la boite de Thomas, avec qui le courant est super bien passé. Un beau jour il m’appelle en me disant : « Remonte à Paris j’ai une idée de start-up ». Ni une ni deux, je suis revenu en France pour monter le projet. Et dans la foulée Sébastien nous a rejoint pour s’occuper de la partie technique/opérationnelle et former le trio de fondateurs. Car Thomas c’est l’esprit créatif et moi je suis plutôt l’esprit commercial.
Aujourd’hui nous avons deux personnes qui travaillent à mi-temps pour nous et Jean-Max qui nous épaule sur la partie communication.
Tu peux avoir la meilleure idée du monde, si tu n’as pas la bonne équipe ça ne peut pas marcher. Et nous, on est plutôt très contents de notre team ;)

Jean-Max : Quand nous lançons une start-up avec des amis les domaines d’expertises se recoupent souvent, mais dans l’équipe nous avons des domaines d’expertises différents et complémentaires. Nous faisons un bon mix.

Wesquare, logo

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Qu’est ce que WeSquare ?

Camille : WeSquare c’est la première solution de stockage flexible et innovante permettant de libérer de l’espace chez soi ou au bureau. C’est un service dédié aux parisiens, aux citadins. C’est un service extrêmement simple qui fonctionne en 4 étapes :
– Première étape : vous commandez par internet votre/vos box de rangement (nous avons trois types de box : Bluebox, PenderiBox, Objets volumineux)

– Deuxième étape : vous remplissez.

– Troisième étape : nous transportons.

– Quatrième étape : nous stockons.

WeSquare arrive pour disrupter le marché du garde-meuble traditionnel ! Le plus du service c’est la livraison car c’est un service de proximité et très réactif. En effet nous intervenons en 24h, nous sommes donc ultra-réactifs.
Notre but c’est de rendre une âme aux garde-meubles. Nous prenons soin des affaires des gens, leurs affaires c’est comme si c’était nos affaires.

Jean-Max : WeSquare ça permet de ramener l’humain dans un marché vieillissant et très froid de base.

5. D’où vous est venue cette idée ?

Camille : Paris est une ville très densément peuplée. Il y a plus de 20 000 habitants au m2 et on s’est vite rendu compte que les gens avaient besoin d’optimiser leur espace. En plus c’est une vraie galère de se déplacer dans Paris. Nous avons donc imaginé une nouvelle solution pour optimiser l’espace, le temps et les dépenses. WeSquare était né.

6. Quelle est votre stratégie de communication ?

Jean-Max : Il y a eu un gros travail pour se différencier des autres acteurs du marché comme les garde-meubles traditionnels et les nouvelles solutions de stockage tendances. On a fait un benchmark pour bien se positionner et produire une communication qui soit réellement distinguable des autres. Il a fallu trouver le bon équilibre pour asseoir l’ADN de marque.
Dès que le positionnement a été clair, nous sommes venus sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram et Pinterest. Sur Instagram nous essayons d’avoir un côté décalé en postant des photos drôles toujours en rapport avec WeSquare. Nous utilisons les réseaux sociaux pour générer du bouche à oreille digital.
Nous travaillons aussi avec une agence de presse car les articles apportent légitimité et caution à notre service même si c’est un processus long à mettre en place.
Notre but est de faire parler de nous. Dans cette optique nous allons bientôt organiser une chasse au trésor inédite afin de faire gagner un objet de valeur en suivant des indices sur les réseaux sociaux et sur le site. Cette opération va permettre de mobiliser la communauté WeSquare via le digital.

7. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Camille : C’est la méthodologie start-up (rires). Il n’y a pas vraiment de méthodologie, nous faisons un peu tout, il faut tout tester et voir après ce qui marche le plus. La start-up c’est vraiment une aventure ! L’entrepreneur d’une start-up il exécute, il ne va pas faire un business plan, il va directement se lancer. C’est ce que nous faisons tous les jours. Il faut toujours faire bouger les choses.

Jean-Max : Il n’y a pas de méthodologie ciblée. Il y a des étapes qui sont importantes dans la construction de notre offre. Le travail que nous avons fait jusqu’à aujourd’hui, ce sont les fondations de notre maison et maintenant nous essayons de finir la construction.

8. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Camille : Nous sommes clairement en phase de croissance. Maintenant nous avons un palier à passer et c’est celui de l’éducation du marché. On commence à se faire connaitre mais notre but c’est que les gens, quand ils pensent stockage, ils pensent WeSquare. Ce nouveau palier va se franchir grâce à la communication. Maintenant nous en sommes donc à la phase d’évangélisation de l’offre car elle est prête et fonctionnelle.

9. Comment envisagez-vous l’avenir ?

Camille : J’envisage l’avenir radieusement (rires). Je ne vois que du positif dans notre avenir car nous répondons à un problème et quand on propose une solution à un problème c’est toujours positif. Le problème est international, donc à terme nous souhaiterions nous développer à Londres, Singapour.. Dès que le marché parisien sera rodé nous nous lançerons à l’étranger. Nous envisageons également de vendre les affaires de nos clients s’ils n’en veulent plus. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, mais on est prêts !

10. Si vous aviez un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Avec WeSquare, le rangement c’est maintenant !


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WeSquare, garde-meuble, rangement, design

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Interview de Paul et Jean-Michel les fondateurs de Vends-ta-culotte.com

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir l’activité de nos tout beaux et tout nouveaux co-workers. Paul et Jean-Michel sont les fondateurs de Vends-ta-culotte.com un site participatif décalé axé érotisme et fantasme et ils ont « craqués leurs slips » devant le micro de 50A pour vous présenter leur activité.

1. Pouvez-vous vous présenter en 3 mots ?

Paul :
– Libre
– Curieux
– Drôle

Jean-Michel :
– Marrant
– Technique
– Relou

2. Quelle serait la description de votre société en 140 caractères ?

Société de développement technique en informatique.
(Ça ne fait pas exactement 140 caractères mais bon on les pardonne)

3. Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans un espace de co-working ?

Jean-michel : Personnellement j’ai travaillé dix ans tout seul et c’est notre associé qui nous a convaincu que c’était plus marrant de travailler à plusieurs. C’est vrai qu’au quotidien c’est mieux d’avoir des échanges. On a choisi de s’installer chez 50A car ici tout le monde a l’air cool et on peut en tirer des choses, faire des échanges, c’est beaucoup plus motivant.

Paul : Travailler tout seul chez soi c’est difficile parce que tu ne parles à personne et au bout d’un moment tu deviens fou. Moi avant j’ai travaillé pendant un an de chez moi et au bout d’un moment j’ai pété les plombs. S’installer dans un espace de co-working est tout d’abord un choix financier car c’est clairement moins cher que d’avoir son propre bureau mais comme l’a dit Jean-michel les rencontres c’est aussi très important et c’est ce qui nous a fait franchir le pas. Nous avons décidé de nous installer chez 50A car Nicolas et Thibaut sont deux mecs, nous aussi, ils ont déjà fait le cheminement de l’entreprise, c’est intéressant de voir leurs questionnements, comment ils avancent. Ça nous intéresse réellement de discuter avec eux, ils ont la volonté de faire quelque chose de différent, comme nous. Le principe du Tonic Tuesday est également très intéressant, ce principe de laboratoire d’idées c’est vraiment quelque chose de sympa.

4. Qu’est ce que vends-ta-culotte.com ?

Paul : Vends-ta-culotte.com c’est un site participatif qui permet à chacun de vendre ses « spécialités intimes » aux autres pour se faire un peu d’argent. Vends-ta-culotte permet de vendre ses sous-vêtements, ses sex-tapes, des sessions de webcams, des téléphones roses « maison », etc.

Jean-michel : Vends-ta-culotte.com c’est un peu le résultat de notre idée de redonner sa place à l’érotisme et au fantasme. Nous on a envie de retourner dans quelque chose d’érotique comme dans les années 60-70, le début de l’érotisme.

Infographie, vends-ta-culotte.com

5. D’où vous est venue cette idée ?

Jean-Michel : D’un enchaînement de cuites et de voyages. (rires) L’étincelle s’est passée à Londres mais l’idée a germé et s’est concrétisée un soir dans un bar avec du rhum sur Paris.

6. Quelle est votre stratégie de communication ?

Paul : Globalement nous ne passons pas par « les canaux normaux ». Nous sommes sur Facebook et Twitter mais nous n’utilisons plus réellement Facebook car le budget alloué à ce réseau social est énorme. A l’époque on investissait beaucoup dans ce réseau mais aujourd’hui clairement on l’utilise beaucoup moins. On continue de l’utiliser parce que c’est difficile de s’en passer, ils sont puissants, c’est viral, mais on essaye de se détourner de ces sites là pour produire notre propre contenu pour nous et pas pour profiter à un site quelconque.
On veut créer une plateforme alternative à Facebook parce qu’on ne veut pas dépendre d’une société qui proclame des règles et des lois qu’on ne maîtrise pas à notre niveau et baser notre communication sur un outil qui peut nous bannir d’une minute à l’autre et détruire 3 ans de travail. A cause de notre sujet on est sur la corde raide tout le temps, on a eu plusieurs avertissements déjà et seulement pour des blagues.

Jean-Michel : Si on parle de communication au sens propre nous n’en faisons pas comme l’a dit Paul, on fait plus de l’animation de communauté. On veut créer un environnement, un bac à sable pour que tout le monde puisse s’amuser dans un environnement agréable autour du fantasme et de l’érotisme. Vous ne nous verrez jamais faire du 4×3 ou ce genre de dispositifs standards, on préfère les choses décalées, notre but ce n’est pas d’être un site lambda. Notre site promeut le fait maison, l’érotisme fait maison et on utilise le bouche à oreille pour nous faire connaitre.

7. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Paul : Globalement nous n’en avons pas. (rires)

Jean-michel : En gros moi je suis directeur technique et Paul directeur administratif et commercial. On a également un associé qui participe aux idées, il sert d’arbitre lorsqu’on est dans l’hésitation. Il apporte une aide et une vision extérieure qui est parfois bien utile.

8. Ou en êtes vous aujourd’hui ?

Paul : Aujourd’hui pour être franc nous n’en vivons pas encore. Cela fait trois ans que le site existe, ça grossit doucement et on espère qu’il y a du potentiel.

Jean-Michel : En fait on est une vraie start-up, on est en phase de croissance. Aujourd’hui on en vit pas mais les premiers échelons sont validés pour que le projet soit viable à long terme.

9. Comment envisagez vous l’avenir ?

Jean-Michel : Pour l’avenir on envisage de nouveaux services, de la technologie, de la technologie et encore de la technologie. Il y a réellement plein de choses à développer car dans ce genre d’environnement il y a de la technique, ils sont vraiment à la pointe de certaines technologies mais derrière l’expérience utilisateur est très pauvre et c’est vraiment dommage. On investit beaucoup dans les technologies clients. On veut des sites beaux, faciles à utiliser, qui ne sentent pas l’arnaque avec des pop-up dans tous les sens. On veut redonner sa place au site érotique parce que pour le moment c’est un peu les poubelles d’internet. On envisage également d’augmenter l’aspect communautaire en créant des plateformes de rencontres etc. avec des outils innovants même dans la rencontre.
Notre objectif c’est que le site soit viable cette année. On a passé des paliers qu’on ne pensait jamais passer, on a confiance dans la courbe de croissance.

Paul : Notre but c’est de pouvoir être libre de bosser n’importe où et si on a des ressources, devenir un laboratoire technique, car on a des projets d’objets technologiques communicants. Aujourd’hui nous ne le faisons pas encore parce que nous n’avons pas les fonds mais si on peut concrétiser ça dans le futur ça serait super. C’est peut être une utopie mais on veut vraiment s’amuser. On a également deux autres projets sur la rencontre dont un qui s’appellera mmmmmm.com (c’est 6 m), c’est un projet encore secret lié aux fantasmes. Mais on vous en parlera peut être dans un prochain article (rires). Notre objectif est clairement qu’en juillet on puisse avoir une marge sur le site pour pouvoir en vivre et pour pouvoir investir. On y a passé tellement de temps que si ça ne marche pas moi je meurs quoi (rires).

10. Si vous aviez un message planétaire à faire passer, quel serait ce message ?

Jean-Michel : Il faut vivre ses fantasmes ! Il faut se donner la liberté de vivre ses fantasmes et de ne pas avoir peur de les vivre !
Beaucoup d’individus ont peur de leurs propres fantasmes et sur notre site ils peuvent les vivre librement.

Merci à Paul et Jean-Michel pour cette interview et pour nous avoir fait découvrir leur activité. Découvrez Vends-ta-culotte.com.

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Electrolab : le plus grand FabLab industriel d’Europe

 L’Electrolab est l’un des FabLabs historiques de l’Hexagone. Cette association forte de 120 membres a été créée au tout début de l’année 2011, à Nanterre, par quatre ingénieurs passionnés de technique et de technologie. Elle continue de s’agrandir et d’améliorer un lieu où les machines industrielles côtoient les microscopes, fraiseuses, imprimantes 3D et autres chambres à vide. Visite au sein du futur plus grand FabLab d’Europe.

Reportage : Pascal Hérard – Photos : Marie Le Boiteux.

C’est une grande pièce carrelée dans laquelle on débouche, sous un immeuble d’entreprise, après avoir franchi quelques marches et passé une porte de métal contrôlée par un badge RFID. Une table rectangulaire, des étagères bourrées de matériel, une bouilloire fumante et des gens qui discutent : on pourrait se croire dans une sorte de club de bricoleurs sympathiques qui se réuniraient le soir pour s’occuper, avec comme passion commune, la technique. Mauvaise pioche : sous une apparence d’amateurs sympathiques qui s’entassent dans un sous-sol rempli de matériels hétéroclites, se cache en réalité une véritable machine de guerre à innover, inventer, modifier, réparer, échanger, créer… et plus encore pour qui veut en savoir plus.

Une usine à domicile

Le tour industriel

Le tour industriel ou l’usine à domicile

L’accueil à l’Electrolab est très chaleureux. Samuel, Clément et Yannick, trois des membres fondateurs de l’association y sont pour beaucoup. Ils se relayent d’ailleurs chaque mardi soir pour faire visiter ce “lieu de tous les possibles” à qui en a fait la demande. C’est alors, pour le néophyte, la visite d’un musée étrange, empli d’appareils électriques, électroniques, à commandes numériques ou analogiques, de câbles, et de perceuses. Sauf que tout ce qui est là n’est pas là pour être seulement regardé, mais avant toute chose utilisé… ou pas. Notre guide, ce soir-là, est Yannick, peu avare d’explications à chacune de nos questions. Une première salle avec deux énormes monstres d’acier à la peinture verte typiquement industrielle, accolés à une grande cage de verre contenant des câbles et une tête de métal. Yannick pointe du doigt l’un des deux monstres d’acier : Cette machine, c’est une fraiseuse, ça permet de fabriquer des pièces en métal, principalement, par enlèvement de matière.

Fabrication assistée par ordinateur avec la fraiseuse numérique

Fabrication assistée par ordinateur avec la fraiseuse numérique

L’engin doit peser plus de deux tonnes, et aux vues des manettes à l’ancienne qui parsèment son tableau de commande on imagine qu’il n’est pas récent —ce que confirme notre guide : elle est très ancienne, des années 50, elle a été entièrement remise en état par les membres du Lab, comme cette autre machine. Il la désigne du doigt : C’est un tour conventionnel, qui n’est pas piloté par ordinateur, exactement comme la fraiseuse. Il sont à peu près de la même époque. On fabrique aussi des pièces par enlèvements de matière, mais avec le tour, à la différence de la fraiseuse, c’est la pièce qui tourne au lieu que ce soit l’outil qui tourne.  Il y a des miettes de métal encore présentes sur la fraiseuse et le tour, ces machines ne sont pas là juste pour leur esthétique : que font donc les membres de l’Electrolab avec elles ? C’est très varié, on fabrique par exemple des pièces d’adaptation pour des robots. Vous achetez un moteur, une poulie, il faut bien qu’il y ait une pièce d’adaptation entre les deux : vous la fabriquez. Là il y a une cuve à vide, toutes ses pièces d’adaptation ont été tournées en inox avec ces machines. Une cuve à vide ? Oui, il y a plein d’applications avec une cuve à vide, et nous c’est principalement pour faire des dépôts métalliques, métalliser des pièces en plastique par exemple, ou bien pour des miroirs de télescope. Elle a d’ailleurs été conçue pour ça au départ, pour des miroirs de télescope.

FoldaRap

La FoldaRap de l’Electrolab, imprimante 3D pliable conçue par le Français Emmanuel Gilloz.

Quant à la “cage en verre”, en s’approchant un peu plus, on remarque qu’un ordinateur portable y est raccordé. Yannick en donne la raison : C’est une fraiseuse à commande numérique, pilotée par ordinateur. On dessine sa pièce avec un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur, NDLR), on a un plan, et à partir de ce plan on va faire de la FAO, de la fabrication assistée par ordinateur, avec un logiciel qui calcule les trajectoires de l’outil pour réaliser la pièce, par enlèvement de matière. Cette machine est très précise, on l’utilise beaucoup pour tout ce qui touche à l’électronique.

L’Electrolab utilise donc des machines industrielles pour réaliser des prototypes, comme tout FabLab qui se respecte. Cette capacité technique de haut niveau, normalement réservée aux usines, est à la portée des membres de l’association.

Foreuse inversée pour cartes électroniques

Foreuse inversée pour cartes électroniques

Chacun peut demander à être formé par un membre en mesure de le faire, pour apprendre à utiliser ces machines industrielles. Un système de badges RFID — créé par le Lab — autorise ou non la mise en route de chaque machine en fonction du degré de formation des membres. Les imprimantes 3D ou RepRap sont présentes et utilisées là où elles peuvent apporter un bénéfice que les machines industrielles n’ont pas, mais ne sont pas le cœur technique et technologique de l’Electrolab, à l’inverse d’autres espaces similaires.

Projets individuels, collectifs, et incubation d’entreprises

Perçage d’une carte électronique avec la foreuse

Perçage d’une carte électronique avec la foreuse

Au-delà de la salle centrale de type “hackerspace”, de la salle aux machines industrielles, l’Electrolab possède aussi un espace dédié à l’électronique, bourré d’appareils permettant de réaliser les projets les plus variés de ses membres. Il y a aussi un espace chimie — à accès limité — où l’on peut aussi utiliser une machine très pratique pour ceux qui veulent créer des circuits imprimés : une perceuse inversée.  Cette machine permet de percer très précisément des cartes pour tous les projets à base d’électronique. On peut créer nos cartes électroniques pour installer nos propres composants dessus explique Yannick, qui surenchérit : Il va y avoir une salle blanche et une salle grise avec l’extension des nouveaux locaux. Cela permettra de faire toutes sortes de manipulations de physique fondamentale, mais aussi de réaliser toutes sortes de process industriels, notamment dans le domaine de la micro- électronique, pour fabriquer par exemple des circuits intégrés.

Welcome to Electrolab V2 : 1500 m2 d’espace technique, convivial et collaboration

Welcome to Electrolab V2 : 1500 m2 d’espace technique, convivial et collaboration

Un FabLab en mesure de créer des circuits intégrés ? Le challenge laisse songeur, mais l’Electrolab, comme pour chacune de ses avancées, s’organise, travaille et expérimente : L’idée de la salle blanche est d’avoir un espace exempt de toute poussière, ce qui est nécessaire pour beaucoup d’opérations où l’on manipule des tous petits composants, ou encore dans l’utilisation de la cuve à vide pour les miroirs de télescope. Mais tenter, de manière expérimentale, en amateur, en récupérant des choses de droite à gauche, de créer nos propres circuits intégrés, c’est une démarche qu’on veut avoir. Ce type d’espace peut aussi permettre de réparer des instruments de mesure, un disque dur, comme un objectif d’appareil photo.

Salle électronique

Un coin de la salle électronique de l’Electrolab V 1.0

Les projets sont au cœur du FabLab, et ils ne manquent pas. Chaque membre en a plusieurs, individuels ou collectifs, ce qui représente des centaines de projets en cours de réalisation. Mais le projet principal qui occupe l’attention de tous et mobilise tous les week-ends est la version 2.0 de l’espace actuel. Un espace entièrement conçu, construit par ses membres, de la décontamination du sol, imprégné d’encres industrielles, câblage électrique, de la plomberie, carrelages, à la pose des moquettes : le principe du “DiY” (Do It Yourself, “faire par soi-même”), cher aux FabLabs est ici la règle depuis le départ. Avec l’extension des locaux actuels de 150 mètres carrés à 1500, l’Electrolab entre dans une nouvelle ère : espace convivial avec bar, salles de formations, espace de coworking, incubateur d’entreprises, salles dédiées à la la découpe laser, etc.

Yannick exprime cette avancée par la pression des membres qui sont de plus en plus demandeurs de nouvelles possibilités, et toujours prêts à venir travailler pour améliorer et agrandir le lieu. On commence à avoir trop de monde avec l’espace actuel, et les membres veulent plus, alors on fait. Au sujet de l’incubateur de startups, l’idée est simple : On s’est rendu compte que des membres se rencontraient ici, avec des idées et des compétences complémentaires, et qu’ils pouvaient avoir envie de monter leur entreprise. C’est en cours avec un projet hyper innovant et unique en Europe. Donc nous allons offrir un espace payant aux entreprises qui veulent se constituer, avec toutes les facilités qu’offre le FabLab pour pouvoir réaliser leurs prototypes.

Innovation, espace social, recherche et développement

La fraiseuse à commande numérique : un engin de plus de trois tonnes cinq...

La fraiseuse à commande numérique : un engin de plus de trois tonnes cinq…

L’Electrolab est un FabLab (ou HackLab comme préfèrent le nommer ses concepteurs d’origine) hors normes par plein d’aspects : résolument axé sur le relationnel, le social, il se refuse à tout rapport marchand avec le public. Le principe d’origine des FabLabs y est appliqué à la lettre : le savoir s’échange et ne se monnaye pas, les machines, le matériel sont en accès libre et gratuit, les freins à la réalisation des projets n’existent pas dans la limite de leur faisabilité, chaque membre faisant appel à d’autres en cas de blocage ou de trop grandes difficultés. Cette orientation sociale et associative n’enlève rien au caractère innovant de l’espace, au lien fort avec la recherche et le dévelop-pement nécessaires aux entreprises, mis en avant dans la nouvelle version du lieu : les deux cohabitent et se nourrissent mutuellement, avec la même optique qui est celle de pouvoir inventer, imaginer et fabriquer ce qui est normalement réservé aux industriels.

Yannick, guide d?un soir, et l?un des quatre membres fondateurs de l?Electrolab

Yannick, guide d’un soir, et l’un des quatre membres fondateurs de l?Electrolab

Nous, les membres fondateurs de l’Electrolab, sommes tous à l’origine des cadres de l’industrie. Et l’on avait le même constat : quelque chose n’allait pas dans ce qu’on faisait la journée au sein de nos entreprises. Un sentiment de désindustrialisation, de perte de savoir-faire. Avec une envie de transfert de savoir importante. Donc c’est à travers cette envie qu’on a voulu faire un lieu où l’on pourrait apprendre à faire les choses et apprendre les uns des autres résume Yannick lorsqu’on le questionne sur les motivations à créer l’Electrolab. S’ils refusent l’appellation FabLab, alors qu’ils sont pourtant un vrai laboratoire de Fabrique d’objets, c’est parce que les noms des choses ont un sens, et qu’avec cette étiquette les gens pourraient se dire “ah oui, les FabLabs j’en ai déjà vu, et l’Electrolab, c’est pareil “, alors que notre vocation ce n’est pas forcément de fabriquer des choses en premier, mais avant tout la transmission libre et non marchande dans le domaine des sciences et des techniques.

La cuve à vide de l'Electrolab

La cuve à vide de l’Electrolab

C’est avec cette orientation de transmission de savoir et de savoir- faire que les possibilités offertes au sein l’Electrolab sont en réalité bien plus importantes que dans de nombreux lieux qui s’intitulent FabLabs. Il faut dire que la transmission en question requiert des engins et des techniques pointues : tous les FabLabs ne remettent pas en état des fraiseuses à commande numérique de 3 tonnes cinq ou des découpeuses laser de 20 000 watts électriques et 1200 watts optiques…

L’Electrolab est certainement le FabLab le plus dynamique de France et le plus équipé sur le plan industriel. Il va certainement devenir le plus grand d’Europe, une fois les aménagements de la version 2.0 effectués. Avec comme seuls moyens, de l’huile de coude et les dons des membres : les mouvements Maker et Do It Yourself français ont là un véritable acteur qui risque de compter dans les années à venir… si ce n’est déjà fait.

Electrolab : fiche signalétique

  • Localisation : Nanterre
  • Superficie du FabLab : 150 m2, extension en cours à 1500 m2
  • Forme juridique : association
  • Ancienneté : janvier 2011
  • Nombre de participants : 120 adhérents – 400 membres, plus de 100 visiteurs extérieurs par mois
  • Financement : participatif