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Départ de la transhumance 50A.

La transhumance n’a rien à voir avec le trans-humanisme. Vous vous demandez donc pourquoi et comment 50A en est-il arrivé là !?

L’histoire est longue à raconter, je vais donc m’atteler à vous expliquer comment une entreprise de petite taille a initié en 2 ans un changement de cap (lieux, secteurs, modèle économique, de gouvernance… )

Il y a 2 ans, les pâturages d’en haut, qui avaient donné un maximum de nourriture à tout notre écosystème, commençaient à montrer leurs limites, tant en variété qu’en quantité…
On se disait entre nous: “il est temps de trouver de nouvelles pâtures à notre troupeau et de descendre de la montagne à la plaine ”

La métamorphose était de rigueur. Partir vers de nouvelles terres et de nouveaux territoires pour explorer, partager, ébaucher, échanger… afin de trouver notre destinée.

Aider les artisans et les commerçants à distribuer leurs produits, faire connaître leurs savoirs-faire et leurs territoires.

La vente est le support indispensable de l’artisanat et du commerce. Vaste mission à la mesure de nos valeurs, de notre engagement et de notre identité. Nous avons choisi de relancer les maisons de commerce et de redorer le blason de l’agent Commercial.

Dans une société qui ne crée plus d’emplois, nombreux sont ceux qui vont devoir inventer le leur.

Nous avons donc décidé d’ouvrir un lieu, afin de ré-enchanter la vente et glorifier nos territoires.

Pour le moment, nous ne vous donnons ni le nom, ni l’adresse.

Nous conservons un peu de mystère sur ce nouveau projet, mais nous nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer que nous allons déménager…#teasing

En attendant, nous vous invitons dans notre transhumance qui commencera le 14 septembre et finira en fanfare le 30.

Inscription sur Facebook pour les différents événements. Ceux qui détestent Facebook, appelez nous au 0140330065 et tapez 3.

Le 1er évènement le 14/09 à 19h https://www.facebook.com/events/1766053340276127/

Votre dévoué directeur de l’Amusement.

Nicolas ex druide, futur agent Co !
#Transition #Pathfinder #Local

L’ensemble des évènements ici :
 
Dégustation et cocktail chartreuse le 14/09 https://www.facebook.com/events/1650669885261172/
 
 
Après midi vide dressing le 23/09 https://www.facebook.com/events/1780079962263372/
 
 

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Le streaming créatif une forme de co-design ?

Vous connaissez probablement Twitch, la plateforme de streaming consacrée principalement aux jeux-vidéos et au sport électronique (“e-sport”). Si ce n’est pas le cas, voici en quelques mots un résumé ;

twitch

Twitch est la première plateforme de streaming dédiée au jeux-vidéos et aux gamers.

En effet 45 millions de joueurs sont connectés chaque mois pour diffuser en live leurs parties de jeux-vidéos, avec ou sans webcam, ces joueurs sont parfois des professionnels (“pro-gamers”) ou simplement des gens comme vous et moi souhaitant partager et proposer en live du contenu tout en interagissant avec ses spectateurs (“viewers”) grâce au tchat, tout comme un chanteur se donnerait en concert, chacun a son style et sa communauté en fonction du jeu. Twitch reprend une partie du concept de twitter ou chaque streamer peut-être suivi par n’importe qui possédant un compte. Vous pouvez donc identifier assez facilement les streamers « populaires » par leur nombre de followers et leur nombre de vue.

On y retrouve non seulement les gamers mais aussi tous les acteurs de l’industrie du jeu vidéo cela inclus les boites de productions de jeux-vidéos, les développeurs, les conventions, les conférences de presses et aussi des lives de charité pour récolter des dons afin de rendre le monde encore plus merveilleux.

L’ensemble forme une très très grande communauté aux statistiques démesurées, pour le coup on pourrait parler big data mais ce n’est pas le sujet, (pour avoir un aperçu des chiffres clés de Twitch en 2015 cliquer ici )

A savoir également que le 18 mai 2014, Google avec YouTube a négocié le rachat de Twitch pour un milliard de dollars, mais c’est Amazon qui a remporté la mise en achetant Twitch pour 970 millions de dollars. Emmett Shear, le PDG de Twitch, explique ce choix en précisant qu’Amazon est une entreprise qui partage les mêmes valeurs que Twitch, avec une vision sur le long terme quant au futur du site”. Youtube finira par lancer sa propre plateforme avec https://gaming.youtube.com/ qui n’a pas tant décollé malgré de nombreux avantages, il reste pour le moment le google+ du streaming.

Mais quel est donc le rapport avec le co-design me direz-vous ?

Et bien parmi tout cet écosystème qui ne cesse de se développer, une petite bulle est apparue et commence à grossir de plus en plus au sein de la plateforme. Il s’agit de la catégorie “créative”. De base Twitch est catégorisé par jeux vidéos, ce qui vous permet de choisir ce que vous souhaitez visionner, mais pour diversifier son offre et son contenu Twitch a remarqué qu’une partie non négligeable de sa communauté était composée d’un grand nombre de créatifs Illustrateurs, dessinateurs, designers, graphistes 3D, sculpteurs, peintres, cosplayer, animateurs et même des couturiers en herbe !

Cette catégorie a été créée pour les créatifs et tous les curieux qui souhaitent admirer leur travail en direct et intéragir avec eux. Pour cela il n’y a qu’une adresse => la catégorie créative de Twitch vous y trouverez une centaine de streams catégorisés par hashtag et des milliers de spectateurs. Certain streamers sont d’avantage tournés vers les interactions grâce au tchat dans lequel vous pouvez communiquer (à condition de s’inscrire gratuitement), le spectateur pourra donc directement influencer le travail de l’artiste via ses demandes et ces interactions ce qui rejoint en quelque sorte le Co-design et la co-création.
Il ne vous reste plus qu’à trouver un créatif à l’écoute pour tenter de co-designer une oeuvre pour ma part je vous recommande le stream officiel d’Adobe  ci-dessous : 

Watch live video from Adobe on www.twitch.tv

Cette chaîne Adobe fait tourner différent streamers créatifs avec beaucoup de talent et d’écoute, il ne vous reste plus qu’à ouvrir chaque stream tel un calendrier de l’avent et d’en prendre plein les yeux. Le créatif reste dans la plus part des cas le seul maître de sa création et met en avant son projet et son talent d’autres sont plus tournées vers les interactions et le co-design. À défaut de co-designer vous pourrez en apprendre beaucoup simplement en regardant leurs travaux en live. Le co-design c’est aussi le partage du savoir, à vous de découvrir cette communauté grandissante et pourquoi pas d’en faire parti.

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Makers : la nouvelle révolution industrielle est en route !

Il y a deux ans, Chris Anderson annonçait une nouvelle révolution industrielle. À savoir le pouvoir de faire des trucs ! Plus prosaïquement, … transformer le pouvoir des bits électroniques dans le pouvoir des atomes… Qu’en-est il aujourd’hui ? Point à date sur un mouvement émergent et effervescent.

Un Héritage de la Culture Punk-DIY

DIY Punk
Hérité de la contre-culture du mouvement punk du DIY associé aux zines et plus généralement au rejet de la nécessité d’acheter des objets ou d’utiliser des systèmes ou des procédés existants, le mouvement des Makers fait ses premiers pas en France.

Mais Qu’est-ce Qu’un Maker ?

Un bricoleur des temps modernes, social, curieux et enthousiaste pour réaliser et partager sur une communauté de passionnés. Maker c’est un état d’esprit, à mi-chemin entre la tradition du faire soi-même et des nouvelles technologies qui offrent un éventail de possibilités pour créer et inventer.

Dans le monde entier, des passionnés se définissent eux-mêmes comme “makers” : ils auto-apprennent ensemble, s’éduquent les uns les autres et partagent ouvertement leurs idées innovantes afin que d’autres puissent construire sur leurs innovations. Ces actions ont abouti à des améliorations rapides d’outils comme les imprimantes 3D, la conception de nouveaux outils dans toutes les catégories et la création de nouveaux business.

De nos jours les makers fournissent la connaissance, les talents et outils pour tous ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur avenir.

En 2014, le phénomène underground des bricoleurs et hackers joyeux contestant l’ordre économique existant sort de l’ombre pour créer de nouveaux lieux, inspirer les enfants et adultes à l’apprentissage et à la quête de solutions innovantes et durables pour se faire plaisir, repenser la production locale et participer à un projet social.

Les Leitmotivs : Inventer et Prototyper

En somme une agrégation de valeurs sous-jacentes autour du développement personnel, du succès professionnel, de la gestion de communauté et d’innovations continues.

Les points communs : exploration, encourager l’innovation, la créativité, le prototypage, l’apprentissage et… tout ça dans le fun !

Les centres d’intérêts des makers nés initialement autour de l’imprimante 3D et de l’Arduino s’ouvrent désormais à tous les champs des possibles : arts, travail du bois, robotique, typographie, biologie, cuisine, jardin… pour n’en citer que quelques-uns.

Tous Makers ?

Selon Chris Anderson,

“Nous sommes tous des Makers. Nous sommes nés Makers.”

La multiplicité des loisirs numériques, n’a pas changé la fascination d’un enfant pour le dessin, les briques de Lego ou les maquettes.

Les anciens vous raconteront qu’on refait du neuf avec du vieux… Oui, les makers s’inscrivent dans le prolongement des premiers clubs de radio-amateur, micro-modélisme ou des clubs de geeks historiques comme le célèbre Homebrew Computing Club.

Les makers sont des gens normaux baignés dans la culture web du partage et de ses fondements libres : inventivité, indépendance, passion, optimisme, orientés-action, exécution… Et tous convaincus que cette révolution digitale de l’atelier de Papa va changer le monde.

L’usinette : futur conducteur de notre croissance.

La culture maker est étroitement liée à l’émergence de tiers-lieux communautaires (hackspaces, makerspace, coworking, fablabs) désormais présents dans le monde entier.

Depuis la sortie du livre, c’est indéniable, le mouvement est amorcé : 50 makerspaces ont vu le jour en France pour plus de 350 dans le monde.

Maker Faire - Croissance depuis 2006

Maker Faire – Croissance depuis 2006

Et depuis 2006, les MakerFaire essaiment dans le monde entier avec des records de participation pouvant monter à 120 000 visiteurs aux US. À Paris, la dernière rencontre a réuni plus de 7500 visiteurs à Paris les 21 et 22 juin dernier à Paris. Cliquez ici pour découvrir la diversité des projets ainsi que quelques portraits de “faiseurs”.

Rejoignez le Mouvement !

Le Maker fait définitivement tomber en désuétude le nolife ou bricoleur solitaire. La culture maker hérité de l’open-source et du libre est nativement ancrée dans les réseaux, le fun, les échanges informels de pair à pair, bref une culture participative et collaborative où tout le monde est invité à participer.

Si vous vivez en France et si vous vous reconnaissez dans les valeurs d’un “Maker”, nous ne pouvons que vous encourager à visiter un de ces lieux. Vous y rencontrerez des gens merveilleux et trouverez quelques pistes géniales pour y connecter vos passions.

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Internet des Objets : Comment y aller ? (3/3)

Après le trop-plein d’enthousiasme du post précédent sur l’actualité du CES 2014 concernant l’internet des objets, l’acquisition du thermostat Nest par Google… (pour un montant record de 3.2 milliards de dollars afin de s’emparer des meilleurs designers mondiaux), il est temps de conclure par quelques recommandations de sagesse… dans cet engouement général.

Olivier Ezratty : “cela prise parfois l’absurde”

Difficile d’être passé à côté de la profusion attendue des objets dits “intelligents” contée par Olivier Ezratty dans son compte-rendu à chaud des Premiers Retours du CES 2014

Tout est potentiellement connectable au point que cela frise parfois l’absurde : la brosse à dents (chez le français Kolibree), le distributeur de médicaments, le lit, l’oreiller, la raquette de tennis (chez le français Babolat, ci-dessus, équipé du SDK de Movea), le ballon de foot, les chaussures, les vêtements, le Voyce qui vous permet de comprendre les humeurs de votre animal domestique ou le détecteur de bed bugs. Le CES démontrait cette frénésie un peu délirante consistant à connecter un peu tout et n’importe quoi avec au passage, de nombreuses redondances entre objets.

Un point de vue critique recevable. Cette première vague de babioles connectées ne doit pas nous faire perdre de vue qu’hormis quelques rares success-stories se dénombrant sur les doigts d’une main, les chiffres d’adoption grand public sont toujours attendus.

Et pour l’avoir vécu avec la communauté des quelques 500 utilisateurs pionniers du Quantifed Self, nous pressentons que le modèle “un objet = une app = un usage” risque de se fatiguer. La première raison étant que le porte-monnaie du consommateur n’est pas extensible. Parmi les 40 objets attendus par consommateur, nous doutons fortement que le panier puisse se maintenir autour d’une moyenne de 100 euros par objet/app ?

Maison intelligente, voiture et plus largement “routines” connectées, les startups pionnières ont placé la barre très haut. Mix astucieux de design hardware/UX, savoir-faire industriel et marketing sont les clés du succès pour se positionner au plus vite sur ces marchés émergents.

Le design à l’honneur

Le “métier du hardware est très différent du numérique” déclarait Rafi Haladjian, lors d’une interview publiée cette semaine pour le petitweb :

Fondamentalement, le défi  n’est pas de repérer un usage précis pour fabriquer un objet ad-hoc mais de concevoir un environnement flexible où chaque usage peut trouver une place.

Nous n’avons pas dix poignets. Le marché n’est pas extensible à l’infini. Les premières remontées empiriques reçues des early adopters font apparaître un phénomène de lassitude face aux premiers gadgets. Bracelets soigneusement rangés dans le tiroir, piles usées des station météo et j’en passe. La sélection est darwinienne avec un mot-clé : “Friction-less”. Si l’usage n’apparaît pas indispensable dans la routine, l’objet tombe vite en désuétude. Ai-je réellement besoin d’un capteur de sommeil au quotidien ? D’un point de vue personnel, je serais ravi de pouvoir essayer, louer, voire échanger facilement ces devices.

Une courbe en U : du low-cost au très haut de gamme

Aucune prétention d’analyse vis à vis de ce marché naissant et tiré par l’offre, mais mon premier ressenti est l’évolution d’un marché réparti sur une courbe en U.

Courbe en U (crédit http://3ri.free.fr/)

Courbe en U (crédit http://3ri.free.fr/)

À savoir à gauche de l’abscisse, une répartition des produits connectés allant du low-cost pour les babioles et objets les plus courants sujets à la copie. Je pense notamment aux “actionneurs” divers pouvant subir une guerre de prix de la part d’assembleurs de composants. Par curiosité, jetez un coup d’œil à l’étendue de l’offre et aux tarifs sur une simple requête  « pedometer » chez Alibaba : près de 75000 produits pour 1000 fournisseurs.

i-grill

Le i-grill chez i-devices pour les geeks du BBQ

Et de l’autre côté, le haut de gamme, l’innovation extrême où la magie du design, la qualité du service, l’UX font la tendance et pourront justifier des prix élevés assortis de services récurrents.

Cette courbe bien connue dans le monde de l’automobile – pensez aux gammes des Véhicules Electriques vs low-cost – préfigure l’évolution de ce marché. Et pour les marques, les défis à relever sont passionnants pour imaginer de nouvelles relations clients et reconfigurer la part d’attention.. Banque, assurance, food, santé,… l’internet des choses est en marche pour de nouveaux paradigmes.

Pour conclure, retrouvons-nous le 26 mars prochain pour un 8ème meetup “quantified self” dédié au design. Nous comptons sur votre présence pour rencontrer un panel d’experts du design, d’entrepreneurs aventuriers et de chercheurs.

Vous remerciant d’avoir lu jusque là. Faites-vous un nez. Nous sommes convaincus que ces objets représentent une opportunité extraordinaire pour réfléchir sur le renouvellement de services qui disrupteront tous les marchés sans exception. Parlons-en quand vous voulez lors d’un walking-meeting de 5000 pas ?

 

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Internet des Objets : le marché est ouvert 2/3

Après une première partie consacrée à un rapide retour en arrière dans l’histoire de l’internet des objets, retour dans le flux, la vraie vie de l’agence pour tenter de vous conter le pendant du marché tel que nous le percevons aujourd’hui.

Veille matinale dans les « objets »

Quelques vagues de somnolence ce matin à tenter de suivre le mot-dièse #CES2014 sur Twitter.

En attendant une Mother bienveillante apte à mesurer ma dopamine,  je penserai dès ce soir à rebrancher les objets de contrôles de sommeil + régulation de température /qualité d’air. Et faute de disposer d’un visio-actionneur d’ouverture de porte sur le téléphone, retour dans la vraie vie (hors de l’écran) pour quelques allers et retours à la porte afin d’accueillir nos visiteurs.

Parcouru le nouveau catalogue/moteur de recherche d’objets lancé hier par Wolfram : 3000 objets pour le démarrage. Un porjet restant ouvert au recensement des nouveaux constructeurs. Passionnant et à suivre pour inspiration si vous vous enthousiasmez pour le sujet .

 

La « French Touch » qualifiée d’ingénieuse et créative par les pros du CES

Faute d’avoir pu rejoindre l’ami Jean-Michel Billaut pour sa visioconférence live quotidienne en direct de Villiers le Maheut pour un point avec Olivier Ezratty et d’autres compères de la French Touch, quelques éléments retenus sur l’effervescence du jour.

Le Monde confirme que la high-tech française fait son show à Las VegasSur les huit « trucs les plus cool » recensés au CES par le magazine Wired, la bible américaine de la high-tech, quatre sont français.  Le premier post d’Olivier pour Challenges confirme aussi que les O.C. figurent parmi les trois premières tendances de fond du CES 2014 de Las Vegas :

(…) Deuxième tendance, les objets connectés (à Internet, NDLR). Certes, tout le monde en parle depuis déjà un certain temps, mais ici, on ne parle presque que de ça ! Deux phénomènes caractérisent ces objets ici : premier phénomène, on relève un nombre très importants de « copy cats » (produits qui imitent des produits à succès, NDLR). Par exemple, j’ai compté entre 15 et 20 bracelets connectés du même type que celui de Fitbit (…).

Deuxième phénomène : la variété incroyable des objets connectés, apparemment, aujourd’hui, on peut connecter à Internet un peu tout et n’importe quoi… Par exemple, j’ai vu une raquette de tennis de Babolat qui est connectée au Web et qui vous permet de connaître vos statistiques de jeu ! J’ai vu aussi un thermomètre destiné à mesurer la cuisson de la viande : plus la peine de rester près du four, les données de température sont envoyées directement sur votre Iphone. J’ai vu aussi une bague qui mesure votre exposition aux UV : elle vous indique si vous êtes resté trop longtemps au soleil.

Si ce marché semble en plein essor, attention cependant à la fragmentation : car chacun propose son objet et son application, qui fonctionnent quasiment en autarcie. Du coup, j’imagine que dans le futur, tous ces objets connectés, tous ces capteurs, seront reliés ensemble grâce à un logiciel chargé de leur gestion, afin que l’utilisateur puisse s’y retrouver et garder la main. En gros, un logiciel pour « connecter les objets connectés »…

99% de nos objets restent à connecter

Pour revenir sur quelques chiffres abordés hier, les démographes prévoient 7.7 milliards d’humains pour 2020 à mettre en perspective avec 200 milliards de choses connectées selon les analystes.  Ce qui nous donnerait une moyenne de 28 choses connectées par humain !

Faites le calcul : combien cumulez-vous de box, téléphones, télévisions, automobiles voire podomètres ou autres bracelet-gadgets (peut-être en train de dormir dans vos tiroirs) ? 5, 10, ou 20 objets tout au plus, non ?

Nous sommes encore loin du compte et pouvons sans nous tromper affirmer que 99% de nos objets du quotidien ne sont pas encore connectés.

Un Paysage Économique Encore Bien Distribué

À la différence de notre web féodal ultra-concentré entre trois opérateurs US mondiaux, l’architecture de l’internet de tout devrait -nous l’espérons- évoluer vers un marché plus équitablement distribué.

Paysage de l'internet des choses par Matt TruckSource Matt Truck

Matt Truck a conçu ce tableau pour nous aiguiller au sein de ce secteur. Sa classification qui risque d’être chamboulée, a le mérite de nous exposer clairement les défis de ce marché complexe et atomisée, réparti en trois champs :

  • les plates-formes
  • les apps : quantified self, vie, maison connectée, industries et internet industriel
  • les blocs de construction.

Guerre de standards en vue

Le premier défi (reconnu) à cette heure relève de l’absence de standards d’interconnexions.

Et face à l’urgence de connecter cet ensemble, les constructeurs ont souvent lancé des produits et plates-formes chacun dans leurs coins. Faute de standardisation, l’interconnexion au tout et sans couture risque de relever du parcours du combattant et à un empilement de box et d’interfaces-utilisateurs. Pensez au nombre de télécommandes cumulées sur la table de votre salon. Même si les terminaux mobiles s’imposent de facto comme les principaux « hubs » ou terminaux de connexion associés aux premiers objets, aucun leader ne s’est encore imposé sur ce marché grand ouvert.

Parmi les efforts récents de standardisation, nous pourrons suivre l’annonce de l’Alliance Allseen menée par la Fondation Linux emmenant une belle brochette de partenaires prestigieux dans un consortium à but non lucratif très américain. (LG, Panasonic, Sharp, Silicon Image… évoluant sur la plateforme opensource AllJoyn de Qualcomm.)

La suite demain et à discuter à notre prochain Meetup…

Demain j’essaierai de vous décrire nos intentions de production éditoriale pour notre prochain meetup du Quantified Self consacré au design et programmé pour le 26 mars prochain.

À ce titre, je suis déjà ravi de vous confirmer que Xavier Houy, designer industriel de nombreux objets de notre futur quotidien (Mother, COOKOO, Cogeeto, ….) nous aidera à co-produire ce meetup. Pensez à réserver !

Et à demain pour la suite.

xtof

 

 

 

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OHM2013 – Résumé du Hacker Camp

Depuis quelques années, nous regardons avec envie les festivals de Hacker. Le plus connu étant  le rassemblement du Chaos Computing Club à Berlin. Cette année, pas de CCC mais le OHM (Observe, Hack & Make) à 50 km de Amsterdam.,

 

C’est donc Thibaut et Nicolas, via Xavier, qui ont eu la chance d’être choisis par 50A pour s’immerger et découvrir cet événement. Imaginez un gigantesque camp, plus de 115 campements, 3000 personnes venues du monde entier, 5 jours de conférences et ateliers en plein air, des idées, projets, connaissances qui fusent et qui se partagent. Rythmé par des règles et codes de vie communautaires à la hauteur des rencontres tribales, féodales, OHM démontre que l’organisation classique existera à jamais.

 

 [OBSERVE]

 

« déambulez dans le campement pour sentir le vent des idées »

 

A notre arrivée, nous cherchons où planter notre tente, nous faisons connaissance avec les membres d’un hackerspace, mais pas n’importe lequel : le premier hackerspace français, créé en 2007, le tmplab. Ils nous accueillent dans leur campement – merci à eux – et c’est le début de l’aventure !

Chaque campement est rattaché à un clan. Certains se déplacent avec des drapeaux pour revendiquer leur appartenance. Des workshops sont proposés dans certains hackerspaces. Justement, un hackerspace, qu’est-ce que c’est ? C’est un peu comme un laboratoire de hackers, un lieu de collaboration. Des hackerspaces se développent d’ailleurs partout dans le monde.

Plusieurs hackerspaces français sont là, ils viennent d’un peu partout : le Tmplab, le Tetalab de Toulouse avec Alexandre et Marc, le Labfab de Rennes de John Le jeune, l’Electrolab… Et au détour des ateliers, nous croisons la route d’hackerspaces belges, d’un crew malaisien, Hack in the box, du groupe d’Alexandre, des luxembourgeois… Autant de rencontres qui ont animé notre weekend !

 

« be excellent to each other »

 

OHM 2013 : de quoi en finir avec l’image du  hacker geek planqué derrière son ordinateur.

Le but, nous l’avons bien compris, c’est de partager des connaissances, de débattre de problèmes rencontrés, de s’inspirer les uns les autres, de communiquer sans limites autour des technologies et de leur importance dans le monde contemporain.

Nous allons de découverte en découverte. La vitesse du réseau wifi est impressionnante, 5 GO. On croise toutes sortes de personnes : des jeunes, des moins jeunes, femmes, hommes, de tous styles possibles, des familles venues avec leurs jeunes enfants même. Sans doute est-ce parce que ce festival prouve que le hacking ne se limite pas à l’informatique pur et dur et qu’aujourd’hui tout se hacke… Et surtout le réel, au delà du virtuel. 

[HACK and MAKE]

 

Clarifions immédiatement: Hacker = Bidouiller. Enlevons nous de l’esprit la connotation négative associée au terme de « hacker ». Tous les hackers ne sont pas des pirates ! L’idée est bien celle que le hacking ne se limite pas aux ordinateurs : tout se hacke puisque le hacking consiste en un processus de déconstruction et de reconstruction.

D’atelier en atelier, nous allons découvrir plusieurs facettes du hacking.  A peine la tente montée, nous voila en train de nous confectionner des crèpes en 3D ! C’est simple, une imprimante 3D est hackée et son usage devient tout autre !

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=dy9TTv7_AHY&feature=c4-overview&list=UUZ5v0d2WOu-v4dFvAMaGzvw[/youtube]

Nous croisons la route de l’infatigable Mitch, Maltman23, du hackerspace NoiseBridge, inventeur de cette fameuse télécommande, capable d’éteindre les téléviseur dans les lieux publics.

#Lockpicking

 

 

Xavier nous avait conseillé d’assister au Workshop de #Lockpicking animé par Jos Weyers. Tout se hacke et nous voilà en train de hacker le réel… Si on y réfléchit bien, crocheter une serrure, c’est la détourner, et c’est justement cette idée de détournement d’un objet, d’un système qui est contenu dans le hacking. Dans son sens le plus répandu, le hacker détourne des systèmes de sécurité virtuels, alors pourquoi pas en revenir au réel et hacker une serrure… Après tout, c’est la même logique, cette logique de liberté, adaptée à du concret.

C’est donc au FRUBAR que nous nous sommes initiés à cette discipline. Rapidement deux sympathiques hollandais nous montrent quelques techniques. Il parait que c’est le IT du hacker.

 

Fiers d’avoir su saisir la chance du débutant après avoir ouvert 3 cadenas*, nous filons naturellement nous procurer le kit, puis passons un bon moment entre #lockpickers.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=DLxn1JiX6ug&feature=c4-overview&list=UUZ5v0d2WOu-v4dFvAMaGzvw[/youtube]

*attention, jeu interdit en France

 

Le hacking sous toutes ses formes

 

Pour se remettre de ces émotions (ça creuse d’ouvrir des serrures!) nous nous rendons au stand d’ICMP, Intergalactical Club-Mate Party, pour savourer le coktail des hackers, le Tschunk et hacker notre pizza (tu paies, tu choisis tes ingrédients, tu prépares et tu chauffes ta pizza). Oui parce qu’hacker peut aussi s’appliquer à la nourriture. Si l’on y réfléchit bien, cuisiner du fait-maison, c’est un peu hacker, tout est dans la transformation !

Nous avons également croisé sur notre route la Food Hacking Base où un homme du nom d’Algodor prépare des boissons par fermentation et formation de bactéries. Et aujourd’hui, entre la montée en puissance de nouveaux types de cuisine comme la cuisine moléculaire et le retour du fait-maison et du consommer local du fait des récents scandales sanitaires, plus que jamais, le food hacking est une tendance indéniable !

Hacker les animaux aussi, ça paraît étrange… Pourtant, c’était bien une autruche que nous avons vue, transformée en hélicoptère. Une autruche volante, donc, qui, empaillée, a été hackée et transformée pour lui donner un tout autre usage.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=UlWTVKbK70A[/youtube]

Puis, intrigués par des bruits métalliques, nous observons des participants à un  workshop de ferronnerie.

Direction ensuite le stand des petits frenchies de l’Electrolab, un hackerspace  basé à Nanterre où les jeunes esprits qui y officient mettent leur imagination au service de moyens de transport écologique. Nous y rencontrons Samuel dit « Crafty » et toute sa bande.

Quelques imprimantes 3D et une organisation irréprochable, venus à une vingtaine, tout est impeccable… #respect

Après toutes ces geekeries nous ne pouvions rater la conférence d’Eleanor Saitta qui a engagé un débat sur la surveillance et la sécurité. Elle questionne notre manière de raisonner en précisant que la société actuelle a un etat d’esprit similaire à la CIA. Elle decrit l’espionnage comme un moyen de controller et de surveiller l’Etat et explique l’evolution de l’espionnage à travers le temps. Aujourd’hui, alors que nous avons les moyens d’espionner, de tout savoir, le hacking est devenue monnaie courante. Au passage, on nous explique et démontre comment il est possible d’intercepter et scanner toutes les communications mobile et web.

Nous ne pouvions ensuite pas manquer la séance de Hacking massage dans la secte Baba Peace Love de la Quadrature du net. Le hacking massage, ça peut paraître bizarre, mais la base même du hacking, c’est la libre circulation de l’information, comme celle du massage est la libre circulation des énergies dans le corps. Eh oui, revenir au toucher ! Quoi de plus réel dans ce monde digital ! Nous rencontrons Karine Rathle, danseuse et chorégraphe.

Puis la nuit tombe, les LED s’illuminent, le son et les basses s’allument et c’est parti pour une party à ciel ouvert. A ce petit jeu des clans se détachent assez nettement l’Ambassade italienne et les pionniers allemands GERAFFEL. Pour des raisons que vous comprendrez, l’intégralité de la soirée ne sera pas résumée ;)

Au lever du jour, l’odeur du café réveillent les hack-campers. Les yeux légèrement froissés, on nous conseille fortement de participer aux RMLL, rencontres mondiales du logiciel libre, qui se dérouleront à Montpellier l’été prochain !

 C’est décidé, l’année prochaine, on emmène tout le monde hack-camper!

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Economie Positive = We Demain + 50A et vous ?

Lorsque Nicolas m’a demandé d’aller dans les locaux de We Demain pour rencontrer François Siegel, je n’étais pas très confiante, n’étant pas journaliste !  Mais 50A m’a fait confiance, et m’a donné les moyens de réaliser cette mission en restant sereine. Belle expérience, et une très belle rencontre.

50A et We Demain veulent faire émerger des idées mais aussi créer une communauté fidèle. Nous avons cette volonté de faire, en nous. Mais souvent, nous voulons bien faire, mais nous ne faisons jamais rien…
Avec la culture du « Home Made », le développement du « Home Brand », du « Home Business » ou encore les « Home Studio » dans l’audiovisuel , la production devient abordable. 50A souhaite partager cette philosophie du pas vite et pas cher, pour agir mieux ensemble.

François Siegel a eu l’idée de créer We Demain suite aux changements dans notre société. L’idée est survenue lors de la crise de 2008 : en plus des actions de ceux qui s’engagent pour les autres, c’est toute notre société qui change : notre façon de penser, de consommer, nos rapports à l’énergie et à l’économie …
Désirant raconter cette révolution à laquelle on assiste, il a acquis au fur et à mesure de la matière pour réaliser un magazine complet : We Demain.
Le métier de la presse, selon François Siegel, se doit de raconter et de  sentir les changements d’époque. Au départ, d’un site internet créé par leurs propres moyens, We Demain s’est muté en magazine.
François Siegel a réussi son pari. We Demain est parvenu à exister dans la communauté des gens qui sont et font le monde de demain : des ONG en passant par les entreprises et les grands salons internationaux. Avec très peu de moyens publicitaires, en existant sur les réseaux sociaux et grâce à son site, We Demain attire un public divers et varié.
Les contenus des magazines naissent d’un travail collaboratif de plusieurs journalistes qui proposent des articles répondant aux problématiques de We Demain.

 

 

 

En plus d’être un raconteur d’histoires et de changements, We Demain doit se positionner lui-même en tant qu’acteur du changement. C’est le sens du Manifeste, signé par différents acteurs du changement. Une belle idée collective qui interpelle les médias publics : une nouvelle économie arrive, soyez attentifs et prenez en conscience.
Malheureusement en France, nous sommes dans un pouvoir pyramidal et centralisé au niveau de l’État, des grands groupes gravitent autour de l’État, ne lâchent pas la pression (énergie, nucléaire …) et ont du mal à admettre la réalité. Contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, avec les sociétés décentralisées où il y a plus d’argent en régions et qui permettent plus d’initiatives.
En France, nous vivons dans le passé, mais le monde change et évolue, les consciences aussi, il faut arrêter de s’accrocher sur ce qu’a fait le XXème siècle mais voir ce que l’on peut faire au XXIème siècle. Alors oui, notre pays est en crise mais le changement d’époque est bien là, il faut maintenant et rapidement le mettre en pratique.

 

Pourquoi avons-nous décidé de nous rapprocher de We Demain ?
C’est bien simple, notre galaxie est liée à l’intelligence collective et We Demain embarque cette thématique pour créer le futur de demain. Barcamp, Atelier Distill, Brainstorming, déplacement en Tunisie en plein Printemps Arabe pour comprendre l’usage de réseaux sociaux, l’Auberge – sas de décompression pour créatif, 50A est sur tous les fronts pour renforcer l’idée de partage et d’échanges entre les personnes qui participent au monde de demain. 50A, c’est de l’entreprenariat positif comme le souligne We Demain. La troisième révolution que nous vivons nous amène à revoir nos manières de travailler et de concevoir. Alors pour avancer, rien de mieux que le « bottom up » : que chacun s’unisse pour travailler ensemble et que l’initiative individuelle se répercute sur le collectif !

Basé sur des valeurs proches de l’économie positive, 50A et We Demain veulent donner un sens au monde de demain. Promouvoir une économie au service de l’homme, en prenant conscience des limites du système actuel dont notre individualisme. L’économie positive c’est une manière de faire du business avec des gens qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs : « faire du business en s’amusant ». Il faut se décomplexer : je peux conduire un 4×4 mais ce 4×4 est hybride, je suis pour sauver la planète et faire du business mais agir avec des gens qui pensent comme moi. Mes croyances ne sont pas incompatibles avec le monde dans lequel je vis.
Mais pour faire émerger cette économie, nous avons besoin du digital, et plus particulièrement d’une neutralité du net. Pour François Siegel « 50A est un ovni ». Pour lui, l’agence peut être un vaisseau pilote pour guider un développement commun.

Comme le BarCamp, actuellement en prévision : « 50A peut être un avion de notre galaxie qui maîtrise ces nouveaux réflexes vis-à-vis du net basés sur une économie collaborative et où l’on trouve des solutions ensembles ». Il faut se réapproprier les données (cf. MyDataLabs). Mais comment ? Pourquoi pas les solutions proposées par IndieWeb. Surfer sur l’économie positive, c’est surfer sur la vie positive. Un autre monde est possible et est en marche.

Rendez-vous sur We Demain

Rédigé à plusieurs mains :
Alice
Nicolas
François Siegel

Laure Coenca

DIGITAL EVENEMENTIEL

Marseille, capitale de l’innovation

 

Immersion urbaine, créative, digitale et naturelle.

Un périple de dix jours, où les temps forts se sont enchaînés : inauguration de l’Auberge, conférence du LIFT, Hackathon et SouthCoworking.

LIFT est devenu un rendez vous habituel pour 50A, déjà en 2010 nous avions relifté.

Comme nous pensons, vivons l’agilité et l’optimisation du temps et des plaisirs, cette année nous avons profité de l’événement pour inaugurer notre SAS de décompression marseillais : L’Auberge.

A / L’Auberge : immersion urbaine & créative

 

L’Auberge a plusieurs cordes à son arc, elle permet d’héberger simplement (location de 3 nuits minimums via le site AirBnB) mais aussi de mettre à l’épreuve des nouveaux modèles de gestion d’entreprise.

travailler différemment pour faire des affaires en s’amusant

Un croisement entre différents écosystèmes et un terrain de jeu urbain propice aux rencontres, à l’échange et à la créativité.

Pour son inauguration, l’Auberge a tenu toutes ses promesses, un endroit fédérateur de bonnes ondes et d’énergie, en plein coeur de Marseille.

Une spéciale dédicace à Albertine Meunier pour sa finesse et sa créativité, à ValX pour sa fougue créative, à Cyril et son concept de CVStreet, Eric et ses bons plans via love-spots sur Marseille.

Finalement l’Auberge se veut un lieu de création de contenu innovant et exotique.

 

B / LIFT : immersion créative et digitale

 

Lift est une conférence prospective « A l’intersection des innovations techniques, des mutations économiques et des transformations sociales, cette conférence pose les grandes questions numériques qui marqueront les temps à venir ».

Que nous réserve le futur ?

Pour cette 4ème édition du Lift, il s’agit de rappeler la technologie à ses prouesses, tout en imaginant celles qu’elle pourrait, devrait ou ne devrait surtout pas formuler pour répondre aux défis ou rêves de notre temps.

6 intervenants de qualité, visionnaires et innovateurs exposent un sujet.

« Les villes sensibles ou villes connectées »  par Nigel Gift


 

En guise d’introduction, Nigel Thrift professeur d’université à Warwick nous parle de « réalisme spéculatif » et de « sentient cities* » (*villes sensibles).

 Pour Nigel Thrift, le XXIème siècle est le siècle des données et de la cartographie,

Pour Nigel Thrift 5 tendances se dégagent :

– le marketing devient une activité axée sur la science

– les données deviennent autoréférentielles « self referential »

– les machines parlent aux machines (M2M ‘ machine to machine)

– profusion de sens : les objets deviennent esprits et inversement

– attribution de l’emplacement des données

Les « sentient cities »
Bienvenue dans la ville du futur !

Il présente ces « villes sensibles » comme étant une collection d’objets qui occupent l’espace urbain aux cotés de l’humanité.

Vous avez certainement déjà entendu parlé de « l’internet des objets » il s’agit d’objets communicants. Imaginez des villes connectées, où se mélangent données et services. Un vrai défi pour nos collectivités non ?

Dans ce débat il ne s’agit pas de rendre les bâtiments plus intelligents, ou de s’adapter mieux à nos routines quotidiennes’au contraire il s’agit plutôt de repenser certains concepts de base pour mieux apprécier la vie / l’expérience urbaine.

Désormais les applications « intelligentes » sentent ce qu’il se passe autour d’elles, et peuvent réagir.

La ville est devenue sensible !
D’un coté les feux de circulation intelligents et les caméras qui analysent les comportements suspects, de l’autre les dispositifs de localisation tels que les téléphones cellulaires.

La collecte des données recueillies par la ville sensible permet au public de s’engager sur des questions importantes de notre temps, comme par exemple la lutte contre la pollution, l’optimisation de nos ressources énergétiques, ou la régulation intelligente du trafic’

Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous invite à lire cet excellent article sur la ville intelligente.

La biologie 2.0 : une révolution sociale et technologique

Thomas Langrain, Co-Fondateur de la Paillasse (1er laboratoire communautaire de biotech en France) nous parle de génomique personnelle.

Il nous explique qu’il est désormais possible de designer des systèmes vivants de biologie synthétiques.

DiyBio = biohack + innovation

Les chercheurs savent aujourd’hui écrire sur demande des programmes génétiques.

D’ici 2020, on arrivera à écrire « from scratch » le génome humain.

A l’image des hackerspaces, les geeks deviennent des biologeeks entre openlab & hackerspace.

Les geek feront de la biologie dans leur garage, ils ne feront plus du code.

Thomas Langrain fait un parallèle entre la biologie synthétique et les débuts de l’informatique où les composants sont peu chers. Les équipements sont désormais facile d’accès, on parle de DiyBio (le Do it Yourself dans le domaine de la biologie).

D’ailleurs il existe une organisation et un site officiel qui fédère cette communauté.

« Le vivant est une technologie en soit »

On peut visualiser l’ADN avec 10 ‘ ou imprimer des organes.

A l’image de Amplino qui est un appareil qui permet de détecter des éléments pathogènes dans le sang.

A l’heure où les biologistes amateurs ont rattrapé les scientifiques, il est important de ne pas laisser la biologie aux seules mains des industriels.

Heureusement il existe le DiyBio code of Ethics pour « cadrer » ces biologistes 2.0 en herbe http://diybio.org/codes/.

Nous verrons peut être un jour l’apparition d’un Genstore pour télécharger et synthétiser ses propres gènes.

 

Pour approfondir le sujet http://www.internetactu.net/2012/10/03/lessor-de-la-diybio/


Sciences dures concepts innovants / Mutations sociales

Tiana Delhome ‘ responsable innovation & création au CEA

Après l’appropriation des technologies numériques, le cerveau : prochaine terra incognita, selon T.Delhome (CEA). Promesse ou réalité ?

Les objets ne seront pas seulement communicants, ils seront également émouvants

Focus synthétique sur son intervention :

– Le détournement des technologies renouvelle leurs promesses

– Les technologies avancent trop vite pour la chaîne économique et sociale

– Nous sommes tous auteurs créateurs innovateurs producteurs

– L’être humain n’est plus le seul acteur, le monde des objets prend une place centrale

– Il n’y aura pas seulement des interactions, mais aussi des interrelations

 

Le « Just Fuck around » par Douglas E Stanley

La méthodologie du « just fuck around » : une approche créative pour les nouveaux medias et le design.

Selon Douglas E Stanley « la technologie n’abaisse pas le statut de l’artiste » au contraire !

Pour visualiser ses travaux, voici son site officiel.

 

Géopolitique et Big Data

Stéphane Grumbach ‘ directeur de recherche à l’Inria

Pour parler BigData, Stéphane Grumbach pose le décor : la taille de l’univers digital est estimée à 2,7 zettabytes (10 puissance 21).

A quoi sert l’open data ?

  • à la publicité pour profiler les utilisateurs
  • à la science et aux institutions humanitaires pour mieux connaître les populations exemple Google Flu « service de Google qui cartographie l’évolution de la grippe en puisant dans les requêtes associées aux symptômes de la maladie que les utilisateurs font sur le moteur de recherche »

Quels sont les défis ?

  • exploiter les données en échange d’un service (exemple facebook souvent peu connu en ce qui concerne l’exploitation’)
  •  extraction de la connaissance

D’ici 2020, 1/3 des données seront stockées dans le cloud.

Après cette mise en bouche, Stéphane Grumbach nous explique le concept de l’asymétrie de l’information.

Quant on regarde la géopolitique des BigData, le top 5 est le suivant : USA, Chine, Russie, Israël, UK. Et l’Europe continentale ?

85% des données (personnal data inclues) sont détenues par les entreprises, majoritairement américaines.

En France Google représente 92% des recherches sur Internet et 65% aux Etats Unis.

Comme l’expliquait le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz (Wikipédia) : ‘L’asymétrie de l’information correspond à une asymétrie de pouvoir économique sur le marché’.

 « Google en sait plus que l’insee » 

Cette asymétrie de l’information soulève un problème majeur de sécurité économique puisque nous dépendons d’une puissance étrangère.

L’Europe est absente sur le sujet, nous devons faire preuve de « dataoptimisme, et croire aux pouvoirs publics’l’Europe doit s’impliquer dans la société de l’information et regarder vers le futur ».

 

> Pour aller plus loin voici 2 très bons articles
InterActu 
Data Publica


Politique de collaboration & ouverture

Gudrun Pétursdottir, Présidente du « conseil constitutionnel » qui a conçu le processus ouvert et collaboratif de révision de la constitution islandaise après la crise de 2008, nous raconte le processus d’écriture collaborative d’une nouvelle constitution en Islande. Passionnant et riche d’enseignement !

3 ingrédients : technologie / confiance / organisation

Pour comprendre n’hésitez pas à relire cet article.

Art / Technologie / fictions

Honor Harger ‘ Artiste et curatrice nouveaux medias ‘ Directrice de la lighthouse à Brighton

Honor Harger nous parle de Media Art set qui est un éventail de pratiques qui tentent de comprendre les nouveaux outils. Comment les artistes explorent les nouvelles technologies pour repousser les limites de la création ?

Plutôt qu’un long discours de jolies images, je vous invite à vous rendre sur le site de la LightHouse qui est un régal pour les yeux.

Pour approfondir l’intervention de Honor Harger, vous pouvez vous rendre sur cet article.

Au programme le lendemain, les ateliers de coproduction dédiés aux « Questions Numériques », il s’agit de challenger et choisir LA promesse parmi les 21 proposées pour laquelle on serait prêt à se battre pour les prochaines années. Les travaux seront prochainement restitués sur le site du LIFT.

> Bonus : le HackDataPaca

Parce que nous avions encore soif de rencontres créatives et marseillaises, nous n’avons pas pu nous empêcher de rendre visite au HackDataPaca, deux jours pour fabriquer collectivement les nouveaux services numériques en PACA avec l’Open Data.

Découvrez tous les 7 projets présentés ici : http://hackdatapaca.net/

 

C / Le SOUTHCOWORKING : immersion digitale dans la nature

Depuis 3 ans (édition 2010, édition 2011) 50A immerge son équipe dans les collines du Var.

Plongée dans un cadre 100% naturel,  50% travail – 50% ateliers créatifs.

Cette année nous avons décidé d’utiliser nos jouets (smartphone, caméra GoPro, appareil photo, applications et autres gadgets pour geeks) et le terrain de jeu des collines pour organiser une chasse aux trésors réelle et digitale.

Ensuite nous avons tracé et délimité (notre druide s’est sacrifié) un parcours avec l’application RunKeeper. Une application qui mixe QuantifieldSelf & Géolocalisation.

Nous avons constitué 3 équipes chacune chargée de produire du contenu vidéo, photos et texte en navigant dans le périmètre durant 3 heures.

L’objectif est de co-créer du contenu en s’appropriant un environnement inhabituel. Chaque contenu a été gélocalisé et est récupéré sur une carte google map customisée.

Nos amis, clients et prospects pourront alors s’immerger dans notre terrain de jeu, nous publierons cette carte interactive cette semaine.

La boucle est bouclée, 10 jours d’immersion dans le sud nous ont permis de recharger nos batteries, de jouer avec l’environnement, de re-penser notre cohésion et surtout d’affiner la stratégie et l’ambition de 50A.

article rédigé par Thibaut, pimenté par Nicolas, et pushé par David.

DIGITAL EVENEMENTIEL VISIBILITE

We believe in Stallman.

Jeudi 28 juin, 50A était présent dans ce magnifique lieu qu’est la Mutinerie pour assister au second #jhack avec la présence exceptionnelle de Richard Matthew Stallman.

L’évènement était organisé  par la Mutinerie mais également avec la FIDH, l’agence Limite, Reporters sans frontières, Telecomix et Silicon Maniacs.

Pour rappel, le Docteur Richard Matthew Stallman (RMS pour les intimes) a lancé le mouvement du logiciel libre en 1983 et a commencé le développement du système d’exploitation GNU en 1984.

GNU est un logiciel libre : tout le monde a la liberté de le copier et le redistribuer, avec ou sans modifications. Le système GNU/Linux, essentiellement le système d’exploitation GNU avec Linux ajouté, est utilisé sur des dizaines de millions d’ordinateurs d’aujourd’hui.

C’est donc le pionnier de l’opensource, et  notre devoir était d’être présent.

 

Le thème de la conférence portait sur le thème « Logiciels libres et droits de l’homme. »

Le programme était le suivant :

– Conférence de Richard Stallman

– Questions-réponses où le public a eu la possibilité de poser des questions au « Pape » du logiciel libre

Deux personnes étaient aux côtés  Richard Stallman lors de la conférence : Lucie Morillon et Antoine Bernard.

 

 

Lucie Morillon est la Responsable du Bureau Internet et Libertés de Reporters Sans Frontières à Paris.
Les enjeux de la surveillance lors du printemps arabe sont une preuve des gouvernements répressifs, qui ne permettent pas la liberté d’expression à ses citoyens.
Depuis 10 ans, RSF s’intéressent aux questions numériques et aux conséquences qu’ont les nouveaux systèmes de communication.

 

 

 

Puis est venu le moment de la présentation d’ Antoine Bernard, auteur de nombreux livres et directeur général de FIDH : le mouvement mondial des Droits de l’Homme.
Il a donc abordé des cas d’injustice dans des pays tel que la Biélorussie où un militant a été enfermé pour une conversation numérique sur la liberté, ou en Colombie où une mesure antiterroriste est mise en place, interceptant tous les e-mails…
Il opère donc à des missions d’envergure mondiale pour défendre les Droits de l’Homme et dénoncer les manigances des états à empêcher les libertés à l’insu des citoyens.

 

Les enjeux du #jhack… mais, qu’est-ce que c’est ?

Le #jhack est un évènement qui prône la transparence numérique. Il est composé d’ateliers, de conférences, rencontres entre journalistes, activistes et hackers…

Il s’agissait de la seconde édition, et la première a eu lieu le 25 février 2012 à La Cantine

Ensuite, Richard Stallman a directement débuté la conférence sur une problématique correspondant au thème de la conférence :

« Quelle est la relation entre le logiciel libre et les droits de l’homme ? »

La réflexion intéressante de R. Stallman a été de déclarer que l’accès logiciel libre devrait faire partie des droits de l’homme et serait d’instauré 4 libertés :
La liberté 0 : exécuter le logiciel
La liberté 1 :  exploiter le code source
-> Ces deux libertés permettent seulement un contrôle individuel et ne suffisent donc pas à une liberté totale sur un logiciel… il reste donc les 2 libertés supplémentaires :
La liberté 2 : aider les autres en redistribuant le logiciel librement
La liberté 3 : distribuer en pouvant copier et modifier le logiciel

Ces quatre libertés habiliteraient donc chacun à engendrer une coopération et exercer collectivement, sans forcément être programmeur.

Mais… « Et si l’utopie était de vivre dans une société où les utilisateurs disposent des libertés essentielles ?

Richard Stallman nous exprime son point de vue, en proclamant le fait que si les utilisateurs n’ont pas le contrôle total, alors le programme les contrôle.
Et que donc… c’est la personne qui gère ce programme qui les contrôle à distance !
Ce type d’individu est vu par RMS comme des « programme privateur » qui empêche l’utilisateur de « vraiment » utiliser son logiciel.

Gnu vs Linux

 

Alors, GNU, serait la solution à ces programmes privateurs : un système d’exploitation libre !

GNU = Gnu is Not Unix (acronyme récursif)

ATTENTION ! le pape du libre tient à préciser : linux est un composant du système.
Il faut dire Gnu et non Linux, s’il l’on prône le logiciel libre et si ce n’est pas le cas, nous sommes donc face à des « logiciels malveillants » vu par RMS tel des « menottes numériques ».

Stallman peut paraître déplaisant avec son arrogance et sa façon de nous surprendre a chaque phrase.
Il n’a pas hésité à attaquer Microsoft, « Microsoft, Windows est malware », que c’est une « porte dérobée universelle », mais pas que : « Macintosh est malware ».
Il se doit donc de proclamer le logiciel libre et de nous convaincre avec des exemples …

Comme Adobe, qui « n’exige pas de l’utilisateur qu’il paie pour être abusé ».

Amazon, qui lui n’offre que l’autorisation de consulter ses livres et non de les acquérir et dont les lecteurs ont vu des
fichiers se supprimer à distance (cf : G.Orwell – 1984 )… Ne parlons même pas du Kindle Fire, qui pousse par sa traduction à « allumer le feu ».

Quelle conclusion en tirer ?
Que les utilisateurs sont donc victimes de ces fonctionnalités malveillantes ?…

 

« Saint iGNUcius, de l’Eglise d’Emac*
Je bénis ton ordinateur
Nous adorons le seul vrai éditeur d’Emac
Tu dois prononcer la confession de la foi :
Il n’y a aucun système que Gnu et Linux est un de ses noyaux »

 

 

 

 

 

*Emac : éditeur de texte qui a été développé par Stallman depuis les années 70 et lui a valu une grande renommée dans le milieu des hackers. Il est si puissant qu’il peut quasiment remplacer toutes les autres applications.

La suite de la conférence s’est déroulée avec des questions du public. Ces questions ont permis d’aborder divers sujets tels que le Cloud par exemple… qui, selon Stallman « n’existe pas » et n’est qu’une technique pour confondre les gens dans les technologies. L’importance du reverse engineering (bien connu de 50A), le développement de l’open gouvernance

Cette conférence a porté sur un sujet global : le logiciel libre.
Elle a permis a chacun de s’y retrouver, grâce à des discussions sur le contexte à Cuba, en Syrie ou en Colombie, Amazon, Microsoft, Macintosh, Hadopi…
Le respect des Droits de l’Homme est décidément remis en cause dû à ces « logiciels malveillants » : un combat pour la légalité de l’opinion, dont Richard Stallman est le précurseur.

 

 

Retrouvez la conférence en format audio ici : www.jhack.info

 

 

 

 

Article rédigé par Emmanuelle/@emmanuelle_gg