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Economie Positive = We Demain + 50A et vous ?

Lorsque Nicolas m’a demandé d’aller dans les locaux de We Demain pour rencontrer François Siegel, je n’étais pas très confiante, n’étant pas journaliste !  Mais 50A m’a fait confiance, et m’a donné les moyens de réaliser cette mission en restant sereine. Belle expérience, et une très belle rencontre.

50A et We Demain veulent faire émerger des idées mais aussi créer une communauté fidèle. Nous avons cette volonté de faire, en nous. Mais souvent, nous voulons bien faire, mais nous ne faisons jamais rien…
Avec la culture du « Home Made », le développement du « Home Brand », du « Home Business » ou encore les « Home Studio » dans l’audiovisuel , la production devient abordable. 50A souhaite partager cette philosophie du pas vite et pas cher, pour agir mieux ensemble.

François Siegel a eu l’idée de créer We Demain suite aux changements dans notre société. L’idée est survenue lors de la crise de 2008 : en plus des actions de ceux qui s’engagent pour les autres, c’est toute notre société qui change : notre façon de penser, de consommer, nos rapports à l’énergie et à l’économie …
Désirant raconter cette révolution à laquelle on assiste, il a acquis au fur et à mesure de la matière pour réaliser un magazine complet : We Demain.
Le métier de la presse, selon François Siegel, se doit de raconter et de  sentir les changements d’époque. Au départ, d’un site internet créé par leurs propres moyens, We Demain s’est muté en magazine.
François Siegel a réussi son pari. We Demain est parvenu à exister dans la communauté des gens qui sont et font le monde de demain : des ONG en passant par les entreprises et les grands salons internationaux. Avec très peu de moyens publicitaires, en existant sur les réseaux sociaux et grâce à son site, We Demain attire un public divers et varié.
Les contenus des magazines naissent d’un travail collaboratif de plusieurs journalistes qui proposent des articles répondant aux problématiques de We Demain.

 

 

 

En plus d’être un raconteur d’histoires et de changements, We Demain doit se positionner lui-même en tant qu’acteur du changement. C’est le sens du Manifeste, signé par différents acteurs du changement. Une belle idée collective qui interpelle les médias publics : une nouvelle économie arrive, soyez attentifs et prenez en conscience.
Malheureusement en France, nous sommes dans un pouvoir pyramidal et centralisé au niveau de l’État, des grands groupes gravitent autour de l’État, ne lâchent pas la pression (énergie, nucléaire …) et ont du mal à admettre la réalité. Contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, avec les sociétés décentralisées où il y a plus d’argent en régions et qui permettent plus d’initiatives.
En France, nous vivons dans le passé, mais le monde change et évolue, les consciences aussi, il faut arrêter de s’accrocher sur ce qu’a fait le XXème siècle mais voir ce que l’on peut faire au XXIème siècle. Alors oui, notre pays est en crise mais le changement d’époque est bien là, il faut maintenant et rapidement le mettre en pratique.

 

Pourquoi avons-nous décidé de nous rapprocher de We Demain ?
C’est bien simple, notre galaxie est liée à l’intelligence collective et We Demain embarque cette thématique pour créer le futur de demain. Barcamp, Atelier Distill, Brainstorming, déplacement en Tunisie en plein Printemps Arabe pour comprendre l’usage de réseaux sociaux, l’Auberge – sas de décompression pour créatif, 50A est sur tous les fronts pour renforcer l’idée de partage et d’échanges entre les personnes qui participent au monde de demain. 50A, c’est de l’entreprenariat positif comme le souligne We Demain. La troisième révolution que nous vivons nous amène à revoir nos manières de travailler et de concevoir. Alors pour avancer, rien de mieux que le « bottom up » : que chacun s’unisse pour travailler ensemble et que l’initiative individuelle se répercute sur le collectif !

Basé sur des valeurs proches de l’économie positive, 50A et We Demain veulent donner un sens au monde de demain. Promouvoir une économie au service de l’homme, en prenant conscience des limites du système actuel dont notre individualisme. L’économie positive c’est une manière de faire du business avec des gens qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs : « faire du business en s’amusant ». Il faut se décomplexer : je peux conduire un 4×4 mais ce 4×4 est hybride, je suis pour sauver la planète et faire du business mais agir avec des gens qui pensent comme moi. Mes croyances ne sont pas incompatibles avec le monde dans lequel je vis.
Mais pour faire émerger cette économie, nous avons besoin du digital, et plus particulièrement d’une neutralité du net. Pour François Siegel « 50A est un ovni ». Pour lui, l’agence peut être un vaisseau pilote pour guider un développement commun.

Comme le BarCamp, actuellement en prévision : « 50A peut être un avion de notre galaxie qui maîtrise ces nouveaux réflexes vis-à-vis du net basés sur une économie collaborative et où l’on trouve des solutions ensembles ». Il faut se réapproprier les données (cf. MyDataLabs). Mais comment ? Pourquoi pas les solutions proposées par IndieWeb. Surfer sur l’économie positive, c’est surfer sur la vie positive. Un autre monde est possible et est en marche.

Rendez-vous sur We Demain

Rédigé à plusieurs mains :
Alice
Nicolas
François Siegel

Laure Coenca

DIGITAL

La stratégie digitale au service de la stratégie politique

On ne compte plus les comptes Twitter des hommes politiques. De Nadine Morano en passant par Cécile Dufflot, les followers s’enchainent les prises de paroles et les tweetclashs également. Si aujourd’hui, un homme politique veut occuper l’espace, il se doit d’occuper l’espace digital : il faut aller là où sont les citoyens. En utilisant la viralité des réseaux sociaux, les politiques touchent rapidement et directement les internautes.

Comment fédérer un électorat volatile qui semble ne plus faire confiance aux hommes politiques ? Quels sont les enjeux du Web 2.0 pour les politiques ? Comment s’adresser directement aux citoyens sans passer par les mass media ? Comment déployer une stratégie digitale quand on est une figure politique ? Comment rester authentique et transparent ? Comment mobiliser ses équipes et relayer ses messages?

Tentons de comprendre et de décrypter ces nouvelles stratégies.

Quand la politique se digitalise !

« Segoland » est apparu en 2006 avec pour ligne éditoriale « un Internet qui nous ressemble », fondant  sa légitimité sur la participation active du citoyen à la prise de décision. En 2007, le cocorico français et Desirdavenir.org a montré l’exemple du web participatif. Il devient alors, le premier réseau politique participatif, où les citoyens peuvent lancer des sujets, participer et échanger.

Aux Etats-Unis, les hommes politiques ont pris conscience de l’importance du Web participatif. En 2008, Obama a été très impliqué dans les outils du Web 2.0. Son équipe a su s’approprier les différents réseaux, et cibler une population qui ne s’intéresse pas forcément à la politique. Cette méthode a professionnalisé l’enjeu du Web 2.0 participatif dans une stratégie politique. Sans cela, Obama n’aurait sans doute pas été le premier Président noir des Etats-Unis.

En 2012, pour l’élection présidentielle française, les équipes d’Obama sont même venues en France pour brieffer les équipes de la campagne de François Hollande. Blue State Digitak s’est donc installé le temps de la campagne, dans les bureaux du candidat socialiste pour prodiguer leurs conseils à l’équipe Web française.François Fillon, lors de sa campagne face à Jean-François Copé, a dénoncé les trucages opérés par des « robots » votants. Il remarque que certains sondages dépassent même le nombre d’adhérents de l’UMP.  Reflets souligne que ces trucages sont monnaie-courante et que cette technique est la pour « donner l’impression au grand public d’un mouvement de masse dans l’opinion publique ».La mise en pratique de cette nouvelle politique n’est pas concevable sans comprendre les fondamentaux de l’open gouvernance. La transparence et la participation sont les maîtres mots de la démocratie directe comme l’explique les membres de Open Gov Tunisia. En 2009, l’Islande fait faillite et les citoyens décident de reprendre en main le contrôle de leur pays. En 2012, surgit l’idée d’une nouvelle Constitution ou les Islandais s’impliquerait dans l’élaboration du texte. D’ailleurs nous avions eu la chance d’écouter lors du Lift à Marseille les mécanismes de cette Co-Construction. Le parti Pirate quant à lui, base sa politique sur la transparence des informations politiques et l’ouverture des données publiques.

Dernièrement, ce sont les Italiens qui ont fait part de leur mécontentement en faisant du « Movimento 5 Stelle » (Mouvement des 5 étoiles) le troisième parti d’Italie.

L’open gouvernance au service de la politique

Le M5S est une expérience de la démocratie numérique de base : pour ces élections tout le monde a pu participer, présenter son programme sur le site Web du M5S, et tout le monde peut voter. A l’image de la Tunisie et de l’Islande qui ont crowdsourcé leur constitution, on s’aperçoit que la politique participative et l’open gouvernance s’ancrent de plus en plus dans la politique traditionnelle. Parmi ces 25% élus, on s’aperçoit de l’hétérogénéité des personnes du M5S qui composent le Parlement. Ils ne sont ni politiques de profession et ne souhaitent pas le devenir, ils sont normaux avec des professions normales même parfois précaires. Mais ils sont passionnés par le net. Logiquement, ce vote a favorisé l’entrée au Parlement des jeunes mais aussi des femmes – 31%.

L’open gouvernance catalyserait la parité ?

Les orientations politiques de ces élus sont variées, comme nous l’explique Alberto di Majo : «un électeur de gauche y trouvera son compte, par exemple dans le fort engagement pour que l’école et la santé restent publiques et bénéficient de plus d’investissements; et un électeur de droite se reconnaîtra dans l’attention aux petites et moyennes entreprises tout comme dans l’abolition de l’IMU (taxe foncière et d’habitation)». Cependant ces partisans se retrouvent autour d’un thème : la démocratie directe – régime politique dans lequel les citoyens exercent eux mêmes le pouvoir. Forcément plus facile à implanter des usages participatifs quand le parti politique prône un pouvoir sans intermédiaire.

La stratégie digitale : le cas Beppe Grillo

1. Le message 
La stratégie adaptée par Grillo est celle du rejet de l’establishment politico-médiatique italien.

2. La popularité : les blogs et le terreau digital se travaillent bien en amont des échéances politiques
Tout commence en 2005 avec la création de son blog. Beppe Grillo caricature et dénonce les classes politiques italiennes, et partage ses coups de gueule. Tribune de choix, son blog est l’un des plus lus d’Italie et atteint la 9ème position des blogs les plus populaires au monde selon l’Observer en 2009.

3. Etre international : la crédibilité et la réputation naît à l’étranger car, évidemment, Internet n’a pas de barrière
Enrichit d’une version anglaise et japonaise, le blog voit augmenter ses visites au niveau mondial. C’est près de 150 000 et 200 000 visiteurs par jour en Italie.

4. Usage intensif des réseaux sociaux
La marche est lancée, le « messie » va utiliser les réseaux sociaux et son blog pour créer des rassemblements contestataires dans toute l’Italie. Dès 2007, il parcourt l’Italie avec son « Vaffanculo Day ». Il utilise le portail du réseau social Meet Up pour former des groupes locaux à travers le monde (aujourd’hui 856 groupes, dans 14 pays qui comportent environ 120 000 membres) et créer des leaders d’opinion. Reprenant le système du « DIY » (Do It Yourself), le M5S fabrique lui même ses vidéos de campagne. Beppe Grillo boycotte les plateaux télés et refuse que les membres de son mouvement apparaissent dans des émissions. Ses différents meetings du « Tsunami Tour » sont retransmis en direct sur son site M5S, ainsi que sur sa chaîne Youtube – La Cosa. Son écosystème digital est prolifique, le relayage des informations sur les différents sites (blogs, forums…) permet de créer un nouveau moyen de répandre ses idées en dehors des médias traditionnels. De plus, l’application Beppe Grillo, disponible sur iTunes, donne accès à son blog, son compte Twitter et ses vidéos.

5. Le community management militant
Un discours écolo et anti-euro, où il critique les dérives de la politique italienne sur un ton agressif dans le but de faire réagir ses auditeurs. Aujourd’hui sa page Facebook compte 1,2 millions de fans, 1 044 491 followers sur Twitter et près de 110 millions de vues sur ses vidéos Youtube.

6. Créer le débat sur Internet
Grâce à l’impact de sa politique digitale, il arrive à la troisième place des partis présents au Parlement. La démarcation est fine entre ceux qui utilisent les médias traditionnels et ceux qui s’informent via le Web. Cette barrière digitale (digital divide) oppose deux visions du personnage. A travers les médias traditionnels, Beppe Grillo est un personnage grossier de la vie politique italienne au contraire du Web ou il est perçu comme un leader. Dès 2012, via son blog, il recrute des centaines de candidats pour tenter de décrocher des mandats de maire lors des élections municipales partielles. 4 millions d’italiens ont voté et, les « grillini » gagnent 4 mairies sans l’aide d’aucune structure, ni soutien financier, mais seulement grâce à des actions menées sur le Web. Internet est donc un lieu de mobilisation, et a propulsé le M5S dans le monde politique. Beppe Grillo représente une première expérience concrète. Aux yeux de nombreux communicants, ce dernier est précurseur : il a réussi à faire d’Internet une promesse et un lieu de campagne électorale.

7. Etre entouré des meilleurs
Gianroberto Casaleggio – cofondateur du blog Beppe Grillo, dirige une agence de conseil en stratégie digitale spécialisée dans le marketing viral. Véritable guru de la communication sur le Web, cela fait 10 ans qu’il travaille en commun avec Beppe Grillo. Avec lui, Internet doit créer un sens à la participation, basé sur la vérité puisque tout est vérifiable : il faut donc créer une structure collective de confiance.

8. Considérer le web comme un espace réel
« La nouveauté réside dans une utilisation du Web comme une circonscription électorale. Avec l’idée d’une nouvelle démocratie où la relation est directe entre élus et électeurs. Ce modèle de parti opère comme une franchise » explique l’historien italien, Federico Fornaro. Internet est un instrument démocratique, ou il n’y a plus besoin de médiation, les élus sont des portes parole : ils doivent rendre compte de leur activité, écouter les citoyens pour pouvoir agir en conséquence. La campagne électorale repose sur l’influence numérique et participative : « Notre succès, c’est un peu comme un virus. Un virus pour lequel ils n’ont pas trouvé de vaccin et qui se propage comme une épidémie. C’est ainsi que vous devez le voir. » explique le guru Gianroberto Casaleggio.

Et après ?

Il est important aujourd’hui d’utiliser les médias participatifs pour laisser place à l’expression citoyenne. Aujourd’hui, les politiciens investissent et mise sur le digital que ce soit le Web ou le mobile vecteur très fort pour s’exprimer, échanger, fédérer, et faire participer. Il n’est plus concevable d’être un homme ou une femme politique moderne sans stratégie digitale forte pour se faire élire.
Cependant transparence et authenticité deviennent les maître mots d’une politique citoyenne. Le « fact checking » en reste un des exemple fort (le travail de vérification et la validation des messages et informations publiés). Les politiciens doivent donc faire preuve de vérité. Sur Internet les informations fusent, attention à la viabilité des informations et promesses données, les « fact-checkeurs » se feront un plaisir de vous contredire et de vous rappeler à l’ordre.

Article imaginé par Nicolas @nicolas2fr, rédigé par Alice, sniffé par Louis @LouisDuverger, pimenté par Vincent @Vicnent, finalisé par Thibaut @thib39

DIGITAL

50A présente les chiffres clés des médias sociaux en 2012

A l’heure où les réseaux sociaux vont vite .. très vite .. 50A vous propose une mise à jour animée sur les grands chiffres des Médias Sociaux en  2012.

Nous sommes entrés dans une ère sociale et créative, les réseaux sociaux fleurissent comme les roses au printemps. Facebook et ses amis, Twitter et ses followers, Pinterest et ses tableaux, LinkedIn et ses contacts pro, Instagr.am et ses photos, … chaque spécificité mérite qu’on s’y attarde et qu’on lui dédie un espace communautaire.

C’est dans cette optique que nous avons pensé notre Social Motion 2012 :

 

50A Social Motion 2012 from agence 50A on Vimeo.

 

Pour récapituler ces chiffres, commençons par le grand Internet avec ses 2,1 milliards d’utilisateurs dont 476 millions en Europe.

Concentrons-nous maintenant sur la France. 77% des internautes français vont quotidiennement sur les réseaux sociaux .. Autant dire que les réseaux sociaux sont aujourd’hui des places communautaires très convoitées par les entreprises car le monde se tourne beaucoup plus vers Internet et ses réseaux sociaux que vers notre très chère télévision. Nous le savons bien aujourd’hui et les 900 millions d’utilisateurs Facebook ne vont pas nous contredire.

Facebook, parlons-en .. 57% de femmes et autres fans de Justin Bieber contre 43% d’hommes ou amateur de tunning. Cliché … ou presque, Facebook regroupe assez de monde pour que tous les internautes trouvent leur bonheur. La course aux communautés est bel et bien lancée, entreprises et particuliers jouent sur le même terrain de jeu et suivent consciencieusement la philosophie du « jaime ».

Parallèlement à cette progression fulgurante des réseaux sociaux a suivi tout naturellement celle des images. Comme le dit si bien le proverbe : « mieux vaut une belle image qu’une longue publication« . Il n’est donc pas étonnant de recenser 250 M de photos uploadées chaque jour sur Facebook, 300 M sur Flickr et 2 M sur Instagr.am .. de quoi changer son papier peint plusieurs fois par jour (représentation assez imagée je l’avoue).

Mais ce n’est pas pour autant que nos belles communautés d’internautes n’ont plus rien à dire. 600 millions de statuts sont postés chaque jour sur Facebook contre 175 millions de tweets quotidiens sur Twitter ! (oui .. je vous vois venir .. on pourrait aussi en faire un papier peint).

Twitter compte 465 millions de comptes dans le monde dont 8% dont français.

Attendez une seconde … Tiens, savez-vous ce qui se passe en une seconde ?

En une seconde sont créés 11 comptes Twitter, 2 comptes LinkedIn, 8 comptes Google+, et autant de comptes Facebook !

Attendez deux secondes … Tiens, savez-vous ce qui se passe en deux secondes ?

Oui .. j’imagine que vous savez multiplier par deux ;)

Abordons maintenant Google+, nouveau venu dans le monde des réseaux sociaux, lancé en juin 2011 et propulsé par le géant Google. Il comptabilise aujourd’hui 90 millions d’inscrits dont, tenez vous bien, 12% sont français ! (soit plus de 10 millions de membres, en grande partie des hommes : 67%). Google+ n’a pas encore trouvé une place de choix dans le monde des réseaux sociaux, enfant hybride, entre Facebook et Twitter, cachant d’autres secrets qui lui permettront sans doute de tirer son épingle du jeu dans les années à venir.

LinkedIn n’a pas à rougir avec ses 34 millions de membres uniquement en Europe, qui font de lui le 36ème site le plus visité au monde. Cette progression lui a également permis de passer de 500 employés en 2010 à 2116 employés en 2012.

De son côté Viadeo, autre réseau social professionnel rassemble plus de 45 millions d’utilisateurs (75% salariés, 15% entrepreneurs).

Ah, changeons de sujet, nous avons de la visite .. et justement, en parlant de visite, le top 3 des sites les plus visités dans le monde dans l’ordre est sans suspens : Google, Facebook et Youtube. Ce dernier recueille 2 Milliards de vues par jour ! (soit 10% du trafic du net). 

De son côté, Pinterest comptabilise 11 millions de visites par semaine avec plus de 10 millions de membres. Il n’est pas étonnant de voir ce réseau social exploser, lui qui s’appuie principalement sur l’image. Il est intéressant de noter que 1 utilisateur de Facebook sur 5 est inscrit sur Pinterest. Et écoutez bien, ce réseau social génère plus de trafic sur vos sites que Youtube, Google+ et LinkedIn réunis.

Les réseaux sociaux existent aussi au format poche. 350 millions de mobinautes dans le monde ont Facebook et on pouvait compter en 2011 2 milliards de check-in sur Foursquare effectués par ses 20 millions d’utilisateurs (si vous êtes perdu, Foursquare vous dira où vous êtes). De nombreuses connexions existent entre les différents réseaux sociaux comme le partage de données de Foursquare sur Facebook (570 000 par jour).

7.5 millions d’internautes accèdent aux réseaux sociaux via leur mobile et en 2014, les internautes utilisant des smartphones et tablettes seront plus nombreux que les utilisateurs de PC.

72 % des internautes français veulent une relation privilégiée avec les marques sur les réseaux sociaux. C’est pour cette raison que les marques s’humanisent de plus en plus et se rapprochent de leur cible en existant sur les réseaux sociaux.

 

En France, nous avons encore du travail, seulement 4% des entreprises françaises disposent d’une page fan Facebook.

50A vous accompagne dans le déploiement de votre stratégie digitale.

Vous pouvez nous contacter via contact@50a.fr pour vous lancer dans le grand bain tout en gardant les pieds sur terre !

Les données évoluent très vite, nous mettrons donc à jour cette vidéo très prochainement avec les chiffres actualisés.

Sources : 

 

Article rédigé par David / @bariou

ARCHITECTURE SOCIALE

Les ados sur Twitter : usage guerrier du community management

Quand on traine sur Twitter depuis des années, une question revient souvent à la charge…« mais à quoi ça sert ? »

a) L’évolution des usages Twitter

– En 2007 si tu étais visionnaire, il fallait tweeter même sans conviction.

– En 2008 quelques gazouillis opportunistes pouvaient satisfaire l’usage.

ex : « YO i’m in san francisco we could meet to discover your platform » et BAM tu étais dans la start up de l’année.

– En 2009 on voit apparaître la naissance de la twittosphere, nous assistons à l’émergence des classements (nombre followers, ratio, localité…).

Le concours des grosses quequetes est lancé, je fus un temps dans le top 100 Paris waouhhh, à la même époque on découvre les profils qui dépassent les 10000 followers.

Le mystère de @JeanlucR subsiste, comment fait-il pour tweeter autant ? existe-t-il vraiment ???

– En 2011, c’est l’arrivée en masse des journalistes et du peuple de la communication, si tu es influent tu dois tweeter !

– En 2012, les politiciens qui s’emparent de Twitter, les émissions TV qui mentionnent le « # » de l’émission….On entend enfin dans les discussions de comptoirs le mot Twitter, ça y est Twitter fait partie du grand public.

Twitter commence à être chiant, forcément, le copinage et le RT de brossage de poil devient de rigueur.

C’est à cette période que je me suis vraiment demandé mais à quoi ça sert et surtout pourquoi je l’utilise. – En 2012, je me dis qu’il faut que j’aille explorer d’autres univers je me penche un peu sur les profils déjantés sans y trouver réellement la tonalité qui m’intéresse. C’est il y a quelques mois au hasard d’une perte d’objectif de navigation que je me suis penché sur le cas des adolescents.

b) L’arrivée des adolescents sur Twitter : Guerilla et performance en mode romantique, ils sont là pour faire du follower !

J’ai eu l’impression de tomber dans le monde du spam, du retweet à gogo des @ dans tous les sens du ascii à n’en plus finir… J’aurais pu me décourager, mais j’avoue que n’ayant pas compris tous les codes je me suis penché plus sur la situation.

J’ai commencé par suivre des profils de meneurs, je me suis vite rendu compte qu’ils utilisaient des techniques Hard de community management, c’est-à-dire compte pour follow back, RT massif et stratégie éditoriale de gain de followers.

Leur pseudo cru @biiatchh @besthaculotte @jtbz @pornju est très étrange car leurs tweets n’ont rien à voir.

Dans leur description, ils avancent en Team, affichent leurs compagnes et prônent pour la plupart la love attitude. En général les comptes sont connectés à un tumblr et ils publient des photos qu’ils ont trouvé fouinant sur le web.

Focus : les commandements de cette nouvelle génération

1. ton pseudo décalé et racoleur sera 2. à n’importe quelle heure de la nuit tu twitteras 3. @ tous tes amis tu parleras 4. multi-comptes et follow back tu maitriseras 5. pour gagner du followers, pari et deal tu feras 6. respecté tu seras au nombre de followers que tu auras 7. accède à la TimeLine Twitter et la gloire tu auras 8. RT toute ta TL, amour et followers tu récolteras 9. Philosophie, humour et provocation tu useras 10. Public tu seras

Je me suis aperçu qu’un des enjeux de l’ado qui twitte est de générer une grosse communauté de followers, à la différence du twitonnaute de 20-35 ans, c’est la quête de tous les ados. Et toute la journée, ils alternent conversation réelle, échange de LOLMESSAGE et chasse brutale aux followers. La plupart des profils que j’ai suivi prenait 50 à 300 followers par jour.

Le graal est d’être en TL c’est-à-dire sur la home page de Twitter, hormis faire le plein de followers c’est surtout la reconnaissance ultime. C’est pour cela qu’ils se RT sans cesse et que pour un twittos moyen c’est impossible de suivre leur conversation. J’avoue qu’à ce niveau de progression, je me suis dit : j’ai découvert quelque chose et j’ai commencé à suivre plus régulièrement.

J’ai suivi des ados qui tweetaient pendant des exams, en plein bac, j’ai assisté à l’émergence de star du tweet, un djeuns tweetos qui avait 1000 followers 2 semaines plus tard il en avait 6000.

J’ai été épaté par ses qualités intrinsèques de community management, un pro sans s’en rendre compte… Et quand j’ai vu qu’il prenait en charge le CM non officiel d’émission et qu’il le faisait de manière brillante, je me suis dit là, le monde de la com / conso va vraiment changer. Franchement je les trouve brillants, ce n’est pas ma tâche d’étudier en profondeur ce phénomène, mais je vous promets qu’ils sont en train de changer définitivement les usages.

c) La consolidation d’un meta langage ou d’une meta communication

Twitter est un meta langage en perpétuel évolution, c’est en fait pour ça que je l’aime.

A contrario de l’avancée technologique de l’ensemble des plateformes disponibles il me semble que seul Twitter réussit à toucher cette couche du langage et de la communication.

Il est comme on l’imaginait entre le SMS, les lignes de codes et maintenant les lignes de commande.

Parents, vous commencez seulement à comprendre Facebook et autres MDR /LOL, désormais vous allez devoir décrypter Twitter…

d) La vision Data

La méthode utilisée :

0. Prendre quelques points d’entrée, par exemple @LeDieuKinder, @xnangeo 1. Récupérer leurs 200 derniers tweets, estimer la prochaine collection possible 2. Analyser les tweets pour en extraire d’autres utilisateurs, sauvegarder ces derniers dans la base de données 3. Toutes les heures, sélectionner les 100 utilisateurs les plus probables ayant de nouveaux tweets et répéter l’étape 1

En partant de 2 comptes que je suivais, en trois jours (2-4/7/2012), nous avons identifié >1700 utilisateurs et >400.000 tweets

En moyenne un compte :

  • 30% de retweets
  • 1% contiennent les liens
  • 312 tweets par jour

Un extrait d’un groupe intéressant ci-dessous

De l’utilisateur 1 à l’utilisateur 2, il y a un lien, quand l’utilisateur 1 parle à l’utilisateur 2 : plus de 30 fois dans ses tweets pendant la période d’observation.

Le lien est donc orienté, entre 2 utilisateurs peut être un lien réciproque.

La taille du noeud représente « l’importance » de l’utilisateur (il est plus mentionné dans les tweets). La taille du lien représente l’intensité de communication entre deux utilisateurs.

d) Anti bibliographie

A savoir, j’ai fait un tour sur google pour trouver des informations ou études à ce sujet et je n’ai rien trouvé de pertinent, par contre je vous confirme que le temps réel tue toutes les études, analyse etc. Celle de la SOFRES est dépassée alors qu’elle date de l’année dernière…

Je ne suis ni blogueur ni journaliste et je sais que dans 3 mois ou peut être moins ces confidences ne seront plus forcement d’actualité.

Article rédigé par Nicolas/Digital druide/@nicolas2fr

« Follow moi et je te RT »

ARCHITECTURE SOCIALE

Nettoyeur du net pour 9,90′ : une e-reputation au rabais?

Nettoyeur du net pour 9,90′ : une e-reputation au rabais?

Depuis quelques temps on voit fleurir dans la presse et sur la toile quantité d’articles à propos des « nettoyeurs du net ». S’il est vrai que le terme choisi vise surtout à vulgariser notre profession, on ne peut pas s’empêcher d’être agacé par certains raccourcis. 50A souhaite prendre la parole et rétablir un peu la vérité sur ce qu’on essaye de vendre au grand public. Continue Reading

DIGITAL

Interview de Séverine Figuls, CMO de Super Marmite

Super Marmite est le premier réseau social gourmand géolocalisé. Il permet aux particuliers, comme vous et moi, et dont le frigo est vide ou l’envie de cuisiner proche de zéro, d’aller chercher à proximité un bon petit plat fait maison et à moindre coût.

Nous mêmes utilisateurs de Super Marmite chez 50A, nous avons décidé d’aller à la rencontre des créateurs du site pour qu’ils nous parlent plus en détails de leur projet. C’est ainsi que je me suis entretenu avec Séverine Figuls, CMO de Super Marmite, qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Une start-up de gourmands

Super Marmite a réellement décollé grâce à l’événement LeWebParis décrochant le premier prix de l’originalité dans la compétition de start-up.

Les créateurs ont également participé au StartUp Weekend, le site étant directement issu du deuxième StartUpWeekend Paris en mai 2010.

Recréer du lien social : sur le site et dans le réel

La vocation principale de Super Marmite est de créer un réseau de proximité : le site permet de trouver les plats de son choix et géolocaliser les cuisiniers pour se rendre ensuite directement chez eux et repartir avec son déjeuner ou son dîner.

Super Marmite organise en prime des événements pour partager dans le réel autour des envies culinaires de chacun. Le prochain événement est prévu pour le 20 juillet, suivez les sur Facebook et Twitter pour retrouver toutes les infos.

Bon Plan : poste de Community Manager « de terrain » à pourvoir

En prime, Séverine m’a confié qu’elle était à la recherche d’un Community Manager de terrain capable de gérer la communauté online mais également sur le terrain, pour aller à la rencontre des cuisiniers ou des commerçants de proximité pour développer le projet Super Marmite. Si cela vous intéresse, allez consulter l’offre.

Un grand merci @severinefiguls

DIGITAL

Enquête 50A sur les Digital Natives : « Ma fille est une blogueuse »

Blogueuses de mère en fille

C’est dans un cadre bucolique (le parc de Vincennes) que j’ai eu le plaisir de rencontrer Charlotte, 9 ans et déjà blogueuse, tout comme sa maman Cathy. Elles ont eu la gentillesse de répondre à mes questions car je voulais en apprendre plus sur les usages de ceux qu’on appelle les « Digital Natives », ces enfants nés dans le digital et qu’on imagine comme des surdoués du web et de l’informatique.

La maman, Cathy, est community manager et experte en stratégie digitale. Elle est également membre des (très bons) Explorateurs du Web. Elle officie sous le nom de @Geeknauteet tient le blog du même nom qui traite principalement de réalité augmentée et de mondes virtuels.

Sa fille Charlotte a rapidement manifesté son intérêt pour ce que faisait sa maman et c’est donc tout naturellement que Cathy  a décidé l’accompagner sur la toile : en explorant toutes les possibilités qui s’offrent à elle, de manière ludique et pédagogique.

Mais attention, je me suis vite rendu compte que certains termes étaient à bannir : elle n’est pas une « Digital Mum », et sa fille n’est pas une « Digital Native ». Pour elle ce sont des étiquettes qui dénaturent la démarche très simple que celle de cette maman qui accompagne sa fille sur internet. Et justement, il ne faut pas parler de « contrôle parental » mais bien d’accompagnement.

Il est vrai que beaucoup de parents peuvent avoir peur des « dangers » d’internet, mais ce n’est pas une raison pour en interdire l’utilisation à son enfant. En l’accompagnant et en lui expliquant des règles simples, le web peut être un fantastique terrain de jeu, un moyen de créer du lien (familial, amical…) et d’apprendre en s’amusant.

Histoires en chocolat

Charlotte est donc très loin de la caricature d’une jeune geek qui passerait tout son temps devant un écran. C’est au contraire une enfant pleine de vie, simplement très curieuse de ce que fait sa maman et qui a montré un véritable intérêt pour le digital. Comme maman, elle voulait son blog. L’opportunité pour cette petite fille très créative de raconter ses Histoires en Chocolat.

Grâce à son blog, Charlotte a trouvé son propre moyen d’expression et d’échange. Elle s’amuse avec des photos, des vidéos et des dessins qui illustrent ses histoires. Elle possède son propre ordinateur et emprunte tous les outils de sa maman : appareil photo, caméra, tablette graphique… Telle une community manager en herbe, son compte Twitter @ceriseblog lui sert ensuite à proposer des liens vers son blog.

De son côté, Cathy y voit des vertus pédagogiques : un moyen pour sa fille  de développer sa créativité, d’améliorer son orthographe et de savoir d’ores et déjà utiliser un ordinateur et maîtriser internet ainsi que ses différents outils : des choses indispensables dans la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Merci @ceriseblog et @geeknaute !