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Comment le co-design transforme la relation client-fournisseur

Le Co-design, kézako ?

A l’heure où tout est {Co} (COllaboratif, COmmunauté, COworking, CObranding…), les méthodologies projet suivent également la tendance. On parle de co-design pour {Co}-concevoir un produit ou un service.

Une démarche de co-design embarque des acteurs au profil très divers qu’ils soient utilisateurs, ambassadeurs, néophytes, influenceur ou experts.

L’objectif est de pouvoir prendre en compte de manière exhaustive 3 dimensions :
– la technologie
– l’humain
– le business

Aujourd’hui, peu d’organisations arrivent à mettre en place une telle démarche car elle nécessite une approche différente de la gestion de projet classique. Il s’agit de mettre en place une équipe pluridisciplinaire, disposer d’un lieu propice à l’innovation et aux ateliers créatifs, suivre une démarche résolument orientée utilisateurs en se mettant à la place de ses clients et arriver à produire un résultat tangible.

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Le Co-design chez 50A c’est quoi ?

Nous avons mis en place une démarche méthodologique qui est articulée en 4 phases :

1- Clarifier

Nous clarifions ensemble votre challenge, votre brief, votre problématique digitale, votre environnement et réalisons ensemble votre écosystem map.

2- Modéliser

Nous prenons en compte les besoins exprimés et latents des cibles principales et détaillons pour chacune d’elles les parcours client qui illustrent les étapes clés entre le service proposé et la façon de consommer ce service.

3- Prototyper

Nous {Co}-construisons ensemble le dispositif digital : le storyboard, l’expérience utilisateur, l’interface utilisateur et proposons un POC (proof of concept) permettant de tester de manière itérative la proposition de valeur.

4- Piloter

Nous définissons ensemble les différents indicateurs qui permettent de mesurer la performance du dispositif crée et piloter ainsi les actions à mettre en œuvre.

organisateurs

Qu’en pense l’équipe chez 50A ?

L’un des principaux bénéfices, c’est de sortir de la relation client-fournisseur classique et plus particulièrement lors des phases de validation souvent restrictives pour mettre en place un mode de fonctionnement qui prenne en compte tous les scénarios possibles.

C’est aussi un gain de temps dû au fait de travailler ensemble, qui réduit considérablement les phases de validations et d’aller-retour avec le client.

Autre enjeu : l’implication forte de tous les acteurs engagés sur le projet. On passe d’un mode linéaire (conception>maquettage>développement..) à un mode itératif ou agile qui permet de livrer non plus un service ou un produit finalisé mais des « releases » au fur et à mesure.

Cela permet enfin de sortir de ses préjugés en se mettant « à la place de ». A la place du client, à la place nos cibles, à la place de la concurrence etc.

Néanmoins, pour mettre en place une démarche réussie de co-design, il est indispensable d’avoir une adhésion forte du client ou du sponsor du projet. C’est aussi accepter de travailler différemment en oubliant la relation client-fournisseur mais de se mettre dans un état d’esprit qui privilégie l’échange plutôt que la relation contractuelle. On ne travaille plus [pour] mais (AVEC) ;)

Et les clients, ils en pensent quoi ?

Ce qu’on constate en premier lieu, c’est qu’il s’agit d’une méthode originale et créative qui les embarque dans leur projet, qui démystifie nos métiers d’experts en digital par une meilleure compréhension du processus de création et conception.

C’est aussi une méthode efficace qui assure un maximum de transparence et de visibilité tout au long de notre relation projet.

Elle permet de créer un cadre de travail propice à l’innovation, à la création dans un état d’esprit du « travailler avec » plutôt que « pour ».

Si notre leitmotiv chez 50A a toujours été de « Faire du business en s’amusant », le codesign en est la parfaite incarnation !

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Le Design Thinking expliqué par Jérôme de Vries

Cette semaine le micro de 50A a interviewé Jérôme de Vries, visual/design thinker et co-worker de l’agence. Découvrez le design thinking, cette méthode débarquée tout droit des Etats-Unis qui pourrait bien bouleverser la manière traditionnelle de concevoir et produire des objets et des services.

1. Jérôme, qu’est ce que le design thinking ?

Le design thinking est un état d’esprit qui se situe à la croisée entre l’humain, le business et la technologie

2. Quelle est la fonction du design thinking  ?

Le design thinking aide à clarifier la complexité. Nous vivons dans un monde très complexe et le design thinking prend en compte les besoins humains, la réalité économique et la faisabilité technologique afin de produire et d’inventer de nouveaux services et de nouveaux objets.

Il y a un angle plus psychologique qu’avec les méthodes traditionnelles de conception. En effet lorsqu’un industriel lambda produit un objet il ne pense pas forcément aux besoins des utilisateurs, alors que l’humain est au centre des questionnements du design thinking.

Le design thinking aide donc à répondre à la question : Quel est le produit ou le service que je souhaite inventer ? en prenant en compte de nombreux paramètres.

3. Existe-t-il un processus ou une méthodologie pour faire du design thinking ?

Le design thinking est apparu dans les années 80 à Stanford et a été développé par Tim Brown, CEO d’une agence de design à San Francisco. C’est lui qui a popularisé le terme de design thinking. Il a mis en place 9 étapes pour faire du design thinking mais il y a vraiment 5 étapes importantes dans le processus :

  • Définition (du contexte, du problème)
  • Idéation (Brainstorming, créativité)
  • Synthèse
  • Prototype
  • Test

Découvrez la tribune de Tim Brown sur la méthodologie à mettre en place dans la Harvard Business Review.

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Infographie de Sophie Campbell – 7 étapes

4. Comment le design thinking peut-il aider les entreprises  ?

Le design thinking peut aider les entreprises car ce qui résulte du design thinking ne peut pas être copié aussi facilement qu’un objet produit de manière industrielle, traditionnelle. Cette méthode est très utile lorsque l’entreprise est face à un lancement de produit ou de service, face à une forte concurrence ou face à des ventes en baisse.

Le design thinking est une démarche holistique qui prend en compte un nombre de paramètres importants et un contexte très large. Les entreprises européennes ne sont, malheureusement pas encore prêtes à utiliser cette méthode d’un point de vue de la structure et de l’organisation. Les dirigeants ont peur que ce ne soit pas cadré et qu’il n’y ait pas de résultat au bout. J’espère que dans les prochaines années les entreprises vont s’ouvrir à cette méthode afin qu’elle puisse se répendre.

5. Quelle est la différence entre le visual thinking et design thinking ?

Le visual thinking est tout ce qui relève de la facilitation visuelle, c’est une méthode de résolution de problème par le langage visuel. Cela permet de communiquer et de s’exprimer graphiquement par des logos, des pictogrammes etc. et de faire un résumé visuel de ce qui s’est dit verbalement.

Le design thinking est une méthode de conception pour produire des services et des objets en mettant l’humain au cœur du processus.

6. Tout le monde peut-il faire du design thinking ?

A vrai dire tout le monde ne peut pas faire du design thinking car il y a tout de même des compétences à avoir. Cette méthode demande une capacité d’analyse, de conception, de synthèse et de facilitation. Les personnes de formation designer ou ingénieur sont plus aptes, de par leur formation, à exercer ce métier.

Si vous aussi vous voulez faire du design thinking découvrez quelques méthodes via les Tonic Tuesday sur l’empathy map et sur l’écosystème digital de Jérôme par le dessin sur notre page facebook.

7. Comment es-tu devenu design thinker ? 

C’est la suite logique des choses, j’ai fait un diplôme de designer industriel et plus tard j’ai été spécialiste dans l’expérience utilisateur ou UX Consulting. Par extension aujourd’hui je fais de l’expérience utilisateur au sens plus large.

J’ai découvert le design thinking grâce à mon réseau mais également grâce à ma culture anglo-saxonne car ce phénomène vient de l’autre côté de l’atlantique.

8. Quels seraient tes conseils pour les personnes qui veulent s’initier au design thinking ?

Sur internet il existe de nombreux MOOC, comme le MOOC de l’école de management de lyon nommé IDEA par exemple. Pour mieux appréhender le design thinking il faut se documenter, lire beaucoup de livres comme The back of the Napkin de Dan Roam ou L’esprit design de Tim Brown.

9. Peux tu nous donner différents exemples d’objets réalisés grâce au design thinking ?

Il y en a pleins mais les plus connus sont par exemple : l’aspirateur Dyson car il a été conçu sans sac, la souris ergonomique et ou encore tous les produits Apple. Tous ces produits ont été conçus pour apporter une expérience utilisateur optimisée de manière maximale.

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10. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Nous sommes tous designers !

Hier le domaine était encore assez fermé aux personnes de formation ingénieur mais aujourd’hui le domaine s’est ouvert grâce aux imprimantes 3D par exemple. Donc demain nous serons tous designers.

 

Si vous aussi vous voulez apprendre les méthodes du design thinking restez connectés nous vous donnerons bientôt des clés et des méthodes pour appréhender ce processus ! 


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Retrouvez toute l’actualité de Jérôme sur son site Web.