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La transformation numérique by 50A

« Serez vous le prochain UBERISÉ ?  » pas un jour sans entendre le buzzword du moment…radio, émissions TV, presse, les médias s’emparent de la problématique et reprennent à tout va ce terme créé par Maurice Levy !

TransformationNumerique_Blog50A

Nous ne sommes pas là pour parler politique ou sociologie, quoique ;). Nous ne sommes pas non plus là pour faire des leçons de morale et considérer nos parents ou anciens pour des vieux cons. Nous sommes là pour vous initier et vous préparer à cette transformation numérique !

Nous souhaitons partager avec vous une vidéo que nous avons réalisée pour l’un de nos clients, et par là même occasion, décrypter ces mutations sociales et technologiques émergentes.

[vimeo]https://vimeo.com/133147302[/vimeo]

 

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo nous assistons à l’émergence de nouvelles organisations de travail qui s’appuient sur l’intelligence collective et le travail collaboratif. De nouvelles méthodes de financement et de création fleurissent également.

Aujourd’hui nous privilégions l’usage à  la possession. Les entreprises sont donc amenées à repenser leur fonctionnement en interne (=organisation plus horizontale) et ainsi répondre aux besoins et aux attentes de tous les utilisateurs.

Les méthodes de production et de consommation évoluent également et c’est pour cela que l’on peut parler de 3ème révolution industrielle tout en gardant un regard critique, sans céder à la panique… (Nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article de notre druide « Il est l’Or de se transformer »)

Retours sur les différentes notions présentées dans la vidéo

  • Covoiturage : Utilisation conjointe et organisée d’une voiture par plusieurs passagers dans le but d’effectuer un trajet commun.

En 2014 30% des automobilistes ont déjà expérimenté le covoiturage en tant que chauffeur ou passager. Le leader du secteur en France Blablacar aurait atteint 10 million d’utilisateurs en Septembre dernier.

  • Plate-forme d’intermédiation ou Plateforme « on demand » : Plate-forme générique utilisée pour assurer des transactions globales, échanger des documents, des documents EDI avec des partenaires sans devoir investir dans un serveur spécialisé.

IdeXlab a par exemple lancé une plateforme d’intermédiation au service de l’innovation ouverte.

  • Economie Collaborative : Formée par la consommation collaborative, la production distribuée, la finance participative et l’éducation des savoirs ouverts, elle est née grâce à l’innovation numérique et sociale. Le maître mot est : PARTAGER PLUTÔT QUE POSSÉDER.

Cartographie des acteurs

Rendez vous sur le site ShaREvolution collaboration Fing x OuiShare

  • Crowfunding/Financement participatif : Mode de financement de projets par un public. Cela permet de récolter des fonds en vue de financer un projet via des dons, des prêts ou des souscriptions de titres.

En 2014 66 million d’euros ont pu être levés et 1 million de Français ont prêté ou donné des fonds.

De nombreuses plateformes ont vues le jour ces dernières années comme Ulule, Kickstarter, MyMajorCompagny, Kisskissbankbank..

  • Coworking : Espace de travail partagé qui offre aux entrepreneurs et aux indépendants un cadre de travail stimulant qui va leur permettre d’être efficace dans leur travail tout en restant en contact avec d’autres individus dans le même cas qu’eux afin de créer des synergies.

En 2014 nous comptions plus de 10 000 coworkers et 250 espaces de coworking. Les prix varient entre 350€ pour un poste en région parisienne et 225€ en province / mois.

Copass est un réseau mondial permettant de trouver un espace de coworking.

  • Opensource : La philosophie de l’opensource s’articule autour de 4 piliers :

– le droit d’utiliser une création pour quelque usage que ce soit

– le droit d’étudier et de modifier le fonctionnement d’un programme pour l’utiliser différemment

– le droit d’en faire des copies pour un usage commercial ou non

– le droit de redistribuer les changements et les améliorations effectuées

Explication en image c’est plus fun

Quelques exemples de projets et/ou initiatives

OpenSourceEcology est un exemple de ce mouvement visant à créer une plateforme technologique ouverte permettant la production des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort possible.

WikiHouse est un système de construction de maisons en opensource.

OSVehicle ou WikiSpeed, sont des plateformes dédiées à la fabrication de voiture opensource.

OpenDesk est un autre exemple qui lui permet de créer un bureau.

  • Fablabs : Laboratoires ouverts qui permettent à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seul ou en collaboration.

En 2014 il y avait plus de 100 Fablabs en France et 350 dans le monde.

Makery est une carte collaborative permettant de trouver un Fablab près de chez vous.


Les grands chiffres des entreprises qui bouleversent l’économie

UberAirbnbBlablacar
- Aujourd'hui Uber représente 41.2 milliards de dollars.

- 8 millions d'utilisateurs

- 250 villes desservies

- 1.2 milliard de dollars levés en juin 2014

- 160 000 taxis

- 1 million de courses quotidiennes
- 800 000 chambres à la location

- 1er acteur mondial de l'immobiler

- 1 200 000 annonces

- 35 millions de voyageurs

- Présent dans plus de 190 pays et plus de 34 000 villes
- 40 millions de chiffres d'affaires

- 19 pays

- 20 millions de membres

- Croissance de 200% par an

(Sources : Creads, Airbnb, Blablacar)


Notre économie actuelle est en pleine phase de transition. L’essentiel n’est pas de s’accaparer le nouveau buzzword, mais bien de décrypter et appréhender ces nouvelles mutations aussi bien sociologiques que technologiques. Les entreprises seront amenées à repenser leur organisation et leur méthode de management, certainement plus horizontales, elles se nourriront de la philosophie de l’opensource, elles ne penseront plus client mais utilisateur.
Rien ne sert de céder à la panique, pas besoin de faire du « sharingbashing »,  il est fondamental de faire preuve de bon sens.
Une chose est sûre, c’est que ne pas bouger c’est certainement disparaître.

ARCHITECTURE SOCIALE

La « Sharing Economy » se traduit Global Partage chez Canal

Après GLOBAL GÂCHIS ou MADE IN FRANCE, CANAL+ poursuit son rôle de veilleur et d’agitateur de la société. Avec ce documentaire de Dimitri Grimblat écrit par Anne-Sophie Novel, la chaîne s’intéresse à l’économie collaborative – économie du partage, du « sharing » – en passe de révolutionner notre manière de consommer et d’envisager le monde.
Durant ce documentaire, Denis Grimblat le réalisateur a collé aux basques d’Antonin Leonard, co-fondateur du collectif OuiShare, pour nous promener durant 90 minutes sur un panorama enchanteur des initiatives les plus enthousiasmantes de l’économie du partage. Un documentaire rafraîchissant, positif et inspirant.

Une balade d’une semaine en 90 minutes pour bâtir un autre monde !

Sans jargonner, ce documentaire a le mérite d’être bien emmené et très accessible pour plaire tant à vos grands-parents qu’à vos petits enfants. Décollage de Paris Tuileries vers San Francisco « la Mecque » des ex-hippies, en passant par Grenoble, Manchester, Barcelone et Rio. La tendance est internationale.  Voiture, salon, outils, connaissance, légumes : partout, tout se partage.. Les portes des faiseurs et pionniers de cette économie s’ouvrent au téléspectateur et donnent envie d’y croire et d’en être.
Proximité, connivence, empathie, cela fleure bon l’émergence de relations humaines souriantes, joyeuses et pleines de diversités. Où le plaisir d’être avec les gens l’emporte sur l’aspect financier.
Jeremy Rifkin l’avait prédit : la propriété cède le pas à l’âge de l’accès. La relation entre producteur et consommateur, acheteur et vendeur, artiste et producteur, entrepreneur et investisseurs s’en retrouve bouleversée.
La crise actuelle et l’omniprésence des réseaux sociaux sont les catalyseurs de cette « nouvelle » économie qui revisite notre manière de consommer et d’envisager le monde.
Ringards les notions de consommateur et de propriété ?  Bien manger, voyager, trouver des fonds pour développer son entreprise, apprendre ne sont désormais plus réservés aux élites… Le local revient en force. Place au « prosommateur » et aux nouvelles richesses !
Un seul hic : ce bon moment énergisant et optimiste, pour mieux comprendre les mutations sociétales et nous inviter à la « vie share » est seulement réservé aux seuls abonnés de Canal…  Abonnés pensez à partager ce « Replay » !

ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB EVENEMENTIEL LES CONTRIBUTIONS

Economie Positive = We Demain + 50A et vous ?

Lorsque Nicolas m’a demandé d’aller dans les locaux de We Demain pour rencontrer François Siegel, je n’étais pas très confiante, n’étant pas journaliste !  Mais 50A m’a fait confiance, et m’a donné les moyens de réaliser cette mission en restant sereine. Belle expérience, et une très belle rencontre.

50A et We Demain veulent faire émerger des idées mais aussi créer une communauté fidèle. Nous avons cette volonté de faire, en nous. Mais souvent, nous voulons bien faire, mais nous ne faisons jamais rien…
Avec la culture du « Home Made », le développement du « Home Brand », du « Home Business » ou encore les « Home Studio » dans l’audiovisuel , la production devient abordable. 50A souhaite partager cette philosophie du pas vite et pas cher, pour agir mieux ensemble.

François Siegel a eu l’idée de créer We Demain suite aux changements dans notre société. L’idée est survenue lors de la crise de 2008 : en plus des actions de ceux qui s’engagent pour les autres, c’est toute notre société qui change : notre façon de penser, de consommer, nos rapports à l’énergie et à l’économie …
Désirant raconter cette révolution à laquelle on assiste, il a acquis au fur et à mesure de la matière pour réaliser un magazine complet : We Demain.
Le métier de la presse, selon François Siegel, se doit de raconter et de  sentir les changements d’époque. Au départ, d’un site internet créé par leurs propres moyens, We Demain s’est muté en magazine.
François Siegel a réussi son pari. We Demain est parvenu à exister dans la communauté des gens qui sont et font le monde de demain : des ONG en passant par les entreprises et les grands salons internationaux. Avec très peu de moyens publicitaires, en existant sur les réseaux sociaux et grâce à son site, We Demain attire un public divers et varié.
Les contenus des magazines naissent d’un travail collaboratif de plusieurs journalistes qui proposent des articles répondant aux problématiques de We Demain.

 

 

 

En plus d’être un raconteur d’histoires et de changements, We Demain doit se positionner lui-même en tant qu’acteur du changement. C’est le sens du Manifeste, signé par différents acteurs du changement. Une belle idée collective qui interpelle les médias publics : une nouvelle économie arrive, soyez attentifs et prenez en conscience.
Malheureusement en France, nous sommes dans un pouvoir pyramidal et centralisé au niveau de l’État, des grands groupes gravitent autour de l’État, ne lâchent pas la pression (énergie, nucléaire …) et ont du mal à admettre la réalité. Contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, avec les sociétés décentralisées où il y a plus d’argent en régions et qui permettent plus d’initiatives.
En France, nous vivons dans le passé, mais le monde change et évolue, les consciences aussi, il faut arrêter de s’accrocher sur ce qu’a fait le XXème siècle mais voir ce que l’on peut faire au XXIème siècle. Alors oui, notre pays est en crise mais le changement d’époque est bien là, il faut maintenant et rapidement le mettre en pratique.

 

Pourquoi avons-nous décidé de nous rapprocher de We Demain ?
C’est bien simple, notre galaxie est liée à l’intelligence collective et We Demain embarque cette thématique pour créer le futur de demain. Barcamp, Atelier Distill, Brainstorming, déplacement en Tunisie en plein Printemps Arabe pour comprendre l’usage de réseaux sociaux, l’Auberge – sas de décompression pour créatif, 50A est sur tous les fronts pour renforcer l’idée de partage et d’échanges entre les personnes qui participent au monde de demain. 50A, c’est de l’entreprenariat positif comme le souligne We Demain. La troisième révolution que nous vivons nous amène à revoir nos manières de travailler et de concevoir. Alors pour avancer, rien de mieux que le « bottom up » : que chacun s’unisse pour travailler ensemble et que l’initiative individuelle se répercute sur le collectif !

Basé sur des valeurs proches de l’économie positive, 50A et We Demain veulent donner un sens au monde de demain. Promouvoir une économie au service de l’homme, en prenant conscience des limites du système actuel dont notre individualisme. L’économie positive c’est une manière de faire du business avec des gens qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs : « faire du business en s’amusant ». Il faut se décomplexer : je peux conduire un 4×4 mais ce 4×4 est hybride, je suis pour sauver la planète et faire du business mais agir avec des gens qui pensent comme moi. Mes croyances ne sont pas incompatibles avec le monde dans lequel je vis.
Mais pour faire émerger cette économie, nous avons besoin du digital, et plus particulièrement d’une neutralité du net. Pour François Siegel « 50A est un ovni ». Pour lui, l’agence peut être un vaisseau pilote pour guider un développement commun.

Comme le BarCamp, actuellement en prévision : « 50A peut être un avion de notre galaxie qui maîtrise ces nouveaux réflexes vis-à-vis du net basés sur une économie collaborative et où l’on trouve des solutions ensembles ». Il faut se réapproprier les données (cf. MyDataLabs). Mais comment ? Pourquoi pas les solutions proposées par IndieWeb. Surfer sur l’économie positive, c’est surfer sur la vie positive. Un autre monde est possible et est en marche.

Rendez-vous sur We Demain

Rédigé à plusieurs mains :
Alice
Nicolas
François Siegel

Laure Coenca