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La transformation numérique by 50A

« Serez vous le prochain UBERISÉ ?  » pas un jour sans entendre le buzzword du moment…radio, émissions TV, presse, les médias s’emparent de la problématique et reprennent à tout va ce terme créé par Maurice Levy !

TransformationNumerique_Blog50A

Nous ne sommes pas là pour parler politique ou sociologie, quoique ;). Nous ne sommes pas non plus là pour faire des leçons de morale et considérer nos parents ou anciens pour des vieux cons. Nous sommes là pour vous initier et vous préparer à cette transformation numérique !

Nous souhaitons partager avec vous une vidéo que nous avons réalisée pour l’un de nos clients, et par là même occasion, décrypter ces mutations sociales et technologiques émergentes.

[vimeo]https://vimeo.com/133147302[/vimeo]

 

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo nous assistons à l’émergence de nouvelles organisations de travail qui s’appuient sur l’intelligence collective et le travail collaboratif. De nouvelles méthodes de financement et de création fleurissent également.

Aujourd’hui nous privilégions l’usage à  la possession. Les entreprises sont donc amenées à repenser leur fonctionnement en interne (=organisation plus horizontale) et ainsi répondre aux besoins et aux attentes de tous les utilisateurs.

Les méthodes de production et de consommation évoluent également et c’est pour cela que l’on peut parler de 3ème révolution industrielle tout en gardant un regard critique, sans céder à la panique… (Nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article de notre druide « Il est l’Or de se transformer »)

Retours sur les différentes notions présentées dans la vidéo

  • Covoiturage : Utilisation conjointe et organisée d’une voiture par plusieurs passagers dans le but d’effectuer un trajet commun.

En 2014 30% des automobilistes ont déjà expérimenté le covoiturage en tant que chauffeur ou passager. Le leader du secteur en France Blablacar aurait atteint 10 million d’utilisateurs en Septembre dernier.

  • Plate-forme d’intermédiation ou Plateforme « on demand » : Plate-forme générique utilisée pour assurer des transactions globales, échanger des documents, des documents EDI avec des partenaires sans devoir investir dans un serveur spécialisé.

IdeXlab a par exemple lancé une plateforme d’intermédiation au service de l’innovation ouverte.

  • Economie Collaborative : Formée par la consommation collaborative, la production distribuée, la finance participative et l’éducation des savoirs ouverts, elle est née grâce à l’innovation numérique et sociale. Le maître mot est : PARTAGER PLUTÔT QUE POSSÉDER.

Cartographie des acteurs

Rendez vous sur le site ShaREvolution collaboration Fing x OuiShare

  • Crowfunding/Financement participatif : Mode de financement de projets par un public. Cela permet de récolter des fonds en vue de financer un projet via des dons, des prêts ou des souscriptions de titres.

En 2014 66 million d’euros ont pu être levés et 1 million de Français ont prêté ou donné des fonds.

De nombreuses plateformes ont vues le jour ces dernières années comme Ulule, Kickstarter, MyMajorCompagny, Kisskissbankbank..

  • Coworking : Espace de travail partagé qui offre aux entrepreneurs et aux indépendants un cadre de travail stimulant qui va leur permettre d’être efficace dans leur travail tout en restant en contact avec d’autres individus dans le même cas qu’eux afin de créer des synergies.

En 2014 nous comptions plus de 10 000 coworkers et 250 espaces de coworking. Les prix varient entre 350€ pour un poste en région parisienne et 225€ en province / mois.

Copass est un réseau mondial permettant de trouver un espace de coworking.

  • Opensource : La philosophie de l’opensource s’articule autour de 4 piliers :

– le droit d’utiliser une création pour quelque usage que ce soit

– le droit d’étudier et de modifier le fonctionnement d’un programme pour l’utiliser différemment

– le droit d’en faire des copies pour un usage commercial ou non

– le droit de redistribuer les changements et les améliorations effectuées

Explication en image c’est plus fun

Quelques exemples de projets et/ou initiatives

OpenSourceEcology est un exemple de ce mouvement visant à créer une plateforme technologique ouverte permettant la production des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort possible.

WikiHouse est un système de construction de maisons en opensource.

OSVehicle ou WikiSpeed, sont des plateformes dédiées à la fabrication de voiture opensource.

OpenDesk est un autre exemple qui lui permet de créer un bureau.

  • Fablabs : Laboratoires ouverts qui permettent à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seul ou en collaboration.

En 2014 il y avait plus de 100 Fablabs en France et 350 dans le monde.

Makery est une carte collaborative permettant de trouver un Fablab près de chez vous.


Les grands chiffres des entreprises qui bouleversent l’économie

UberAirbnbBlablacar
- Aujourd'hui Uber représente 41.2 milliards de dollars.

- 8 millions d'utilisateurs

- 250 villes desservies

- 1.2 milliard de dollars levés en juin 2014

- 160 000 taxis

- 1 million de courses quotidiennes
- 800 000 chambres à la location

- 1er acteur mondial de l'immobiler

- 1 200 000 annonces

- 35 millions de voyageurs

- Présent dans plus de 190 pays et plus de 34 000 villes
- 40 millions de chiffres d'affaires

- 19 pays

- 20 millions de membres

- Croissance de 200% par an

(Sources : Creads, Airbnb, Blablacar)


Notre économie actuelle est en pleine phase de transition. L’essentiel n’est pas de s’accaparer le nouveau buzzword, mais bien de décrypter et appréhender ces nouvelles mutations aussi bien sociologiques que technologiques. Les entreprises seront amenées à repenser leur organisation et leur méthode de management, certainement plus horizontales, elles se nourriront de la philosophie de l’opensource, elles ne penseront plus client mais utilisateur.
Rien ne sert de céder à la panique, pas besoin de faire du « sharingbashing »,  il est fondamental de faire preuve de bon sens.
Une chose est sûre, c’est que ne pas bouger c’est certainement disparaître.

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Interview : Xuan, jeune docteur et ingénieur chez 50A

Cette semaine nous avons interviewé Xuan, ingénieur R&D chez 50A et jeune docteur qui a mené sa thèse sur le partage et le filtrage des données sociales extraites des médias sociaux. Découvrez dans cette interview, ce jeune Data scientist en devenir, son prototype et ses conclusions sur le sujet.

  1. Xuan peux-tu te présenter en 3 mots ?
  • Amical
  • Motivé
  • Curieux
  1. Quelle serait la description de ta thèse en 140 caractères ?

Approche centrée utilisateur et basée groupe d’intérêts pour filtrer et partager des données sociales.

(Découvrez un article sur la thèse de Xuan.)

  1. Pourquoi as-tu choisi les médias sociaux comme sujet ?

Le sujet s’est présenté à moi et j’ai saisi l’opportunité. En 2011 Nicolas et Vincent de l’agence 50A avaient un projet nommé I Brain,visant à construire des outils et systèmes intelligents capable d’extraire l’information et de produire de la connaissance à haute valeur ajoutée à partir de très grands volumes de données sur des médias sociaux. Dans cette optique ils ont lancé une démarche de R&D et ont fait un appel à recherche dans mon université de Compiègne. Dans le même élan qu’I Brain, 50A a également lancé I Place, une application qui vous prévoit votre journée idéale en fonction de ce que vous aimez, partagez et commentez sur les réseaux sociaux. J’ai directement été attiré par ce sujet car les médias sociaux jouent un rôle grandissant dans notre vie quotidienne et comptent aujourd’hui énormément d’utilisateurs. C’est un domaine avec de nombreuses possibilités et de challenges.

(Découvrez la présentation de I Brain.)

  1. Xuan peux-tu présenter le système que tu as développé dans ta thèse ?

Dans le cadre de ma thèse j’ai développé un système nommé SoCoSys (Social Collective System) qui permet de faciliter la tâche de l’utilisateur lorsqu’il veut exploiter plus efficacement de nombreuses informations intéressantes mais distribuées sur les différents réseaux sociaux. J’ai mené une approche complète du concept au prototype. SoCoSys est une application web qui permet aux utilisateurs de connecter leurs réseaux sociaux afin de faciliter le filtrage et le partage de toutes leurs données. Le filtrage sera plus adapté à un usage personnel tandis que le partage sera plus adapté à un usage professionnel (et collectif). Le système est centré utilisateur, il est adaptable et personnalisable selon les envies.

  1. Quelles sont les différentes étapes afin de filtrer et de partager les données via ton système?

Pour le filtrage et le partage des données il y a plusieurs étapes à mettre en place. Tout d’abord il faut identifier les données sociales de l’utilisateur, puis agréger ses données afin de les prétraiter et les enrichir. L’utilisateur pourra ensuite soit garder les informations pour lui ou permettre une collaboration en groupe. Les contenus pertinents sont automatiquement extraits des données agrégées en fonction des intérêts de l’utilisateur, et sont ensuite classés par sujet pour être facilement accessibles.

partage, données, sociales, filtrage, réseaux, sociaux, approche, processus

 

  1. Selon tes recherches, quelles sont tes conclusions et celles de tes sujets par rapport à ton système?

Durant mes recherches j’ai pu tester mon prototype sur deux groupes de dix personnes, des doctorants et des étudiants. Les tests m’ont permis de valider mes hypothèses sur les réseaux sociaux ainsi que d’évaluer le côté utile et la faisabilité du système. Au final les sujets ont tous dit que c’était un système utile et facile d’utilisation. Pour ma part je trouve également que le système est prometteur pour les petits groupes et qu’il est très intéressant pour les professionnels, par exemple pour mener une veille technologique collaborative. Néanmoins je pense qu’il faudrait effectuer des tests avec plus de sujets afin de mesurer la performance (en terme d’extraction des contenus pertinents) du prototype. (les réponses des sujets dépendent de leur niveau d’expertise et sur seulement 20 personnes cela ne peut pas être totalement représentatif)

  1. Aujourd’hui selon toi quel est le contexte et les problématiques liées aux réseaux sociaux ?

Dans l’ensemble le contexte actuel reste très complexe et entraine de nombreuses problématiques car les réseaux sociaux représentent une source importante et riche de contenus qui restent complexes à exploiter efficacement.

Aujourd’hui selon moi, il y un mauvais usage des réseaux sociaux par l’utilisateur. Nous pouvons voir que les réseaux sociaux servent à différents réseaux terroristes afin d’attirer de nouvelles recrues par exemple.. Les réseaux sociaux sont également très cloisonnés ce qui pose un problème d’interconnexion. Nous avons donc aujourd’hui beaucoup trop d’informations et peu de moyens de les traiter, de les filtrer et de les partager et c’est là que SoCoSys rentre en scène.

Contexte actuel des réseaux sociaux par le MMI Bordeaux:

Cartographie-des-réseaux-sociaux-2015

 

  1. Penses-tu qu’un système comme SoCoSys va permettre d’améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux ?

Les médias sociaux et en particulier les réseaux sociaux forment un écosystème très complexe et changeant. Il y a beaucoup d’acteurs, ce qui soulève différents problèmes. Un système comme SoCoSys ne vise à résoudre qu’une partie des problèmes (i.e. surcharge d’information et cloisonnement des réseaux sociaux). Il ne peut peut-être pas améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux mais au mois améliorer l’usage par les utilisateurs des réseaux sociaux. Il permet aux utilisateurs de mieux exploiter (plus rapidement et plus efficacement) les réseaux sociaux en répondant à des besoins personnels mais également collectifs.

  1. Maintenant que ta thèse est finie, comment envisages-tu ton avenir ?

Le projet SoCoSys est maintenant terminé, j’avais donc deux possibilités soit rester à l’académie soit entrer dans le monde professionnel. J’ai fait mon choix et je me dirige maintenant vers le monde professionnel afin devenir un data scientist. La Data science m’attire énormément car c’est un domaine de challenges et d’opportunités.

  1. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Aller le plus loin possible.

(C’est un peu un message à moi-même mais il ne faut pas arrêter d’apprendre, d’avancer. Il n’y a jamais de destination, le monde avance et nous aussi.)


xuan, docteur, ingénieur, 50a, étudiant

 

 

 

Retrouvez toute l’actualité professionnelle de Xuan sur son Linkedin.

 

 

 

 

ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB

Les Fabriques du Ponant : le futur consortium de FabLabs de Brest

(Dernier épisode de notre série consacrée aux hackers et à leurs micro-usines du Futur. Pour clore ce tour de France , notre envoyé spécial Pascal Herard (aka Drapher) s’est rendu à Brest pour s’entretenir avec les fondateurs des Fabrique du Ponant.)

La dynamique associative de l’innovation brestoise est une réalité qui se concrétise aujourd’hui par la création d’un lieu assez unique dans l’univers des FabLabs : Les Fabriques du Ponant. Cet espace de 900 mètres carrés au sein du lycée technique Vauban de Brest va accueillir deux FabLab, celui de l’école d’ingénieurs, le “Téléfab”, ainsi que le “TyFab” de l’association “La Maison du Libre”, mais aussi l’association d’éducation populaire par les sciences et les techniques, “Les petits débrouillards”. Visite des acteurs du consortium de FabLabs et d’éducation populaire de Brest, en cours de constitution.

Reportage : Pascal Hérard

Photos: Marie Le Boiteux

En Bretagne, tout va très vite, et rien ne résiste à l’énergie débordante des acteurs de l’innovation citoyenne. C’est ainsi que l’on pourrait caractériser la création début 2014 des “Fabriques du Ponant”, une initiative unique en son genre en France. Les “Fabriques du Ponant” visent à réunir des hackers, des enseignants, des étudiants, des enfants, des membres associatifs, tous passionnés de technique autour de la “fabrication numérique” et du “bricolage en partage”. Le lieu démarre son activité dans les nouveaux locaux du Lycée technique Vauban en mai et ouvrira ses portes au public en septembre.

Education populaire

mini-stageC’est devant un collège que nous accueille Pierre Allée, le coordinateur des Fabriques du Ponant fraîchement recruté par l’association. Ce trentenaire passionné ne découvre pas le milieu des FabLabs avec son nouveau poste, il a déjà participé à la création de plusieurs hackerspaces et connaît parfaitement le domaine, bien que n’étant pas lui-même un pur technicien. S’il a choisi de nous recevoir ici en premier lieu, c’est pour nous montrer et nous expliquer ce que sont et font “Les Petits Débrouillards”, encore installés dans les locaux du collège, et l’un des trois acteurs des “Fabriques du Ponant”. Ici on est aux Petits Débrouillards grand Ouest. C’est une association d’éducation populaire par les sciences et les techniques, membre d’une fédération nationale, et c’est cette association qui va porter la responsabilité administrative et financière du projet de consortium nous indique Pierre Allée en entrant dans les locaux.

Il y a des outils de bricolage, des plaques de bois, des pots de peintures, et notre guide ne tarde pas à nous affranchir sur les activités de cette association qui va travailler sous peu avec les FabLabs brestois : C’est un public majoritairement d’enfants qui viennent par eux- mêmes, ou par le biais des écoles, sur les temps d’activités péri-scolaires. Ce sont avant tout des ateliers d’apprentissage par l’expérimentation. Mais les Petits débrouillards sont aussi un “Papi”, un Point d’Accès Public Internet, et dans ce cadre là, on forme des publics à l’utilisation d’Internet, au numérique, avec majoritairement des personnes retraitées.

L'ovule géante : objet interactif pédagogique de compréhension de la sexualité

L’ovule géante : objet interactif pédagogique de compréhension de la sexualité

Le lien avec les FabLabs se fait de façon évidente, lorsqu’au détour d’une salle, une énorme boule apparaît, entourée de bois, de carton, et d’autres éléments. C’est un ovule géant qui a été fabriqué par les enfants pour comprendre la sexualité : quand c’est branché et qu’on lance un “spermatozoïde géant” dessus, ça fait un bruit de bébé, nous explique doctement Pierre. Les enfants réalisent des objets, utilisent des techniques, pour comprendre et apprendre des notions scientifiques : les Petits Débrouillards semblent être une sorte d’ancêtre des FabLabs, dans une version enfantine et pédagogique du concept.

Ember 8Imaginer jusqu’où les enfants pourraient aller en s’emparant des technologies numériques laisse rêveur, ce que confirme le coordinateur : Le but avec les “Fabriques”, c’est que les enfants des “Petits débrouillards” puissent s’emparer de nouvelles choses, comme les cartes Arduino (micro-contrôleurs open-source permettant de réaliser de nombreux prototypes électroniques, ndlr), que les animations soient encore plus poussées avec la réunion des trois acteurs dans les mêmes locaux.

FabLab de futurs ingénieurs

Ember 7Le deuxième acteur des “Fabriques du Ponant” est le “Telefab” inauguré en septembre 2012, le FabLab de l’école d’ingénieurs “Telecom Bretagne”. Cette grande salle de plus de cent mètres carrés, au cœur du campus, abrite des dizaines d’ordinateurs, plusieurs imprimantes 3D, une fraiseuse numérique et tous les composants et appareils électroniques indispensables au prototypage,? principale activité de tout FabLab qui se respecte.

La responsable du FabLab, enseignante-chercheuse à Telecom Bretagne, Sylvie Kerouedan nous explique les raisons de la création du TeleFab : L’idée est partie de quelques enseignants, et c’était avant tout pour mettre du matériel à disposition des étudiants, particulièrement des machines. Nous avons voulu tout de suite les impliquer, et ils ont très vite adhéré au concept pour devenir des vrais acteurs du FabLab. Le but est de les mener à la réalisation concrète. La plupart de nos étudiants ont fait des “prépa” et sont uniquement dans le savoir, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont capables de faire des choses. Et en faisant des choses, ils vont imaginer autre chose. Les projets des étudiants sont disséminés un peu partout sur les tables, et ne sont pas uniquement à vocation industrielle, malgré ce que l’on pourrait imaginer. Sylvie Kerouedan explique cette diversité par les apports extérieurs : C’est un lieu d’échanges : on a fait venir par exemple des étudiants des Beaux-Arts, on les a enfermés avec des étudiants de Telecom Bretagne, et ça a donné lieu à des idées vraiment intéressantes. Même si c’est un lieu universitaire, nous sommes en OpenLab tous les mardi soirs, et donc n’importe qui peut venir sur ces créneaux.

Le créateur de messages lumineux en mouvement par persistance rétinienne

Le créateur de messages lumineux en mouvement par persistance rétinienne

Pour l’entrée dans le consortium des Fabriques du Ponant, le TeleFab va en réalité conserver sa salle au sein de Telecom Bretagne et investir le nouvel espace des “Fabriques du Ponant” pour se fondre dans le nouveau projet : typiquement, avec les Fabriques du Ponant, nous pourrons proposer des formations en journée au Lycée Vauban, bien plus facilement que des membres bénévoles du TyFab ne pourraient le faire, sachant que l’on accueille déjà des classes de collège, pour découvrir l’Arduino, les imprimantes 3D.

(visuel) Le pilotage par ordinateur permet d'afficher ce que l'on désire dans la sphère, en leds “animées” ou non

(Le pilotage par ordinateur permet d’afficher ce que l’on désire dans la sphère, en leds “animées” ou non

Le TeleFab active de nombreux projets axés sur la robotique, mais aussi sur la surveillance de l’environnement : On commence à monter des réseaux de capteur pour la surveillance de la qualité de l’air, de l’eau, et à termes on aimerait bien avancer sur les réseaux de capteurs portés par l’homme pour la surveillance médicale. Ce sont des prototypes, avant tout pour montrer que ça marche : on a par exemple une équipe qui travaille sur une petite voiture équipée d’un capteur de monoxyde de carbone, qui se déplace et qui change de couleur en fonction des taux de Co2 relevés….

Une démonstration d’un étrange appareil circulaire conclue la visite : l’engin circulaire de métal se met à tourner très vite, des leds de lumière s’allument et affichent en couleur le message ARDUINO qui se déplace autour de la sphère par persistance rétinienne. Pilotée par ordinateur, la machine peut aussi afficher un globe terrestre sur lequel les cinq continents apparaissent en couleur. Bluffant.

Le TyFab : bricolage de pointe

Le dernier acteur du consortium des “Fabriques du Ponant” est le FabLab historique de Brest, le TyFab, émanation de l’Association “La Maison du Libre”. Créé en 2012 et situé pour l’heure au rez de chaussée d’un immeuble d’un vieux quartier proche du port, le TyFab est un lieu ouvert à tous : il suffit de gravir les trois marches de l’escalier depuis la rue, de pousser une porte vitrée pour être accueilli par l’un de ses fondateurs ou l’un de ses membres.

A gauche, la RepRap Azimov : création d'Arthur Wolf au sein du TyFab

A gauche, la RepRap Azimov : création d’Arthur Wolf au sein du TyFab

C’est un FabLab modeste du point de vue de sa superficie et de sa configuration, mais optimisé au maximum : la première salle est d’ailleurs remplie d’imprimantes 3D en train de “travailler” quand nous y pénétrons. Les étagères sont bourrées d’appareils de toutes sortes. L’espace utile n’est pas un vain mot au TyFab, mais pour autant, intégrer les 900 mètres carrés des Fabriques du Ponant ne sera pas un luxe et permettra d’agrandir ce FabLab très prometteur et réellement innovant.

Une fraiseuse numérique en action, pilotée par la Smoothieborad du TyFab

Une fraiseuse numérique en action, pilotée par la Smoothieborad du TyFab

L’une des Repraps présente imprime une pièce rectangulaire : C’est une Azimov, une imprimante 3D brestoise qui est en train d’imprimer en ce moment nous indique sans préambule Stéphane Philippe, l’un des co-fondateurs du TyFab. La Reprap qui s’active sous nos yeux serait donc une création du TyFab ? Créer entièrement une imprimante 3D étant le rêve de tout FabLab, des explications complémentaires sont nécessaires, que Stéphane s’empresse de nous donner : Mon associé, Arthur Wolf a conçu cette imprimante. Tous les éléments qui la constituent peuvent être imprimés à partir de n’importe quelle autre imprimante 3D comme c’est la règle. Sa particularité est d’utiliser la smoothieboard, une carte contrôleur qui est faite pour les machines à commandes numériques et qui a elle aussi été créée ici, par Arthur.

Ember 2

De gauche à droite : Stéphane Philippe et Pierre Allée

Le TyFab est donc un FabLab en mesure de concevoir et produire de A à Z une imprimante 3D, carte contrôleur comprise. Avec un “plus” non négligeable : la Smoothieboard du TyFab peut être utilisée avec des fraiseuses numériques ou encore des découpeuses laser, et n’est pas cantonnée aux imprimantes 3D ! Une sorte de carte électronique universelle pour FabLab. Open Source Harware, la Smoothieboard est entièrement documentée pour être améliorée, modifiée ou réparée.

Le TyFab est équipé de tous les matériels que la charte des FabLabs implique : fraiseuse numérique, tour, imprimantes 3D, découpeuse laser, vynile, et autres CNC (machines à commande numérique) rien ne manque à l’appel et de nombreux projets y voient le jour.

La Smoothieboard : carte contrôleur de machines à commandes numériques créée au TyFab

La Smoothieboard : carte contrôleur de machines à commandes numériques créée au TyFab

Le TyFab produit donc en permanence des pièces de bois, de métal, de plastique pour des objets conçus par ses membres. Ici, le terme de “bricolage de pointe” est une réalité quotidienne. David Bozec, co-fondateur du TyFab souligne cette vocation : Les gens viennent fabriquer des pièces pour leurs prototypes. En ce moment par exemple, la fraiseuse est en train de creuser une pièce en bois pour un système qui permet à des personnes handicapées de barrer des bateaux avec un simple joystick. Il y a une coque de bateau pour sonder la rade de Brest en cours de réalisation, avec un sondeur GPS et un Arduino à l’intérieur. C’est de l’acquisition de données pour permettre d’établir une carte des fonds marins de la rade de Brest en Open Source, de type Openstreetmap. Mais le FabLab voit beaucoup de ses membres venir créer des objets du quotidien, ce qui est un peu sa marque de fabrique au propre et au figuré : On est plus sur l’amélioration de l’atelier du garage que sur des inventions des hautes sphères. Ici, on est plus pour se donner plus de moyens pour faire des choses qu’on aurait faites de toute manière. Le “fait main” (ou DiY) se décline donc au TyFab dans de nombreux objets usuels que chacun peut venir concevoir et créer de toutes pièces : une sorte d’usine miniature —moderne et ouverte à tous…

Les Fabriques du Ponant : partage, pédagogie innovante et ouverture vers les entreprises

OBCAu delà d’un besoin de mutualisation de locaux et d’un financement plus conséquent, les trois associations constitutives des Fabriques du Ponant ont en commun une volonté très forte de partage de la connaissance et d’approches pédagogiques nouvelles. Le principe de mettre ensemble un FabLab d’école d’ingénieurs, une association d’éducation populaire et un FabLab associatif dans un lycée technique n’est pas anodin. Le proviseur du lycée technique Vauban, Bernard Le Gal a immédiatement proposé de mettre à disposition les 900 mètres carrés nécessaires à l’hébergement du consortium, sachant qu’il avait déjà essayé de créer un FabLab au sein du Lycée : On était intéressé par créer un FabLab, il y avait eu un début de projet avec des partenaires comme l’IUT, Telecom Bretagne, mais il n’a pas été retenu. En créer un nous-même, tous seuls, c’était très difficile, voire impossible. Donc quand Anthony Auffret des “Petits Débrouillards” m’a contacté pour le projet des Fabriques du Ponant, j’en ai parlé au club de profs très porté sur l’innovation, et tout le monde a été très intéressé. Le local du lycée Vauban ne va pas être seulement un enchaînement de salles permettant aux membres des trois associations de venir fabriquer dans un espace plus grand : des partenariats avec l’éducation nationale ont été noués, ainsi que des services aux entreprises, et des événements programmés, comme “l’Open Bidouille Camp” (La Bricole en Partage). Ce qui intéresse avant tout Bernard Le Gal dans l’accueil des FabLabs, pour son lycée, C’est la philosophie. L’ouverture à tous, sans conditions de diplômes, l’apprentissage par la manipulation, l’expérimentation, et qui est très difficile à implémenter dans nos secteurs. Le lycée de l’avenir, c’est préparer les élèves à l’enseignement supérieur et aux entreprises. Il faut qu’ils apprennent à travailler en équipe, avoir des compétences transversales. Dans ces contextes, apprendre et restituer son savoir ne suffit pas. Surtout si on veut des gens qui travaillent dans l’industrie, montent des startups. Aux Etats-unis, c’est dans la culture, et ça marche. On plaisante toujours avec le type qui monte son projet dans son garage, et moi je veux des jeunes qui montent des garages.

Les Fabriques du Ponant sont-elles une nouvelle forme de “FabLabs à usage multiples”, et au fort potentiel créatif et d’innovation ? Tout l’indique, et si les alliances tiennent bon, il est quasi certain que la nouvelle révolution industrielle, souvent évoquée avec les FabLabs, se réalisera de façon encore plus significative avec des lieux comme les Fabriques du Ponant.

Fabriques du Ponant : fiche signalétique

  • Localisation : Lycée technique Vauban à Brest
  • Superficie du FabLab : 900 M2
  • Forme juridique : Consortium d’associations
  • Ancienneté : 2014, mais incluant des FabLabs créés en 2012
  • Nombre de participants : plusieurs centaines
  • Financement : 300 000 € sur 2 ans (Région)
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ITW de Glenn Y. Rolland – CEO de Gnuside

Chez 50A, on privilégie les méthodes agiles et les technologies open source. La collaboration, le partage, l’ouverture sont des valeurs profondément ancrées dans notre philosophie.

Nous partageons ces valeurs avec des entrepreneurs innovants et plein d’ambition. C’est pour cela que nous sommes allés à la rencontre de Glenn, CEO de Gnuside, au c??ur de la Mutinerie à Paris.

Gnuside est une entreprise spécialisée dans le développement logiciel et électronique en informatique libre. Gnuside agit sur toutes les étapes de réalisation de projet, de la conception au développement des systèmes d’informations, jusqu’à leur évolution vers le logiciel libre.
Nous avons donc posé quelques questions à Glenn, pour en savoir plus sur les technologies libre et sur Gnuside.

 

 

Découvrez également un extrait écrit de l’interview ci-dessous :

1/ Comment définis-tu l’entreprenariat Open Source et les technologies libres ?

« Le libre c’est une question d’usage, de partage de connaissances et de contribution. L’entreprenariat open source, c’est l’entreprenariat intelligent.

Le fait d’être transparent et de collaborer permet de déterminer les bonnes pratiques, les bonnes méthodes et les bonnes technologies. L’open source incite tout le monde à devenir meilleur.

Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. L’entreprenariat Open Source permet de concilier les deux aspects de ce proverbe, ensemble on va plus vite et plus loin.

Pour le client, l’avantage de la technologie open source est quelle est adaptable plus vite. On peut réutiliser des composants existants sans avoir besoin de tout redévelopper. Ce qui entraine une réduction des coûts. On peut aussi mutualiser les coûts de développement, si deux clients veulent créer un catalogue en ligne, seul le contenu et le style vont être différents mais pas la technologie sous-jacente. Chaque entreprise paye alors uniquement 50% du développement. »

 

2/ Gnuside en 3 mots clés.

« Open Source, Technologie et Innovation sont les 3 mots clés officiels. Gnuside c’est plus un style, une philosophie basée sur la curiosité, l’ouverture, l’adaptation aux problématiques de nos clients »

 

3/ En quoi Gnuside s’inscrit dans ta définition de l’open Source ?

« Les valeurs de l’open Source s’inscrivent dans chacun des fondateurs de Gnuside. C’est en plus quelque chose que nous avons écrit dans les statuts de l’entreprise. Nos développements visent à être libérés. »

 

4/ Comment l’idée de Gnuside est venue ?

« Il y a douze ans, j’ai rencontré mes associés actuels devant une salle de physique à la fac. A l’époque, on avait envie de créer un jeu vidéo mais nous ne l’avons jamais fait. Nous avons fait nos études ensemble et nous avons divergé vers nos emplois. Au bout d’un certain temps, on s’est rendu compte que l’on voulait toujours travailler ensemble et qu’il y avait des tas de choses intéressantes à faire. »

 

5/ Quels sont tes clients ? Quels objectifs ont-ils ?

« Aujourd’hui, c’est beaucoup de PME. L’intérêt des PME est que ce sont des entreprises énergiques, pleine d’idées folles qui veulent changer le monde mais elles manquent de moyens. A l’inverse, les grosses entreprises avec qui on essaye de traiter aujourd’hui, ont une plus grosse inertie avec des plans d’innovation sur plusieurs années. Mais le temps que le projet aboutisse, nous ne faisons plus de l’innovation. La question que l’on se pose aujourd’hui est comment peut-on concilier les deux pour aboutir à un équilibre et apporter à chacun une expérience issue de l’autre monde.
C’est-à-dire entourer les petites entreprises de pratiques plus industrielles, et permettre aux grandes entreprises d’être plus agiles, plus réactives à l’innovation. »

 

6/ Quel avenir pour Gnuside ? Où vous voyez vous dans 5 ans ?

« On a plusieurs projets en cours notamment Firstbrick, qui vont être décisifs. Ce qui nous intéresse c’est d’apporter des technologies et des solutions qui répondent à des usages. Nous voulons apporter des innovations comme le télégraphe qui a donné par la suite naissance au téléphone, à internet’ et qui répondait au besoin fondamental de communiquer à distance.
Dans 5 ans, idéalement, nous nous voyons comme modèle d’entreprenariat open source »

 

7/ Qu’est ce qui vous plait le plus en tant que CEO de Gnuside?

« Le fait de pouvoir concilier la passion avec les moyens de l’entreprise. C’est à dire, qu’en tant que directeur d’entreprise on peut choisir la direction que l’on veut prendre, les projets qui sont importants. »

 

8/ Une opinion sur 50A ?

« C’est une société dans laquelle j’aimerai travailler si je n’avais pas monté ma propre société. Ce sont des gens qui sont extrêmement compétents et qui sont des bons vivants. Le bon équilibre entre sérieux et amusement.
50A prône la collaboration, le partage, l’ouverture dans ses process. Elle est porteuse de ce message dans ce qu’elle fait auprès de ses clients. »

 

9/ Lorsque tu étais enfant, tu avais plutôt 50 A sur ton bulletin ou que des C ?

« Je n’avais que 2 A, en maths et en physique. Mais cela permet justement de prendre conscience que l’on peut s’améliorer et que quand on ne le peut pas, il faut s’entourer des bonnes compétences pour viser 50 A. »

10/ Quelles sont les trois premières choses que tu fais en allumant ton ordinateur ?
« Je suis tiraillé entre mon côté ingénieur, qui me pousse à regarder ce qui se fait dans le monde, à faire de la veille technologique ; et le côté entrepreneur, qui me dit de regarder mon logiciel de gestion de projet et d’aller travailler. »

 

Merci encore à Glenn pour l’interview !

 

Article et interview réalisés par Livia

COWORKING LAB EVENEMENTIEL

Co-working oui, mais uniquement pour les girls

Le coworking c’est quoi ?

Des bureaux partagés dans d’autres bureaux … HEIN ?
Et oui, l’agence 50A a plusieurs espaces de travail (concepteurs, créateurs, trafic, organisateurs)… Et COWORKEURS !

L’ADN de 50A est composé de plusieurs piliers, mais celui dont nous traiterons aujourd’hui est le fabuleux coworking.

Un récent article de l’Express évoque Berlin comme la capitale du coworking. La métropole européenne contient en effet plus de bureaux partagés que n’importe quelle ville du continent.
« Ce qui pourrait bien devenir le modèle d’organisation de l’entreprise de demain ».

Mais oui, et l’entreprise de demain est à portée de bras pour vous.

« Travaillons ensemble pour une meilleure galaxy » comme l’a dit LE digital druide en l’an 2010.

Le partage d’un bureau pour travailler, partager des idées, ou simplement avoir le wifi. Dans ce concept, l’espace partagé est primordial, mais ce qui est intéressant aussi est le réseau qui peut se créer et qui sollicite un échange et une ouverture.

Et nous ouvrons dès aujourd’hui notre espace coworkeurs(es) aux filles… Celà vous paraît-il étrange ?

Le coworking girl, mais pourquoi ?

Notre galaxy est peuplée de toute sorte de mammifères mais, essentiellement de garçons.
Ceci est bien dommage et nous voulions trouver une solution pour équilibrer notre population… d’où le lancement du coworking girl !

Vous souhaitez connaître les sensations qu’apporte le coworking chez 50A ?

Regardez l’interview d’Arnaud, qui nous quitte bientôt…

Découvrez l’application dédiée au coworking girl sur notre Facebook

Mesdames, vous êtes donc cordialement invitées à nous contacter si vous êtes intéressées…