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ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

La transformation numérique des agences de communication


Pour son troisième podcast sur la transformation numérique, 50A Galaxy s’intéresse aux agences de communication. Le format de notre podcast s’articule autour d’une première partie avec l’intervention d’un expert, ensuite place à un débat de deux rounds entre des chroniqueurs pour diverger puis converger. 

[Introduction] La communication devient digitale

Aujourd’hui, dans un monde où la communication devient digitale, nous voyons se profiler les prochaines mutations. Parmi elles nous pensons que l’une des mutations fondamentales sera la cryptocommunication. En effet depuis l’arrivée de la blockchain et des ICO (méthode d’échange de monnaie numérique) en 2009, nous observons un véritable engouement pour cette technologie et l’avènement d’un nouveau monde. La cryptocommunication s’appuie sur la technologie blockchain, elle  permet de construire et proposer de nouveaux services transactionnels.  Il est ainsi possible de communiquer dans un environnement très hétérogène, à l’international, mais aussi de manière locale. C’est un marché instable et en perpétuel renouvellement. L’enjeu pour les agences de communication est de faire abstraction du passé pour imaginer le futur de la blockchain economy afin de s’adapter très vite.

Listen to « Épisode 3 : la transformation numérique des agences de communication » on Spreaker.

Partie 1 – Interview de Fabrien Aufrechter

Fabien Aufrechter, diplômé d’Histoire à la Sorbonne et de communication publique au Celsa, est actuellement responsable d’Havas Blockchain. Il nous permet de comprendre quels sont les changements en cours dans les agences de communication avec la technologie blockchain et comment nous pouvons imaginer la communication du futur.

Selon lui, la blockchain va faire émerger une nouvelle économie puisque cela permet de faire des transactions de pair à pair, sans intermédiaire. Cette économie c’est la token economy. En effet, les tokens sont des actifs numériques qui vont être émis par les entreprises, en général dans le cadre d’une levée de fonds pour un projet (via les ICO). Ces actifs sont achetés via de la crytpo-monnaie (bitcoin, ether…). Cela ressemble à un placement d’actions. Ces jetons peuvent aussi permettre aux utilisateurs d’accéder à un service : contrat, ticket d’entrée, points de fidélité, traçabilité, etc. Selon lui, la valeur du token s’appuie sur la réputation, et cette réputation est co-construite. C’est une opportunité pour les agences de communication puisqu’il sera possible de construire une relation transparente dépassant les enjeux du « marketing à la papa » pour engager les utilisateurs et capitaliser sur une force d’engagement.

« La blockchain permet de faire des transactions de valeur de pair à pair »

La problématique est que de nombreuses ICO aujourd’hui sont des arnaques ; l’enjeu est donc de consolider cette réputation afin de susciter la confiance, dans un monde où les annonceurs et les GAFA interdisent pour certains, notamment Twitter, les publicités à ce sujet. Il y a donc un gros besoin de pédagogie et c’est là où les agences de communication ont un rôle à jouer puisqu’elles conseillent, construisent la réputation et s’appuient sur des partenaires techniques, juridiques et stratégiques.

« Tous les secteurs peuvent être impactés par la technologie blockchain, comme hier tous les secteurs pouvaient être disruptés par internet »

Les acteurs les plus concernés par cette question d’après F. Aufrechter sont tous les secteurs de la mise en relation, on parle aussi d’intermédiation. Grâce à la technologie blockchain nous allons pouvoir redonner confiance en garantissant la traçabilité, la transparence et la sécurité. Nous pourrions assister à une véritable transformation de tous ces tiers (banques, assurances, notaires…). Bien entendu  les grandes marques et organisations n’ont pas envie de rater la vague.

La token economy permet donc de faire naître de nouveaux usages et services, à travers un système de traçabilité de l’information et surtout de traçabilité des transactions. Cette token economy fait émerger de nouvelles formes d’organisation. Avez vous déjà entendu parler des DAO ? Selon wikipedia « Une Decentralized Autonomous Organization (DAO ou en français « Organisation Autonome Décentralisée ») est une organisation fonctionnant grâce à un programme informatique qui fournit des règles de gouvernance à une communauté. Ces règles sont transparentes et immuables car inscrites dans un réseau blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Une DAO doit disposer d’un mécanisme robuste de réputation pour identifier de manière précise et fiable la compétence et le niveau de confiance par une évaluation systématique et objective des comportements afin que chaque décision ne nécessite pas un large vote des participants. Une DAO doit permettre à ses contributeurs d’être rémunérés soit en crypto-monnaie (ETH, BTC, DAI) soit en parts de la DAO en proportion de la valeur de la contribution de chaque membre ».

Les DAO font ainsi émerger de nouvelles règles, de nouvelles typologies de contrats, et pourquoi pas de nouveaux modèles économiques ? Imaginons par exemple que nous mettions à disposition de marques ou d’entreprises nos fameuses datas personnelles. Celles-ci en échange de tokens pourraient alors nous rétribuer ou nous proposer de participer à la conception de leurs produits ou services. L’utilisateur pourrait donc réellement être impliqué en étant au coeur du produit ou du service.

Fabien Aufrechter va plus loin encore en posant la question de la gouvernance, qui peut être régulée de manière coopérative avec ce système de tokens.

Partie 2 – Les chroniqueurs

Nous avons laissé place à Robert Vinet, Christophe Ducamp, Paul Richardet, Pierre Noro, Fabrice Epelboin et Nicolas Bermond pour diverger sur la première partie de ce « postcast ».

Christophe Ducamp attend des éclaircissements sur comment va réellement être développé ce marché. Robert Vinet croit lui qu’au contraire la token economy sera dominante lorsque que les services seront développés. Il pense aussi que ce seront en réalité des processus communautaires et non mondiaux. Paul Richardet rappelle que ce modèle horizontal et décentralisé permet de bloquer des données et de les rendre officielles, mais cela peut être un danger puisque tout le monde aura accès à l’information et sans contrôle. Pierre Noro n’est pas d’accord lui avec le modèle de la réputation. Pour lui la communication doit être au service de la crypto-monnaie et non le contraire. Il aimerait également que soit développé l’aspect technique qui est assez complexe.

« On voit un poids lourd de la blockchain apparaître en France et les start-ups méritent d’être mieux connues »

Fabrice Epelboin a également du mal à appréhender la réputation dans ce contexte. C’est la confiance, qui, d’après lui, est fondamental pour permettre cette transition. Nicolas Bermond met en avant le potentiel de la technologie blockchain au profit des start-ups et des PME, qui peuvent s’appuyer sur un nouveau système de financement de projets.

Les chroniqueurs ont pu converger lors du second round. Pour Christophe Ducamp, c’est un réel enjeu de communication et de pédagogie qu’il est nécessaire de mettre en oeuvre pour faire adopter ces nouvelles technologies. Robert Vinet affirme qu’on va se retrouver, grâce à cette nouvelle vague numérique, aux fondements de ce qu’était internet, c’est-à-dire un lieu libre et démocratique. Paul Richardet se demande lui si ce ne serait pas un « habillage numérique d’un monde qui reste le même ». Il attend que soit rendu accessible l’aspect technique afin de prouver aux consommateurs en quoi cette technologie peut apporter des solutions. Pierre Noro s’accorde sur ce point, il trouve important de vulgariser et démocratiser l’accès à la technologie blockchain. Fabrice Epelboin est très optimiste sur ce retour au peer to peer et au logiciel libre. Pour lui la blockchain peut redéfinir le monde.

« L’adoption passe avant tout par la compréhension de la technique »

Nicolas Bermond conclut que la technologie blockchain est la technique du futur web décentralisé. Puisque cette technologie s’appuie sur de la cryptographie, cela va faire avancer nos droits et surtout permettre aux startupers et PME d’avoir un financement plus simple et plus global pour gérer les entreprises de manière plus moderne.

Pour aller plus loin sur les cryptomonnaies, découvrez le projet Tsari :

Découvrez notre éditorial sur 50A Galaxy le podcast. Allez écouter nos podcast sur la transformation numérique de l’Etat et de l’immobilier !

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Zoom sur la token economy


  • Notre animateur :


    Fabrice Darmon, chef de projet digital chez 50A, anime le podcast 50A Galaxy.
     

  • Nos chroniqueurs :

Robert Vinet, spécialiste de la blockchain et du marketing, il est fondateur de Blockchain Factory, consultant chez Social Media DataLab, Dr. Banner et DELVHON.
 

Christophe Ducamp, expert en stratégies d’innovation, design thinking et marketing, il est conseiller indépendant depuis 2010. Il tient un blog axé sur les pratiques du web.

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
 

Pierre Noro, chargé d’innovation Blockchain chez Groupe Caisse des Dépôts.

 

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
 

 


  • Pour en savoir plus :

La transformation numérique : https://www.50a.fr/0/transformation-numerique

Les GAFA : https://www.definitions-marketing.com/definition/gafa/

Comprendre la blockchain : https://www.7×7.press/7-questions-pour-enfin-comprendre-la-technologie-blockchain 

La token economy pour les nuls : https://usbeketrica.com/article/la-token-economy-pour-les-nuls

Token economy et blockchain, nouveau paradigme pour les entreprises : https://blog.otiumcapital.com/la-token-economy-ou-le-nouveau-paradigme-des-r%C3%A9seaux-d%C3%A9centralis%C3%A9s-gr%C3%A2ce-%C3%A0-la-blockchain-befe6e7fbc90 

Les ICO : https://blockchainfrance.net/tag/comprendre-les-ico/

Les DAO : https://blockchainfrance.net/tag/comprendre-les-dao/

Pair à pair (peer to peer) : https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1203399-p2p-peer-to-peer-definition-traduction-et-acteurs/

Havas Blockchain : https://www.havasblockchain.io/

© Crédits photo de couverture : © dr – https://www.usine-digitale.fr/article/7-choses-a-savoir-sur-les-ico-ces-nouvelles-levees-de-fonds-en-crypto-monnaie.N585343 

TRANSITION NUMERIQUE

Atelier Innovation le 22 mai 2018 chez 50a.fr

Sautez vers l’innovation agile, ouverte et allongée !

Au sein des entreprises, innover est devenu vital. Avantage concurrentiel, levier de croissance, améliorer sa réputation, conquérir des nouveaux marchés : toutes les raisons sont bonnes pour innover. Mais qu’est-ce qu’innover aujourd’hui ? L’innovation peut se faire sous plusieurs formes (produit, service, procédé, marketing ou social) et sous plusieurs degrés (innovation de rupture ou incrémentale). Différents types d’innovation se sont développés ces dernières années comme l’open innovation ou l’uberisation.

L’open innovation : “Entrez, c’est ouvert”
Pour booster leur innovation, de nombreuses entreprises ont intégré des startups au sein de leur organisation comme Apple, Google ou L’Oréal. Ce mode d’open innovation permet à l’entreprise de découvrir des nouvelles technologies et de développer ses connaissances. Certaines entreprises optent pour une création de fablab à l’instar de Leroy Merlin ou de Renault. Un fablab est un laboratoire ouvert qui permet à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seuls ou en collaboration. Le concept  d’open innovation s’est beaucoup répandu mais les entreprises doivent-elles toutes suivre la tendance ? Quels sont les résultats concrets ? Et si tout n’était qu’un simple habillage de communication…

« L’innovation est ce qui distingue un leader d’un suiveur. » – Steve Jobs

L’uberisation: le nouveau virus du modèle économique traditionnel
L’uberisation a lieu lorsque le modèle traditionnel d’un secteur est remis en cause par un acteur du numérique. Uber avec les taxis, Amazon avec les librairies ou Air Bnb avec le secteur de l’hôtellerie: aucun secteur n’est à l’abri. Les startups ont remis les cartes sur la table, et tout est désormais possible. Les entreprises traditionnelles doivent être réactives quitte à revoir leur business model.

 « Innover ce n’est pas avoir une nouvelle idée, mais arrêter d’avoir une vieille idée. »  – Edwin Herbert Land

Innover avec le design thinking
Chez 50A nous utilisons la méthode Design Thinking : en plaçant l’humain au centre, cette approche permet d’innover autrement en s’inspirant des méthodes des designers, comprendre les besoins du client, la faisabilité technologique et la réalité économique pour créer de nouveaux produits et de nouveaux services. Cette méthode stimule la créativité et développe l’esprit collaboratif au sein d’une équipe.

 

Lors de son prochain atelier, 50A vous éclaire sur les nouveaux types d’innovation et comment s’en servir à son avantage pour être plus compétitif sur le marché.


Intéressé ? Rendez-vous le 22 mai 2018 prochain !

DIGITAL

Interview de Paul et Jean-Michel les fondateurs de Vends-ta-culotte.com

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir l’activité de nos tout beaux et tout nouveaux co-workers. Paul et Jean-Michel sont les fondateurs de Vends-ta-culotte.com un site participatif décalé axé érotisme et fantasme et ils ont « craqués leurs slips » devant le micro de 50A pour vous présenter leur activité.

1. Pouvez-vous vous présenter en 3 mots ?

Paul :
– Libre
– Curieux
– Drôle

Jean-Michel :
– Marrant
– Technique
– Relou

2. Quelle serait la description de votre société en 140 caractères ?

Société de développement technique en informatique.
(Ça ne fait pas exactement 140 caractères mais bon on les pardonne)

3. Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans un espace de co-working ?

Jean-michel : Personnellement j’ai travaillé dix ans tout seul et c’est notre associé qui nous a convaincu que c’était plus marrant de travailler à plusieurs. C’est vrai qu’au quotidien c’est mieux d’avoir des échanges. On a choisi de s’installer chez 50A car ici tout le monde a l’air cool et on peut en tirer des choses, faire des échanges, c’est beaucoup plus motivant.

Paul : Travailler tout seul chez soi c’est difficile parce que tu ne parles à personne et au bout d’un moment tu deviens fou. Moi avant j’ai travaillé pendant un an de chez moi et au bout d’un moment j’ai pété les plombs. S’installer dans un espace de co-working est tout d’abord un choix financier car c’est clairement moins cher que d’avoir son propre bureau mais comme l’a dit Jean-michel les rencontres c’est aussi très important et c’est ce qui nous a fait franchir le pas. Nous avons décidé de nous installer chez 50A car Nicolas et Thibaut sont deux mecs, nous aussi, ils ont déjà fait le cheminement de l’entreprise, c’est intéressant de voir leurs questionnements, comment ils avancent. Ça nous intéresse réellement de discuter avec eux, ils ont la volonté de faire quelque chose de différent, comme nous. Le principe du Tonic Tuesday est également très intéressant, ce principe de laboratoire d’idées c’est vraiment quelque chose de sympa.

4. Qu’est ce que vends-ta-culotte.com ?

Paul : Vends-ta-culotte.com c’est un site participatif qui permet à chacun de vendre ses « spécialités intimes » aux autres pour se faire un peu d’argent. Vends-ta-culotte permet de vendre ses sous-vêtements, ses sex-tapes, des sessions de webcams, des téléphones roses « maison », etc.

Jean-michel : Vends-ta-culotte.com c’est un peu le résultat de notre idée de redonner sa place à l’érotisme et au fantasme. Nous on a envie de retourner dans quelque chose d’érotique comme dans les années 60-70, le début de l’érotisme.

Infographie, vends-ta-culotte.com

5. D’où vous est venue cette idée ?

Jean-Michel : D’un enchaînement de cuites et de voyages. (rires) L’étincelle s’est passée à Londres mais l’idée a germé et s’est concrétisée un soir dans un bar avec du rhum sur Paris.

6. Quelle est votre stratégie de communication ?

Paul : Globalement nous ne passons pas par « les canaux normaux ». Nous sommes sur Facebook et Twitter mais nous n’utilisons plus réellement Facebook car le budget alloué à ce réseau social est énorme. A l’époque on investissait beaucoup dans ce réseau mais aujourd’hui clairement on l’utilise beaucoup moins. On continue de l’utiliser parce que c’est difficile de s’en passer, ils sont puissants, c’est viral, mais on essaye de se détourner de ces sites là pour produire notre propre contenu pour nous et pas pour profiter à un site quelconque.
On veut créer une plateforme alternative à Facebook parce qu’on ne veut pas dépendre d’une société qui proclame des règles et des lois qu’on ne maîtrise pas à notre niveau et baser notre communication sur un outil qui peut nous bannir d’une minute à l’autre et détruire 3 ans de travail. A cause de notre sujet on est sur la corde raide tout le temps, on a eu plusieurs avertissements déjà et seulement pour des blagues.

Jean-Michel : Si on parle de communication au sens propre nous n’en faisons pas comme l’a dit Paul, on fait plus de l’animation de communauté. On veut créer un environnement, un bac à sable pour que tout le monde puisse s’amuser dans un environnement agréable autour du fantasme et de l’érotisme. Vous ne nous verrez jamais faire du 4×3 ou ce genre de dispositifs standards, on préfère les choses décalées, notre but ce n’est pas d’être un site lambda. Notre site promeut le fait maison, l’érotisme fait maison et on utilise le bouche à oreille pour nous faire connaitre.

7. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Paul : Globalement nous n’en avons pas. (rires)

Jean-michel : En gros moi je suis directeur technique et Paul directeur administratif et commercial. On a également un associé qui participe aux idées, il sert d’arbitre lorsqu’on est dans l’hésitation. Il apporte une aide et une vision extérieure qui est parfois bien utile.

8. Ou en êtes vous aujourd’hui ?

Paul : Aujourd’hui pour être franc nous n’en vivons pas encore. Cela fait trois ans que le site existe, ça grossit doucement et on espère qu’il y a du potentiel.

Jean-Michel : En fait on est une vraie start-up, on est en phase de croissance. Aujourd’hui on en vit pas mais les premiers échelons sont validés pour que le projet soit viable à long terme.

9. Comment envisagez vous l’avenir ?

Jean-Michel : Pour l’avenir on envisage de nouveaux services, de la technologie, de la technologie et encore de la technologie. Il y a réellement plein de choses à développer car dans ce genre d’environnement il y a de la technique, ils sont vraiment à la pointe de certaines technologies mais derrière l’expérience utilisateur est très pauvre et c’est vraiment dommage. On investit beaucoup dans les technologies clients. On veut des sites beaux, faciles à utiliser, qui ne sentent pas l’arnaque avec des pop-up dans tous les sens. On veut redonner sa place au site érotique parce que pour le moment c’est un peu les poubelles d’internet. On envisage également d’augmenter l’aspect communautaire en créant des plateformes de rencontres etc. avec des outils innovants même dans la rencontre.
Notre objectif c’est que le site soit viable cette année. On a passé des paliers qu’on ne pensait jamais passer, on a confiance dans la courbe de croissance.

Paul : Notre but c’est de pouvoir être libre de bosser n’importe où et si on a des ressources, devenir un laboratoire technique, car on a des projets d’objets technologiques communicants. Aujourd’hui nous ne le faisons pas encore parce que nous n’avons pas les fonds mais si on peut concrétiser ça dans le futur ça serait super. C’est peut être une utopie mais on veut vraiment s’amuser. On a également deux autres projets sur la rencontre dont un qui s’appellera mmmmmm.com (c’est 6 m), c’est un projet encore secret lié aux fantasmes. Mais on vous en parlera peut être dans un prochain article (rires). Notre objectif est clairement qu’en juillet on puisse avoir une marge sur le site pour pouvoir en vivre et pour pouvoir investir. On y a passé tellement de temps que si ça ne marche pas moi je meurs quoi (rires).

10. Si vous aviez un message planétaire à faire passer, quel serait ce message ?

Jean-Michel : Il faut vivre ses fantasmes ! Il faut se donner la liberté de vivre ses fantasmes et de ne pas avoir peur de les vivre !
Beaucoup d’individus ont peur de leurs propres fantasmes et sur notre site ils peuvent les vivre librement.

Merci à Paul et Jean-Michel pour cette interview et pour nous avoir fait découvrir leur activité. Découvrez Vends-ta-culotte.com.

50a, tonic tuesday, livre, infographie, jérôme de vries, dessins

DIGITAL

50A – La réalité augmentée façon Augment

La réalité augmentée .. un pas de plus vers une science fiction plus vraie que nature.
Elle est là et elle existe bel et bien aujourd’hui, la réalité augmentée surprend par son rendu et par les possibilités qui s’offrent à nous en terme d’utilisation.

Imaginez .. vous êtes dans votre salon et vous avez soudainement envie d’habiller votre mur d’une grande et belle photo.
Seulement, vous ne savez pas si la photo que vous avez choisi (celle avec les chats tous mignons) s’accordera bien avec la commode Empire de votre grand-mère…
Pour le savoir, vous allumez votre iPad, vous placez un repère à l’endroit où vous souhaitez installer votre photo puis la réalité augmentée fait le reste … Sur l’écran retina de votre tablette apparaît d’un coup la photo que vous avez choisi.
Vous pouvez alors, à l’aide de vos doigts agiles, agrandir ou rétrécir la photo, la déplacer sur le mur pour trouver l’endroit idéal où sera posée votre photo.

C’est le pari que se sont lancés Cyril Champier, Mickael Jordan et Jean-François Chianetta, co-fondateurs de Augment.

Télécharger l’application sur l’App Store ou sur Google Play

50A est allé à leur rencontre dans l’antre des start-up, Le Camping, au sein du très élégant Palais Brongniart.

C’est ici que séjourne Augment pour une durée de 6 mois afin de donner plus d’ampleur à leur projet.

Nous avons donc posé quelques questions à Jean-François Chianetta pour en savoir plus sur la réalité augmentée et sur Augment.

1/ Les bases .. qu’est ce que la réalité augmentée ?

La réalité augmentée c’est une nouvelle façon d’interagir avec le monde digital.

La réalité augmentée c’est une nouvelle façon d’interagir avec le monde digital.

Au lieu de regarder des photos ou des vidéos pour s’imaginer à quoi va ressembler un objet, on peut maintenant le voir directement intégré dans son environnement. Par exemple si vous voulez acheter une télévision, grâce à la réalité augmentée vous allez pouvoir la voir directement chez vous, à l’endroit où vous voulez la mettre.

La réalité augmentée est donc définie par l’intégration d’éléments virtuels, en 3d, en temps réel et en respectant la perspective de manière à avoir l’impression que les objets sont vraiment réels.

2/ L’origine .. comment l’idée de créer Augment vous est venue ?

Je voulais faire des agrandissements de photos. Pour pouvoir choisir la taille d’impression, je me suis dit qu’il n’existait rien permettant de visualiser chez soi ce que pourrait donner un poster sur un mur. Vue que je suivais la réalité augmentée depuis un moment je me suis dit que c’était une bonne idée d’application.

J’ai donc commencé à développer sur Android une première version d’Augment.

3/ Qui sont les utilisateurs de réalité augmentée et qui sont principalement les clients d’Augment ? 

La réalité augmentée à une portée universelle, tous ceux qui sont amenés à interagir avec le virtuel peuvent être touchés par cette révolution. L’application Augment a déjà été téléchargée plus de 90000 fois dans 163 pays. Elle est utilisée aussi bien par des vendeurs de piscines pour montrer aux clients leur futur piscine directement dans leur jardin que par des artistes pour envoyer par email une version augmentée de leur nouvelle sculpture.

Tout le monde va être touché car tout devient de plus en plus digital. L’objet ne sera fabriqué et envoyé que lorsqu’on l’aura déjà prévisualisé là ou on le veut.

4/ Quel est l’avenir de la réalité augmentée ?

On a eu les ordinateurs fixes, ensuite les portables, maintenant les smartphones et tablettes.

La réalité augmentée est la prochaine étape dans la miniaturisation de l’accés à l’information.


La réalité augmentée est la prochaine étape dans la miniaturisation de l’accés à l’information.

Avec une paire de lunette de réalité augmentée on pourra accéder à toutes les informations que l’on veut, dans le contexte ou elles sont intéressantes. En regardant un tableau électrique on verra la tension de chacun des cables, en regardant une cuisine, les plaques encore chaudes seront matérialisées par une couleur indiquant le danger, etc… Il faudra que la technologie soit maniée avec prudence pour ne pas nous envahir d’informations inutiles qui finiraient par noyer l’essentiel.

 

Mais chez 50A, nous sommes un peu comme St Thomas .. nous ne croyons que ce que nous voyons .. Nous avons donc assisté à une démonstration assez bluffante de la réalité augmentée façon Augment.

50A – Demonstration réalité augmentée par Augment from agence 50A on Vimeo.

 

Merci encore à l’équipe et en particulier à Jean-François d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir étonné avec sa réalité augmentée.

 

Article rédigé par David / @bariou