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La Blockchain : mythe ou réalité ? 1/3

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L’intelligence artificielle, les objets connectés, l’imprimante 3D, le cloud, la data, la réalité virtuelle (VR), la robotique, toutes ces innovations viennent disrupter la société, les rapports humains et les industries traditionnelles à travers de nouveaux modèles économiques. Cette succession d’innovation s’enchainant à un rythme effréné et l’incroyable accélération du temps bouleversant tout notre écosystème sont les caractéristiques majeures de la révolution numérique touchant aujourd’hui l’ensemble des pans de notre société.

En réalité cette dite révolution engendre surtout de nouveaux paradigmes. Désintermédiation, horizontalité des relations, transparence, échange de pair à pair, les nouvelles technologies se voient depuis plusieurs années leviers de nouvelles structures sociétales et relationnelles. Dans un même temps, nous assistons à une notion de confiance de plus en plus mise à mal. L’hypercapitalisme, les systèmes financiers obscurs, les institutions politiques voient naître un sentiment de défiance de plus en plus important à leur égard.

Le web à ses débuts nous promettait un vent de liberté et de transparence, néanmoins le fait que les institutions restent scotchées dans le passé laissent un boulevard pour les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres Natu (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). La fracture s’est créée et ne cesse de s’amplifier. Face à cette rupture, une technologie émerge depuis quelques années. Cette technologie, la blockchain, semble être porteuse d’un nouveau modèle d’organisation et de nombreux espoirs répondant à l’attente de transparence et de confiance. Le sujet suscite une frénésie et un enthousiasme rafraîchissant depuis plusieurs années, cet engouement s’intensifie en 2016. Google Trends s’emballe lorsqu’on l’interroge sur le sujet.

Google trends

Qu’est ce que la blockchain, que trouve t-on derrière ce gros mot, cette technologie ? Mais surtout à quoi peut-elle servir ? En quoi celle-ci impacterait la notion de confiance et pour qui ?
C’est ce que nous allons développer à travers une série d’articles en tentant d’expliquer, de développer, de remettre en cause et de comprendre ce concept en devenir.

La BlockQuoi ?

C’est quoi au juste la blockchain ?

Avant tout la blockchain ou « chaine de bloc » est une promesse, la promesse de pouvoir se faire confiance, sans se rencontrer et sans se connaitre. Cette confiance sera assurée par la technologie blockchain et non plus par un tiers.

Si l’on devait schématiser la blockchain, on pourrait la décrire comme un grand registre comptable, indestructible, accessible à tous où chacune des écritures est anonymes et absolument indélébiles.

Facile non ?

Dans ce grand registre comptable, nous pourrions y laisser une multitude de choses, des engagements, une vente, un paiement, des reconnaissances de dettes qui resteraient valides jusqu’à ce que l’argent soit remboursé et que cela soient confirmé par le receveur.

Mais est-ce sécurisé ? Ne pourrait-on pas écrire sur ce registre en se faisant passer pour quelqu’un d’autre ou même antidater notre écriture ?

Et bien oui extrêmement sécurisé, car nous devons signer, et cette signature est unique et absolument infalsifiable. De plus, nous horodatons l’écriture.

Sous quelle forme se matérialise-t-elle ?

Le principe de la technologie blockchain n’est donc pas si compliqué, maintenant il vous suffit d’imaginer que ce registre comptable se matérialise sous la forme de petit bloc lié les uns aux autres chronologiquement d’où le nom de chaine de bloc. Chaque transaction ou écriture du registre se trouve au sein d’un de ces blocs. Chaque nouvelle écriture / bloc venant se placer au bout de la chaine de manière chronologique. L’ensemble de cette chaine de blocs est accessible par tous à tout instant à travers un ordinateur via le réseau.

schema_blockchain

 

Si nous devions le résumer en une définition :

La blockchain est une base de donnée décentralisée qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de donnée est sécurisée et distribuée sur un réseau.

 

Les origines de la Blockchain : Bitcoin

Le premier exemple de technologie blockchain est la monnaie numérique Bitcoin créée en 2008 par un illustre inconnu, sous le pseudo de Satoshi Nakamoto. Il faut savoir que toute blockchain marche avec un système de jeton à l’image de Bitcoin, le Bitcoin étant le jeton.

Bitcoin est aujourd’hui la crypto-monnaie la plus connu et la plus populaire. C’est un dispositif de paiement libre, rapide, sécurisé et décentralisé qui permet d’envoyer de l’argent à quelqu’un sans passer par une institution financière. Bitcoin est un moyen de paiement, un protocole informatique mais surtout une révolution se basant sur une technologie nouvelle : la blockchain.

Pour posséder des Bitcoin et pouvoir ainsi réaliser une transaction à travers la blockchain, un utilisateur doit posséder un compte Bitcoin que l’on pourrait comparer à un coffre-fort ou même à un compte en banque.

Le détenteur possède une « clé publique » de ce compte qu’il peut transmettre à toute personne voulant lui envoyer des bitcoins, c’est en quelque sorte un RIB. On peut, grâce à celui-ci, envoyer de l’argent mais absolument pas en faire sortir du compte.

D’un autre côté, le détenteur du compte possède une « clé privée », c’est en quelque sorte son code secret pour accéder au coffre/compte. Il est donc primordial de bien protéger cette « clé privée ».

 

Bitcoin_blockchain_compte

Mais que se passe-t-il lors d’une transaction ?

Imaginons que Sophie souhaite envoyer 10 Bitcoins à Rémi. Pour cela Sophie accède à son compte grâce à sa clé privée et initie la transaction en entrant l’adresse de destination qui est la clé publique de Rémi.

La transaction part sur le réseau blockchain dans ce que l’on appelle un bloc. L’ensemble des machines d’utilisateurs du réseau vont vérifier que la transition est valide, c’est-à-dire vérifier que Sophie n’a pas déjà utilisé ses 10 Bitcoins au sein d’un bloc précédent.

Pour cela, les machines du réseau mettent à disposition leurs puissances de calcul pour assurer la validité de la transaction en résolvant des calculs mathématiques complexes. Ce sont ces calculs qui assurent collectivement l’intégrité et la sécurisation du réseau.

Lorsque la transaction est validée, on dit que le bloc est validé. Les machines ayant participées à la validation du bloc sont rétribuées par une fraction de Bitcoin. On appelle l’action de validation de bloc par les machines : le minage.

Le bloc ainsi validé va venir s’enchainer à l’extrémité de la blockchain et sera horodaté. Les blocs se classent de manière chronologique au sein de la blockchain à laquelle tous les utilisateurs ont accès.

Lorsque le bloc est validé et ajouté à ce grand registre qu’est la blockchain, les 10 Bitcoins transférés par Sophie arrive sur le compte de Rémi.

L’ensemble des transactions effectuées sont donc inscrites dans un grand registre décentralisé (la blockchain) partagé par tous les utilisateurs du réseau et sécurisé pas tous les utilisateurs.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=YQduQf1058I[/youtube]

On estime aujourd’hui la valeur cumulée des Bitcoin en circulation à près de 8 milliard de dollars.

La Blockchain, bien plus que Bitcoin

Nous assistons depuis quelques années à une réelle effervescence autour de cette technologie, mais il n’en fut pas toujours de même. Longtemps décrié et mise à mal par la presse, Bitcoin plus particulièrement fut dénigré et trop souvent associé aux activités illicites du deepweb.

Mais est ce que l’histoire ne se répèterait pas ?

En 1990, alors qu’une poigné de personne en France s’intéresse au protocole TCPIP qui fit la grande révolution numérique que nous connaissons aujourd’hui, une partie des médias firent preuves d’un grand scepticisme et de dédain vis-à-vis de cette technologie. Ne pourrait-on pas faire un parallèle entre le développement du protocole TCPIP et le développement de la blockchain. Là où internet a redonné du pouvoir aux utilisateurs en leur permettant de communiquer à travers le réseau en s’affranchissant des diffuseurs traditionnels, est ce que la blockchain ne leur redonnerait pas du pouvoir en leur permettant des échanges entre pairs, qu’ils soient financiers ou matériels, et ce, sans institutions ou plateformes les chapotant.

Les limites actuelles de cette technologie sont doubles, d’une part techniques car celle-ci demande de puissantes ressources informatiques. D’autre part juridiques car les pays n’ont pas encore développé de cadre légal et les entreprises engageant des projets de blockchain se retrouvent encore souvent dans une zone grise. Toutefois les choses ne sont pas figées, fin avril 2016, nous avons vu les premiers pas de la blockchain dans la loi française, celle-ci y est définit comme « un dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant l’authentification d’opérations ».

Depuis la sortie de la blockchain Bitcoin il y a plus de huit années,  une multitude de projet impulsé par les utilisateurs pour les utilisateurs ont émergé pour améliorer l’originelle et ouvrir son utilisation à de nouveaux horizons. Les banques furent les premiers à s’emparer du sujet mais c’est maintenant l’ensemble des pans de l’économie qui s’y intéresse. Les projets d’applications se multiplient et un horizon des possibles s’ouvre à l’image de la blockchain Ethereum. Mais comme synonyme d’avertissement, le projet The DAO de financement décentralisé autonome s’appuyant sur la blockchain Ethereum a été le 17 juin la cible d’un hacker qui a su exploiter une faille remettant ainsi en cause les fondement du projet, de ça pertinence à sa sécurité voulu sans faille. La suite dans nos prochains articles…

[Source]
http://rue89.nouvelobs.com/
https://blockchainfrance.net
http://framablog.org/
https://medium.com/belem-blockchain
vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=YQduQf1058I
https://poulpitablog.files.wordpress.com/2016/05/blockchain-for-all.pdf

DIGITAL

Interview : Xuan, jeune docteur et ingénieur chez 50A

Cette semaine nous avons interviewé Xuan, ingénieur R&D chez 50A et jeune docteur qui a mené sa thèse sur le partage et le filtrage des données sociales extraites des médias sociaux. Découvrez dans cette interview, ce jeune Data scientist en devenir, son prototype et ses conclusions sur le sujet.

  1. Xuan peux-tu te présenter en 3 mots ?
  • Amical
  • Motivé
  • Curieux
  1. Quelle serait la description de ta thèse en 140 caractères ?

Approche centrée utilisateur et basée groupe d’intérêts pour filtrer et partager des données sociales.

(Découvrez un article sur la thèse de Xuan.)

  1. Pourquoi as-tu choisi les médias sociaux comme sujet ?

Le sujet s’est présenté à moi et j’ai saisi l’opportunité. En 2011 Nicolas et Vincent de l’agence 50A avaient un projet nommé I Brain,visant à construire des outils et systèmes intelligents capable d’extraire l’information et de produire de la connaissance à haute valeur ajoutée à partir de très grands volumes de données sur des médias sociaux. Dans cette optique ils ont lancé une démarche de R&D et ont fait un appel à recherche dans mon université de Compiègne. Dans le même élan qu’I Brain, 50A a également lancé I Place, une application qui vous prévoit votre journée idéale en fonction de ce que vous aimez, partagez et commentez sur les réseaux sociaux. J’ai directement été attiré par ce sujet car les médias sociaux jouent un rôle grandissant dans notre vie quotidienne et comptent aujourd’hui énormément d’utilisateurs. C’est un domaine avec de nombreuses possibilités et de challenges.

(Découvrez la présentation de I Brain.)

  1. Xuan peux-tu présenter le système que tu as développé dans ta thèse ?

Dans le cadre de ma thèse j’ai développé un système nommé SoCoSys (Social Collective System) qui permet de faciliter la tâche de l’utilisateur lorsqu’il veut exploiter plus efficacement de nombreuses informations intéressantes mais distribuées sur les différents réseaux sociaux. J’ai mené une approche complète du concept au prototype. SoCoSys est une application web qui permet aux utilisateurs de connecter leurs réseaux sociaux afin de faciliter le filtrage et le partage de toutes leurs données. Le filtrage sera plus adapté à un usage personnel tandis que le partage sera plus adapté à un usage professionnel (et collectif). Le système est centré utilisateur, il est adaptable et personnalisable selon les envies.

  1. Quelles sont les différentes étapes afin de filtrer et de partager les données via ton système?

Pour le filtrage et le partage des données il y a plusieurs étapes à mettre en place. Tout d’abord il faut identifier les données sociales de l’utilisateur, puis agréger ses données afin de les prétraiter et les enrichir. L’utilisateur pourra ensuite soit garder les informations pour lui ou permettre une collaboration en groupe. Les contenus pertinents sont automatiquement extraits des données agrégées en fonction des intérêts de l’utilisateur, et sont ensuite classés par sujet pour être facilement accessibles.

partage, données, sociales, filtrage, réseaux, sociaux, approche, processus

 

  1. Selon tes recherches, quelles sont tes conclusions et celles de tes sujets par rapport à ton système?

Durant mes recherches j’ai pu tester mon prototype sur deux groupes de dix personnes, des doctorants et des étudiants. Les tests m’ont permis de valider mes hypothèses sur les réseaux sociaux ainsi que d’évaluer le côté utile et la faisabilité du système. Au final les sujets ont tous dit que c’était un système utile et facile d’utilisation. Pour ma part je trouve également que le système est prometteur pour les petits groupes et qu’il est très intéressant pour les professionnels, par exemple pour mener une veille technologique collaborative. Néanmoins je pense qu’il faudrait effectuer des tests avec plus de sujets afin de mesurer la performance (en terme d’extraction des contenus pertinents) du prototype. (les réponses des sujets dépendent de leur niveau d’expertise et sur seulement 20 personnes cela ne peut pas être totalement représentatif)

  1. Aujourd’hui selon toi quel est le contexte et les problématiques liées aux réseaux sociaux ?

Dans l’ensemble le contexte actuel reste très complexe et entraine de nombreuses problématiques car les réseaux sociaux représentent une source importante et riche de contenus qui restent complexes à exploiter efficacement.

Aujourd’hui selon moi, il y un mauvais usage des réseaux sociaux par l’utilisateur. Nous pouvons voir que les réseaux sociaux servent à différents réseaux terroristes afin d’attirer de nouvelles recrues par exemple.. Les réseaux sociaux sont également très cloisonnés ce qui pose un problème d’interconnexion. Nous avons donc aujourd’hui beaucoup trop d’informations et peu de moyens de les traiter, de les filtrer et de les partager et c’est là que SoCoSys rentre en scène.

Contexte actuel des réseaux sociaux par le MMI Bordeaux:

Cartographie-des-réseaux-sociaux-2015

 

  1. Penses-tu qu’un système comme SoCoSys va permettre d’améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux ?

Les médias sociaux et en particulier les réseaux sociaux forment un écosystème très complexe et changeant. Il y a beaucoup d’acteurs, ce qui soulève différents problèmes. Un système comme SoCoSys ne vise à résoudre qu’une partie des problèmes (i.e. surcharge d’information et cloisonnement des réseaux sociaux). Il ne peut peut-être pas améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux mais au mois améliorer l’usage par les utilisateurs des réseaux sociaux. Il permet aux utilisateurs de mieux exploiter (plus rapidement et plus efficacement) les réseaux sociaux en répondant à des besoins personnels mais également collectifs.

  1. Maintenant que ta thèse est finie, comment envisages-tu ton avenir ?

Le projet SoCoSys est maintenant terminé, j’avais donc deux possibilités soit rester à l’académie soit entrer dans le monde professionnel. J’ai fait mon choix et je me dirige maintenant vers le monde professionnel afin devenir un data scientist. La Data science m’attire énormément car c’est un domaine de challenges et d’opportunités.

  1. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Aller le plus loin possible.

(C’est un peu un message à moi-même mais il ne faut pas arrêter d’apprendre, d’avancer. Il n’y a jamais de destination, le monde avance et nous aussi.)


xuan, docteur, ingénieur, 50a, étudiant

 

 

 

Retrouvez toute l’actualité professionnelle de Xuan sur son Linkedin.

 

 

 

 

COWORKING LAB DIGITAL

ITW de Glenn Y. Rolland – CEO de Gnuside

Chez 50A, on privilégie les méthodes agiles et les technologies open source. La collaboration, le partage, l’ouverture sont des valeurs profondément ancrées dans notre philosophie.

Nous partageons ces valeurs avec des entrepreneurs innovants et plein d’ambition. C’est pour cela que nous sommes allés à la rencontre de Glenn, CEO de Gnuside, au c??ur de la Mutinerie à Paris.

Gnuside est une entreprise spécialisée dans le développement logiciel et électronique en informatique libre. Gnuside agit sur toutes les étapes de réalisation de projet, de la conception au développement des systèmes d’informations, jusqu’à leur évolution vers le logiciel libre.
Nous avons donc posé quelques questions à Glenn, pour en savoir plus sur les technologies libre et sur Gnuside.

 

 

Découvrez également un extrait écrit de l’interview ci-dessous :

1/ Comment définis-tu l’entreprenariat Open Source et les technologies libres ?

« Le libre c’est une question d’usage, de partage de connaissances et de contribution. L’entreprenariat open source, c’est l’entreprenariat intelligent.

Le fait d’être transparent et de collaborer permet de déterminer les bonnes pratiques, les bonnes méthodes et les bonnes technologies. L’open source incite tout le monde à devenir meilleur.

Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. L’entreprenariat Open Source permet de concilier les deux aspects de ce proverbe, ensemble on va plus vite et plus loin.

Pour le client, l’avantage de la technologie open source est quelle est adaptable plus vite. On peut réutiliser des composants existants sans avoir besoin de tout redévelopper. Ce qui entraine une réduction des coûts. On peut aussi mutualiser les coûts de développement, si deux clients veulent créer un catalogue en ligne, seul le contenu et le style vont être différents mais pas la technologie sous-jacente. Chaque entreprise paye alors uniquement 50% du développement. »

 

2/ Gnuside en 3 mots clés.

« Open Source, Technologie et Innovation sont les 3 mots clés officiels. Gnuside c’est plus un style, une philosophie basée sur la curiosité, l’ouverture, l’adaptation aux problématiques de nos clients »

 

3/ En quoi Gnuside s’inscrit dans ta définition de l’open Source ?

« Les valeurs de l’open Source s’inscrivent dans chacun des fondateurs de Gnuside. C’est en plus quelque chose que nous avons écrit dans les statuts de l’entreprise. Nos développements visent à être libérés. »

 

4/ Comment l’idée de Gnuside est venue ?

« Il y a douze ans, j’ai rencontré mes associés actuels devant une salle de physique à la fac. A l’époque, on avait envie de créer un jeu vidéo mais nous ne l’avons jamais fait. Nous avons fait nos études ensemble et nous avons divergé vers nos emplois. Au bout d’un certain temps, on s’est rendu compte que l’on voulait toujours travailler ensemble et qu’il y avait des tas de choses intéressantes à faire. »

 

5/ Quels sont tes clients ? Quels objectifs ont-ils ?

« Aujourd’hui, c’est beaucoup de PME. L’intérêt des PME est que ce sont des entreprises énergiques, pleine d’idées folles qui veulent changer le monde mais elles manquent de moyens. A l’inverse, les grosses entreprises avec qui on essaye de traiter aujourd’hui, ont une plus grosse inertie avec des plans d’innovation sur plusieurs années. Mais le temps que le projet aboutisse, nous ne faisons plus de l’innovation. La question que l’on se pose aujourd’hui est comment peut-on concilier les deux pour aboutir à un équilibre et apporter à chacun une expérience issue de l’autre monde.
C’est-à-dire entourer les petites entreprises de pratiques plus industrielles, et permettre aux grandes entreprises d’être plus agiles, plus réactives à l’innovation. »

 

6/ Quel avenir pour Gnuside ? Où vous voyez vous dans 5 ans ?

« On a plusieurs projets en cours notamment Firstbrick, qui vont être décisifs. Ce qui nous intéresse c’est d’apporter des technologies et des solutions qui répondent à des usages. Nous voulons apporter des innovations comme le télégraphe qui a donné par la suite naissance au téléphone, à internet’ et qui répondait au besoin fondamental de communiquer à distance.
Dans 5 ans, idéalement, nous nous voyons comme modèle d’entreprenariat open source »

 

7/ Qu’est ce qui vous plait le plus en tant que CEO de Gnuside?

« Le fait de pouvoir concilier la passion avec les moyens de l’entreprise. C’est à dire, qu’en tant que directeur d’entreprise on peut choisir la direction que l’on veut prendre, les projets qui sont importants. »

 

8/ Une opinion sur 50A ?

« C’est une société dans laquelle j’aimerai travailler si je n’avais pas monté ma propre société. Ce sont des gens qui sont extrêmement compétents et qui sont des bons vivants. Le bon équilibre entre sérieux et amusement.
50A prône la collaboration, le partage, l’ouverture dans ses process. Elle est porteuse de ce message dans ce qu’elle fait auprès de ses clients. »

 

9/ Lorsque tu étais enfant, tu avais plutôt 50 A sur ton bulletin ou que des C ?

« Je n’avais que 2 A, en maths et en physique. Mais cela permet justement de prendre conscience que l’on peut s’améliorer et que quand on ne le peut pas, il faut s’entourer des bonnes compétences pour viser 50 A. »

10/ Quelles sont les trois premières choses que tu fais en allumant ton ordinateur ?
« Je suis tiraillé entre mon côté ingénieur, qui me pousse à regarder ce qui se fait dans le monde, à faire de la veille technologique ; et le côté entrepreneur, qui me dit de regarder mon logiciel de gestion de projet et d’aller travailler. »

 

Merci encore à Glenn pour l’interview !

 

Article et interview réalisés par Livia