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LES CONTRIBUTIONS

DIGITAL LES CONTRIBUTIONS

Revue de web #4

Chez 50A tous les mardi ont lieu les Tonic Tuesday. Nous y partageons nos trouvailles web découvertes dans la semaines. App, sites, ou encore tendances, on vous dit tout !

Nous vous retrouvons donc pour la quatrième revue de web ! (si vous ne les avez pas lues, voici les premières revues de web #1 #2 #3).


Index OECD, vivez vous heureux dans votre pays ?

Mesurer le bien-vivre des sociétés est très répandu ces derniers temps. C’est pourquoi l’OCDE a créé un outil permettant de classer 35 pays selon des critères tels que l’enseignement, le logement, l’environnement. C’est-à-dire que chacun pour établir un classement selon l’importance qu’il accorde aux onze critères.

Pour tester l’outil rendez-vous ici !

Site déniché par Jérôme.


Algorithme Amazon, virer ses employés plus rapidement

Pas un jour ne passe sans qu’un scandale ne ternisse l’image d’Amazon. Après l’assistant vocal qui espionne ses clients, Amazon a été épinglé pour avoir automatiquement licencié les employés des entrepôts pour assurer une bonne « productivité « .

Les centres d’exécution d’Amazon sont le moteur de l’entreprise – des entrepôts massifs où les travailleurs suivent, emballent, trient et mélangent chaque commande avant de l’envoyer chez l’acheteur.

Les travailleurs de ces entrepôts sont confrontés à des conditions pénibles : les travailleurs sont poussés à « faire plus de bénéfices », certains emballant des centaines de boîtes par heure et perdent leur emploi s’ils ne sont pas assez efficaces.

Les documents obtenus par The Verge montrent que les licenciements de productivité sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense. Dans une lettre signée l’année dernière, un avocat représentant Amazon a déclaré que l’entreprise avait licencié des « centaines » d’employés d’une même usine entre août 2017 et septembre 2018 pour non-respect des quotas de productivité. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’au cours de cette période, environ 300 employés à temps plein ont été congédiés pour inefficacité.

Ce n’est pas sans penser à Black Mirror…

Info dénichée par Anna.


Solution « deuxième avis », l’app des seconds avis médicaux

En Europe, il n’est pas rare de consulter pour obtenir un second avis médical, un peu moins en France. Pourtant, cette pratique peut s’avérer pertinente, non pas pour remettre en cause un diagnostic et douter des médecins, mais plutôt pour approuver un verdict, se rassurer.

SecondAvis est une application permet d’avoir rapidement un second avis. Elle effet, elle permet aux utilisateurs ne comprenant pas leurs symptômes ou les résultats d’un rendez-vous d’obtenir un (second) avis médical. Le patient est ainsi éclairé sur sa patologie ou les résultats de son dernier examen, en attendant de consulter un spécialiste.

À sa sortie en 2016, le site avait suscité un tollé chez les médecins. En France la culture du second avis n’est pas globalement répandue au contraire des pays nordiques par exemple. Dans des pays comme la Suède, le Danemark ou encore l’Allemagne, dans le cas de maladies graves les patients ont tendance à bénéficier de deuxième avis.

Pour télécharger l’app rendez-vous ici !

App dénichée par Madeline.


Senspad, la musique où vous voulez quand vous voulez.

Une batterie connectée ça vous dit ? Senspad est la première batterie connectée sans fil et évolutive.

Depuis le début de la batterie électronique dans les années 1980, les marques traditionnelles bien connues couvrent, avec un monopole exclusif sur l’ensemble du marché. Une domination significative, mais en même temps sans autre grande innovation depuis une trentaine d’années. Avec son nouvel outil Senspad compte bien révolutionner ce secteur !

Ils expliquent en 6 points en quoi leur outil est révolutionnaire :

  • moins cher que l’ensemble des batteries professionnelles existantes
  • offre la même qualité qu’une vraie batterie
  • une batterie évolutive (ajoutez beaucoup de Senspad pour créer votre propre kit de batterie)
  • entièrement transportable
  • connecté et sans fil
  • et cerise sur le gâteau, vous pourrez mettre à jour votre système GRATUITEMENT, pas besoin d’acheter d’autres pads ou un nouveau module de batterie, cliquez simplement sur Update directement dans notre application.

Pour découvrir cet outil ou le précommandez votre drumpad ici !

Outil déniché par Clément.


Playdate, la console rétro monochrome ?

Panic, l’éditeur de logiciels Mac et iOS, a fait un tabac le mois dernier avec l’annonce de Playdate, sa première console de jeux portable. Elle a été co-conçue par le fabricant électronique Teenage engineering et propose des versions exclusives conçues par des développeurs renommés comme Zach Gage, Bennett Foddy et Keita Takahashi.

Le design général de la Playdate est coloré et solide, à l’allure old-school d’une game boy.

La véritable originalité de la Playlade est que vous jouez en noir et blanc 1 bit sans rétroéclairage ! Ce qui lui donne un aspect minimaliste. Il n’y a pas grand-chose sur le marché qui ressemble à cette console. Reste à vous convaincre de passer au monochrome !

Mais, l’élément de design qui a fait parler tout le monde, est la manivelle à droite de la Playdate, par laquelle le jeu est entièrement contrôlé.

Pour en savoir plus sur la console rendez-vous ici !

Jeu déniché par Olivier.


La collapsologie, mythe ou réalité ?

Depuis quelques années, l’étude des catastrophes a un nom ! La collapsologie.

Face à l’effondrement climatique, économique et face à un potentiel effondrement global cette nouvelle théorie en vogue fait des adeptes. Pablo Sevigné est un chercheur en collapsologie très connu. Il s’est spécialisé dans la recherche des théories de l’effondrement, et livre un avenir plutôt sombre de l’humanité.

Découvrez la vidéo de brut pour en savoir plus :

Info dénichée par Nicolas.


Les emballages de légumes écologiques

Face à l’urgence climatique des alternatives écologiques se créent, l’utilisation du plastique est de plus en plus boudée par les consommateurs.

L’Union Européenne a récemment voté pour l’interdiction du plastique à usage unique d’ici 2021. L’Asie fait également sa part pour sauver la planète en renvoyant par exemple 3000 tonnes de déchets plastique vers leur pays d’origine.

Certains pays ont adopté une alternative naturelle aux emballages en plastique : les feuilles de bananier.

Bien que les aliments enveloppés de feuilles ne soient pas une nouveauté en Asie, il est inhabituel de voir cette approche traditionnelle et biodégradable utilisée dans les supermarchés. La première chaîne à adopter cette idée a été Rimping Supermarket à Chiang Mai, en Thaïlande. Ces images sont devenu virales, avec plus de 3,5 millions de vues et 16.000 actions via la page Facebook Perfect Homes Chiangmai.

Un certain nombre de personnes ont même incité leurs supermarchés locaux, à s’inspirer de cette initiative.

Tendance dénichée par Audrey.


L’évènement de l’agence, Plante ta graine

La tendance de l’agence pour ce mois de juin c’est bien évidemment l’évènement Plante ta graine !

Si vous n’en avez pas entendu parler, nous souhaitons à travers cet évènement réunir des acteurs de la transition écologique. Lors de cette journée nous vous invitons également à venir planter des semis, n’hésitez pas à apporter les vôtres !

Retrouvez-nous pour une journée de présentation de projection et de partage d’expérience le 27 juin 2019 de 14h30 à 22h.

En amont de notre évènement nous avons voulu en savoir plus sur les initiatives de 4 acteurs de la transition écologique. Retrouvez les interviews ici :

Inscriptions et programme

Inscriptions à Plante ta graine par mail contact@50a.fr ou sur l’évènement Facebook Plante ta graine. 


Nous espérons que cette quatrième revue de web vous aura plu ! N’hésitez pas à nous dire en commentaire quelle tendance vous a marqué. Et vous quelle est votre tendance de la semaine ?

DIGITAL EVENEMENTIEL LES CONTRIBUTIONS TRANSITION NUMERIQUE

Revue de web by 50A #1

Chaque mardi matin à l’occasion de notre Tonic Tuesday nous partageons nos trouvailles : tendances web, nouveaux outils, applications, méthodologies de travail ou inspirations. L’occasion d’approfondir notre culture numérique, de décrypter et commenter les dernières tendances. 

Chaque mois, vous retrouverez donc notre sélection ! 

 


Hourly, l’application de timesheeting

Revue de web by 50a

« Time sheeter » ou noter son temps est primordial lorsque l’on travaille. C’est la base de tout lorsque l’on vend du temps à nos clients. Hourly est une app qui permet de lancer un chronomètre dès que l’on commence une tâche un travail. L’application, très graphique permet de facilement se rendre compte du temps consacré aux différents projets. Très efficace pour l’efficacité et lutter contre la procrastination. À la différence d’un chronomètre classique, il faut noter la tâche que l’on effectue lorsque l’on lance le chronomètre (possibilité d’en lancer plusieurs en même temps).

http://hourly-app.com/

Tendance dénichée par Olivier


Flutter, la conception d’applications multiplateformes

Revue de web by 50a

Flutter, le framework de Google permettant de concevoir des applications multiplateformes pour Android et iOS. Aujourd’hui Flutter se fait connaître pour sa capacité à concevoir des applications natives multiplateformes pour Android et iOS (Windows/Mac/Linux sont également supportés).

Google a opté pour Dart comme langage de programmation, faisant ainsi revivre cette technologies tombée (presque) dans l’oubli. Depuis 1 an l’application prend de l’ampleur, notamment grâce à sa version Release Preview en juin 2018 et sa mise à jour en septembre. À suivre de près…

Application dénichée par Clément


Coach me, atteignez vos buts personnels

Coach.me est une app qui va vous permettre de vous fixer un ou plusieurs buts à atteindre. Qu’est-ce que cette app a de différent ? Coach.me va vous permettre d’être encouragé et conseillé par des coachs et des membres de l’application. Parmi les tâches proposés le programme est varié : développement personnel, perte de poids, bonheur et relations, apprentissage d’une compétence, productivité ou défi à relever. Le tout sur une période à déterminer, et avec la possibilité de se faire rappeler fréquemment ses engagements.

La communauté d’utilisateurs vous conseille sur les bonnes méthodes à adopter, et l’enregistrement de vos performances vous permet de battre vos records.

Des félicitations encouragent aussi l’utilisateur à chaque objectif atteint. Un système payant de coaching individuel peut même pousser les plus déterminés à tenir leur cadence.

https://www.coach.me/

Outil déniché par Nicolas.


Livre « it doesn’t have to be crazy at work »

Revue de web by 50a

Un peu de lecture ! Écrit par le créateur de basecamp Jason Fried et son associé David Heinemeier Hansson, It doesn’t have to be crazy at work vous prodigue des conseils pratiques et positifs à adapter au travail.

La problématique du livre : comment construire une entreprise « calme » en suivant quelques règles simples.
225 pages, 66 thèmes = 3 pages par thème. Le but de cet ouvrage ? Démonter les stéréotypes liés aux startups et prouver que pour réussir il n’est pas nécessaire de travailler 80 heures par semaine.

Tout est une question d’organisation et d’efficacité. Cela passe par du calme et des règles simples à respecter. À l’agence nous travaillons ensemble pour appliquer certaines règles et optimiser notre temps afin de mieux servir le client.

Livre déniché par Thibaut.


Synomya, la data au service des entreprises

 

Revue de web by 50a

Élue comme l’une des huit startups Data clés pour l’année 2017 par Maddyness et le Hub Institute, Synomia est une agence de conseil spécialisée dans la data marketing et la création de stratégies innovantes pour aider les entreprises à atteindre leur croissance projetée.

Grâce à sa plateforme SaaS Tile, Synomia analyse facilement et simplement la demande du marché établie par des conversations ouvertes sur les forums, le web, les médias sociaux, les sondages et les sondages. Cela permet à Synomia de tirer des enseignements qui servent à définir la plate-forme de chaque marque et les stratégies de communication multicanaux, à mettre en évidence les opportunités de croissance du marché et à améliorer la satisfaction des clients.

https://www.synomia.fr/

Outil trouvé par Jérôme.


Nike, l’engagement, nouveau crédeau des marques

Depuis quelques années les publicistes prennent la route de l’engagement social et politique. De ce fait on voit de plus en plus de campagnes au storytelling inspirant et aux messages politisés. (Gilette, Patagonia..)

La semaine dernière la nouvelle Nike a dévoilé sa nouvelle campagne, en partenariat avec la célèbre tennis-woman Serenna Williams célèbrant les femmes et le sport.

Nike n’en est pas à son premier coup d’essai avec les publicités politiquement ou socialement engagées rappelez-vous de la campagne des 30 ans de la marque « Just fo it ». Le PDG de Nike, Mark Parker, affirme que sa publicité controversée mettant en vedette le quart-arrière de la NFL, Colin Kaepernick, a suscité un  » record ». Cette publicité a contribué à stimuler les ventes.

                  « Le marketing ne consiste plus à fabriquer , mais à raconter des histoires. »

                                                                                 Seth Godin

Est-ce donc pour nike un moyen de se positionner comme une marque féministe ou est-ce un cas de women washing ? De toutes évidences Nike clame haut et fort son habileté à taper juste avec des images puissantes.

Tendance dénichée par Anna


Tympanus, intéractivité is the key

Revue de web by 50a

Ce site interactif nous dévoile plusieurs portraits sous forme de particules. Lorsque l’on passe notre souris sur les portraits, tout s’anime. C’est un bon moyen de garder l’utilisateur sur le site et l’encourage à continuer à naviguer dessus.

À découvrir sur https://tympanus.net/Tutorials/InteractiveParticles/

Site déniché par Paul


Flint, le robot aux newsletter personnalisées

Revue de web by 50a

Flint est votre robot personnel. Le but de ce robot est de vous proposer une newsletter personnalisée avec des articles de qualité et de vous surprendre dans vos lectures ! Avec Flint votre nouvelle profession : « éleveur de robots ». Créé par le journaliste et entrepreneur Benoît Raphaël, les bots deviennent indispensables.

Flint, une newsletter quotidienne dont les articles sont sélectionnés par des bots, sous forme d’intelligences artificielles entraînées et influencées par des experts et des communautés. Chaque jour Flint lit des milliers d’articles et vous envoie une sélection d’articles personnalisée dans une newsletter.

Élevez votre bot sur https://flint.media/

Outil déniché par Madeline


We act for good, le coup de coeur green de 50A

We act for good est une application qui va bouleverser votre quotidien. Aujourd’hui 87% des Français se sentent concernés par les problèmes environnementaux. On assiste à un véritable engouement dans le changement d’habitudes, et cela passe aussi par les app !

WAG est une application simple d’utilisation. Elle vous permet à travers des défis, des conseils et astuces à propos de votre alimentation, votre mode de transport, d’énergie etc…

L’app vous propose donc un programme sur-mesure ? L’utilisateur (Wagueur) est invité à relever des thématiques au quotidien. En naviguant dans l’application, l’internaute choisit alors un sujet qui l’intéresse, ouvre la fiche d’un premier défi, comprend pourquoi c’est important de le faire et s’engage à l’action !

https://telecharger.weactforgood.com/


Les Tonic Transition

Une fois par mois, nous vous ouvrons les portes de l’agence afin d’interagir ensemble sur les nouvelles pratiques à connaître et à exploiter afin de toujours mieux performer.

Le principe est simple : dans le cadre de ses sessions Tonic transition, nous vous présentons et vous sensibilisons aux sujets d’actualité de l’économie digitale et de la transformation numérique de 8h30 à 10h30.

À travers quatre thématiques réparties entre mars et novembre vous pourrez assister à des ateliers sur les thèmes de l’hygiène numérique, la cyber sécurité, l’open innovation et l’inbound marketing.

Nos Tonic Transition se déroulent de la manière suivante :

5 minutes : 3 mots-clés pour se présenter
20 minutes : Présentation du sujet par l’intervenant
20 minutes : Présentation des ateliers co-design en lien avec les ateliers 50A
10 minutes : Questions-Réponses

Pour vous inscrire c’est ici (et c’est gratuit !).

En espérant que cet article vous aura plu et convaincu de tester nos trouvailles ! N’hésitez pas à nous envoyer vos remarques en commentaire.

Si vous avez plus de questions n’hésitez pas à contacter notre agence digitale.

LES CONTRIBUTIONS

À Bron, la Fabrique d’Objets Libres réinvente la production d’objets !

Notre série d’été produite avec le soutien de CASTORAMA vous emmène à la rencontre de hackers et de leurs micro-usines du Futur. Pour ce premier épisode, notre envoyé spécial Pascal Herard (aka Drapher) est parti en Rhône-Alpes à la rencontre des inventeurs de la Fabrique d’Objets Libres (FOL).

La Fabrique d’objets libres est un FabLab engagé dans une démarche de production d’objets du quotidien mais aussi à vocation professionnelle, avec la volonté d’offrir toutes ses créations au domaine public. Du design, à la conduite de projets, le hack d’outils, la recherche et développement, les partenariats avec des structures professionnelles, ce FabLab est très investi dans l’exploration des nouvelles voies de la ré-industrialisation par le numérique. Tous les objets créés sont en open-source, documentés et libres de droit. Rencontre avec les explorateurs des probables mini-usines du futur.

Acrobat

La MJC de Bron, près du boulevard périphérique sud, accueille une association très particulière dans ses sous-sols : le premier et le seul FabLab de la région lyonnaise. Les secrétaires de la MJC sont habituées à indiquer au public le chemin pour accéder à ce laboratoire un peu particulier, où l’économie, le design et production industrielle du futur sont en cours d’élaboration. “Vous descendez les escaliers, il y a une porte à double battant, vous allez au fond du grand couloir et vous verrez une porte orange sur la gauche : c’est là-bas.” Nous nous exécutons, un peu impressionnés : la FOL (Fabrique d’Objets Libres) est un FabLab qui affiche sur son site web des ambitions très “professionnelles” dans l’approche : méthodes projets, laboratoires thématiques…

En surface, un FabLab très classique

L'une des deux imprimantes 3D du FOL

L’une des deux imprimantes 3D du FOL

La première salle, d’une vingtaine de mètres carrés, est occupée par une demi-douzaine de personnes affairées autour de deux imprimantes 3D, des ordinateurs portables, toutes en pleines discussions. A l’entrée, assise derrière une petite table, une jeune femme nous accueille : Karine est la première employée du FabLab, en Contrat d’avenir. Il y a des objets en bois, en plastique, en tissus, en carton, un peu partout sur des étagères et des tables : porte-bagues, tableau technique en bois gravé, statuettes, et de nombreux autres petits objets à l’utilité indéfinie.

Karine nous présente Stéphane Mor, le contact principal de l’association et instigateur du Lab, qui ne perd pas de temps pour nous présenter la structure et ses matériels : “Vous êtes ici dans la première salle du FabLab, la plus calme normalement : il y a deux imprimantes 3D, et une découpeuse vinyle qui permet de faire des auto-collants, des stickers, de découper du carton, plein de choses de ce style là.” Jusque là, rien que du très classique.

Stéphane nous guide ensuite vers une deuxième salle, plus spacieuse, avec de grandes tables en son centre et des matériels installés le long des murs, où une dizaine de personnes s’activent : “ici, c’est plus axé montage, bricolage, avec du matériel adapté, mais il y a surtout la machine à découpe laser”. L’engin a la taille d’un juke box, équipé d’un couvercle transparent, avec à l’intérieur une sorte de grille noire qui sent le brulé. “La découpeuse laser permet de découper du bois, du plexi, à partir d’un fichier vectoriel en deux dimensions sur un ordinateur. C’est une utilisation à la portée de tout le monde. Nous avons aussi une fraiseuse numérique, et des matériels plus classiques pour percer, visser, etc.”

R&D associative en mode projet

La Fabrique d’objets libres, sous l’apparence d’un FabLab très classique a fait des choix particuliers. Au-delà de mettre simplement des matériels numériques à disposition de ses membres, la FOL utilise en premier lieu la méthode AGILE pour tous ses projets collectifs.

Fabrique d'Objets Libres

Fabrique d’Objets Libres

Bien connue des développeurs en informatique, cette méthode appliquée à la conception et fabrication d’objets, permet un conception/ fabrication/amélioration de qualité industrielle, ce qu’explique très bien Stéphane Mor : “Je suis développeur, et cette méthode a fait ses preuves dans le domaine du logiciel. Je me suis dit qu’il y avait la possibilité de transférer ça à la fabrication numérique. Le dénominateur commun c’est le numérique : dès qu’on a des fichiers à produire, on peut utiliser une méthodologie AGILE pour produire ces fichiers.”

Mais comment se traduit concrètement cette méthode dans le cadre de projets de prototypes au sein du FabLab ? “Le premier point c’est la notion du produit minimum viable, c’est-à-dire qu’on produit quelque chose qui répond à l’ensemble des critères, puis on fait une évaluation terrain, on voit ce qui ne va pas, on change ce qui ne va pas, et on fait une deuxième itération (un deuxième cycle de développement, NDLR), on arrive à une version meilleure, etc.” décrit le responsable du FabLab. Cette approche est différente de l’approche classique de fabrication d’objets, et Stéphane Mor le souligne : “dans le cycle traditionnel, on définit le produit dans ses moindres détails en amont et on le réalise par la suite. Ça permet l’amélioration et l’intégration continue, avec l’idée aussi d’interfaces, parce qu’un objet est composé le plus souvent de plusieurs éléments, des connecteurs. Comme dans la cas du masque que l’on fabrique au sein du HandiLab : il faut que le tube aille sur le masque, il y a une interface, et la méthode AGILE fonctionne beaucoup avec ça.” Le HandiLab ? L’une des spécificités de la Fabrique d’Objets Libres : fabriquer des objets spécifiques pour les personnes handicapées.

HandiLab : innovation industrielle dans la “niche” du handicap

L’idée du projet HandiLab au sein de la Fabrique d’objets libres est celle “d’un espace d’expérimentation, un appel à projets permanent, sur le handicap et la fabrication numérique. Cette idée vient de l’ancien président qui était infirmier, puis de mon côté le projet m’a séduit parce que ma famille travaille dans la santé”, indique Stéphane.

Adobe ReaderLe HandiLab serait donc en mesure de fabriquer des appareils spécifiques à certains handicaps, ce que le responsable du Lab nous confirme : “Le premier projet que l’on a mené à bien, c’est un plan en braille pour un festival de la différence qui se passe à Villeurbanne. Ca a été fait grâce à la découpeuse laser, et ce qui était intéressant c’est que l’on a eu des tests avec des personnes non-voyantes et malvoyantes qui pouvaient nous donner leurs ressentis au fur et à mesure du processus de fabrication.” Ce plan a permis aux personnes non-voyantes de se repérer dans l’espace du festival, pour accéder aux stands. Un travail de longue haleine, très minutieux, qui demandait à ce que tous les publics puissent en profiter, voyants et non voyants, d’où la difficulté technique, entre autres dans la création des indications écrites en relief, devant être lisibles par tous les publics.

Ces types de produits existent déjà, mais coûtent très cher lorsqu’ils sont effectués par des entreprises. Le FabLab ne remet pas en cause les prix pratiqués pour ce type d’objets qui demandent du matériel pointu et de la main d’œuvre très qualifiée et donc onéreuse, mais estime que puisqu’ils [les membres du FabLab, NDLR] pouvaient le faire eux-mêmes, il fallait essayer.

L’aspect “objet libre” est aussi central dans cette démarche, et Stéphane Mor insiste sur cet aspect : “A la Fabrique d’objets libres, ce qu’on veut, c’est produire des objets libres, ce qui veut dire des objets que chacun peut créer soi-même à partir d’un fichier. Les conditions pour y parvenir c’est qu’il faut que les fichiers qui permettent de fabriquer les objets, soient libres, comme pour les logiciels. Il faut que ces fichiers soient facilement téléchargeables, gratuits, avec une licence qui permette le partage, et accompagnés d’une documentation adéquate. Pour que chacun puisse aussi le modifier.”

Le HandiLab a été contacté par le CTRDV (Centre technique régional de déficience visuelle) pour faire une mallette pédagogique de géographie. Ce plan tactile des continents permet de repérer les formes des continents, les méridiens et de replacer correctement les éléments correspondants.

Les hospices civils de Lyon ont aussi fait appel au FabLab pour créer un masque. Ce projet est en cours de réalisation : “ils nous ont contacté parce qu’ils cherchent à créer un masque de ventilation non invasive pour nourrissons. Ils utilisent actuellement des masques à oxygène pour bébé de 6 mois à 2 ans, et comme ils ne sont pas adaptés au prématurés, ils sont obligés de les serrer, ce qui crée des sur-handicaps. Cette ventilation non-invasive, si un masque adapté est créé, peut permettre aux nourrissons de retourner chez eux.” Aujourd’hui les constructeurs n’ayant pas vu un marché suffisant, ce masque n’existe pas, d’où la demande auprès du HandiLab pour le créer.

Les étapes finales ne pourront pas toutes être validées au HandiLab pour cause de normes à respecter, particulièrement sur les matériaux, le prototype pourrait y être quand même fabriqué, à base de polymères. Et si en Europe, la fabrication de ce masque devait passer obligatoirement par l’industrie classique pour être produit aux normes, il pourrait être fabriqué dans des espaces de type FabLabs dans des pays émergents, pour un coût très faible : “dans les pays où il n’y a rien, il vaut mieux un masque qui sauve ces prématurés et qui ne soit pas aux normes mais qui existe, plutôt que pas de masque du tout”, conclue Stéphane. Une vingtaine de personnes participent au projet, des ingénieurs, personnels de santé, designers…

Nouvelle industrie collaborative ?

Adobe ReaderLa Fabrique d’objets libres est proche de la conception industrielle dans ses méthodes, son approche. Mais comme le dit son instigateur : “nous, on va de la maquette, du prototype et de l’expérimentation, jusqu’à la petite série, mais ensuite, il y a tout un tas d’équipements que l’on n’a pas, et de savoir-faire qu’on délègue volontiers aux personnes qui en sont capables.” La FOL est donc une sorte de lieu d’expérimentation, de recherche et de developpement de produits finis, basés sur des besoins précis dictés par les personnes impliquées. Le but avoué est de permettre d’obtenir l’objet qu’ils souhaitent, avec une qualité industrielle, aidé de machines numériques, mais avec en tête des règles bien précises, propres à cette nouvelle approche de l’innovation. La collaboration en mode projet est centrale pour cet espace de recherche et développement, comme la nécessité de mettre à disposition librement toutes les innovations qui y sont conçues : la Fabrique d’objets libres porte bien son nom, en fin de compte. Une nouvelle façon de voir le design et la fabrication industrielle s’y constitue, basée sur le logiciel libre et le partage de connaissances. Il est probable qu’une partie de l’économie du futur s’invente ici. En toute liberté.

La Fabrique d’objets libres : fiche signalétique

  • Localisation : Bron (agglomération lyonnaise)
  • Superficie du FabLab : 80 M2
  • Forme juridique : association
  • Ancienneté : janvier 2013
  • Nombre de participants : 150 adhérents
  • Financement : Participatif + un peu de matériel payé par la MJC
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Economie Positive = We Demain + 50A et vous ?

Lorsque Nicolas m’a demandé d’aller dans les locaux de We Demain pour rencontrer François Siegel, je n’étais pas très confiante, n’étant pas journaliste !  Mais 50A m’a fait confiance, et m’a donné les moyens de réaliser cette mission en restant sereine. Belle expérience, et une très belle rencontre.

50A et We Demain veulent faire émerger des idées mais aussi créer une communauté fidèle. Nous avons cette volonté de faire, en nous. Mais souvent, nous voulons bien faire, mais nous ne faisons jamais rien…
Avec la culture du « Home Made », le développement du « Home Brand », du « Home Business » ou encore les « Home Studio » dans l’audiovisuel , la production devient abordable. 50A souhaite partager cette philosophie du pas vite et pas cher, pour agir mieux ensemble.

François Siegel a eu l’idée de créer We Demain suite aux changements dans notre société. L’idée est survenue lors de la crise de 2008 : en plus des actions de ceux qui s’engagent pour les autres, c’est toute notre société qui change : notre façon de penser, de consommer, nos rapports à l’énergie et à l’économie …
Désirant raconter cette révolution à laquelle on assiste, il a acquis au fur et à mesure de la matière pour réaliser un magazine complet : We Demain.
Le métier de la presse, selon François Siegel, se doit de raconter et de  sentir les changements d’époque. Au départ, d’un site internet créé par leurs propres moyens, We Demain s’est muté en magazine.
François Siegel a réussi son pari. We Demain est parvenu à exister dans la communauté des gens qui sont et font le monde de demain : des ONG en passant par les entreprises et les grands salons internationaux. Avec très peu de moyens publicitaires, en existant sur les réseaux sociaux et grâce à son site, We Demain attire un public divers et varié.
Les contenus des magazines naissent d’un travail collaboratif de plusieurs journalistes qui proposent des articles répondant aux problématiques de We Demain.

 

 

 

En plus d’être un raconteur d’histoires et de changements, We Demain doit se positionner lui-même en tant qu’acteur du changement. C’est le sens du Manifeste, signé par différents acteurs du changement. Une belle idée collective qui interpelle les médias publics : une nouvelle économie arrive, soyez attentifs et prenez en conscience.
Malheureusement en France, nous sommes dans un pouvoir pyramidal et centralisé au niveau de l’État, des grands groupes gravitent autour de l’État, ne lâchent pas la pression (énergie, nucléaire …) et ont du mal à admettre la réalité. Contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, avec les sociétés décentralisées où il y a plus d’argent en régions et qui permettent plus d’initiatives.
En France, nous vivons dans le passé, mais le monde change et évolue, les consciences aussi, il faut arrêter de s’accrocher sur ce qu’a fait le XXème siècle mais voir ce que l’on peut faire au XXIème siècle. Alors oui, notre pays est en crise mais le changement d’époque est bien là, il faut maintenant et rapidement le mettre en pratique.

 

Pourquoi avons-nous décidé de nous rapprocher de We Demain ?
C’est bien simple, notre galaxie est liée à l’intelligence collective et We Demain embarque cette thématique pour créer le futur de demain. Barcamp, Atelier Distill, Brainstorming, déplacement en Tunisie en plein Printemps Arabe pour comprendre l’usage de réseaux sociaux, l’Auberge – sas de décompression pour créatif, 50A est sur tous les fronts pour renforcer l’idée de partage et d’échanges entre les personnes qui participent au monde de demain. 50A, c’est de l’entreprenariat positif comme le souligne We Demain. La troisième révolution que nous vivons nous amène à revoir nos manières de travailler et de concevoir. Alors pour avancer, rien de mieux que le « bottom up » : que chacun s’unisse pour travailler ensemble et que l’initiative individuelle se répercute sur le collectif !

Basé sur des valeurs proches de l’économie positive, 50A et We Demain veulent donner un sens au monde de demain. Promouvoir une économie au service de l’homme, en prenant conscience des limites du système actuel dont notre individualisme. L’économie positive c’est une manière de faire du business avec des gens qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs : « faire du business en s’amusant ». Il faut se décomplexer : je peux conduire un 4×4 mais ce 4×4 est hybride, je suis pour sauver la planète et faire du business mais agir avec des gens qui pensent comme moi. Mes croyances ne sont pas incompatibles avec le monde dans lequel je vis.
Mais pour faire émerger cette économie, nous avons besoin du digital, et plus particulièrement d’une neutralité du net. Pour François Siegel « 50A est un ovni ». Pour lui, l’agence peut être un vaisseau pilote pour guider un développement commun.

Comme le BarCamp, actuellement en prévision : « 50A peut être un avion de notre galaxie qui maîtrise ces nouveaux réflexes vis-à-vis du net basés sur une économie collaborative et où l’on trouve des solutions ensembles ». Il faut se réapproprier les données (cf. MyDataLabs). Mais comment ? Pourquoi pas les solutions proposées par IndieWeb. Surfer sur l’économie positive, c’est surfer sur la vie positive. Un autre monde est possible et est en marche.

Rendez-vous sur We Demain

Rédigé à plusieurs mains :
Alice
Nicolas
François Siegel

Laure Coenca