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Atelier Cybersécurité le 17 juin 2019 chez 50A.fr

 

Utiliser les failles humaines d’un système d’information comme effet de levier, connaissez-vous les rudiments du social engineering ? Une fois l’humain formé, avez-vous entendu parler de bug bounty, de pen testing ?

La cybercriminalité est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur au sein des entreprises. On la définit comme l’ensemble d’activités criminelles réalisées par le biais d’Internet ou de l’informatique. Elle existe sous différentes formes : extorsion de fonds, installations de programmes pirate ou espion, vol ou manipulation de données, phishing, social engineering… Les motivations qui poussent les cybercriminels (appelés aussi  “hackers”) à agir sont généralement financières. Ils peuvent agir de manière solitaire ou en réseau.

Principales cibles des hackers, les entreprises doivent impérativement prendre des mesures de sécurité pour éviter ce genre d’attaques. Il faut noter que 80% des entreprises ont été victimes de cyberattaques sur les 12 derniers mois selon le baromètre du CESIN. Beaucoup auraient pu être évitées, si des mesures avaient été prises en amont d’après l’ANSSI, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. L’agence classifie l’ensemble des 40 règles à suivre en 13 étapes dans son guide de bonnes pratiques. Aucune entreprise n’est à l’abri et les conséquences peuvent désastreuses si aucun dispositif n’est mis en place.

La nouvelles réforme de protection de données du Parlement européen aidera les PME à pénétrer de nouveaux marchés et aux entreprises de diminuer leurs coûts via un système de surveillance centralisé.

80% des entreprises ont été victimes de cyberattaques sur les 12 derniers mois

Conscient de cette problématique majeure, 50A organise un atelier consacré à la cybercriminalité et à a cybersécurité pour sensibiliser ses clients aux dangers qu’ils encourent et leur donner les armes nécessaires pour combattre ce type d’attaques.

 

Assurer la sécurité au sein de son entreprise représente un enjeu primordial pour son bon fonctionnement. Une prise de conscience s’impose donc pour tous. Si vous êtes dirigeant d’une PME ou un membre d’une DSI, cet atelier est fait pour vous.

Save the date et rendez-vous le 17 juin 2019 !

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Atelier Hygiène Numérique le 26 mars 2019 chez 50a.fr

Adoptez les bons réflexes pour gérer vos données personnelles, votre consommation de data et apprendre la déconnexion.

Depuis notre tendre enfance, de nombreuses règles de vie nous été inculquées dans le cadre familial, scolaire ou professionnel pour nous apprendre à nous comporter seul ou en société. A l’heure du numérique, de nouvelles règles de vie s’appliquent.

Vie privée : Big Brother is watching you
L’émergence des réseaux sociaux et du big data à modifier notre perception de la vie privée. On partage tout, n’importe où et n’importe comment sans se soucier des conséquences. Certaines entreprises, à l’affût de nouvelles données pour hyper-personnaliser leurs offres utilisent parfois ces données à l’insu de notre bon vouloir. Quelles mesures doit-on prendre pour assurer la sécurité de nos données ? Dans cette optique, le Parlement Européen a récemment mis en place un ensemble de dispositifs : droit à l’oubli, limite du profilage, plus de transparence envers ceux qui possèdent nos données…

« Affirmer que vous vous moquez du droit à la vie privée parce vous n’avez rien à cacher revient à déclarer que vous n’en avez rien à faire de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire. » – Edouard Snowden

Tout est dans le cloud… Ou pas
Les techniques de stockage ont beaucoup évolué : disquette, disque dur, clé USB… Aujourd’hui la tendance est au cloud : avec les solutions de stockage en ligne, de nombreuses options s’offrent à nous pour limiter la perte ou le vol de fichiers. Certes, le cloud est une solution de stockage mais elle n’est pas sans risque. La digitalisation de la société amène à penser qu’il n’y pas d’impact environnemental sur la planète mass bien au contraire : saturation des serveurs, surconsommation d’énergie, problème de recyclage de certains appareils… Adopter des bonnes pratiques au quotidien comme éteindre son téléphone ou éviter le mode veille, est primordial pour le respect de l’environnement.

Se déconnecter pour mieux se reconnecter
Les notifications ont envahi notre quotidien autant dans la vie personnelle que professionnelle : emails, textos, réseaux sociaux… En cherchant à être le plus informé possible sur la vie de nos proches, l’actualité du monde ou même dans le suivi des projets en entreprise,  il est difficile aujourd’hui de songer à se déconnecter. Nous sommes de plus en plus mobiles grâce à nouvelles technologies et les smartphones ont amplifié ce phénomène d’hyper connexion. Mais à quel prix ? Déshumanisation des rapports humains, pression sociale, burnout… Les conséquences peuvent être néfastes pour notre bien-être et notre équilibre. Le secteur du tourisme et du voyage l’a bien compris et propose des séjours de digital détox pour se couper de tout. Depuis janvier dernier, le droit à la déconnexion est entré en vigueur dans la loi du travail pour limiter l’empiètement de la vie professionnelle sur la vie privée.
 
50A vous propose le temps d’un atelier de réfléchir ensemble sur les comportements à adopter pour une avoir une bonne hygiène numérique.

N’hesitez pas à vous inscrire ici et rendez-vous le 26 mars !

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Top des tendances digitales de 2019

 

L’équipe de 50A vous a concocté une synthèse des tendances digitales glanées ici et là depuis un mois. Au menu :

Tendances graphiques
Tendances marketing
Tendances socialmedia
Tendances technologiques


Les tendances graphiques

Entre design vintage et futuriste, 2019 laisse place à des tendances totalement opposées qui raviront les goûts de tous.

Art déco
Tendance bichromie
Le minimalisme isométrique
Style élégant

#1. Tendance art déco 

Le mouvement de l’art déco débute à la fin de la Première Guerre mondiale et s’étend sur près d’un demi-siècle, il connaît son heure de gloire dans les années 20. Les années 20 et 50 influencent particulièrement les graphistes en ce début d’année.

Les jeux de lignes symétriques de l’époque ainsi que les effets métalliques font automatiquement penser au grand Jay Gatsby.

(source: MyHomeDesign)

 


#2 Entre bichromie et dégradés 

Les logos monochromes font de moins en moins recette aujourd’hui. On assiste à une émergence des designs « bichromes » et des dégradés qui peuvent être réalisés avec des couleurs assez sobres. On observe également l’usage de couleurs plus flashy ce qui permet d’obtenir des résultats assez surprenants comme l’image ci-dessus!

En architecture, le brutalisme était un mouvement qui manifestait un total désintérêt d’être simple et agréable. Le brutalisme Web poursuit cette tendance, en montrant un effort intentionnel de représenter un site d’une manière la plus éloignée d’un site web classique.

 

(Source : Pinterest)

#3 Le minimalisme isométrique

La particularité des designs isométriques est qu’ils représentent des univers miniatures à part entière dans de très petits espaces. Ces designs très techniques et détaillés, créent un visuel qui nous raconte une histoire au travers d’une miniature assez élaborée.

Les icônes isométriques sont de fait beaucoup plus chaleureuses et plus tactiles que les icônes réalisées en flat design.

(source : Medium)

#4 Élégance et délicatesse 

Face à des designs aux traits très marqués, un retour au style classique du XIXème siècle sera très en vogue pour 2019.

Style très influencé par la botanique et la nature en général, ce design simpliste mais très détaillé est déjà très utilisé en design de packaging, où ce genre d’illustrations délicates se mixe à la perfection sur du papier.

Yokaona

En plus du graphisme, le marketing reste un des éléments importants face au monde digital.  Voici en seconde partie les tendances marketing

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COWORKING LAB DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Google invite 50A à tester le Jamboard dans le cadre d’un atelier UX co-design

50A, précurseur du UX co-design

Spécialiste de l’UX, 50A a été la première agence digitale française à tester le Jamboard dans le cadre d‘un projet de conception d’un site internet.

À l’occasion de l’arrivée de la Jamboard en France, nous avons travaillé avec Google pour adapter nos outils et ateliers UX design au format du Jamboard. Nous avons créé des gabarits interactifs permettant d’interagir en équipe sur toutes les étapes clés pour concevoir l’expérience utilisateur d’un service digital : ecosystem map, personae, storyboard, parcours utilisateur, moodboard graphique…

Le Jamboard, qu’est-ce que c’est ?

Le Jamboard est un tableau interactif couplé aux outils de la G Suite de Google. L’écran 4K de 55 pouces permet la collaboration en ligne sur un même document que l’on soit sur smartphone, tablette, ordinateur sur place ou à distance via vidéo conférence.

Pour en savoir plus, visitez la page dédiée au Jamboard : google.com/jamboard

L’atelier

Nos coworkers, Plissken Production, ont été les premiers à profiter de notre association avec Google pour la refonte de leur site internet. Nous avons organisé en 2018 un atelier de co-design dans les locaux de Google avec pour support le Jamboard. Nos habituels post-it, paper board, feutres et planches de réflexions étaient remplacés par une “Jam” (session de travail), des posts-it numériques, un tableau blanc interactif, la possibilité de voter et tout cela grâce à un stylet tactile.

Co-design, échanges, enrichissement mutuel, fluidité étaient au rendez-vous.

“On s’est rendu compte qu’il y avait des synergies de culture d’entreprise mais aussi de valeurs entre Google et 50a. Tout d’abord parce qu’on aime et veut travailler avec des gens talentueux.”
Sylvie LE GUELLEC, Sales Specialist EMEA chez Google

 

Remerciements :

  • Sylvie LE GUELLEC, Sales Specialist EMEA chez Google, pour son accueil et sa disponibilité
  • Plissken Production pour la réalisation de la vidéo

Retrouvez sur notre blog nos articles sur le design thinking

Le co-design, qu’est-ce que c’est ?
Comment le co-design change transforme la relation client-fournisseur ?

Retrouvez sur notre site tous nos ateliers :

Acculturation Show
Ecosystem Map
Personae & Storyboard
Parcours client
Prototype web & app
Inbound Marketing
Plan d’action Com/Mkt/RH
Cockpit de pilotage

Vous avez un projet et souhaitez nous soumettre votre brief ? Prenons rendez-vous !

 

ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Religion et Technologies

ACTE 1 : RÉFLEXIONS D’UN THINKTANK CHRÉTIEN 

Nous sommes très heureux de partager avec vous en cette fin d’année 2018, le 7ème épisode de notre podcast 50A Galaxy. Dans ce nouvel épisode nous allons aborder deux mondes relativement différents, la religion d’un côté et la technologie de l’autre. Le premier monde fait référence à l’histoire, la philosophie, la morale et le second quant à lui est très récent, très moderne, et connaît chaque jour son lot de progrès en challengeant la morale jusque là établie. Comment ces deux mondes peuvent s’enrichir mutuellement ?

Ce podcast s’articule autour des thématiques suivantes :

Pour décrypter ces thématiques nous avons la chance de recevoir Pierre Gueydier, (LinkedIN, Twitter), maître de conférence à la faculté catholique de l’université ouest à Angers dans le domaine des sciences politiques et chargé de la coordination de la recherche de OPTIC Technology.  OPTIC est une plateforme, un réseau international d’étude et d’innovation initié par l’ordre religieux des Dominicains et dédié aux enjeux éthiques des technologies de rupture. OPTIC fonde ses travaux sur une anthropologie explicitement chrétienne. « Nous croyons que les technologies de rupture peuvent grandement contribuer à améliorer les conditions de vie dans de multiples domaines sous réserve de les placer d’abord au service de l’Homme et du Bien Commun. »

« Être plus intelligent à plusieurs »

Ce réseau a pour objectifs de comprendre les enjeux et essayer de décrypter ce qu’il se passe. Essayer de se faire rencontrer des disciplines académiques qui souvent s’ignorent les sciences sociales d’un côté et les sciences de l’ingénieur de l’autre ainsi que les questions de sciences politiques. Comment décloisonner les approches ?

[Chapitre 1 : La communauté]
À l’heure où l’on parle d’évangélisation dans le monde de la technologie, le catholicisme est une communauté de 2000 ans. Est ce que celle-ci s’intéresse aux réseaux sociaux ? Est ce que cela apporte une vision, une philosophie particulière ?
L’étymologie du mot religion c’est relier. La relation à la technologie pour les religions est un peu double. Paradoxalement y compris pour le numérique, le catholicisme a intégré assez rapidement les technologies dans son élan missionnaire dans l’idée de propager la foi, on parle de « Propaganda Fide ». Elle s’appuie pour cela sur la presse, la radio, le livre et le manuscrit évidemment ! Le support médiatique et technique a donc été assimilé assez rapidement de tous temps par les mouvements religieux pour véhiculer le message. Les ordres missionnaires ont toujours été très à la pointe, notamment les jésuites avec les lanternes magiques via la projection sur les murs des églises (l’ancêtre du projecteur de diapos). Le premier site Internet du Vatican a dû être publié en 1996/97, en France en 1997. L’universalisme biblique est théologique, le message de salut des religions est destiné à tous, donc il n’y pas de barrière. L’outil en tant que tel est neutre moralement, il y a toujours eu les avis, les critiques, voir des condamnations. La lutte contre les hérésies est historique il faut garantir les véracités des messages. Il y a toujours eu une certaine réticence vis à vis du progrès (modernisme/catholicisme). Il est important de garder une approche rationnelle, collective sans panique morale.  

[Chapitre 2 : Le numérique et la morale ]
L’histoire du numérique, dans un premier temps : Découverte joyeuse et infantile. Dans un second comment s’organiser ? Qu’est ce qui est open source qu’est ce qui ne l’est pas ? Est ce que tout le monde a accès à l’information ? Troisième temps : prise de contrôle des GAFA, apparition du hacking, transfert des données personnelles, ne faut il pas organiser la technologie ? Il y a t’il un bien et un mal ? Ne faudrait il pas une morale ?
Le numérique ne change pas fondamentalement les choses sur ce qui est recevable d’un point de vue légal ou pas. Les conséquences en revanche sont nouvelles et assez peu contrôlables et contrôlées. Les questions d’arbitrage entre ce qui est  bien ou serait mal doivent être l’objet d’une discussion collective et se heurtent à des difficultés de la loi à étendre son pouvoir sur le numérique. Comment inventer de nouveaux moyens collectivement pour essayer de trouver ce qui est moralement tolérable ? Chez les catholiques on parle de « doctrine sociale de l’église », c’est un certain nombre de critères très généraux censés pouvoir être partageables par quiconque pas forcément croyant : la notion de subsidiarité, la notion de participation, la notion de dignité humaine, la notion de solidarité, la notion de destination universelle des biens. Ces différents points peuvent être pertinents pour les questions numériques.

[Chapitre 3 : Technologie et politique]
Décembre 2018, @Paris, on assiste à une nouvelle infrastructure sociale imposée par la technologie notamment Facebook, première infrastructure qui n’est pas imposée par l’Etat ou par l’Église. Que pense l’Église de ce nouvel acteur du social ?
Il est possible de faire le parallèle avec les mouvements syndicaux du 19ème siècle, avec la volonté d’un groupe de constituer un collectif politique qui ne dépend ni des politiques ni des religieux. L’église n’a pas forcément de solutions particulières. À travers les dispositifs types réseaux sociaux est ce qu’il s’agit de nouveaux comportements ou de nouveaux acteurs ? Les modalités de manière très diverses évoluent et sont imprévisibles, mais ce n’est pas si nouveau comme mobilisation. Ce ne sont pas forcément des espèces d’acteurs omnipotents comme les GAFAS qui puissent décider de conséquence. La question du numérique induit une sorte de nouveauté par rapport aux technologies où traditionnellement on supposait les technologies neutres, mais les design de conception des plateformes et des algorithmes ont des visées politiques explicites. Leurs usages et les décisions prises ont des impacts mondiaux et politiques c’est sans doute un progrès. La mission de l’église sur les réseaux sociaux est assumée par les fidèles et par forcément par la hiérarchie. Celle-ci a la prudence de laisser l’action politique et sociale au plus proche du terrain. Eût égard aux problèmes auxquelles fait face l’Église dans différents domaines la question du numérique reste relativement secondaire.

Centralité et réseaux distribuées. Il existe 3 grandes typologies de réseaux centralisés/hiérarchiques (Catholique), le réseau multipolaire (Protestants, Chiites), le réseau décentralisé (Sunnites). Quid de la capacité des organisations/ordres religieux à se saisir des technologies Internet ? Est ce que toutes les organisations religieuses ont les mêmes facilités de par leur nature à se saisir de ces technologies eût égard au type de technologies que l’on va trouver en face ?
Il y a un vrai paradoxe dans l’Eglise catholique, en effet elle est hiérarchique mais extrêmement plate. Il existe 4 niveaux de hiérarchie dans l’église : les papes, les évêques, les prêtres, les fidèles. C’est une pyramide mais une pyramide assez plate. La relation de pouvoir au sein de l’église est très complexe. Les ordres religieux de par leur spécificité, de par leur flexibilité jouent un rôle de compensation sur cette hiérarchie, voir même de tensions. Le dispositif Internet numérique du Saint Siège  est une très grosse infrastructure. C’est l’une des galaxie de sites les plus attaquée au monde, la war room de cyber défense est impressionnante. Au niveau institutionnel pour les sphères romaines, nous sommes encore sur un internet 1.0, même s’il existe des comptes Twitter. C’est à vocation apologétique = diffusion de la parole religieuse, il n’y a pas réellement d’investissement dans les questions d’animation de réseaux. Les actions dans la vraie vie des paroisses ou des diocèses ne permettent pas forcément de consacrer du temps à la gestion des réseaux sociaux. Cette tradition humaniste d’accueil, d’ouverture et de gratuité fonctionnent assez bien. Lors des JMJ en revanche les jeunes se saisissent eux mêmes des réseaux.

Comment est ce que l’église aborde la problématique des données personnelles et la surveillance des individus ?
Le regard est assez simple : c’est la dignité humaine. Les questions de libertés individuelles, de vie privée et de secrets des correspondances privées sont garant de la vie sociale et vital pour la démocratie. Force est de constater que cela n’existe plus, l’Église ne peut en soit le déplorer et exprimer son souhait qu’il y ait des régulations / corrections. À priori les créateurs de Facebook ou Google ont du être tenus un peu à l’écart en terme d’offres. Sur la question des communs, le concept de « Destination universelle des biens », concept philosophico-théologique avec des implications économiques, qui tourne autours des questions « Est ce que la propriété privée est légitime, illégitime ? Quelle est sa nature morale ? En gros la position de l’Eglise est de dire dans une vision théologique de fin des temps, de fait il n’y aurait plus besoin de propriété. Or actuellement nous ne sommes pas à la fin des temps, donc la propriété privée qui est dans la doctrine sociale la conséquence du fait de jouir des fruits de son travail (droit naturel), est justifiable à condition que ce ne soit pas la finalité. L’objectif de l’activité économique de l’homme n’est pas la propriété pour la propriété, elle est un moyen mais pas une fin. La question des communs peut être glissable et glissée dans cette « case ». Le numérique vient ré-interroger tous ces critères et ces notions que l’on croyait neutre. Dans l’Église il y a une grande tradition de l’écrit, sur les données privées à savoir les registres paroissiaux qui enregistrent par écrits les actes de cultes (baptême, mariage…) il n’y a à priori pas de numérisation pour des raisons de risques et de budget. En revanche pour l’organisation d’événements (inscription pour les JMJ) là, les diocèses sont soumis à la loi commune.

[Chapitre 4 : Intelligence artificielle, singularité et transhumanisme.]
L’homme n’est pas t’il en train de créer un nouveau dieu, un dieu technologique ?
Un des déclencheurs d’OPTIC est lié au sujet d’IA et tout ce qu’il a pu se dire sur ce genre de sujet. Comment essayer d’y voir un peu plus clair sur ces sujets ? Sur le plan de la parole scientifique c’est étonnant de voir comment celle-ci est démonétisée, sur des questions technologiques ou des questions d’histoire. Sur la question de transhumanisme nous essayons d’avoir une attitude simple qui consiste à essayer de comprendre de quoi on parle, ainsi que les mots que nous employons ce qu’il signifie. En effet dans ce domaine, la confusion est absolue. L’idée est de se dire « attention à la panique morale » d’un coté (exemple « c’est la fin de l’humanité ») et aussi être un peu rationnel. Il existe des outils intellectuels essayons de nous en servir !  Les robots à priori ne prendront pas le contrôle de la planète. Nous essayons d’ »historiciser » les choses. L’histoire des sciences et des technologies est centrale pour comprendre les choses y compris l’absence de nouveautés. Par exemple le premier article sur les réseaux de neurones date de 1942. En 1948 Dominique Dubarle, frère Dominicain contribue à faire connaître la cybernétique en France en 1948 en signant une tribune dans le monde. Dans cet article il parle de Norbert Wiener mathématicien aux Etats Unis qui évoque le gouvernement automatique « la machine à gouverner ». Dominique Dubarle écrit que ce serait pertinent que des ingénieurs, des philosophes, des historiens discutent ensemble de cela. Ces sujets ne sont pas vraiment nouveaux, c’est Prométhée l’homme veut se mettre à l’égal de dieu. Pour travailler sur ces technologies et sur les questions de cybernétique, Joi Ito patron du Media Lab du MIT parle du problème du réductionnisme, il s’agit du cartésianisme poussé à l’extrême. Cela consiste à découper un phénomène complexe en petits bouts simples. Croire que l’on peut réduire un phénomène biologique ou politique en micros événements que l’on pourrait encoder ou numériser on s’aperçoit assez vite que la limite opérationnelle est très rapide. Fort de ce postulat certains considèrent que l’être humain c’est de l’échange et un amas d’atomes, de cellules et de réactions chimiques pour « réduire » le fonctionnement du cerveau avec les moyens de big data et de calculs afin de modéliser un cerveau humain. C’est relativement instrumentaliste comme vision. La Chine quant à elle, est la puissance qui a géré de manière politique Internet. Très vite les chinois ont compris de quoi il en retournait à condition de garder la souveraineté absolue. Les Russes ont très bien analysé également, les Américains c’est plus un effet boomerang !

[Chapitre 5 : La technologie blockchain]
La blockchain est une technologie qui permet d’échanger dans un environnement dans lequel il n’y a plus de confiance, avec notamment la disparition des intermédiaires tiers de confiance. Les protestants et les juifs ont un rapport direct à Dieu, là où les catholiques passent par une intermédiation qui fait la force de l’église, la blockchain consiste à éliminer les intermédiaires, quels regards on pose quant on est du coté de l’église sur cette technologie ? D’autre part dans la notion de blockchain les données sont stockées ad vitam aeternam, n’y a t’il pas une opposition avec la notion de pardon ?
La confiance est un concept clé. Il y a peut être pour la première fois une technologie qui a une visée politique explicite. Technologie et design politique vont ensemble. C’est un exemple idéologique sur une sorte de résurgence des questions d’anarchie. Au coeur de la blockchain il s’agit de mettre en scène la corruption du pouvoir politique et économique avec la crise de 2008, il apparaît au grand jour. Comment essayer de substituer à la thématique de la confiance une technologie qui va être censée jouer le rôle d’un tiers de confiance ? Nous avons récemment publié une étude sur la Blockchain avec un chapitre qui s’intitule «  Poison ou remède ? ». À la fois la blockchain ré-interroge sur les fondamentaux du lien social collectif, c’est à dire les questions de confiance. La blockchain prend acte en quelque sorte que l’homme est un loup pour l’homme qui est vision très sombre de la nature humaine. Le capitalisme se nourrit toujours de ses propres marges. En effet on voit des projets de blockchain fermés qui seraient des écosystèmes de plateformes coordonnés par une blockchain. Par exemple le KYC qui consiste pour une banque à connaître son client. Cette notion du KYC est au coeur de l’intégralité du système mondial. Si une fondation non lucrative était créée dans lequel les banques mondiales seraient stakeholders de la fondation coordonnées par une blockchain, on aurait une machine de guerre !  Les plus malins sur l’utilisation de la blockchain semblent être ces écosystèmes qui vont vers de la coordination de la blockchain. La blockchain devient alors une sorte de remède dans des dispositifs non lucratifs. Finalement ce qui est annoncé comme une menace pourrait devenir le meilleur allié des banques… En ce qui concerne la notion d’oubli, si on ne peut pas faire oeuvre d’oubli on est dans une tyrannie complète du passé. Cela a d’ailleurs un impact sur le plan politique. L’exercice même du pouvoir politique est alors handicapé. => À suivre OPTIC Technology organise un événement le 14 mai au collège des Bernadins sur la thématique suivante « Comment rebâtir la confiance ? »


  • Notre animateur :

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

Nos chroniqueurs :

Glenn Rolland est expert en systèmes d’information et co-fondateur de Gnuside.
  

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  

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Existe t’il un mouvement de colonisation numérique ?

50A Galaxy s’intéresse pour son sixième podcast à la suprématie des GAFA et à leurs colonies numériques. Le podcast s’articule autour des différentes questions. L’Europe et la France sont-elles des colonies numériques des États-Unis ? Pourquoi est-on aussi attaché aux GAFA ? Quelles sont les solutions pour ne plus être dépendant des GAFA ? Nos chroniqueurs, Christophe Ducamp, Paul Richardet, Glenn Rolland et Fabrice Epelboin s’interrogent ensemble et nous permettent d’avoir une vision globale des enjeux actuels.

L’Europe, une colonie numérique

À l’image des européens puisants dans les matières premières africaines pour s’enrichir, les Etats-Unis gouvernés par les GAFA exploitent les données personnelles des européens pour s’enrichir. Cela est devenu possible, comme le soulignent nos invités, car la France n’a pas su prendre le tournant technologique au bon moment. Alors que les Etats-Unis, à l’ère Clinton, encourageaient au développement technologique, Jacques Chirac en France était déconnecté de cette réalité. Encore aujourd’hui, le numérique n’est traité que sous le spectre économique. Un de nos invités souligne que Macron (bien qu’il encourage le courant “Startup nation”) n’est pas un homme de technologie.
La colonisation numérique de l’Europe est accentuée par le fait que le continent est morcelé, il n’y a pas d’unité technologique européenne. Cela peut s’expliquer par la multiplication des langues qui sont tout aussi bien un enrichissement pour l’Europe, qu’un frein.

Des services reconnus comme très efficaces

Nos invités ont ensuite soulevé des points de réussite non-contestables des solutions proposées par les GAFA. Pourquoi sommes nous si dépendants des produits et solutions proposés par Google, Apple, Facebook et Amazon ? Parce que ce sont des logiciels performants, ergonomiques, faciles d’utilisation. Aujourd’hui, aucun outil français ou européen n’est aussi performant qu’un outil américain. Comme le soulignent nos invites, oui, on peut utiliser une solution tierce, mais jamais nos grands-parents ne pourront les utiliser.

Quels prix pour ces outils ?

Il ne faut pas se voiler la face, le prix de chaque solution, outils, logiciels à un prix. Sous une apparence de territoire neutre où tout un chacun peut publier son propre contenu, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, l’utilisateur est en territoire américain, où la loi américaine règne. Le prix pour fouler ce territoire est simple : la donnée personnelle. Les GAFA sont propriétaires de nos données et ce sont eux qui choisissent à qui les donner, les vendre et comment les exploiter. Comme le soulèvent nos invités : même lorsque l’utilisateur signale une interdiction de transmission de données, certains GAFA passent outre. Par leur monopole, ils imposent leurs propres règles au détriment de la liberté de chacun.

La rébellion, mais encore ?

Nos invités, fervents défenseurs des libertés de chacun sont d’accord pour se dire qu’il faut agir contre cet esclavagisme. Là où ils ne sont pas d’accord, c’est sur la manière de procéder. Certains souhaitent que la loi s’empare de la question, d’autres demandent à ce que l’administration française fasse un peu preuve d’un peu plus de patriotisme, ou encore que chacun fasse preuve d’hygiène numérique avant de se lancer dans de grands combats. Mais tous ont à dire que maîtriser la chaîne d’administration d’un service (moyen, valeur ajoutée, logiciel, infrastructure) n’est pas accessible à tout le monde, de plus c’est rationnel de mutualiser. Un de nos invités aborde la question de l’éducation des jeunes générations. Il est nécessaire d’éduquer les plus jeunes aux problématiques actuelles. Car on le sait, lorsque l’on comprend le problème rapidement, on est plus à même d’agir pour résoudre ce problème. Il y a un vrai besoin d’anticipation des conséquences.

 


  • Notre animateur :

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

 

 

  • Nos chroniqueurs :

 

Christophe Ducamp, expert en stratégies d’innovation, design thinking et marketing, il est conseiller indépendant depuis 2010. Il tient un blog axé sur les pratiques du web.
   

 

 

Glenn Rolland est expert en systèmes d’information et co-fondateur de Gnuside.

  

 

 

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  

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Interview de Cyril Fremont : .best un réseau social d’avis décentralisé

Cyril FREMONT

L’ambitieux Français Cyril Fremont a récemment racheté le tld .best.
Son challenge ? Créer un réseau social où l’utilisateur sera propriétaire et responsable de ses données personnelles car détenteur de son nom de domaine en .best (ex : toto.best). De plus il pourra être rémunéré en bestcoin (crypto monnaie du réseau social) en fonction de la visibilité de ses avis.

« Il n’y a que 300 sociétés dans le monde entier qui possèdent une extension. La particularité du .best c’est que nous sommes la première société française et la seule à en posséder une. »

Nation.best se veut être un réseau social décentralisé, les données des utilisateurs français seront stockées en France, celles des Chinois en Chine, celles des américains, aux Etats-Unis… Cela est possible grâce à la possession d’un tld et donc d’un territoire. Posséder un territoire est la seule façon de s’adresser à l’ensemble de la population sans être censuré dans certains pays comme la Chine ou la Russie.

Comment est né le projet ? Pourquoi un nouveau réseau social ? Comment attirer les utilisateurs ? Comment les rémunérer ? Comment est-il financé ? Quelles ambitions a t il ? Cyril Fremont répond à toutes ses questions dans la première interview de 50AGalaxy.

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Les jeuniors

Génération mai 68 toujours dans son temps, active, polyvalente et aventurière : c’est l’une des cibles les plus prisées en ce moment par les professionnels du marketing et de la communication.

Les jeuniors, qu’est-ce que c’est ? Contraction de « jeunes » et « seniors », c’est le terme inventé par Grenade & Sparks et Co Meet à la suite de leur étude sur le mode de consommation des 60-75 ans. Selon eux, ce serait le nouvel âge d’or. La communication marketing et publicitaire s’oriente donc de plus en plus vers cette population particulière. C’est une réelle opportunité puisqu’ils représentent 20 % de la population française. Les marques peuvent jouer sur l’image « cool », libre et sans complexe.

« Cette génération aime séduire et joue à fond le côté sexygénaire »
– Éléonore Salviat

Les jeuniors et le digital

Cette étude a été menée sur 40 personnes, âgées de 60 à 72 ans et dénichées sur Facebook, leur réseau social préféré. Plusieurs aspects ont été abordés : leurs pratiques du tourisme, leur consommation alimentaire, leur rapport à la technologie, à la santé, etc…
Quand ils étaient jeunes ils se sont révoltés pour la liberté, la démocratisation de la culture et contre l’autorité bourgeoise. C’est dans cette logique qu’ils ont très vite adopté Internet, qui s’est toujours revendiqué libre et accessible (même si cette belle idée de liberté qui a fait les début d’Internet a laissé place à des autoroutes capitalistes eût égard à l’hégémonie des plateformes GAFA et autres BATX…sans compter la fin quasi évidente de la neutralité du net aux Etats-Unis).
C’est également pour rester « in » et surtout en contact avec leurs enfants et petits enfants que les jeuniors armés de leur smartphone ont vite appris à dompter les nouveaux usages numériques. Les marques ou organisations qui souhaitent proposer des expériences utilisateurs pertinentes se penchent donc régulièrement sur ces personas « hyper actifs » !

Jean, 65 ans
Ancien professeur de français
Militant de gauche
Après son accident il reste autonome avec sa montre capteur de chute

Lisette, 70 ans
Ancienne directrice commerciale
Aujourd’hui dans l’artisanat de bijoux
Elle utilise Facebook pour retrouver d’anciens amis d’enfance

 

Arthur, 68 ans
Ancien agriculteur
Il s’est installé dans un ecovillage
Il utilise la voiture électrique


Comprendre comment 50A aborde la problématique de persona avec ses clients

La seconde jeunesse des seniors

Peu de temps après mai 1968 et dans les années 70, les jeuniors ont pu profiter en abondance de leur jeunesse. Leurs parents, génération d’après-guerre n’ont pas vraiment vécu la même période. La jeunesse de 2018 quant à elle serait beaucoup plus sage parce qu’elle fait face à plus de responsabilités et de doutes en lien avec les crises économiques et la catastrophe environnementale préssentie. D’après une étude de TNS Sofres, les jeunes aujourd’hui feraient moins la fête, à cause des réseaux sociaux qui suffisent à socialiser et aux plateformes de divertissement comme Netflix qui rendent plus casagniers. Ils sont également de plus en plus à adopter un mode de vie sain, vegan, zen, au contraire de leurs aînés et de la génération hippie ou rock’n’rool, très adepte des drogues, de la démesure et de la liberté sexuelle. Avec la longévité et l’amélioration de la santé, les babyboomers qui avaient 20 ans en 68 ont une nouvelle vie devant eux et cherchent à continuer leurs aspirations, satisfaire leurs désirs. Ce sont des hédonistes : leur vie n’est pas terminée et ils sont prêts à en profiter. D’ailleurs souvent quand on croise un jeunior son agenda est plus rempli qu’avant sa retraite !

Les jeuniors sont les papy boomers d’aujourd’hui, ils sont nombreux grâce à l’augmentation de l’espérance de vie et ont un meilleur pouvoir d’achat. C’est une génération qui a trouvé plus facilement d’emplois qu’aujourd’hui et a pu passer de classe moyenne à aisée assez rapidement. Ils ont une retraite beaucoup plus favorable pour en profiter par rapport à que ce qui nous attend…

Les soixante huitards voulaient une liberté sans limites, combattre l’autorité, et surtout plus de places à l’Université pour les gens du peuple. Mais n’est-ce pas ce qui a conduit aujourd’hui à revenir au système sélectif dans un marché du travail surbondé ? Ils ont fait la dîte révolution, mais sont-ils toujours révoltés aujourd’hui ? N’ont ils pas bien profité des failles du système pour se faire une place au chaud pas toujours en phase avec les dictons de mai 1968 ? Et surtout ne paie-t-on pas les conséquences économiques et écologiques de la société de consommation qui a vu les heures de gloire de la communication à la papa à coup de pubs TV et de 4×3 ? Certains voient aussi dans l’héritage de la révolution étudiante une génération pourrie gâtée, qui a menée à trop de laxisme du côté des parents et des professeurs. Ce serait aussi une génération trop exigeante, capricieuse et désobéissante. D’après Le Point c’est une génération qui a abusé des limites, confondant liberté sexuelle et abus sexuels…

S’ils représentent une partie de la société de consommation, ce ne sont pas non plus de gros consommateurs. Ils consomment souvent de manière responsable et cherchent le meilleur rapport qualité/prix. Ils revendiquent une certaine authenticité : ils n’adhèrent plus au diktat de la jeunesse et à l’idée de ralentir le temps, mais plutôt à celle de se sentir bien et de s’assumer.

Vers de nouveaux modes de vie

Les soixante huitards sont-ils toujours engagés ? Les jeuniors refondent le « bien-vieillir » avec des représentations plus positives que celles des anciens retraités souvent en rupture sociale et inactifs. La retraite est pour eux synonyme d’épanouissement personnel. Ils se tournent vers l’avenir, pensent à eux mais aussi aux autres en s’investissant dans des associations, ou en créant leur propre activité prolongeant ainsi leur vie active.

Les jeuniors sont toutefois confrontés à d’autres problématiques, en effet avec le vieillissement de la population, la prise en charge des anciens est devenue un problème majeur : la génération de mai 68 se retrouve donc à s’occuper de ses parents et s’engagent auprès du cercle familial. Voilà pourquoi nous assistons à un renouvellement de l’habitat participatif. Ce sont des logements mi indépendants mi collectifs avec un espace commun. Certains soixante huitards s’engagent même jusqu’au bout pour être en rupture avec la société capitaliste, en adoptant le système de l’écovillage, un village auto-construit et auto-suffisant. Nous ne parlerons pas dans cet article du business florissant et de plus en plus décrié des maisons de retraite ou des EPHADS, d’ailleurs nous ferons peut-être un article sur leur stratégie numérique, qui pour certaines auraient bien besoin de nos services ;).

Bien sûr les jeuniors n’oublient pas d’entretenir leur corps et adorent voyager. Ces jeuniors ont aujourd’hui un peu moins de 70 ans et en profitent pour croquer la vie à pleine dents sachant qu’ils sont loin d’être grabataires ! D’autant plus que les avancées technologiques et médicales leurs permettent de mieux appréhender leur santé : « il vaut mieux prévenir que guérir ! ». Ce qui leur donne encore une bonne dizaine d’années à en profiter, « vivre sans temps mort et jouir sans entrave ».

Pour aller plus loin et continuer à décrypter ses tendances écoutez notre podcast sur la santé connectée :

Listen to « Épisode 4 : la transformation numérique de la santé » on Spreaker.

 


  • Pour en savoir plus :

L’étude de Grenade & Sparks et Co Meet : http://www.lesjeuniors.com/

« Fiers d’être jeuniors », Stratégies : http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/4007378W/fiers-d-etre-jeuniors.html

« Les nouveaux vieux sont les anciens jeunes », Influenciahttp://www.influencia.net/fr/actualites/media-com,what,nouveaux-vieux-sont-anciens-jeunes,8253.html

« Que reste-t-il de la chienlit soixante-huitarde ? », Le Pointhttp://www.lepoint.fr/debats/que-reste-t-il-de-la-chienlit-soixante-huitarde-26-04-2012-1455552_34.php

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

La transformation numérique du tourisme

Dans ce dernier épisode de la saison, nous proposons un avant goût des vacances d’été avec le sujet de la transformation numérique du tourisme et de l’hôtellerie. Dans un premier temps notre invité expert sur le sujet nous expose son point de vue, dans un second temps il voit ses idées challengées par nos chroniqueurs. Et pour être en phase avec le thème, Nicolas est parti en congés estival ; c’est donc Fabrice Epelboin qui s’est chargé d’introduire le sujet.

Listen to « Épisode 5 : la transformation numérique du tourisme et de l’hôtellerie » on Spreaker.

[Introduction] Le secteur du tourisme face à la transformation numérique

Le tourisme est l’un des premiers secteurs qui a changé sous impulsion du numérique dans les années 90. Priceline, qui est à l’origine de Booking.com, a profondément bouleversé la façon dont on achète des billets d’avion. L’acteur Airbnb a lui changé la notion de propriété puisqu’il permet à un habitant absent des lieux de monétiser son bien immobilier en le louant ponctuellement. Pendant le séjour, ce sont les réseaux sociaux qui sont mobilisés pour partager son aventure au monde. Comment le numérique change notre façon de partir en vacances ? Tel est le sujet traité dans le 5ème épisode de notre podcast 50A Galaxy .

Partie 1 – Interview de Réda Berrehili

Selon Réda Berrehili, CTO de OneFineStay et co-fondateur de Square Break, la transformation numérique est essentielle pour améliorer notre quotidien. Et cela à travers Uber qui a permis une « remise à niveau » du marché du transport en taxi, mais aussi Deliveroo. Ces entreprises selon lui améliorent notre commodité. Il voit en eux une adaptation au numérique beaucoup plus rapide que les autres secteurs, et un changement de business-modèle efficace.

Pour lui depuis les débuts de Priceline il y a de vrais changements dans ce secteur. Il définit le modèle de booking.com qui est la désintermédiation. L’entreprise joue le rôle d’intermédiaire entre l’hôtellier et le voyageur « en prenant des commissions monstrueuses » et en rendant dépendante une grande partie du business. Avec AirBnb, cela a poussé tout le secteur hotellier à adopter cette philosophie.

Pour R. Berrehili, le secteur de l’hôtellerie réagit à ce nouveau mode économique en essayant de construire une valeur autour de la relation avec les voyageurs. C’est le CRM, le customer relationship management.

« Comment communiquer au mieux avec le voyageur pour proposer la meilleure destination ? »

Pendant la période de voyage, la problématique pour lui est de trouver comment améliorer l’expérience voyageur sans corrompre la relation de confiance ? Comment apporter plus de services sans être intrusif ?

Il s’intéresse à la domotique qui est en train de s’installer dans les chambres et maisons hôtelières et qui, à ses yeux, est ce que les gens recherchent. Il pense néanmoins que même si c’est important de faire des revenus grâce à des initiatives économiques comme la domotique, le but est d’être au service de l’être humain et respecter le client.

Le modèle économique du secteur du tourisme change avec la transformation numérique, mais l’ancien monde ne va pas disparaître avant au moins une trentaine d’années si on en croit ses projections.

Partie 2 – Le décryptage de nos chroniqueurs

Confrontons l’avis de notre expert ! C’est le moment de diverger avec Paul Richardet, Pierre Noro, Robert Vinet, Hayat Outahar, Fabrice Epelboin et Isabelle Fayolle.

Paul Richardet, agitateur de communautés et fondateur de Neww Life, pense que le marché financier du tourisme « rentre dans une rentabilité forte » et le lien entre les besoins du consommateur et du marché mérite une réflexion.

Pierre Noro, chargé d’innovation blockchain, et Isabelle Fayol n’ont pas la même vision des vacances que R. Berrehili : l’important pour eux est de vivre des expériences, découvrir des gens, aller chez eux, se connecter avec le monde, tout en se déconnectant de sa vie quotidienne et de la technologie.
Isabelle Fayolle nous parle d’économie circulaire, qui s’inscrit dans la vision d’un monde durable. Selon cette journaliste et consultante, le digital peut apporter bien plus qu’une maison mais des styles de vie, des sorties, etc. 

Robert Vinet cherche une utilité aux services digitaux, pour lui « il n’est pas question que de GAFA et de désintermédiation ».

Fabrice Epelboin rappelle que les GAFA sont en déclin. Il espère voir la fin de cette concentration d’ici peu pour voir de nouveaux modèles et acteurs émerger.

Hayat Outahar, fondatrice de Femmes Entrepreneurs, remercie les algorithmes qui permettent des séjours moins chers et personnalisés. Grâce à cela, « on est devenu des aventuriers » et on a plus peur de s’improviser des séjours. En livrant nos données, on participe certes au monopole des GAFA mais en contrepartie on a des services beaucoup plus adaptés. Elle rappelle que les pionniers des nouveaux modèles économiques du tourisme existent depuis un moment, ils n’avaient juste pas de business modèle.

 


  • Notre animateur :

Fabrice Darmon, chef de projet digital chez 50A, anime le podcast 50A Galaxy.
 

 

  • Nos chroniqueurs :

Isabelle Fayolle est journaliste tv, formatrice et animatrice. Elle anime conférences, tables rondes et est également coach en communication orale.
 

Hayat Outahar, consultante en gestion de projet numérique, est fondatrice de Femmes Entrepreneurs.
 


Robert Vinet, spécialiste de la blockchain et du marketing, il est fondateur de Blockchain Factory, consultant chez Social Media DataLab, Dr. Banner et DELVHON.
 

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

 

Pierre Noro, chargé d’innovation Blockchain chez Groupe Caisse des Dépôts.

 

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  

 

 


  • Pour en savoir plus : 
DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

La transformation numérique de la santé

Pour le quatrième épisode de notre podcast 50A Galaxy, nous abordons la transformation numérique de la santé. La première phase de notre podcast met en scène l’interview d’un spécialiste du secteur et en seconde partie nos PostCasteurs chroniqueurs divergent et convergent autour de la table et d’une bonne dégustation de vins du terroir.

[Introduction] Vers une santé prédictive

La santé connectée est apparue dès les années 90 et a chamboulé notre rapport au soin, que ce soit en tant que patient ou en tant que médecin. Nous sommes en effet acteurs de notre propre santé, on parle de « self-management ». La technologie permet d’aboutir à une médecine prédictive, préventive, participative et personnalisée. L’enjeu est de retarder la mort et cela passe par le corps augmenté. Avec 1000 000 applis de santé, les patients suivent et prennent en charge leur propre corps et les médecins deviennent plus performants dans leur diagnostic. Il reste néanmoins une crainte générale qui est la revente de nos données personnelles et médicales aux industriels ou aux assurances, mais aussi l’ubérisation de la santé. On peut également s’interroger sur la place du secret médical et sa confidentialité…

Listen to « Épisode 4 : la transformation numérique de la santé » on Spreaker.

Partie 1 – Interview de Uwé Diegel

Uwé Diegel, CEO de LifeInA, une start-up spécialiste du suivi du diabète connecté et du transport sécurisé de médicaments, nous livre sa version de la transformation numérique de ce secteur.

Selon lui, c’est avec l’apparition de l’Iphone 3 qu’on a commencé à partager nos données quotidiennes. Les solutions de santé sont petit à petit devenues personnalisées grâce à ces données. Mais il perçoit la majorité des applications connectées comme inutiles ; elles servent d’affirmation de performance par exemple pour les athlètes, mais ne permettent pas de faire de la santé préventive ou prédictive selon lui.

Le grand enjeu de la santé de demain est de la transformer en une santé positive et prédictive. Uwé Diegel rappelle que c’est un secteur porteur de moyens puisque étant un droit universel en France, la dépense d’état représente entre 15 et 20% du budget global.

Face à l’ubérisation de la santé, le système des assurances est exposé à un bouleversement majeur pour s’orienter sur des solutions ou produits d’assurance beaucoup plus personnalisés. Dans le même temps, le grand public se méfie fortement des assurances. Pour lui, la perception du grand public est trop négative car l’assurance est « essentielle » et prise « au cas où » et son rôle va changer par rapport à cela.

Le rôle de la médecine va également évoluer car il aura accès a beaucoup plus d’informations pour donner les meilleurs soins.

Partie 2 – Les chroniqueurs

Place au débat, avec nos chroniqueurs habituels, mais aussi avec de nouveaux invités, sur la terrasse du 31 Blanche.

Paul Richardet, agitateur de communautés, trouve que le discours de Uwé Diegel est révélateur de l’ambiguïté de ce secteur, dans la mesure où les données sont marchandées mais sans savoir où elles vont et ce qu’on en fait. De plus, les données nous appartiennent mais seuls les experts savent les décrypter. D’un point de vue collectif selon lui, ces données ont un intérêt si elles sont agglomérées car en devenant des données publiques, elles vont permettre de faire avancer la médecine. On a donc une difficulté de clarification de ces données.

Fabrice Epelboin, ubérisateur citoyen, voit en cette problématique posée un aboutissement du monde d’Orwell, une arnaque des données privées. Selon lui, même en les anonymisant, elles ont un impact sur chacun. F. Epelboin est alarmé quant aux problèmes des assurances : on obtient un bénéfice immédiat de notre remise de données ; en revanche, cela a un effet pervers au long terme puisque l’on se dirige vers un désert assuranciel. En effet, les malades peuvent très vite se faire refuser assurances ou prêts s’ils sont fumeurs ou porteurs de gènes défaillants…

« Malgré la RGPD, on s’apprête à vivre de grandes catastrophes »

Anne-Caroline Paucot, scénariste du futur, a une première vision positive de demain avec l’apport de la blockchain, qui, selon elle, pourrait permettre de choisir de livrer les données que l’on veut. Elle se projette aussi dans un monde où « le nom maladie n’existera plus » grâce à la médecine connectée, mais où on devra finalement « être tous chroniquement en bonne santé ». A-C. Paucot a une deuxième vision plus négative du futur, avec une liberté entravée par les assurances, nous sanctionnant à chaque excès.

Nicolas Bermond, directeur de l’agence 50A, est passionné de ce sujet puisqu’il se quantifie depuis des années. Il est adepte du « quantified self » avec notamment l’association MyDatalabs et quantifie même sa consommation de données afin d’être plus performant. Il est néanmoins réticent quant aux dérives des états sur la population.

Glenn Roland, digitaliseur de l’informatique, se demande comment garantir le secret médical lorsqu’il y a de nombreux intervenants sur la chaîne. Aussi, quels sont les impacts futurs lorsque les banques et assurances refuseront des prêts ou alors lorsque les magasins nous enlèveront des points… L’automatisation de contrats dans la blockchain l’inquiète également au niveau de notre partage de données, puisque tout va s’automatiser, il n’y aura donc pas le droit à l’erreur et pas d’intervention humaine.

Christophe Ducamp, spécialiste de l’indie web, rappelle que le partage de nos données de santé ne date pas d’aujourd’hui (fax, etc) et que cela permet une meilleure communication entre les acteurs de santé ; aussi il existe toujours des hackers pour savoir comment rendre privées ses données.

Pierre Noro, petit explorateur de l’innovation publique, adopte le point de vue dystopique de Georges Orwell, dans lequel les données privées sont utilisées pour un profilage social. Il nous explique qu’en mutualisant les risques et coûts de santé, les assurances nous font en fait payer les pré-dispositions aux facteurs de risque. Et ce n’est pas mérité car nous somme nés avec, cela est hasardeux. Pour lui le réel service public est la sécurité sociale. 

« Les données médicales caractérisent une personne dans ce qu’elle a de plus intime : le corps »

Il est le temps de converger pour nos chroniqueurs !

Pierre Noro s’accorde sur le besoin essentiel des données médicales publiques dans l’avancée de la recherche. Il imagine une solution où ces données seraient actionnables et sécurisées afin de nous rendre propriétaires de nos données : la blockchain sera peut être l’outil de demain.

Christophe Ducamp est « pro » startup, pour une collection de données par l’utilisateur.

Glenn Rolland réfléchit également aux moyens pratiques pour pourvoir s’émanciper du jugement des assurances et des marques, qui entravent à notre liberté en nous sanctionnant.

« Sous prétexte de s’empêcher de mourir, je n’aimerais pas qu’on s’empêche de vivre »

Nicolas Bermond propose de partager les données de la sécurité sociale. Il croit également en la médecine parallèle, portée sur le soin et personnalisée, dans un monde où la médecine devient standardisée.

Anne-Caroline Paucot voit beaucoup d’élans positifs du côté de l’hospitalisation. Grâce à des applications et machines connectées, les patients peuvent par exemple diminuer leur temps d’hospitalisation et être suivis à distance. Les chirurgiens pourront avoir le temps pour d’autres choses quand le robot s’occupera de faire une opération à sa place.

Fabrice Epelboin, inquiet sur la cybersécurité et le hacking des objets connectés de santé, pense qu’au moins l’adoption de ces techniques par le grand public permettra à chacun de prendre plus au sérieux les enjeux et de mieux les comprendre.

Paul Richardet conclut ce débat avec un point de vue sur les communautés : la technologie peut aider les gens à condition que les acteurs s’aident eux mêmes. Il faut un travail harmonieux entre les différents acteurs de la santé (professionnels, marchands, état). Il pense aussi qu’il y a une piste à travailler en terme de prévention médicale.


  • Notre animateur :

Fabrice Darmon, chef de projet digital chez 50A, anime le podcast 50A Galaxy.
 

 

 

  • Nos chroniqueurs :


Robert Vinet, spécialiste de la blockchain et du marketing, il est fondateur de Blockchain Factory, consultant chez Social Media DataLab, Dr. Banner et DELVHON.
 

Christophe Ducamp, expert en stratégies d’innovation, design thinking et marketing, il est conseiller indépendant depuis 2010. Il tient un blog axé sur les pratiques du web.
   

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

 

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  


Anne-Caroline Paucot est écrivaine prospectiviste pour les éditions Propulseurs.
  

Glenn Rolland est expert en systèmes d’information et co-fondateur de Gnuside.

  

Pierre Noro, chargé d’innovation Blockchain chez Groupe Caisse des Dépôts.


  • Pour en savoir plus :

Uwé Diegel : http://www.minds.fr/fiche/uwe_diegel.htm

LifeInA : https://www.lifeina.com/

« Ubérisation de la santé : réalité et fantasmes », Huffington Post : https://www.huffingtonpost.fr/frederic-bizard/uberisation-de-la-sante-realite-et-fantasmes_b_9726382.html

1984, Georges Orwell : https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

MyDataLabs : https://blog.50a.fr/digital/mydatalabs-quantified-self-own-your-data

« Technologies de santé connectée : l’infobésité qui va vous tuer », JDNhttps://www.journaldunet.com/solutions/expert/69034/technologies-de-sante-connectee—l-infobesite-qui-va-vous-tuer.shtml

« Le corps, nouvel objet connecté », CNIL : https://www.cnil.fr/cnil-direct/attachement/461/508

Sources citées pendant le postcast :

https://www.nebulagenomics.io/ (cité par Pierre Noro à 30:57)
https://www.lunadna.com/ (cité par Pierre Noro à 30:59)

https://myhospifriends.com/ (cité par Anne-Caroline Paucot à 36:55)
https://www.peekvision.org/ (cité par Anne-Caroline Paucot à 37:26)