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COWORKING LAB DIGITAL

ITW de Glenn Y. Rolland – CEO de Gnuside

Chez 50A, on privilégie les méthodes agiles et les technologies open source. La collaboration, le partage, l’ouverture sont des valeurs profondément ancrées dans notre philosophie.

Nous partageons ces valeurs avec des entrepreneurs innovants et plein d’ambition. C’est pour cela que nous sommes allés à la rencontre de Glenn, CEO de Gnuside, au c??ur de la Mutinerie à Paris.

Gnuside est une entreprise spécialisée dans le développement logiciel et électronique en informatique libre. Gnuside agit sur toutes les étapes de réalisation de projet, de la conception au développement des systèmes d’informations, jusqu’à leur évolution vers le logiciel libre.
Nous avons donc posé quelques questions à Glenn, pour en savoir plus sur les technologies libre et sur Gnuside.

 

 

Découvrez également un extrait écrit de l’interview ci-dessous :

1/ Comment définis-tu l’entreprenariat Open Source et les technologies libres ?

« Le libre c’est une question d’usage, de partage de connaissances et de contribution. L’entreprenariat open source, c’est l’entreprenariat intelligent.

Le fait d’être transparent et de collaborer permet de déterminer les bonnes pratiques, les bonnes méthodes et les bonnes technologies. L’open source incite tout le monde à devenir meilleur.

Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. L’entreprenariat Open Source permet de concilier les deux aspects de ce proverbe, ensemble on va plus vite et plus loin.

Pour le client, l’avantage de la technologie open source est quelle est adaptable plus vite. On peut réutiliser des composants existants sans avoir besoin de tout redévelopper. Ce qui entraine une réduction des coûts. On peut aussi mutualiser les coûts de développement, si deux clients veulent créer un catalogue en ligne, seul le contenu et le style vont être différents mais pas la technologie sous-jacente. Chaque entreprise paye alors uniquement 50% du développement. »

 

2/ Gnuside en 3 mots clés.

« Open Source, Technologie et Innovation sont les 3 mots clés officiels. Gnuside c’est plus un style, une philosophie basée sur la curiosité, l’ouverture, l’adaptation aux problématiques de nos clients »

 

3/ En quoi Gnuside s’inscrit dans ta définition de l’open Source ?

« Les valeurs de l’open Source s’inscrivent dans chacun des fondateurs de Gnuside. C’est en plus quelque chose que nous avons écrit dans les statuts de l’entreprise. Nos développements visent à être libérés. »

 

4/ Comment l’idée de Gnuside est venue ?

« Il y a douze ans, j’ai rencontré mes associés actuels devant une salle de physique à la fac. A l’époque, on avait envie de créer un jeu vidéo mais nous ne l’avons jamais fait. Nous avons fait nos études ensemble et nous avons divergé vers nos emplois. Au bout d’un certain temps, on s’est rendu compte que l’on voulait toujours travailler ensemble et qu’il y avait des tas de choses intéressantes à faire. »

 

5/ Quels sont tes clients ? Quels objectifs ont-ils ?

« Aujourd’hui, c’est beaucoup de PME. L’intérêt des PME est que ce sont des entreprises énergiques, pleine d’idées folles qui veulent changer le monde mais elles manquent de moyens. A l’inverse, les grosses entreprises avec qui on essaye de traiter aujourd’hui, ont une plus grosse inertie avec des plans d’innovation sur plusieurs années. Mais le temps que le projet aboutisse, nous ne faisons plus de l’innovation. La question que l’on se pose aujourd’hui est comment peut-on concilier les deux pour aboutir à un équilibre et apporter à chacun une expérience issue de l’autre monde.
C’est-à-dire entourer les petites entreprises de pratiques plus industrielles, et permettre aux grandes entreprises d’être plus agiles, plus réactives à l’innovation. »

 

6/ Quel avenir pour Gnuside ? Où vous voyez vous dans 5 ans ?

« On a plusieurs projets en cours notamment Firstbrick, qui vont être décisifs. Ce qui nous intéresse c’est d’apporter des technologies et des solutions qui répondent à des usages. Nous voulons apporter des innovations comme le télégraphe qui a donné par la suite naissance au téléphone, à internet’ et qui répondait au besoin fondamental de communiquer à distance.
Dans 5 ans, idéalement, nous nous voyons comme modèle d’entreprenariat open source »

 

7/ Qu’est ce qui vous plait le plus en tant que CEO de Gnuside?

« Le fait de pouvoir concilier la passion avec les moyens de l’entreprise. C’est à dire, qu’en tant que directeur d’entreprise on peut choisir la direction que l’on veut prendre, les projets qui sont importants. »

 

8/ Une opinion sur 50A ?

« C’est une société dans laquelle j’aimerai travailler si je n’avais pas monté ma propre société. Ce sont des gens qui sont extrêmement compétents et qui sont des bons vivants. Le bon équilibre entre sérieux et amusement.
50A prône la collaboration, le partage, l’ouverture dans ses process. Elle est porteuse de ce message dans ce qu’elle fait auprès de ses clients. »

 

9/ Lorsque tu étais enfant, tu avais plutôt 50 A sur ton bulletin ou que des C ?

« Je n’avais que 2 A, en maths et en physique. Mais cela permet justement de prendre conscience que l’on peut s’améliorer et que quand on ne le peut pas, il faut s’entourer des bonnes compétences pour viser 50 A. »

10/ Quelles sont les trois premières choses que tu fais en allumant ton ordinateur ?
« Je suis tiraillé entre mon côté ingénieur, qui me pousse à regarder ce qui se fait dans le monde, à faire de la veille technologique ; et le côté entrepreneur, qui me dit de regarder mon logiciel de gestion de projet et d’aller travailler. »

 

Merci encore à Glenn pour l’interview !

 

Article et interview réalisés par Livia

DIGITAL EVENEMENTIEL VISIBILITE

We believe in Stallman.

Jeudi 28 juin, 50A était présent dans ce magnifique lieu qu’est la Mutinerie pour assister au second #jhack avec la présence exceptionnelle de Richard Matthew Stallman.

L’évènement était organisé  par la Mutinerie mais également avec la FIDH, l’agence Limite, Reporters sans frontières, Telecomix et Silicon Maniacs.

Pour rappel, le Docteur Richard Matthew Stallman (RMS pour les intimes) a lancé le mouvement du logiciel libre en 1983 et a commencé le développement du système d’exploitation GNU en 1984.

GNU est un logiciel libre : tout le monde a la liberté de le copier et le redistribuer, avec ou sans modifications. Le système GNU/Linux, essentiellement le système d’exploitation GNU avec Linux ajouté, est utilisé sur des dizaines de millions d’ordinateurs d’aujourd’hui.

C’est donc le pionnier de l’opensource, et  notre devoir était d’être présent.

 

Le thème de la conférence portait sur le thème « Logiciels libres et droits de l’homme. »

Le programme était le suivant :

– Conférence de Richard Stallman

– Questions-réponses où le public a eu la possibilité de poser des questions au « Pape » du logiciel libre

Deux personnes étaient aux côtés  Richard Stallman lors de la conférence : Lucie Morillon et Antoine Bernard.

 

 

Lucie Morillon est la Responsable du Bureau Internet et Libertés de Reporters Sans Frontières à Paris.
Les enjeux de la surveillance lors du printemps arabe sont une preuve des gouvernements répressifs, qui ne permettent pas la liberté d’expression à ses citoyens.
Depuis 10 ans, RSF s’intéressent aux questions numériques et aux conséquences qu’ont les nouveaux systèmes de communication.

 

 

 

Puis est venu le moment de la présentation d’ Antoine Bernard, auteur de nombreux livres et directeur général de FIDH : le mouvement mondial des Droits de l’Homme.
Il a donc abordé des cas d’injustice dans des pays tel que la Biélorussie où un militant a été enfermé pour une conversation numérique sur la liberté, ou en Colombie où une mesure antiterroriste est mise en place, interceptant tous les e-mails…
Il opère donc à des missions d’envergure mondiale pour défendre les Droits de l’Homme et dénoncer les manigances des états à empêcher les libertés à l’insu des citoyens.

 

Les enjeux du #jhack… mais, qu’est-ce que c’est ?

Le #jhack est un évènement qui prône la transparence numérique. Il est composé d’ateliers, de conférences, rencontres entre journalistes, activistes et hackers…

Il s’agissait de la seconde édition, et la première a eu lieu le 25 février 2012 à La Cantine

Ensuite, Richard Stallman a directement débuté la conférence sur une problématique correspondant au thème de la conférence :

« Quelle est la relation entre le logiciel libre et les droits de l’homme ? »

La réflexion intéressante de R. Stallman a été de déclarer que l’accès logiciel libre devrait faire partie des droits de l’homme et serait d’instauré 4 libertés :
La liberté 0 : exécuter le logiciel
La liberté 1 :  exploiter le code source
-> Ces deux libertés permettent seulement un contrôle individuel et ne suffisent donc pas à une liberté totale sur un logiciel… il reste donc les 2 libertés supplémentaires :
La liberté 2 : aider les autres en redistribuant le logiciel librement
La liberté 3 : distribuer en pouvant copier et modifier le logiciel

Ces quatre libertés habiliteraient donc chacun à engendrer une coopération et exercer collectivement, sans forcément être programmeur.

Mais… « Et si l’utopie était de vivre dans une société où les utilisateurs disposent des libertés essentielles ?

Richard Stallman nous exprime son point de vue, en proclamant le fait que si les utilisateurs n’ont pas le contrôle total, alors le programme les contrôle.
Et que donc… c’est la personne qui gère ce programme qui les contrôle à distance !
Ce type d’individu est vu par RMS comme des « programme privateur » qui empêche l’utilisateur de « vraiment » utiliser son logiciel.

Gnu vs Linux

 

Alors, GNU, serait la solution à ces programmes privateurs : un système d’exploitation libre !

GNU = Gnu is Not Unix (acronyme récursif)

ATTENTION ! le pape du libre tient à préciser : linux est un composant du système.
Il faut dire Gnu et non Linux, s’il l’on prône le logiciel libre et si ce n’est pas le cas, nous sommes donc face à des « logiciels malveillants » vu par RMS tel des « menottes numériques ».

Stallman peut paraître déplaisant avec son arrogance et sa façon de nous surprendre a chaque phrase.
Il n’a pas hésité à attaquer Microsoft, « Microsoft, Windows est malware », que c’est une « porte dérobée universelle », mais pas que : « Macintosh est malware ».
Il se doit donc de proclamer le logiciel libre et de nous convaincre avec des exemples …

Comme Adobe, qui « n’exige pas de l’utilisateur qu’il paie pour être abusé ».

Amazon, qui lui n’offre que l’autorisation de consulter ses livres et non de les acquérir et dont les lecteurs ont vu des
fichiers se supprimer à distance (cf : G.Orwell – 1984 )… Ne parlons même pas du Kindle Fire, qui pousse par sa traduction à « allumer le feu ».

Quelle conclusion en tirer ?
Que les utilisateurs sont donc victimes de ces fonctionnalités malveillantes ?…

 

« Saint iGNUcius, de l’Eglise d’Emac*
Je bénis ton ordinateur
Nous adorons le seul vrai éditeur d’Emac
Tu dois prononcer la confession de la foi :
Il n’y a aucun système que Gnu et Linux est un de ses noyaux »

 

 

 

 

 

*Emac : éditeur de texte qui a été développé par Stallman depuis les années 70 et lui a valu une grande renommée dans le milieu des hackers. Il est si puissant qu’il peut quasiment remplacer toutes les autres applications.

La suite de la conférence s’est déroulée avec des questions du public. Ces questions ont permis d’aborder divers sujets tels que le Cloud par exemple… qui, selon Stallman « n’existe pas » et n’est qu’une technique pour confondre les gens dans les technologies. L’importance du reverse engineering (bien connu de 50A), le développement de l’open gouvernance

Cette conférence a porté sur un sujet global : le logiciel libre.
Elle a permis a chacun de s’y retrouver, grâce à des discussions sur le contexte à Cuba, en Syrie ou en Colombie, Amazon, Microsoft, Macintosh, Hadopi…
Le respect des Droits de l’Homme est décidément remis en cause dû à ces « logiciels malveillants » : un combat pour la légalité de l’opinion, dont Richard Stallman est le précurseur.

 

 

Retrouvez la conférence en format audio ici : www.jhack.info

 

 

 

 

Article rédigé par Emmanuelle/@emmanuelle_gg