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DIGITAL EVENEMENTIEL

Les meilleurs événements tech de 2019 en France

Vous êtes à la recherche d’événements tech de pointe pour 2019 ? Vous souhaitez conclure l’année 2018 par une conférence exceptionnelle ? Ou vous êtes tout simplement curieux ?

Parcourir tout internet à la recherche d’informations sur les différents événements peut s’avérer être fastidieux. C’est pourquoi nous avons fait le travail pour vous ! Cet annuaire de conférences soigneusement préparées présente les 17 meilleurs événements tech de 2019. 

Cette année encore, le programme des événements qui s’intéressent aux nouvelles technologies est bien rempli. Du Nord au Sud, vous trouverez votre bonheur parmi de nombreux évènements tous plus passionnants les uns que les autres.

 



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Le grand barouf numérique 20-mars CCI Grand Lille

 

Le Grand Barouf Numérique est de retour pour une édition plus innovante et ouverte que jamais !

Cette année le rendez-vous est fixé les 20 et 21 mars autour de trois thématiques : « la citoyenneté et la démocratie », « l’empreinte numérique et l’utilisation des données », et « la transition écologique ».

Le concept est simple et se définit en deux mots « Participatif » et « Prospectif », le grand Barouf Numérique s’organise comme une assemblée parlementaire où les participants qui deviennent députés sont réunis pour examiner et voter un projet de loi numérique d’anticipation.

Gratuit sur inscriptions



BreizhCamp 20-23 mars Rennes

Le Breizh Camp, c’est 3 jours de conférence autour du développement à Rennes, mais pas que !

Cet évènement rassemble une large communauté de développeurs et d’experts, avec près de 100 thèmes présentés. Crée en 2011 à l’initiative du BreizhJug cet évènement est de plus en plus populaire et propose du contenu à la carte sur plus de 100 thèmes présentés.

Chaque participant peut participer aux conférences qui ont retenu leurs attentions. Il est également possible d’assister à des ateliers et pour mettre en pratique les connaissances acquises.

Android, Java, PHP, C++, Go, Rust, Cloud, Ruby, .Net, GIT. Le breizh Camp est avant tout un mélange de technologies qui a réuni plus de 600 visiteurs par jour lors de la dernière édition !

 

N’hésitez pas à vous rendre sur le site officiel pour obtenir plus d’informations et accéder à la billetterie.



LavalVirtual 20-24 mars Laval

Qui a dit que la capitale de la réalité virtuelle était forcément aux États-Unis ? Du 20 au 24 mars le rendez-vous est donné à Laval !

Vous pourrez découvrir les dernières tendances technologiques, les applications les plus innovantes en réalité Virtuelle, ainsi qu’en réalité augmentée.

Laissez-vous guider par les contenus, les solutions de pointe, les techniques émergentes et les applications artistiques de VR/AR

Au cours de ces trois journées découvrez l’univers VR/AR.  Au programme : conférences, Keynotes, Cas d’utilisateurs, Conférences techniques et Masterclasses.

Rencontrez les décideurs les plus avant-gardistes dans le domaine des technologies immersives !

Tickets


Atelier d’hygiène numérique chez 50A

 

L’émergence des réseaux sociaux et du big data à modifier notre perception de la vie privée. On partage tout, n’importe où et n’importe comment sans se soucier des conséquences. Certaines entreprises, à l’affût de nouvelles données pour hyper-personnaliser leurs offres utilisent parfois ces données à l’insu de notre bon vouloir. Quelles mesures doit-on prendre pour assurer la sécurité de nos données ? Dans cette optique, le Parlement Européen a récemment mis en place un ensemble de dispositifs : droit à l’oubli, limite du profilage, plus de transparence envers ceux qui possèdent nos données…

50A vous propose le temps d’un atelier de réfléchir ensemble sur les comportements à adopter pour une avoir une bonne hygiène numérique. Notre article.

N’hesitez pas à vous inscrire ici et rendez-vous le 26 mars !



Nord conversion day 4 Avril, Lilles

Nordconversion day est un événement dédié à l’UX et à l’e-commerce.

Ce salon s’adresse aux professionnels du digital, managers et opérationnels.

Au programme vous pourrez en apprendre plus sur le e-commerce(e-banking, e-assurance, retail, etc.)  Design System, les Persona Design, la Data Vizualisation. L’IA, de la Data et encore plein d’autres choses.

L’atout majeur du nord conversion day est que le salon est entièrement gratuit ! Vous devez donc au préalable vous inscrire ici, et venir assister aux animations gratuitement.

 

Sido 10 et 11 avril, Cité Internationale Lyon

 

 

SIDO, l’événement révolutionnaire de l’industrie des nouvelles technologies ! Pour sa 5ème édition, les organisateurs annoncent un forum unique en Europe combinant IoT, AI & Robotique !

Des technologies habilitants aux solutions globales, SIDO est le moteur de l’innovation et réunit 3 écosystèmes convergents pour des projets connectés, autonomes et toujours plus intelligents.

Participez à cet événement majeur « Technologies & Marchés », qui se tiendra les 10 et 11 avril 2019 à la Cité Internationale de Lyon, France.
Une approche novatrice des nouveaux défis technologiques et organisationnels auxquels sont confrontées toutes les entreprises industrielles et des services.

Tickets 



Android marker 23-24 avril Paris

 

Android makers est bien plus qu’une conférence !

Joignez-vous à l’aventure pour aborder l’avenir d’Android avec les experts les plus en vue dans le domaine.
Au programme, sessions techniques, ateliers, débats, du réseautage, ainsi qu’une chance de dévoiler votre projet dans l’Espace Fabricants devant des centaines de visiteurs.

La 3ème édition d’Android Makers rassemble 4 événements en 1 :

Conférences :
40 min de Tech Talks par des conférenciers experts et 20 min Lightning Talks sur l’avenir d’Android.

Ateliers :
apprenez de nouvelles méthodes, découvrez et construisez votre application pendant les ateliers.

Espace Fabricants :
promenez-vous, jouez et découvrez les dernières innovations matérielles et logicielles développées par les fabricants.

Fête :
Et pour finir en beauté rencontrez des gens avec la même passion que vous, et fêtez la conférence.

Pendant 2 jours, vous pourrez :

Ticket 

 


Formation en intelligence artificielle 14-15 mars Meudon

Vous vous posez des questions sur l’IA ? Comment fonctionne-t-elle ? Dans quel domaine l’utiliser ? Puis-je pratique l’IA quotidiennement ? Vous aurez vos réponses en vous rendant à la séance de formation avancée les 14 et 15 mars !

Que vous soyez simple débutant ayant entendu parler d’IA ou que vous possediez déjà de bonnes bases en développement technologique ou en informatique cette formation s’adresse à diverses cibles : entités publiques / Entités privées / Indépendants / Informaticiens / Développeurs confirmés ou non.

N’hésitez plus et inscrivez-vous !

Pour s’inscrire https://www.eventbrite.fr/e/billets-formation-avancee-en-intelligence-artificielle-54922504690?aff=erelexpmlt

 


Viva technology 16-18 mai Paris

Viva Technology s’annonce comme LE rendez-vous mondial des startups et de l’innovation à ne pas manquer. Rendez-vous du 16 au 18 mai 2019 pour la quatrième édition qui se tiendra à Paris Porte de Versailles.

Évènement devenu incontournable en seulement 3 ans, le salon est co-organisé par Publicis Groupe et le Groupe Les Echos. L’évènement rassemble plus de 100 000 visiteurs dont 9 000 startups et 1 900 investisseurs de 125 pays.

Les 2 premiers jours sont dédiés aux professionnels : startuppers, chefs d’entreprise, cadres, investisseurs et medias. Le 3ème jour est ouvert au Grand Public.

Qu’il s’agisse de conférenciers de renom, d’expositions, d’innovations ouvertes ou d’expériences vécues, VivaTech célèbre les innovations d’aujourd’hui et les possibilités de demain pour tous ceux qui croient en la puissance de la technologie pour transformer les entreprises et la société.

Tickets

 


Web2Day 5-7 juin Nantes

 

 

Humain, vibrant et intense. Le Web2day, c’est le festival des professionnels et des passionnés des nouvelles technologies qui ont envie de s’inspirer, apprendre et networker dans une ambiance détendue et décalée.

Le Web2Day c’est 3 jours qui s’annoncent inoubliables, un village de 5500 m2, des animations, un concours de startups, et plus de 300 speakers nationaux et internationaux.

Vif et intense, mais toujours à taille humaine, Web2day se tourne vers les professionnels mais également pour les passionnés de nouvelles technologies à la recherche de connaissances, d’inspiration et surtout un bon moyen de se construire un réseau dans une ambiance détendue.

Ils vous promettent un séjour inoubliable dans un lieu atypique. Avec plus de 300 intervenants venant du monde entier le programme s’annonce.

Avec plus de 250 intervenants venus de France et du monde entier, un concours de création d’entreprise, un village de 5 500 m2, des événements et des nuits inoubliables (ou non), le tout dans un lieu insolite : ils vous promettent une expérience inoubliable de trois jours.

Leurs moto : La vie est trop courte pour ne pas s’amuser au travail.

 


Atelier cybersécurité le 17 Juin chez 50

Assurer la sécurité au sein de son entreprise représente un enjeu primordial pour son bon fonctionnement. Une prise de conscience s’impose donc pour tous. Si vous êtes dirigeant d’une PME ou un membre d’une DSI, cet atelier est fait pour vous.

Utiliser les failles humaines d’un système d’information comme effet de levier, connaissez-vous les rudiments du social engineering ? Une fois l’humain formé, avez-vous entendu parler de bug bounty, de pen testing ?

Conscient de cette problématique majeure, 50A organise un atelier consacré à la cybercriminalité et à la cybersécurité pour sensibiliser ses clients aux dangers qu’ils encourent et leur donner les armes nécessaires pour combattre ce type d’attaque. Notre article.

Save the date et rendez-vous le 17 juin 2019 !

 

Atelier innovation le 16 Septembre chez 50a

 

Sautez vers l’innovation agile, ouverte et allongée !

Au sein des entreprises, innover est devenu vital. Avantage concurrentiel, levier de croissance, améliorer sa réputation, conquérir des nouveaux marchés : toutes les raisons sont bonnes pour innover. Mais qu’est-ce qu’innover aujourd’hui ? L’innovation peut se faire sous plusieurs formes (produit, service, procédé, marketing ou social) et sous plusieurs degrés (innovation de rupture ou incrémentale). Différents types d’innovation se sont développés ces dernières années comme l’open innovation ou l’uberisation.

Chez 50A nous utilisons la méthode Design Thinking : en plaçant l’humain au centre, cette approche permet d’innover autrement en s’inspirant des méthodes des designers, comprendre les besoins du client, la faisabilité technologique et la réalité économique pour créer de nouveaux produits et de nouveaux services. Cette méthode stimule la créativité et développe l’esprit collaboratif au sein d’une équipe.

Lors de son prochain atelier, 50A vous éclaire sur les nouveaux types d’innovation et comment s’en servir à son avantage pour être plus compétitif sur le marché.

Intéressé ? Rendez-vous le 16 septembre 2019 prochain !


FrenchKit 7-8 octobre Paris

FrenchKit est la première conférence iOS et macOS en France. En se concentrant sur un large éventail de sujets, des API cacao à Swift, couverts par certains des développeurs les plus importants de la communauté internationale.

Faites partie des plus de 200 personnes qui participeront à la troisième édition de FrenchKit. Passez deux jours avec les meilleurs développeurs du monde entier. Apprenez, découvrez, échangez, discutez et surtout amusez-vous !

Apprenez des plus éminents développeurs impliqués dans les technologies Apple. Attention toutes les conférences seront données en anglais.

Le rendez-vous est donné du 20 au 21 septembre 2018, passez deux jours à écouter, apprendre et partager les meillures pratiques du développement iOS et macO.

Consultez leur site pour plus d’informations sur la prochaine édition.

 


DotJs 5-7 novembre Paris

DotJs est la plus grande conférence mondiale sur la Javascript rassemblant des développeurs de haut niveau à Paris.

Leurs buts organiser de développeurs avec le format et les standards de qualité de TED ?

Ils organisent aujourd’hui près de 7 conférences de ce type par an, invitant les meilleurs développeurs du monde entier à s’exprimer sur les plus belles scènes que Paris a à offrir.

Les développeurs s’y rendent afin de découvrir des sujets pointus inédits, d’apprendre et surtout voire les différentes directions prises par ce langage informatique majeur.

La première journée est plutôt axée sur le développement Front-end, puis sur les différentes évolutions du langage et son utilisation pour le Back-end le deuxième jour.

Un événement technique mais immanquable pour tout bon développeur Javascript !

Consultez leur site pour plus d’informations sur la prochaine édition.

 


Rent Real New Tech 6-7 novembre Paris

RENT Real Estate & New Technologies est un salon dédié aux professionnels de l’immobilier.

Aujourd’hui l’innovation et les nouvelles technologies sont au coeur de l’immo, cet évènement reservé aux professionnels de l’évènement de référence du secteur.

L’inscription se fait en ligne ici  le forfait comprend une participation aux conférences et l’accès aux halls d’expositions.

 


Blend web mix 13-14 Nov Lyon

 

BlendWebMix c’est deux jours d’ateliers, workshops, conférences et rencontres s’adressant à une variété de public qui fait vivre l’écosystème web.

Entrepreneurs, business développeurs, recruteurs, investisseurs, designers, formateur, mais aussi publics type plus généralistes : étudiants, chercheurs, collectivités etc sont invitées à cet évènement !

BlendWebMix c’est aussi l’opportunité, pour les entreprises plus classiques, de rencontrer et comprendre l’écosystème web et ses acteurs. 

L’évènement est organisé par La Cuisine Du Web et se déroule à la Cité Internationale.

Tickets 

 


Salon Simi 11-13 Décembre Paris

 

Le SIMI, événement de référence pour les acteurs de l’industrie immobilière en France. Le salon rassemble plus de 30 400 professionnels et 470 sociétés et collectivité pendant trois jours.

L’évènement tient compte de l’évolution et de la mutation présente et à venir dans cet écosystème allié avec l’extension du digital dans le domaine du bâtiment.

Le salon présente donc les offres Françaises d’immobilier, de bureaux, de logistique etc…

Pour être alerté de l’ouverture de la billetterie, cliquez ici 

 


 

En espérant que cette liste vous aura convaincu d’assister à un de ces évènements plus intéressant les uns que les autres !  

Ne trainez pas trop pour prendre vos  places pour les évènements qui vous intéressent, (certains se remplissent très vite) . Gagnez de nouvelles compétences, rencontrez de nouvelles personnes et surtout amusez-vous !

Si vous avez des demandes d’information n’hésitez pas à remplir notre formulaire de contact ici.

 

 

 

ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Religion et Technologies

ACTE 1 : RÉFLEXIONS D’UN THINKTANK CHRÉTIEN 

Nous sommes très heureux de partager avec vous en cette fin d’année 2018, le 7ème épisode de notre podcast 50A Galaxy. Dans ce nouvel épisode nous allons aborder deux mondes relativement différents, la religion d’un côté et la technologie de l’autre. Le premier monde fait référence à l’histoire, la philosophie, la morale et le second quant à lui est très récent, très moderne, et connaît chaque jour son lot de progrès en challengeant la morale jusque là établie. Comment ces deux mondes peuvent s’enrichir mutuellement ?

Ce podcast s’articule autour des thématiques suivantes :

Pour décrypter ces thématiques nous avons la chance de recevoir Pierre Gueydier, (LinkedIN, Twitter), maître de conférence à la faculté catholique de l’université ouest à Angers dans le domaine des sciences politiques et chargé de la coordination de la recherche de OPTIC Technology.  OPTIC est une plateforme, un réseau international d’étude et d’innovation initié par l’ordre religieux des Dominicains et dédié aux enjeux éthiques des technologies de rupture. OPTIC fonde ses travaux sur une anthropologie explicitement chrétienne. « Nous croyons que les technologies de rupture peuvent grandement contribuer à améliorer les conditions de vie dans de multiples domaines sous réserve de les placer d’abord au service de l’Homme et du Bien Commun. »

« Être plus intelligent à plusieurs »

Ce réseau a pour objectifs de comprendre les enjeux et essayer de décrypter ce qu’il se passe. Essayer de se faire rencontrer des disciplines académiques qui souvent s’ignorent les sciences sociales d’un côté et les sciences de l’ingénieur de l’autre ainsi que les questions de sciences politiques. Comment décloisonner les approches ?

[Chapitre 1 : La communauté]
À l’heure où l’on parle d’évangélisation dans le monde de la technologie, le catholicisme est une communauté de 2000 ans. Est ce que celle-ci s’intéresse aux réseaux sociaux ? Est ce que cela apporte une vision, une philosophie particulière ?
L’étymologie du mot religion c’est relier. La relation à la technologie pour les religions est un peu double. Paradoxalement y compris pour le numérique, le catholicisme a intégré assez rapidement les technologies dans son élan missionnaire dans l’idée de propager la foi, on parle de « Propaganda Fide ». Elle s’appuie pour cela sur la presse, la radio, le livre et le manuscrit évidemment ! Le support médiatique et technique a donc été assimilé assez rapidement de tous temps par les mouvements religieux pour véhiculer le message. Les ordres missionnaires ont toujours été très à la pointe, notamment les jésuites avec les lanternes magiques via la projection sur les murs des églises (l’ancêtre du projecteur de diapos). Le premier site Internet du Vatican a dû être publié en 1996/97, en France en 1997. L’universalisme biblique est théologique, le message de salut des religions est destiné à tous, donc il n’y pas de barrière. L’outil en tant que tel est neutre moralement, il y a toujours eu les avis, les critiques, voir des condamnations. La lutte contre les hérésies est historique il faut garantir les véracités des messages. Il y a toujours eu une certaine réticence vis à vis du progrès (modernisme/catholicisme). Il est important de garder une approche rationnelle, collective sans panique morale.  

[Chapitre 2 : Le numérique et la morale ]
L’histoire du numérique, dans un premier temps : Découverte joyeuse et infantile. Dans un second comment s’organiser ? Qu’est ce qui est open source qu’est ce qui ne l’est pas ? Est ce que tout le monde a accès à l’information ? Troisième temps : prise de contrôle des GAFA, apparition du hacking, transfert des données personnelles, ne faut il pas organiser la technologie ? Il y a t’il un bien et un mal ? Ne faudrait il pas une morale ?
Le numérique ne change pas fondamentalement les choses sur ce qui est recevable d’un point de vue légal ou pas. Les conséquences en revanche sont nouvelles et assez peu contrôlables et contrôlées. Les questions d’arbitrage entre ce qui est  bien ou serait mal doivent être l’objet d’une discussion collective et se heurtent à des difficultés de la loi à étendre son pouvoir sur le numérique. Comment inventer de nouveaux moyens collectivement pour essayer de trouver ce qui est moralement tolérable ? Chez les catholiques on parle de « doctrine sociale de l’église », c’est un certain nombre de critères très généraux censés pouvoir être partageables par quiconque pas forcément croyant : la notion de subsidiarité, la notion de participation, la notion de dignité humaine, la notion de solidarité, la notion de destination universelle des biens. Ces différents points peuvent être pertinents pour les questions numériques.

[Chapitre 3 : Technologie et politique]
Décembre 2018, @Paris, on assiste à une nouvelle infrastructure sociale imposée par la technologie notamment Facebook, première infrastructure qui n’est pas imposée par l’Etat ou par l’Église. Que pense l’Église de ce nouvel acteur du social ?
Il est possible de faire le parallèle avec les mouvements syndicaux du 19ème siècle, avec la volonté d’un groupe de constituer un collectif politique qui ne dépend ni des politiques ni des religieux. L’église n’a pas forcément de solutions particulières. À travers les dispositifs types réseaux sociaux est ce qu’il s’agit de nouveaux comportements ou de nouveaux acteurs ? Les modalités de manière très diverses évoluent et sont imprévisibles, mais ce n’est pas si nouveau comme mobilisation. Ce ne sont pas forcément des espèces d’acteurs omnipotents comme les GAFAS qui puissent décider de conséquence. La question du numérique induit une sorte de nouveauté par rapport aux technologies où traditionnellement on supposait les technologies neutres, mais les design de conception des plateformes et des algorithmes ont des visées politiques explicites. Leurs usages et les décisions prises ont des impacts mondiaux et politiques c’est sans doute un progrès. La mission de l’église sur les réseaux sociaux est assumée par les fidèles et par forcément par la hiérarchie. Celle-ci a la prudence de laisser l’action politique et sociale au plus proche du terrain. Eût égard aux problèmes auxquelles fait face l’Église dans différents domaines la question du numérique reste relativement secondaire.

Centralité et réseaux distribuées. Il existe 3 grandes typologies de réseaux centralisés/hiérarchiques (Catholique), le réseau multipolaire (Protestants, Chiites), le réseau décentralisé (Sunnites). Quid de la capacité des organisations/ordres religieux à se saisir des technologies Internet ? Est ce que toutes les organisations religieuses ont les mêmes facilités de par leur nature à se saisir de ces technologies eût égard au type de technologies que l’on va trouver en face ?
Il y a un vrai paradoxe dans l’Eglise catholique, en effet elle est hiérarchique mais extrêmement plate. Il existe 4 niveaux de hiérarchie dans l’église : les papes, les évêques, les prêtres, les fidèles. C’est une pyramide mais une pyramide assez plate. La relation de pouvoir au sein de l’église est très complexe. Les ordres religieux de par leur spécificité, de par leur flexibilité jouent un rôle de compensation sur cette hiérarchie, voir même de tensions. Le dispositif Internet numérique du Saint Siège  est une très grosse infrastructure. C’est l’une des galaxie de sites les plus attaquée au monde, la war room de cyber défense est impressionnante. Au niveau institutionnel pour les sphères romaines, nous sommes encore sur un internet 1.0, même s’il existe des comptes Twitter. C’est à vocation apologétique = diffusion de la parole religieuse, il n’y a pas réellement d’investissement dans les questions d’animation de réseaux. Les actions dans la vraie vie des paroisses ou des diocèses ne permettent pas forcément de consacrer du temps à la gestion des réseaux sociaux. Cette tradition humaniste d’accueil, d’ouverture et de gratuité fonctionnent assez bien. Lors des JMJ en revanche les jeunes se saisissent eux mêmes des réseaux.

Comment est ce que l’église aborde la problématique des données personnelles et la surveillance des individus ?
Le regard est assez simple : c’est la dignité humaine. Les questions de libertés individuelles, de vie privée et de secrets des correspondances privées sont garant de la vie sociale et vital pour la démocratie. Force est de constater que cela n’existe plus, l’Église ne peut en soit le déplorer et exprimer son souhait qu’il y ait des régulations / corrections. À priori les créateurs de Facebook ou Google ont du être tenus un peu à l’écart en terme d’offres. Sur la question des communs, le concept de « Destination universelle des biens », concept philosophico-théologique avec des implications économiques, qui tourne autours des questions « Est ce que la propriété privée est légitime, illégitime ? Quelle est sa nature morale ? En gros la position de l’Eglise est de dire dans une vision théologique de fin des temps, de fait il n’y aurait plus besoin de propriété. Or actuellement nous ne sommes pas à la fin des temps, donc la propriété privée qui est dans la doctrine sociale la conséquence du fait de jouir des fruits de son travail (droit naturel), est justifiable à condition que ce ne soit pas la finalité. L’objectif de l’activité économique de l’homme n’est pas la propriété pour la propriété, elle est un moyen mais pas une fin. La question des communs peut être glissable et glissée dans cette « case ». Le numérique vient ré-interroger tous ces critères et ces notions que l’on croyait neutre. Dans l’Église il y a une grande tradition de l’écrit, sur les données privées à savoir les registres paroissiaux qui enregistrent par écrits les actes de cultes (baptême, mariage…) il n’y a à priori pas de numérisation pour des raisons de risques et de budget. En revanche pour l’organisation d’événements (inscription pour les JMJ) là, les diocèses sont soumis à la loi commune.

[Chapitre 4 : Intelligence artificielle, singularité et transhumanisme.]
L’homme n’est pas t’il en train de créer un nouveau dieu, un dieu technologique ?
Un des déclencheurs d’OPTIC est lié au sujet d’IA et tout ce qu’il a pu se dire sur ce genre de sujet. Comment essayer d’y voir un peu plus clair sur ces sujets ? Sur le plan de la parole scientifique c’est étonnant de voir comment celle-ci est démonétisée, sur des questions technologiques ou des questions d’histoire. Sur la question de transhumanisme nous essayons d’avoir une attitude simple qui consiste à essayer de comprendre de quoi on parle, ainsi que les mots que nous employons ce qu’il signifie. En effet dans ce domaine, la confusion est absolue. L’idée est de se dire « attention à la panique morale » d’un coté (exemple « c’est la fin de l’humanité ») et aussi être un peu rationnel. Il existe des outils intellectuels essayons de nous en servir !  Les robots à priori ne prendront pas le contrôle de la planète. Nous essayons d’ »historiciser » les choses. L’histoire des sciences et des technologies est centrale pour comprendre les choses y compris l’absence de nouveautés. Par exemple le premier article sur les réseaux de neurones date de 1942. En 1948 Dominique Dubarle, frère Dominicain contribue à faire connaître la cybernétique en France en 1948 en signant une tribune dans le monde. Dans cet article il parle de Norbert Wiener mathématicien aux Etats Unis qui évoque le gouvernement automatique « la machine à gouverner ». Dominique Dubarle écrit que ce serait pertinent que des ingénieurs, des philosophes, des historiens discutent ensemble de cela. Ces sujets ne sont pas vraiment nouveaux, c’est Prométhée l’homme veut se mettre à l’égal de dieu. Pour travailler sur ces technologies et sur les questions de cybernétique, Joi Ito patron du Media Lab du MIT parle du problème du réductionnisme, il s’agit du cartésianisme poussé à l’extrême. Cela consiste à découper un phénomène complexe en petits bouts simples. Croire que l’on peut réduire un phénomène biologique ou politique en micros événements que l’on pourrait encoder ou numériser on s’aperçoit assez vite que la limite opérationnelle est très rapide. Fort de ce postulat certains considèrent que l’être humain c’est de l’échange et un amas d’atomes, de cellules et de réactions chimiques pour « réduire » le fonctionnement du cerveau avec les moyens de big data et de calculs afin de modéliser un cerveau humain. C’est relativement instrumentaliste comme vision. La Chine quant à elle, est la puissance qui a géré de manière politique Internet. Très vite les chinois ont compris de quoi il en retournait à condition de garder la souveraineté absolue. Les Russes ont très bien analysé également, les Américains c’est plus un effet boomerang !

[Chapitre 5 : La technologie blockchain]
La blockchain est une technologie qui permet d’échanger dans un environnement dans lequel il n’y a plus de confiance, avec notamment la disparition des intermédiaires tiers de confiance. Les protestants et les juifs ont un rapport direct à Dieu, là où les catholiques passent par une intermédiation qui fait la force de l’église, la blockchain consiste à éliminer les intermédiaires, quels regards on pose quant on est du coté de l’église sur cette technologie ? D’autre part dans la notion de blockchain les données sont stockées ad vitam aeternam, n’y a t’il pas une opposition avec la notion de pardon ?
La confiance est un concept clé. Il y a peut être pour la première fois une technologie qui a une visée politique explicite. Technologie et design politique vont ensemble. C’est un exemple idéologique sur une sorte de résurgence des questions d’anarchie. Au coeur de la blockchain il s’agit de mettre en scène la corruption du pouvoir politique et économique avec la crise de 2008, il apparaît au grand jour. Comment essayer de substituer à la thématique de la confiance une technologie qui va être censée jouer le rôle d’un tiers de confiance ? Nous avons récemment publié une étude sur la Blockchain avec un chapitre qui s’intitule «  Poison ou remède ? ». À la fois la blockchain ré-interroge sur les fondamentaux du lien social collectif, c’est à dire les questions de confiance. La blockchain prend acte en quelque sorte que l’homme est un loup pour l’homme qui est vision très sombre de la nature humaine. Le capitalisme se nourrit toujours de ses propres marges. En effet on voit des projets de blockchain fermés qui seraient des écosystèmes de plateformes coordonnés par une blockchain. Par exemple le KYC qui consiste pour une banque à connaître son client. Cette notion du KYC est au coeur de l’intégralité du système mondial. Si une fondation non lucrative était créée dans lequel les banques mondiales seraient stakeholders de la fondation coordonnées par une blockchain, on aurait une machine de guerre !  Les plus malins sur l’utilisation de la blockchain semblent être ces écosystèmes qui vont vers de la coordination de la blockchain. La blockchain devient alors une sorte de remède dans des dispositifs non lucratifs. Finalement ce qui est annoncé comme une menace pourrait devenir le meilleur allié des banques… En ce qui concerne la notion d’oubli, si on ne peut pas faire oeuvre d’oubli on est dans une tyrannie complète du passé. Cela a d’ailleurs un impact sur le plan politique. L’exercice même du pouvoir politique est alors handicapé. => À suivre OPTIC Technology organise un événement le 14 mai au collège des Bernadins sur la thématique suivante « Comment rebâtir la confiance ? »


  • Notre animateur :

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

Nos chroniqueurs :

Glenn Rolland est expert en systèmes d’information et co-fondateur de Gnuside.
  

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

La transformation numérique de l’immobilier

50A Galaxy s’intéresse pour son deuxième podcast à la transformation numérique du secteur de l’immobilier. Le podcast s’articule autour d’une première partie consacrée à l’intervention d’un expert, puis d’un débat entre des chroniqueurs. Ils disposent d’un round pour diverger, et d’un deuxième round pour converger. Notre invité Robin Rivaton et nos chroniqueurs Robert Vinet, Christophe Ducamp, Paul Richardet et Guillaume Berger nous ont permis d’avoir un aspect global sur les enjeux de ce secteur.

 

La transformation numérique dans l’immobilier impacte les étapes du parcours projet et du parcours client

Après avoir assisté à des mutations sociétales et technologiques qui affectent tous les secteurs, on entre dans un tournant majeur dans le secteur de l’immobilier. Il ne s’agit plus seulement de construire ni de livrer des bâtiments ; toute la chaîne de valeur de la filière est concernée. Recherche de biens, recherche de fonciers, procédés de conception et de fabrication, modélisation numérique des bâtiments ou encore réalité virtuelle et augmentée, ce sont autant de process qui se numérisent.

Partie 1 – Interview de l’expert Robin Rivaton

Nous avons interrogé Robin Rivaton, fondateur de Real Estech, un label ayant pour but d’inciter l’innovation et la digitalisation de l’immobilier. Il nous a éclairé sur les changements en train de s’opérer à travers le numérique dans ce secteur, mais nous a livré également son regard sur les enjeux de cette dématérialisation.

Son action a pour but d’alerter sur la lenteur vis-à-vis de l’adoption des innovations technologiques au sein de ce secteur. Si l’immobilier est en retard en France par rapport à d’autres secteurs, il l’est également en comparaison à l’échelle mondiale, et surtout à la Chine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Cela peut se comprendre : la domestication des innovations technologiques peut prendre du temps, comme l’a été l’électricité. La transformation numérique de l’immobilier serait surtout attendue dans le matériel, le hardware et l’infrastructure lourde.

« Il n’est pas supportable que le poids de l’immobilier monte de plus en plus dans le budget des ménages sans que la qualité des produits qui est offerte ne progresse »

D’après lui, la transformation numérique permet une harmonisation de l’offre et de la demande, en construisant plus et plus rapidement, et en adaptant mieux aux usages d’aujourd’hui. Cela est en effet devenu nécessaire de réaménager les bâtiments, qui ont été construits dans une époque où les usages étaient complètement différents. Tout l’enjeu repose donc sur les coûts que cela implique et sur l’action politique, qui est indispensable pour une transformation numérique et une adaptation technologique réussies. Le foncier a ainsi un rôle fort à jouer pour convaincre les politiques. Néanmoins, ce changement doit être maîtrisé et protégé.

« Je pense que c’est la conjonction et la capacité des politiques et des individus à saisir ces technologies pour aller dans une volonté politique »

Partie 2 – Le débat des postcasteurs

Robert Vinet, projectiviste dans la blockchain, Christophe Ducamp, évangéliste dans l’indie-web et Paul Richardet, agitateur de communautés, ont disposé d’un premier round pour évoquer leurs divergences par rapport à l’interviewé. C’est ainsi que Robert Vinet indique la nécessité de détailler les éléments qui composent cette transformation numérique. Il en cite deux : la blockchain et l’impression 3D, qui ont un impact dans l’économie de l’immobilier. Christophe Ducamp pense lui, d’un point de vue sociologique, à l’innovation des nouveaux quartiers grâce au numérique, visant à une meilleure qualité de vie. Paul Richardet est plus sceptique notamment sur les enjeux environnementaux et les difficultés de plus en plus accrues pour se loger. Guillaume Berger est également intervenu et rappelle qu’il y a un rapport de force entre le marché et les consommateurs ; pour lui, l’important est que le consommateur profite de cette transformation numérique et qu’il y ait une transparence du marché.

« La blockchain est en train de changer de manière considérable les flux de l’information et la mémorisation de celle ci et cela impactera l’immobilier de manière très importante »

Au deuxième round, les chroniqueurs ont pu converger. Robert Vinet s’interroge sur l’utilisation des data dans l’économie de ce marché.  Christophe Ducamp se questionne alors sur la cartographie du traitement des données. Paul Richardet conseille d’anticiper l’utilisation des données et son économie avant d’accélérer la transformation numérique de l’immobilier. Guillaume Berger insiste lui sur les besoins du consommateur et est plus optimiste quant à son accomplissement grâce à la transformation numérique. Nicolas Bermond, chez 50A, nous a aussi livré son point de vue…

 

Pour aller plus loin, nous avons demandé à Frédéric Motta, DG de WiredScore sa vision de la transformation numérique de l’immobilier :

Découvrez notre éditorial sur 50A Galaxy le podcast. Le mois dernier, nous nous sommes intéressés à la transformation numérique de l’état ! Soyez au rendez-vous pour notre prochain podcast sur la transformation numérique des agences de communication le 2 mai !

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  • Nos chroniqueurs :

Robert Vinet, spécialiste de la blockchain et du marketing, il est fondateur de Blockchain Factory, consultant chez Social Media DataLab, Dr. Banner et DELVHON.
 

Christophe Ducamp, expert en stratégies d’innovation, design thinking et marketing, il est conseiller indépendant depuis 2010. Il tient un blog axé sur les pratiques du web.

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
 

Guillaume Berger, fondateur de l’application Karmapolis, réseau social culturel.
 

 


  • Pour en savoir plus :

La transformation numérique :
https://www.50a.fr/0/transformation-numerique

Robin Rivaton :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Rivaton

Paris Région Entreprises :
http://investparisregion.eu/

L’immobilier demain, La Real Estech, des rentiers aux entrepreneurs :
https://www.amazon.fr/Limmobilier-demain-Estech-rentiers-entrepreneurs/dp/2100770160

La Real Estech :
realestech.eu

Qu’est-ce qu’un foncier ? :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Foncier

Le rôle du foncier dans le prix de l’immobilier :
https://www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2013-2-page-365.htm

La blockchain :
https://www.50a.fr/0/blockchain

L’indie-web :
https://en.wikipedia.org/wiki/IndieWeb

 

DIGITAL

Bye bye Google Analytics ?

La mesure de la performance est certainement l’étape incontournable de la transformation numérique des entreprises.

Avec plus de 15 millions de sites trackés Google Analytics est actuellement l’outil le plus utilisé concernant la mesure d’audience des sites web, cependant n’avons-nous pas d’autres choix ? En effet le monopole de Google se fait énormément ressentir dans ce secteur et malgré de nombreux points positifs (gratuité, technologie..) les points noirs sur le tableau s’accumulent. Découvrez notre ressenti sur certaines alternatives à Google Analytics et l’avis de Laurent de Bar Directeur marketing corporate chez AT Internet sur le sujet.

Dates clés Google Analytics

En octobre 2005, Google lance sa première version d’Analytics. Victime de son succès, la plate-forme est rapidement fermée en raison d’une trop forte demande. En novembre de la même année, l’équipe Google Analytics (GA) publie une V1 améliorée pour laquelle l’accès est limité par un système d’invitation.

En octobre 2008, Google publie une V3 en mettant l’accent sur la confection de fonctionnalités à destination des entreprises. Pour la V3, GA propose des caractéristiques de segmentation avancée, de rapports personnalisés et d’une API externe. En 2009, Google Analytics Data Export API devient disponible pour tous les utilisateurs, ce qui ouvre la porte à lint analyses sur d’autres plates-formes.

En octobre 2009, Google Analytics lance une V4 avec un algorithme qui détecte les anomalies dans les données du site et alerte les utilisateurs. En avril 2011, GA V5 arrive sur le marché et en septembre 2011 une version premium est lancée.

En octobre 2011, GA introduit les visualisations de flux. Maintenant les utilisateurs peuvent observer les différents types de flux de visiteurs sur le site. En parallèle, Google commence le cryptage des données de recherche pour toutes les recherches signés dans un compte Google. Des restrictions sur les mot-clés pour les recherches apparaissent.

Enfin, en octobre 2012, Universal Analytics est annoncé. Il permet aux utilisateurs de suivre le comportement hors ligne et d’augmenter les données des clients avec des données démographiques externes et d’autres types de données.

Ga

Interface Google Analytics

 

L’hégémonie de Google

Aujourd’hui Google Analytics repose sur la gratuité du service afin d’acquérir la gestion de nos données personnelles mais au final pour quoi faire ? La solution joue sur un aspect marketing commercial à la limite du légal car nous ne sommes pas toujours (voire jamais) au courant de la destination et de l’utilisation de nos données.

En terme d’ergonomie, l’interface est devenue très complexe au fil des mises à jour pour les personnes n’étant pas très aguerries à la mesure d’audience. Cela soulève de nombreuses questions concernant cet outil gratuit et ouvert à tous mais qui peut être utilisé de manière optimale uniquement par un groupe restreint de personnes.

Nous sommes également confrontés à un appauvrissement des informations collectées notamment depuis la suppression de l’envoi du mot-clé de recherche le plus utilisé par l’internaute pour arriver sur votre site. Cette mesure vise donc à rendre plus complexe la mesure de performance du référencement naturel. (Cependant cela profite toujours à Adwords qui lui garde toute sa traçabilité…)

Google Analytics possède également une faille bien connue. La solution ne peut mesurer le temps de présence d’un utilisateur sur votre site  sauf si celui-ci fait une autre action, comme ouvrir une nouvelle page. L’indicateur va donc rester à 0 si il n’y a pas eu d’actions même si l’utilisateur aura passé de nombreuses minutes sur une même page.

Les alternatives

Si vous possédez un site web et que vous souhaitez analyser vos données il y a de fortes chances que vous utilisiez la solution de Google mais savez-vous qu’il existe d’autres alternatives ?

Nous avons testé plusieurs solutions pour vous et voici nos différentes conclusions :

OutilsPoints positifsPoints négatifs
Clicky (gratuit)- Outil gratuit qui permet de tracker jusqu’à 3000 pages vues par jour
- Gestion en temps réel
- Facilité de prise en main
- Application smartphone
- Disponible en marque blanche
- Interface peu attractive (mais qui fait très bien son travail)
- Pas encore totalement en Francais (mais ça ne tarderait
GoingUp (gratuit)
- Outil d’analyse + outil de référencement
- Outil fonctionnel pour les sites ayant déjà un trafic soutenu
- Beaucoup d’outils
- Interface peu dynamique
- Pas de mise à jour en temps réel
- Prise en main difficile
- Le code de suivi de la version gratuite comporte des backlinks
KISSMetrics (gratuit)
- Focalisation sur les internautes
- Bonne optimisation du taux de conversion
- Très bon outil pour les sites e-commerce
- Interface peu attrayante
Piwik (gratuit)
- Proposé dans 30 langues
- Applications
- Permet d’importer des fichiers de log
- Tableau de bord très complet
- Les données se trouvent uniquement sur vos serveurs
- Sur un site à fort trafic la charge du serveur peut être mis à mal
- La mesure du temps passé est la même que sur Google Analytics
AT Internet Web Analytics (payant)
- Service sur mesure historique
- Bonne alternative à Google Analytics
- Mesure du rich media
- Vision des campagnes e-marketing + rentabilité .
- Dashboarding
- Measure Exhaustive en temps reel
- Data Ownership
- SLA
- Interface vieillissante (mais release d’une nouvelle application de reporting le 15/07/2015)
- Outil payant..

Pour en savoir plus sur les solutions : Clicky, GoingUp, KISSMetrics, Piwik,  AT Internet.


L’avis de Laurent de Bar sur le sujet

Dans le prolongement de notre enquête nous avons contacté Laurent de Bar directeur marketing corporate de AT Internet l’un des principaux concurrents de Google Analytics.

Google Analytics est un leader incontestable du marché grâce notamment à son offre gratuite utilisée aujourd’hui par encore beaucoup de sites.

Je ne veux pas juger un concurrent, les utilisateurs ont toujours raison. Mais si on poursuit cette logique, les milliers de clients nous faisant confiance à travers le monde, démontrent qu’il y a un besoin pour une alternative à Google.  Preuve que notre offre est performante et compétitive.

 AT Internet se base sur plusieurs valeurs :
·       La performance et plus particulièrement la rapidité d’implémentation et d’exécution
·       La simplicité, dans la prise en main de la solution. Il est vrai qu’une partie de notre interface avait pris un coup de vieux, mais la nouvelle application de Reporting que nous sortons le 15 juillet vient pallier ce retard et le transformer en point fort.
·       La flexibilité, quels que soient l’industrie ou le métier de l’entreprise
·       La proximité de notre offre de service et de la relation que nous entretenons avec nos clients
·       Une approche ouverte permettant l’intégration de données externe dans notre outil mais aussi l’injection de nos données dans d’autres systèmes
·       La conformité de notre solution avec les législations européennes en vigueur en terme de respect de la vie privée et de la protection des données personnelles.
·       Un SLA qui garantit des performances uniques aussi bien en termes de data collection que de processing et d’accès à la donnée.
 
En conclusion, nous considérons que nous nous positionnons là où Google Analytics s’arrête. Nous offrons une alternative à des clients qui ont des exigences très élevées en termes de performance, de flexibilité, de service ou de sécurité (privacy, certification etc.). Plus c’est compliqué, plus les volumes sont importants et plus les clients sont exigeants, plus nous sommes contents. Et finalement Google nous aide en faisant évoluer la maturité des clients…
AT

Interface AT Internet

 

En conclusion, Google Analytics reste une solution gratuite avec des avantages certains mais il existe de nombreuses alternatives qui peuvent effectuer votre mesure d’audience. Clicky va s’avérer être une très bonne solution si vous voulez sortir de l’écosystème de Google sans dépenser trop, la gestion en temps réel va vous permettre un suivi très précis. GoingUp va vous permettre d’allier l’analyse au référencement d’une manière très simple. KISSMetrics quant à lui va vous permettre de vous focaliser sur les internautes (d’où ils viennent, acte d’achat, conversion..). AT Internet va vous permettre d’effectuer une mesure très complète avec un niveau de flexibilité et de performance que ne peut garantir GA grâce à des applications d’analyse et de reporting puissante. Le plus de cette solution est également le suivi et l’accompagnement proposé par la société. En fin Piwik reste le concurrent le plus légitime de Google Analytics et le gros plus reste le fait que les données soient sur vos serveurs, en terme de sécurité cette solution s’avère donc être la meilleure. Chaque solution a donc sa spécialité, il vous faudra donc choisir la solution la plus adaptée à vos objectifs/besoins.


Best Practice pour choisir sa solution

– Définir ses objectifs (tracker les pages, focalisation sur les internautes..)

– Définir quelle méthodologie de mesure est la plus adaptée à vos besoins (user-centric, site-centric..)

– Connaitre votre niveau de maîtrise sur la mesure d’audience (interface simple d’utilisation ou complète et complexe)

– Choisir sa solution en fonction de son budget (outil gratuit ou payant)

 

DIGITAL VISIBILITE

iBrain présente les voeux 2013 de l’agence 50A

Une année 2013 sans voeux de 2013 c’est comme un sud sans soleil !

Nous avons donc décidé de faire d’une pierre deux coups et de vous présenter nos voeux pour 2013, tout en vous présentant iBrain, un prototype développé par notre équipe de Recherche & Développement.

iBrain pourrait être qualifié de « neuro-logiciel » tant nous souhaitons qu’il s’intègre naturellement à nos vies ; en effet, iBrain, c’est la volonté de comprendre l’information en construisant de la connaissance à partir de cette information extraite, partout où elle est disponible. Et plus particulièrement sur le net et dans les réseaux sociaux.

Nous nous sommes donc amusés à personnifier iBrain pour lui faire présenter nos voeux à tous ceux qui nous suivent et nous encouragent.

50A – Voeux 2013 from agence 50A on Vimeo.

Très belle année 2013 à tous !

L’équipe 50A

DIGITAL

50A – La réalité augmentée façon Augment

La réalité augmentée .. un pas de plus vers une science fiction plus vraie que nature.
Elle est là et elle existe bel et bien aujourd’hui, la réalité augmentée surprend par son rendu et par les possibilités qui s’offrent à nous en terme d’utilisation.

Imaginez .. vous êtes dans votre salon et vous avez soudainement envie d’habiller votre mur d’une grande et belle photo.
Seulement, vous ne savez pas si la photo que vous avez choisi (celle avec les chats tous mignons) s’accordera bien avec la commode Empire de votre grand-mère…
Pour le savoir, vous allumez votre iPad, vous placez un repère à l’endroit où vous souhaitez installer votre photo puis la réalité augmentée fait le reste … Sur l’écran retina de votre tablette apparaît d’un coup la photo que vous avez choisi.
Vous pouvez alors, à l’aide de vos doigts agiles, agrandir ou rétrécir la photo, la déplacer sur le mur pour trouver l’endroit idéal où sera posée votre photo.

C’est le pari que se sont lancés Cyril Champier, Mickael Jordan et Jean-François Chianetta, co-fondateurs de Augment.

Télécharger l’application sur l’App Store ou sur Google Play

50A est allé à leur rencontre dans l’antre des start-up, Le Camping, au sein du très élégant Palais Brongniart.

C’est ici que séjourne Augment pour une durée de 6 mois afin de donner plus d’ampleur à leur projet.

Nous avons donc posé quelques questions à Jean-François Chianetta pour en savoir plus sur la réalité augmentée et sur Augment.

1/ Les bases .. qu’est ce que la réalité augmentée ?

La réalité augmentée c’est une nouvelle façon d’interagir avec le monde digital.

La réalité augmentée c’est une nouvelle façon d’interagir avec le monde digital.

Au lieu de regarder des photos ou des vidéos pour s’imaginer à quoi va ressembler un objet, on peut maintenant le voir directement intégré dans son environnement. Par exemple si vous voulez acheter une télévision, grâce à la réalité augmentée vous allez pouvoir la voir directement chez vous, à l’endroit où vous voulez la mettre.

La réalité augmentée est donc définie par l’intégration d’éléments virtuels, en 3d, en temps réel et en respectant la perspective de manière à avoir l’impression que les objets sont vraiment réels.

2/ L’origine .. comment l’idée de créer Augment vous est venue ?

Je voulais faire des agrandissements de photos. Pour pouvoir choisir la taille d’impression, je me suis dit qu’il n’existait rien permettant de visualiser chez soi ce que pourrait donner un poster sur un mur. Vue que je suivais la réalité augmentée depuis un moment je me suis dit que c’était une bonne idée d’application.

J’ai donc commencé à développer sur Android une première version d’Augment.

3/ Qui sont les utilisateurs de réalité augmentée et qui sont principalement les clients d’Augment ? 

La réalité augmentée à une portée universelle, tous ceux qui sont amenés à interagir avec le virtuel peuvent être touchés par cette révolution. L’application Augment a déjà été téléchargée plus de 90000 fois dans 163 pays. Elle est utilisée aussi bien par des vendeurs de piscines pour montrer aux clients leur futur piscine directement dans leur jardin que par des artistes pour envoyer par email une version augmentée de leur nouvelle sculpture.

Tout le monde va être touché car tout devient de plus en plus digital. L’objet ne sera fabriqué et envoyé que lorsqu’on l’aura déjà prévisualisé là ou on le veut.

4/ Quel est l’avenir de la réalité augmentée ?

On a eu les ordinateurs fixes, ensuite les portables, maintenant les smartphones et tablettes.

La réalité augmentée est la prochaine étape dans la miniaturisation de l’accés à l’information.


La réalité augmentée est la prochaine étape dans la miniaturisation de l’accés à l’information.

Avec une paire de lunette de réalité augmentée on pourra accéder à toutes les informations que l’on veut, dans le contexte ou elles sont intéressantes. En regardant un tableau électrique on verra la tension de chacun des cables, en regardant une cuisine, les plaques encore chaudes seront matérialisées par une couleur indiquant le danger, etc… Il faudra que la technologie soit maniée avec prudence pour ne pas nous envahir d’informations inutiles qui finiraient par noyer l’essentiel.

 

Mais chez 50A, nous sommes un peu comme St Thomas .. nous ne croyons que ce que nous voyons .. Nous avons donc assisté à une démonstration assez bluffante de la réalité augmentée façon Augment.

50A – Demonstration réalité augmentée par Augment from agence 50A on Vimeo.

 

Merci encore à l’équipe et en particulier à Jean-François d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir étonné avec sa réalité augmentée.

 

Article rédigé par David / @bariou