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ARCHITECTURE SOCIALE

La cancel culture et e-reputation

Depuis quelques années, un nouveau phénomène appelé « Cancel Culture » ou « Cancel-out Culture » fait fureur aux États-Unis et se répand de plus en plus dans le monde. Traduit en français en « Culture de l’annulation ou culture de la dénonciation », il s’agit d’un appel au boycott d’une personne, physique ou morale, qui a tenu des propos ou fait des actes jugés offensants. Prenant surtout son essor dans le monde du « showbiz », ce phénomène s’attaque à différents sujets comme le racisme ou le sexisme. Mais que sait-on exactement de cette pratique?? Pour vous aider à y voir clair, focus sur le Cancel Culture. 

Cancel culture symbol or cultural cancellation and social media censorship as canceling or restricting opinions that are offensive or controversial to the public with 3D illustration elements.

LA CULTURE DE L’ANNULATION OU LA DÉNONCIATION?

Pour faire simple, le cancel culture est une pratique qui consiste à ostraciser une personne qui tient des propos ou faits des actes qui conduisent à l’indignation publique, notamment sur les réseaux sociaux. Ce terme apparu pour la première fois en 2017 et base sont approchés sur le mouvement du woke. Il s’agit du fait de prendre conscience des injustices sociales et raciales subies par les minorités. En culture de dénonciation, ladite injustice fait l’objet d’une dénonciation public, ce qui conduit à une action massive comme un boycott ou une ostracisation de la personne concernée.

Aujourd’hui, cette pratique s’attaque à tous les sujets qui peuvent conduire à l’indignation d’une communauté ou du grand public. Il peut s’agir de propos ou d’actes considérés comme racistes ou sexistes. Cela peut aussi être un propos ou un acte considéré comme offensant ou haineux sur la religion ou sur la communauté LGBTQ. L’accusé et la victime peuvent donc être n’importe qui. Dans la majorité des cas, l’accusé est une personnalité publique comme un artiste, un businessman, un politicien, un intellectuel, etc. Parmi les nombreuses personnalités qui sont dénoncées ou « cancelled », on cite le réalisateur Roman Polanski, le producteur Harvey Weinstein et le professeur de criminologie Mike Adam. 

Cette culture de la dénonciation a pris de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram et autres. En effet grâce à ces outils, il est possible de partager aisément les cas de propos ou de l’acte jugé injuste ou inacceptable. D’ailleurs, ironiquement, il arrive que le boycott soit causé par l’accusé lui-même. Parmi les exemples, on cite l’actrice Gina Carano qui est virée de la série à succès Mandalorian de Disney à cause de publications considérées comme odieuses impliquant les juifs et l’Allemagne Nazie. Selon le cas de figure, la culture de la dénonciation peut avoir un impact sur le long terme ou n’être qu’une action médiatique de courte durée. 

Note : Si le terme « Cancel Out Culture » fait son apparition en 2017, notez que cette pratique ne date pas d’hier. À travers l’histoire, plusieurs personnalités publiques ont fait l’objet de boycott comme le philosophe Spinoza (1632 – 1677). Pour rappel, ce dernier est banni de la communauté juive au XVIIe siècle en raison de sa croyance.

LES CAS DE CANCEL CULTURE D’ACTUALITÉ 

Dans le monde de l’art, cette pratique peut conduire au boycott d’un œuvre comme un film, un livre ou un tableau, etc. Cela peut être dû à son auteur ou au contenu de l’œuvre lui-même. 

L’affaire Polanski

Dans le domaine du cinéma, le réalisateur franco-polonais Roman Polanski est considéré comme une pointure avec des films à succès comme Rosemary Baby. Mais sa notoriété est tachée par plusieurs affaires de viol, dont la plus célèbre est celle de Samantha Geimer. Cette dernière n’avait que 13 ans au moment des faits. Cette sale réputation suit encore le réalisateur qui est rejeté par bon nombre de personnes du showbiz. Son dernier film dont le titre est ironiquement « J’accuse » fait l’objet de boycott et scandalise pour son César du meilleur réalisateur. 

Les films boycottés

 Outre les auteurs, il y a également des films qui sont sujets à cancel culture en raison de leur contenu. C’est notamment le cas du film « Autant en emporte le vent » de Victor Fleming sorti en 1939. Si pendant longtemps, ce film est considéré comme un des plus grands chefs-d’œuvre du 7e art, il est aujourd’hui jugé comme raciste. En raison de la controverse, HBO max qui est chargé de sa distribution en ligne du film décide de retirer l’œuvre de son catalogue. 

Le mouvement #MeToo

 Outre le cas Polanski, il y a de nombreux cas d’abus sexuel dans le showbiz. Au fil des années, de nombreuses femmes ont commencé à briser le silence, ce qui a conduit à la création du mouvement #metoo. À travers le monde, des noms de réalisateurs, producteurs et acteurs sont sujets au cancel out culture. On cite l’exemple de l’affaire Weinstein qui a eu gain de cause devant la justice américaine. 

LE PROBLÈME DE LA CANCEL CULTURE 

La cancel culture s’apparente au concept du politiquement correct, ce qui permet d’éviter d’offenser une personne ou une communauté sur son ethnie, son sexe ou sa religion. En théorie, cette pratique permet donc de développer une bonne conduite. Mais en pratique, c’est plus de l’auto-justice, un tribunal sur les réseaux sociaux. Il faut savoir que dans certains cas, la victime du cancel culture n’est pas toujours fautive. 

LA CANCEL CULTURE ET LA E-REPUTATION

Dans un monde où la « cancel culture » gagne du terrain, l’impact sur l’image et la réputation d’une entreprise ou d’une personnalité publique peut être significatif et immédiat. Quand une entité se retrouve au cœur d’une controverse pour avoir tenu des propos ou adopté des comportements jugés inappropriés, cela peut entraîner un désengagement rapide de la part de consommateurs actuels ou potentiels. Ce phénomène peut se manifester par un boycottage de la marque, vu comme une extension des valeurs personnelles du consommateur. La perte de confiance ne touche pas seulement l’entité en question, mais peut également s’étendre à des célébrités, des influenceurs et d’autres marques qui lui sont associées, affectant ainsi leur propre image et crédibilité.

Le cas Balenciaga

Ils ont suscité la controverse, soulignant la fine ligne entre une publicité audacieuse et une qui franchit les limites de l’acceptable. La réaction, ou l’absence de réaction, à ces controverses est un choix stratégique qui peut avoir des conséquences durables. Il est devenu essentiel pour les marques et les figures publiques d’adopter une position claire lorsqu’une controverse éclate. L’engagement dans le dialogue sur des sujets sensibles peut renforcer les liens avec leur audience, montrant une marque ou une personnalité comme étant engagée et authentique. Cela peut aussi attirer de nouveaux consommateurs qui partagent les mêmes valeurs. Cependant, si la position adoptée semble déconnectée ou inauthentique aux yeux du public, cela peut provoquer un backlash, menant à la perte de soutien de la part de certains consommateurs.

Le cas de Kim Kardashian

Elle a été critiquée pour sa réaction tardive au scandale de Balenciaga, illustre la pression exercée sur les figures publiques pour qu’elles prennent position dans des situations controversées. Les consommateurs exigent de plus en plus des entreprises et des personnalités publiques qu’elles contribuent positivement à la société, ce qui nécessite une communication transparente et authentique pour maintenir leur crédibilité et leur relation avec le public. Faire une erreur est humain, mais l’important est de savoir écouter les critiques, prendre ses responsabilités, présenter des excuses sincères et prendre des mesures concrètes pour rectifier le tir.

La « cancel culture » ne se contente pas de remettre en question l’image publique ; elle incite également les marques et les individus à une introspection profonde et à une responsabilité accrue. Dans ce contexte dynamique, la capacité d’une marque ou d’une personnalité à évoluer, à répondre avec authenticité et à prendre des initiatives positives devient cruciale. Les défis posés par la « cancel culture » peuvent en réalité devenir des opportunités pour renforcer la confiance, approfondir l’engagement envers des valeurs partagées et, finalement, forger une connexion plus significative avec le public. C’est dans cette capacité de transformation et d’adaptation que réside la véritable résilience face aux vents changeants de l’opinion publique.

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

PODCAST : Crypto, blockchain ou encore web3, Hayat Outahar vous partage son expérience.

Dans le cadre des 18 ans de l’agence digitale 50A nous vous avons concocté une série d’interview au format podcast. Pour ce nouveau podcast, c’est un plaisir que de donner la parole à Hayat Outahar, véritable “crypto geek queen” qui fait partie de notre galaxie depuis une quinzaine d’année ! Elle nous parle de la technologie blockchain, de sa découverte de Bitcoin, puis de sa découverte d’Ethereum. Elle nous donne également son avis sur Elon Musk et sa vision d’un monde où l’IA et la robotique seraient dominants. Que du love <3

ÉCOUTER LE PODCAST :

EXTRAIT PODCAST : UNE RENCONTRE ORIGINALE

Le saviez-vous ?

Hayat Outahar a publié son premier roman à l’âge de 24 ans !

“J’ai fait des études littéraires puis j’ai continué avec des études en art audiovisuel. J’ai eu une période où j’écrivais beaucoup, alors dès que je me suis sentie prête, j’ai publié un roman. A l’adolescence, j’avais comme ambition de devenir écrivaine, metteur en scène ou scénariste. Début des années 2000, j’avais ouvert un blog pour raconter mes aventures autour de mes loisirs artistiques, et c’est ainsi que je me suis pleinement et durablement passionnée pour Internet.

En 2008, quand j’ai rencontré Nicolas Bermond, fondateur de l’agence 50A, on avait déjà plein de passions communes. Nicolas est très cultivé, il s’intéresse à tout et à tout le monde. C’est pourquoi, quand on s’était revus, je lui avais offert mon roman. On peut dire que c’est ce lien, qui nous a permis de consolider notre rencontre.”

Roman, livre écrit par Hayat Outahar

EXTRAIT PODCAST : C’EST QUOI LE WEB3 ?

Hayat Outahar, citation Web3

“Le Web 3 ? C’est le web nouvelle génération, celui qui succède au Web 2, celui qui va mettre l’accent sur la décentralisation et qui va apporter un contre-pouvoir à la centralisation des données par les GAFAM. »

Pour moi, le Web 3, c’est avant tout un web décentralisé.

Comment reprendre le pouvoir sur nos données ? Comment concevoir un internet qui permette aux utilisateurs d’être plus responsables ? Le Web3 tente de répondre à ce questions en nous permettant d’avoir des alternatives d’usages sur internet. Le Web 3 permet d’avoir des données moins centralisées par les grosses corporations et surtout, moins exploitées à des fins commerciales. Ça va bousculer la concentration des pouvoirs numériques monopolisés par les corporations leader. »

QUESTION :

  • “Le Web 3, est-ce une révolution ? Parce que Nicolas, que j’ai reçu pour le podcast épisode un, disait que ça existait depuis des années et que le Web 3, c’était juste du marketing.”
  • “C’est une vision. S’il est vrai que tous ces outils existent depuis quelques années déjà, leur stade de développement n’était pas si avancé et leur usages encore moins…”
Hayat Outahar, citation Blockchain

EXTRAIT PODCAST : L’ANECDOTE 50A DE HAYAT OUTAHAR

“Nicolas est très visionnaire sur l’évolution des technologies, il d’ailleurs beaucoup travaillé sur le développement du métier de community manager, qui à l’époque, n’existait pas vraiment, la presse en parlait mais ce n’était pasune fonction clef au sein des entreprises.

« Quand j’ai rencontré Nicolas Bermond, en 2008, il avait déjà une vision juste et précise de tout ce qui se passe aujourd’hui. Moins expérimentée que lui, j’étais encore assez naïve sur la place importante que le numérique allait prendre dans nos vies. »

En 2010, l’agence a eu une demande d’intervention pour « Les rencontres d’Autrans », un événement qui rassemblait les acteurs du numérique dans le Vercors, pour animer des conférences destinées à comprendre l’avenir de nos usages numériques. En tant qu’agence de communication, nous devions apporter notre point de vue sur « Le community Manager dans l’entreprise 2.0″. Nicolas m’avait alors proposé « Ca te dit de travailler sur ça ? Si oui, on peut faire la conférence ensemble ! ». Spontanément, j’ai dit « Okay ».

J’avais alors organisé une étude collaborative – sur Googe Wave, RIP GWave – où je posais des questions ciblées à des personnes qui étaient, ou se prétendaient « community manager« . On avait finalisé notre présentation en y apportant notre vision business avec des focus sur : la stratégie, l’engagement, le crowdsourcing, les KPIs, les ROI, etc… On voulait vraiment coller au thème « Le community manager dans l’entreprise 2.0″. Car encourager les entreprises à recruter un community manager, nécessitait de démontrer que ce poste peu connu, n’était ni une dépense, ni un caprice mais un investissement qui finirait pas devenir rentable.

« Nicolas et moi n’avions pas anticipé que l’audience serait composée d’un bon pourcentage de personnalités politiques. Très confiants, nous déroulions le fils conducteur de notre présentation, lorsqu’un élu local se lève et s’indigne « J’en peux plus de vous écouter, c’est scandaleux ce que vous dites ! Vous êtes le Cheval de Troie du libéralisme moderne ! » »

Nicolas et moi étions un peu choqués, car nous tentions de répondre avec honnêteté au sujet imposé, à savoir « Le community manager dans l’entreprise 2.0″. Aujourd’hui encore, on en ri beaucoup et c’est une anecdote que j’aime raconter, car même si l’intervention de cet élu local était agressive, on salue l’effort de la métaphore, et on valide la performance littéraire.

EXTRAIT PODCAST :

LES TECHNOLOGIES QUI ÉVOLUENT ÇA TE FAIS PEUR ?

Hayat Outahar, citation Web3

“Ce monde est un peu étrange. On est conditionnés dès l’école, à nous former à un métier qui ne nous plaît pas forcément. Adulte, on n’a pas tous la motivation d’aller travailler au quotidien. Notre but est d’avoir des revenus pour payer notre loyer et vivre décemment. Dans nos secteurs d’activités, c’est différent, car on fait des « métiers passion » lucratifs… mais n’oublions pas qu’il y a plein de « métiers passion » qui ne le sont pas. Pour évoluer professionnellement, il est nécessaire d’intégrer les technologies qui s’offrent à nous et de les voir comme des alliés”

« Dans mon monde idéal, l’IA et la robotique prendraient la place des travailleurs et le système économique devrait alors être revu dans son ensemble. On pourrait taxer le travail des robots pour financer un « revenu de base » et permettre à chaque humain de ne plus se soucier du salaire. Ainsi, chacun pourrait se concentrer sur ses envies et trouver sa vraie mission sur terre.« 

Hayat Outahar, citation technologie et innovation

“La technologie permet à chacun de pouvoir de progresser dans son métier en étant plus performant, car la technologie est là pour nous fait gagner du temps en automatisant des tâches routinières. L’aspirateur n’a pas tué les femmes de ménages.« 

EXTRAIT PODCAST : ET LES BITCOINS DANS TOUT ÇA ?

Podcast Hayat Outahar, citation Web3

J’ai commencé à avoir une fascination pour Bitcoin à une époque il était compliqué d’en avoir. Il fallait aller sur le dark net et contacter des gens bizarres pour espérer convertir ses bitcoins en billets.

Aujourd’hui, tout est plus simple, on a plein de plateformes qui permettent de convertir ses cryptos. Je n’en avais pas acheté, mais je trouvais déjà ça absolument génial. Je me suis dit WikiLeaks, ils font vraiment un truc de dingue en passant par cette alternative.
Et après ? J’avais un peu oublié cette idée de bitcoin. Je me suis de nouveau intéressée à ce sujet en 2015, en passant devant « La maison du Bitcoin » rue du Caire à Paris. J’habitais le quartier, et en voyant ce grand logo bitcoin avoir pignon sur rue, je m’étais dit « Tien, ça ne doit pas être si illégal que ça ! ».

Illustration Bitcoin

À cette époque, je voulais juste comprendre comment fonctionnait un wallet. En achetant du bitcoin, j’espère comprendre le concepte réel de la blockchain. En 2019, alors que j’étais en Italie pour me former à la Apple Developer Academy, le sujet de la blockchain s’est de nouveau porté à moi.

Illustration Ethereum

Là-bas, j’ai travaillé sur une application qui utilise la plateforme Ethereum pour certifier des documents. C’est grâce à Ethereum, que j’ai découvert que l’usage de la blockchain n’était pas juste destinés à des transferts de valeurs financières. Quand j’ai compris le fonctionnement des smart contracts, je me suis dit « On peut tout décentraliser, c’est un truc de dingue ! ».

J’ai découvert la blockchain avec Bitcoin, ce qui est normal puisque c’est Bitcoin qui a permis d’architecturer la blockchain telle qu’on la connaît aujourd’hui, mais je suis revenue convaincue par cette technologie grâce à Ethereum.

EXTRAIT PODCAST :

CRYPTO-ACTIFS OU CRYPTO-MONNAIES ?

Podcast Hayat Outahar, citation Bitcoin

“Le Whitepaper « Bitcoin, the peer-to-peer cash system » a définitevement marqué l’histoire de la finance et du numérique. Le but de cette initiative anonyme est de renverser un système archaique. Une adoption massive de Bitcoin, permettrait à chacun d’être propriétaire et responsable de ses fonds. Le but de Bitcoin est de devenir incontournable, de manière à ce que chacun puisse ses courses et payer en bitcoins. En cherchant une communauté active, Bitcoin se pose comme une alternative à la monnaie fiduciaire, donc un concurrent direct au système financier traditionnel. En revanche, les autres cryptos actifs ne te promettent pas que demain, tu puisses aller faire tes courses avec. Ce qu’ils te promettent, c’est qu’en achetant leur crypto, tu puisse utiliser un service décentralisé hébergé sur une blockchain.”

EXTRAIT PODCAST : C’EST QUOI LA DEFI ?

Podcast Hayat Outahar, citation Finance Décentralisée

iiiLa DeFi, c’est la finance décentralisée ; en opposition à la TradFi, la finance traditionnelle. La DeFi propose tous les services financiers des banques mais gérés de manière autonome par des smart contracts : le code remplace le banquier. L’idée de la DeFi, c’est de faire de l’échange de crypto actif, de souscrire à des prêts et à des assurances etc, sans passer par une banque.

En passant par une plateforme décentralisée, tu peux avoir accès à tous les services d’une banque sans passer par un conseiller financier. Si tu es capable de te débrouiller tout seul et de peser le pour et le contre de chaque service, tu peux être capable de le faire via une plateforme décentralisée.

EXTRAIT PODCAST : C’EST QUOI UNE DAO ?

Podcast Hayat Outahar, citation DAO, Organisations Autonomes Décentralisées

Quand on fait partie d’un groupe, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une association ou d’un projet personnel, etc… il va y avoir de la centralisation d’informations. Cette centralisation peut alors se transformer en rétention d’informations. Avec une DAO, c’est-à-dire une organisation autonome décentralisée, toutes les décisions vont être publiées de manière transparente et soumises aux votes du groupe. La transparence étant au centre du système, il n’est pas possible de faire de le rétention d’informations.

Imagine-toi en entreprise, tu es une équipe qui exprime une frustration sur la management car le chef de projet prend des décisions arbitraires. Les décisions sont soumises au groupe mais l’avis de la majorité est rarement écouté. Que faire ? Pas grand chose, car bien qu’on soit dans une démarche de collaboration, l’organisation est centralisée.

En permettant de définir des objectifs communs et des règles d’organisation transparentes, la DAO remet la confiance au centre des échanges. Plutôt que d’avoir une personne qui gère le budget, sans que l’on sache trop où ça passe, là, de manière transparente, le groupe décide communémement des postes de dépenses. Si les membres du groupe sont en désaccords sur des projections de dépenses, eh bien ces décisions vont etre soumises au vote, puisque tout le groupe est concerné par ce sujet ».

EXTRAIT PODCAST : HAYAT ET SA VISION D’ELON MUSK

“Il faut toujours faire attention aux déclarations des uns et des autres car chacun prêche pour sa paroisse. Ce qui intéresse Elon Musk, c’est surtout l’intelligence artificielle et tout ce qu’il peut en faire. Elon Musk n’a pas d’intentions humanistes, c’est un business man et un grand manipulateur.

Il travaille sa visibilité numérique. Sa présence massive dans les médias participe à la promotion de l’ensemble de ses nombreux projets.


S’il a un avis sur tout, c’est aussi parce qu’il aime provoquer. Elon Musk… Web 2 ou 3… il s’en fout. Il dit tout et son contraire, on ne sait absolument pas ce qu’il pense. Ce flou qui l’entoure participe à sa légende.

Elon-musk-photographie

« En ce qui me concerne, je suis les aventures d’Elon Musk comme s’il s’agissait d’un personnage de fiction : sa manière d’agir est loin de celle que l’on attend d’une personne aussi brillante, ce qui le rend étrange, mais aussi fascinant… un peu à l’image de John McAfee. »

Elon Musk peut vous dire que le bitcoin est une monnaie aussi merdique que la monnaie fiduciaire et le lendemain, vous dire que Bitcoin est génial. Il peut vous dire qu’en achetant du bitcoin vous pouvez acheter une Tesla, puis annoncer que Tesla n’accepte plus les payement en bitcoin parce que son fonctionnement n’est pas écologique.

Illustration Elon Musk IA

Beaucoup de folklore et d’égocentrisme qui n’apporte pas grand chose à l’écosystème. En étant en accord avec tous et en désaccord avec personne, il veut « plaire à tout le monde ».

On ne saura jamais vraiment qui il est, et on ne saura jamais vraiment ce qu’il pense. En occupant l’espace médiatique, il multiplie ses opportunités business et rappelle au monde, qu’il a du pouvoir et qu’il existe.

On sait qu’Elon Musk est capable d’avoir un point de vue argumenté sur les innovations technologiques et scientifiques. Il n’a pas envie d’être clair sur ce qu’il pense, car cette stratégie lui permet de plaire à tout le monde. »

EXTRAIT PODCAST :

C’EST QUOI LE BULL MARKET ET LE BEAR MARKET ?

Podcast Hayat Outahar, citation trading, marché des cryptoactif

Lorsque le taureau attaque, il attaque du bas vers le haut, donc le marché est haussier. Et lorsque l’ours attaque, il attaque du haut vers le bas, donc le marché est baissier.

EXTRAIT PODCAST :

POUR FINIR, AURAIS-TU UN LIVRE À NOUS CONSEILLER ?

Roman "Three men in a boat" Jerome K Jerome, recommandé par Hayat Outahar

Mon livre favori est “Trois hommes sur un bateau”, c’est un livre d’un auteur anglais qui s’appelle J.K JEROME. Et c’est le premier livre qui m’a fait vraiment éclater de rire. C’est un roman humoristique qu’il vaut mieux lire en version originale “Three Men In A Boat”. C’est l’histoire de trois amis hypocondriaques qui décident de faire une croisière sur la Tamise. Si ce livre vous plaît vous pourrez lire le tome 2 « Three Men on the Bummel ». C’est l’histoire de ces 3 mêmes amis, qui partent en randonnées en Allemagne, dans la Forêt Noire.

ÉCOUTER LE PODCAST :


Merci à Hayat Outahar d’avoir partagé son expérience dans ce podcast.

Article et podcast made in 50A

DIGITAL

Marketing sur Tiktok : comment mettre en place sa stratégie ?

L’arrivée fulgurante de Tiktok et de ses micro-vidéos toutes plus amusantes les unes que les autres a révolutionné l’usage de nos smartphones.
Mais quand est-il de l’aspect marketing de Tiktok ? Est-il possible d’utiliser ce réseau comme véritable pilier de croissance en B2C ? Comment intégrer Tiktok à votre stratégie de content marketing ?

Sommaire :
Pourquoi utiliser Tiktok dans sa stratégie marketing ?
Comment fonctionne l’algorithme de Tiktok ?
6 astuces pour créer du contenu Tiktok viral
Agrandir votre audience

1 – Pourquoi utiliser Tiktok dans sa stratégie marketing ?

Une fois n’est pas coutume, c’est les clients qui dictent les règles, et Tiktok compte plus de 800 millions d’utilisateurs dans le monde.

Crédit : e-commerce nation

À l’heure de l’omnicanalité, ou diversification des canaux, Tiktok est une opportunité à saisir.
En outre, Tiktok propose le meilleur ratio visibilité/coût, grâce à un algorithme performant et parfois nébuleux, qui permet à n’importe quel nouvel utilisateur de poster des vidéos aux performances sans précédent.

Les prérequis pour investir sur Tiktok :

Ouvrir un compte Tiktok for Business
Développer une stratégie Owned Media
Déployer un storytelling et des formats adaptés à la plateforme
Entretenir sa présence
Développer sa stratégie UGC

2 – Comment fonctionne l’algorithme de Tiktok ?

Comme pour toute plateforme sociale, il est essentiel de comprendre comment fonctionne l’algorithme afin de lui proposer des contenus qui performent.

Dans un premier temps, le contenu est analysé par l’algorithme, c’est ce qu’on appelle la « computer vision ».
Il en déduit des informations visuelles mais aussi sonores, il est donc important de toujours utiliser des images et musiques de bonne qualité associées à des metadatas qui font sens.

L’algorithme montre ensuite votre contenu à un petit échantillon de personnes, le plus susceptible d’être intéressé par votre contenu.
Si le public réagit positivement à votre vidéo (vision, réactions…etc) l’algorithme diffuse alors votre contenu à un public plus large, et ainsi de suite.
Au contraire, si le public réagit négativement à votre contenu, (ne le regarde pas, ne réagit pas…) la visibilité de votre vidéo sera réduite.

Ce procédé est arbitré par un barème de point :

Taux de revisionnage : 10 points
Taux de complétion : 8 points
Partages : 6 points
Commentaires :
4 points
Likes :
2 points

Comme vous aurez pu le comprendre à la lecture de ce barème, le plus important est que vos vidéos soient vues pendant un maximum de temps.

C’est ce qu’on appelle le watch time ou durée de visionnage, cette statistique est l’une des clés de la réussite sur tiktok, votre contenu doit donc être optimisé dans ce sens, mais ne vous inquiétez pas, nous allons vous donner 6 astuces pour un Tiktok réussi !

3 – 6 astuces pour créer un Tiktok viral

Maintenant que vous connaissez les bases, rentrons dans le vif du sujet. Comment réaliser du contenu performant ? Découvrez la check-list d’un Tiktok réussi !

Astuce 1 : Le divertissement d’abord, le message en suite

Il est important de le garder en tête, bien que propice au marketing, Tiktok reste une plateforme de divertissement et votre contenu doit donc se plier à ces standards. Attention, cela n’empêche pas de réaliser des vidéos éducatives, tutoriels etc… Mais veillez à prioriser la forme sur le message que vous véhiculez.

Pour rendre votre contenu divertissement vous pouvez utiliser les duos et collages, d’autant plus que vous profiterez d’un contenu populaire.
Enfin, pensez au storytelling !

Astuce 2 : Suivre les trends

Une trend est un type de contenu qui fait l’objet d’une mode passagère et qui est beaucoup consulté au moment présent, et pour les détecter, rien de mieux que la veille.

La recette du succès :
Contenu du moment
Musique du moment
Hashtags du moment

Astuce 3 : Optimiser pour le watch time

Vous avez bien compris le fonctionnement de l’algorithme de Tiktok ? Alors vous savez que c’est le paramètre le plus important !
La durée de visionnage est le paramètre central dans la notation de votre contenu.
Mais comment optimiser son contenu pour le watch time ?

L’une des clés est d’optimiser les premières secondes de votre vidéo et de créer des vidéos courtes et dynamiques.

Utiliser des phrases d’accroches :
Poser une question
Langage hyperbolique
Reste jusqu’à la fin – astuce révélé
3 raisons pour lesquelles…
Comment faire pour…?

Et si nous devions vous partager une des astuces les plus efficaces… nous vous présenterions sans doute l’effet de boucle ou loop. Il consiste à faire coïncider la fin de votre vidéo avec le début de celle-ci, pour que l’utilisateur regarde votre contenu plusieurs fois à la suite.

Astuce 4 : Définir votre identité visuelle

Afin de créer une réelle identité visuelle pour votre compte, il est nécessaire de définir qui sera l’image de votre marque.

Plusieurs options s’offrent à vous, il reste à définir laquelle s’adapte le mieux à votre stratégie éditoriale :

  • “L’un des employés” : cela reste la solution la plus simple. C’est une bonne alternative si vous souhaitez donner une image d’entreprise plus accessible aux yeux de futurs employés par exemple.
  • Une mascotte : elle permet de créer une forte identité d’entreprise, comme nous le prouve Duolingo et ses 4,2 millions d’abonnés.
  • Utiliser des filtres : c’est sûrement l’une des meilleures options pour de nombreuses marques, cela rendra votre contenu divertissant et vous offrira une multitude de possibilités.

Astuce 5 : Inciter à passer à l’action

Tiktok n’est pas bien différent des autres types de marketing, pour atteindre vos objectifs, inciter votre audience à s’abonner, liker et même à se rendre sur votre site par exemple.
Aussi, il est intéressant de solliciter les avis de votre audience afin de booster votre visibilité.

Astuce 6 : S’inspirer des meilleurs contenu

Nous ne vous conseillons pas de copier les contenus des autres ! Mais s’en inspirer est un excellent point de départ dans votre stratégie. Regardez les Tiktok les plus populaires et essayez de reproduire la tonalité, le format…etc

4 – Agrandir votre audience

Mettre en place une stratégie d’influence sur Tiktok

Le marketing d’influence existe depuis un certain temps déjà. Si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, voici un bref aperçu : vous entrez en contact avec un influenceur qui a un nombre important de followers et vous le payez pour qu’il publie du contenu sur vos produits.

Ce type de marketing est particulièrement efficace car il s’apparente davantage à la recommandation d’un ami qu’à une publicité. Il inspire confiance à l’internaute et le rend plus enclin à passer à l’action.

Le marketing d’influence sur TikTok permet d’atteindre un tout autre niveau. Si le marketing sur Instagram reste efficace, la plateforme a été inondée de marques qui tentent de tirer parti de cette stratégie. En conséquence, un nombre croissant d’Instagramers se contentent de faire la sourde oreille aux posts sponsorisés, de la même manière qu’ils feraient la sourde oreille à toute autre publicité.

TikTok, en revanche, est une nouvelle plateforme qui n’a pas été aussi largement adoptée par les entreprises, elle conserve davantage l’aspect personnel qu’Instagram avait avant d’être si couramment utilisé pour le marketing.

Dans l’ensemble, le plus difficile pour se lancer dans le marketing d’influence sur TikTok est simplement de trouver les bons influenceurs pour votre marque. Aussi puissant que soit le marketing TikTok, vous devez vous assurer que la personne que vous choisissez soit dans la bonne niche et correspondent aux valeurs que vous véhiculez.

Lancer des campagnes ADS sur Tiktok

Tiktok n’est pas bien différent des autres plateformes sur ce point, les campagnes sponsorisées vous permettront d’atteindre une audience plus large. Néanmoins, à budget égal, la visibilité de votre campagne sponsorisée sera nettement supérieure sur Tiktok que sur Facebook par exemple.

Les différents types de campagnes :

In-feed ads : Ces publicités natives sont intégrées dans les flux « Pour vous » des utilisateurs. Les utilisateurs peuvent aimer, commenter, partager et suivre les vidéos. C’est le format publicitaire le plus utilisé.
Brand takeover : Vous pouvez attirer immédiatement l’attention des utilisateurs avec ce format, car les vidéos apparaissent instantanément lorsqu’un utilisateur ouvre TikTok. Ce type d’annonce peut avoir un fort impact visuel sur votre marque mais reste très coûteux.
Hashtags challenge : Ils encouragent les utilisateurs à partager du contenu sur TikTok au nom de votre marque pendant plusieurs jours. Ils exploitent la passion des utilisateurs de TikTok pour la création et l’expression personnelle et peuvent créer un haut niveau d’engagement pour votre marque. Une excellente technique pour générer des UGC mais qui est également peu abordable pour de petites entreprises.


Tiktok propose une visibilité accrue à moindre coût, environ 10$ par CPM (coût pour mille), mais qu’en est-il des conversions ?
Bien que l’audience de Tiktok tend légèrement à vieillir, les taux de conversions restent toujours relativement faibles. Tiktok est donc une excellente solution pour des campagnes de notoriété.

La publicité sur TikTok continuera d’évoluer. Suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour rester informé des dernières actualités social media.

EVENEMENTIEL

Tonic Events 1 // Le Marketing « Donnant Donnant », l’évènement Inbound Marketing de la rentrée

Attirez vos prospects et transformez les en clients durables en utilisant la posture de donner pour recevoir.

Le 16 novembre 2021 à 17h, évènement phygital à Paris, Marseille & Online

L’objectif de ce premier évènement sur l’inbound marketing est de faire prendre conscience aux dirigeants d’entreprise, responsables marketing et communication, qu’il est possible d’avoir une stratégie « donnant donnant ». L’approche traditionnelle de la vente et du marketing de masse montrent aujourd’hui des signes d’essoufflement. Le client n’est plus un consommateur, c’est un utilisateur qui a besoin de s’informer et de se former avant toute chose.

« Je crée du contenu qui te rend service et en échange
quand tu as ou auras besoin d’un produit ou d’une prestation,
tu penses à nous »

On appelle cette méthode le marketing entrant / inbound marketing ou chez nous le marketing « donnant donnant »

Ce qui a changé ces 3 dernières années c’est la place de la stratégie éditoriale et du contenu dans la stratégie marketing et digitale d’une entreprise. Avant on se souciait d’acheter de l’espace, de se positionner dans google sans réelle tactique et de parler sans engagement à ses communautés. 

De nos jours, chaque entreprise est devenue son propre média. Chaque entreprise doit définir sa mission, sa vision et ses valeurs. Plus que jamais, celles-ci travaillent leurs plate-formes de marque. Une plateforme qui n’est plus réservée uniquement aux grands comptes. 
De nos jours chaque entreprise doit mettre en place un planning éditorial avec comité éditorial. De nos jours ce planning éditorial est lié et linké afin de le rendre plus performant. De nos jours chaque entreprise doit être attirante et avoir un programme en relation qui lui amène naturellement des demandes. 

Dans ce contexte nous vous proposons cet évènement masterclass pour vous mettre à jour et ne pas laisser passer cette opportunité.

Le déroulement (2h)

Un événement en simultané à Paris et Marseille , gratuit mais sur inscription of course !

Organisé par les passionnés de l’agence 50A, approfondissez vos connaissances sur cette nouvelle approche du marketing pour vous aider à moderniser votre acquisition de nouveaux clients / utilisateurs et développer votre business différemment.

Un programme exclusif concocté par nos expert.e.s, en simultané à Paris, Marseille et sur la toile ; comme on dit dans le jargon, un évènement phygital.

Introduction :

Nicolas Bermond, Druide digital et ambassadeur Hackeurs -> CAC40 et Thibaut Brousse House Protector feront une courte introduction sur le marketing digital en 2021, doit-on faire de la poésie pour se différencier de ses concurrents ? Doit-on automatiser l’ensemble du marketing grâce à des IA surpuissantes ? Doit-on forcement faire 3 pirouettes sur tik tok pour créer une communauté ? Faut-il être un joueur d’échec pour avoir une stratégie digitale digne de ce nom ?

Le client n’est plus un consommateur, c’est un utilisateur qui a besoin de s’informer et de se former avant toute chose. L’utilisateur souhaite accéder à un contenu personnalisé, de qualité sans que ce soit intrusif. Il veut se sentir unique, il déniche le contenu rare qui plus est gratuit !

On a trouvé une recette miracle qui permet de rester soi même sans agresser nos prospects en les attirant intelligemment, on a appelé cette stratégie le marketing « donnant donnant »

Le programme :

  • 1 experte 50A vous parlera de stratégie inbound marketing, suivi d’un échange de questions et réponses (20 min)
  • 1 experte 50A vous livrera les secrets pour construire son usine à contenu, suivi d’un échange de questions et réponses (20 min)
  • 1 expert 50A vous présentera la méthode qui permet de consolider vos guidelines inbound marketing et mettre en place la roadmap adéquate (20 min)

Conclusion :

Nous avons conçu et nous mettons à disposition gracieusement des outils co-design pour vous aider à amorcer votre stratégie inbound. Nous proposons des formules d’abonnement pour vous accompagner. Enfin nous avons créé l’Academy 50A pour former des inbound master capables d’animer un programme d’inbound marketing.

Nous vous accueillons

50A PARIS – Espace Green Space 28, rue du chemin vert 75011

50A MARSEILLE – Espace Now Coworking 19 Quai de Rive Neuve 13007 Marseille

Retrouvez-nous également en live sur youtube :

Formation Inbound : La 50A Academy

La formation est accessible à toute personne ayant déjà une pratique professionnelle dans le secteur du marketing digital.
Un entretien téléphonique est réalisé en amont de toute demande de formation et permet d’évaluer le degré de maturité digitale de l’apprenant. Pour accéder à cette formation, chaque apprenant doit définir en amont un “challenge” professionnel. Ce challenge correspond au défi Inbound Marketing qu’il souhaite réaliser grâce à cette formation et qu’il sera capable de mettre en place dans son entreprise de manière autonome à la fin de ces deux jours.

Plus d’infos et inscription pour la formation inbound sur le site de l’Academy

L’ADN

Créé en 2013, l’adn est aujourd’hui le premier média en ligne sur les secteurs de la communication, du marketing et de l’innovation en France (source acpm 2018). Tendances, nouveaux usages, technologies à suivre, entreprises innovantes, mutation des médias, nouveaux mondes créatifs… L’ADN a été créé avec le désir d’aider les entreprises à s’orienter dans un monde en constante mutation, à traverser le bruit ambiant pour se connecter aux pôles d’énergie de l’époque. L’ADN raconte les innovations complexes qui façonnent en tout sens notre présent. Aujourd’hui, la rédaction fait avec passion un métier passionnant : celui qui consiste à porter un regard curieux sur une époque foisonnante.

Plus d’infos sur le l’ADN

L’agence 50A

Depuis 17 ans, l’agence 50A (Paris & Marseille) mixe communautés de l’open source, expert de l’économie numérique avec les acteurs de la communication et du marketing. Son portefeuille clients est éclectique : grands comptes, PME innovantes, associations, start-ups, qu’elle aide dans leur transition numérique et la mise en place de stratégies de développement. Elle utilise au quotidien avec ses clients une approche « design thinking » et « design sprint pour booster les projets et les équipes en privilégiant un état d’esprit du travailler « avec » plutôt que « pour ».


Siège Paris : 28 rue du Chemin Vert, 75011
Agence Marseille : 19 Quai de Rive Neuve, 13007


Plus d’infos sur l’agence 50A

RSVP pour TonicEvents#1

Le Marketing « Donnant Donnant » Le 16 novembre 2021 à 17h évènement phygital à Paris, Marseille & Online

Je participerai*
DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Audit Inbound Marketing et formation chez 50A

Nous avons revisité la méthode Inbound Marketing pour l’adapter aux besoins de nos clients. Comme nous savons si bien le faire nous avons hybridé le modèle existant avec une démarche design thinking (business + technologies + utilisateurs)

L’Inbound Marketing est une stratégie d’acquisition visant à amener le client à soi plutôt que d’aller à sa rencontre. A l’inverse de l’Outbound Marketing qui regroupe les pratiques traditionnelles, l’Inbound Marketing s’appuie sur trois fondamentaux digitaux qui sont :

  • le travail du référencement,
  • la production de contenu qualitatif,
  • la gestion des médias sociaux.

Sans titre

Les entreprises voient leur expérience client évoluer, parfois jusqu’à un stade non anticipé et qui dépasse leur modèle de stratégie d’acquisition client en place, notamment due à l’émergence de la prise de parole des consommateurs sur internet.
Les entreprises s’adressent maintenant à des consom’acteurs qui s’informent, échangent et communiquent via le web et les réseaux sociaux. Ils ne sont plus passifs et les entreprises doivent créer AVEC eux et non plus pour eux.

En déployant une stratégie Inbound Marketing les entreprises réinventent et perfectionnent leur stratégie d’acquisition. Elles attisent la curiosité des internautes qui viendront d’eux-mêmes sans avoir été préalablement envahis d’offres promotionnelles et de publicités.

Il est donc essentiel pour vous d’intégrer l’Inbound Marketing dans votre stratégie globale. Mais concrètement, quels bénéfices y trouverez-vous ?

Retrouvez notre excellente définition de l’inbound marketing dans notre glossaire.

POURQUOI CAPITALISER SUR VOTRE INBOUND MARKETING ?

En plus d’avoir des consommateurs qui s’adresseront à vous de façon spontanée, vous trouverez plusieurs avantages à développer et booster votre stratégie Inbound Marketing.

  1. Gagner en visibilité
    Plus vous serez visible, plus il sera facile à vos prospects de venir à votre rencontre. Votre référencement et votre stratégie de contenu, deux piliers de l’Inbound Marketing, contribuent grandement à votre visibilité sur le web.
    En effet, votre stratégie de contenu vous permettra de cibler des prospects qualifiés qui partageront vos contenus, occasionnant un accroissement de votre visibilité.
    En développant votre Inbound Marketing, vous optimiserez votre référencement et serez donc visible sur l’ensemble des leviers digitaux tels que les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux.
  2. Obtenir de la data qualifiée
    Avoir des données qualitatives sur ses prospects et clients permet de mieux les connaître, d’identifier leurs attentes et leur mode de consommation. Les entreprises peuvent donc adapter leur business et leur parcours client en fonction des besoins de leurs utilisateurs.
    En développant votre stratégie Inbound Marketing, vous pourrez récolter un maximum de données qualitatives via des call to cation, landing page, formulaire de qualification, enquêtes, sondages. Ces données pourront ensuite être exploitées mieux connaître les usages de vos clients pour les transformer en ambassadeurs de votre marque.
  3. Tester la viabilité d’un dispositif d’acquisition
    Le lancement d’un nouveau produit ou service n’est jamais facile pour les entreprises car elles n’ont pas toujours de garantie sur la viabilité d’une nouvelle offre… Par ailleurs, elles ne peuvent savoir à l’avance si la cible adoptera le produit ou le service.
    Avec le développement de vos actions et outils à travers votre stratégie Inbound Marketing, vous pourrez interpréter en amont du lancement, l’attrait que portent vos cibles à votre nouveau produit ou service et ainsi mesurer son adéquation avec le marché.
  4. Minimiser et pérenniser vos investissements
    En développant une stratégie Inbound Marketing, vous pourrez générer un maximum de lead (contacts entrants) tout en diminuant vos coûts d’acquisition.
    En effet, grâce à la mise en place d’une telle démarche, vous pouvez mesurer parfaitement les retours sur investissement de vos actions. De cette façon, vous saurez quels sont les supports et contenus à favoriser pour booster vos acquisitions.
    Par ailleurs, contrairement à l’Outbound Marketing, chaque action entreprise est bénéfique pour générer des leads qualifiés, pérennisant ainsi vos efforts et votre stratégie.
    L’Inbound Marketing est donc une nouvelle méthode incontournable d’approche et de conversion des prospects.
    A noter tout de même, que cette stratégie n’est pas intrusive. Les retombées ne sont donc pas immédiates. Pour obtenir des résultats satisfaisants, il est nécessaire de travailler le référencement, les contenus et les réseaux sociaux sur plusieurs mois. Cela demande donc aux entreprises un engagement important et impacte l’ensemble de l’entreprise.

A VOUS DE JOUER !
Auditez votre dispositif digital et découvrez votre score inbound marketing

Chez 50A, nous avons élaboré une grille d’audit flash permettant d’évaluer en mode flash votre niveau Inbound Marketing. Vous pourrez ainsi découvrir votre score, ceux de vos concurrents et élaborer une stratégie d’amélioration en conséquence.

Grille d’audit à télécharger
Téléchargez, sans plus attendre, votre grille d’audit et découvrez votre score Inbound Marketing.

inbound-market-grille

L’utilisation de cette grille est très simple et se déroule en 4 étapes.

  1. Premièrement, vous devez répondre aux 14 questions de la grille en attribuant une note comprise entre 0 et 10.
  2. Ensuite, cumulez l’ensemble de ces notes et vous obtiendrez votre score Inbound Marketing. Vous pouvez dès à présent évaluer votre performance en terme de relation client.
  3. Poursuivez votre audit en faisant de même avec vos principaux concurrents. Il est important de bien se situer pour mieux redéfinir ses objectifs.

Enfin, identifiez les points sur lesquels vous devez accentuer vos efforts et activer les services Inbound adhoc.

Votre score
Où en êtes-vous réellement de votre Inbound Marketing ?
Pour vous aider à vous positionner, nous avons défini trois grands groupes de notation.

Votre score est entre 0 et 3
Votre Inbound Marketing est fragile voir quasi inexistant. C’est le moment d’attirer les prospects et les transformer en client.

Votre score est entre 4 et 7
Vous avez déjà de bonne base en stratégie Inbound Marketing mais vous pouvez aller encore plus loin en déployant de nouveaux dispositifs et transformer vos clients en ambassadeurs.

Votre score est entre 8 et 10
L’Inbound Marketing n’a presque plus de secret pour vous. Il s’agit de continuer votre travail en proposant de plus en plus de « smart content » (contenus enrichis) et en fortifiant vos communautés.

NOS SOLUTIONS ADAPTEES A VOS BESOINS

Etant conscient que chaque ambition varie selon les projets et que les capacités ne sont pas les même pour tous, nous avons choisi de répondre à vos besoins et attentes en créant un catalogue de briques de solution, pouvant être activées à la carte.

inbound-market-besoin

Chaque brique représente une compétence à développer, durant les quatre phases de votre stratégie Inbound Marketing.

inboundmarket-tunnel

Phase 1 : Attirer les inconnus :

  • SEO : Correspond au référencement naturel de votre site sur les moteurs de recherche.
  • Blog : Indépendant et complémentaire à votre site internet le blog est la meilleure alternative pour nourrir votre stratégie de contenus.
  • SEM (Search Engine Marketing)/SEA (Search Engine Advertising) : Techniques pour renforcer votre visibilité sur le web. Incluant notamment le SEO (Search Engine Optimization) et le SMO (Social Media Optimization).
  • Social media : Création et animation de vos communautés sur des plateformes telles que Facebook, Twitter ou encore Youtube.
  • Optimisation mobile : Rendre votre site mobile et responsive sur tous supports (ordinateur, tablette, smartphone)

Phase 2 : Convertir vos visiteurs :

  • Call to action : Bouton appelant à l’action des visiteurs du site.
  • Forum : Espace maitrisé de discussion et d’échange.
  • Landing page : Page d’atterrissage présentant de manière succincte votre produit, service, événement, l’argumentaire, les fonctionnalités, les témoignages…
  • Livres Blancs études : Mise à disposition des internautes, d’un contenu expert sur une thématique en particulier.
  • Formulaire : Espace dédié à la récolte d’informations saisies par les clients ou les prospects.

Phase 3 : Conclure avec vos prospects :

  • Optimisation newsletter : mise en place d’une mécanique permettant d’embarquer un prospect ou un client dans un programme relationnel.
  • Alertes e-marketing : Possibilité de paramétrer des sollicitations automatiques pour (re)activer des prospects ou clients sur une offre ou un service.
  • Génération de leads : Interpréter les signaux d’intérêts des internautes pour un produit ou service et leur embarquer dans un tunnel de conversion.

Phase 4 : Enchanter vos clients :

  • Smart content : Créer du contenu personnalisé selon vos clients.
  • Feedback : Récolter les retours consommateurs pour pouvoir affiner votre offre.

Vous avez donc la possibilité de personnaliser votre catalogue en fonction de vos besoins.

Si vous souhaitez être formé, contactez nous ou allez vous inscrire sur le site de l’ACADEMY 50A .

We love vous rendre service !

COWORKING LAB

Apprendre en confinement

En période de confinement, il est difficile de travailler comme on en a l’habitude. Et pourtant, il est indispensable de s’occuper. C’est le meilleur moment pour se former, donc que vous soyez entrepreneur, salarié ou même étudiant, vous trouverez de quoi vous satisfaire même cloîtré chez vous. L’équipe de 50A vous a concocté une liste non-exhaustive de toutes les choses à faire chez soi. Pour associer plaisir et apprentissage ! 

Au programme : MOOC, Podcasts, Livres, et Films, de quoi se divertir tout en se formant.


Les MOOC 

Les MOOC ou Massive Open Online Course sont des « cours en ligne ouvert à tous » . Ce sont généralement des cours de niveau universitaire ou des formations qui sont libres d’accès et gratuits en ce qui concerne l’inscription. Cependant, la validation des acquis qui donne lieu à la délivrance d’un certificat est payante. 

Ces cours sont proposés par des écoles, des universités très souvent prestigieuses comme : Harvard, le MIT, Stanford, HEC, l’École polytechnique, Sciences Po, l’École normale supérieure… et d’autres plateformes de formation.

Dans ces cours vous pourrez retrouver un large éventail de domaines allant des arts à la littérature, en passant par les sciences, l’histoire, l’économie, l’informatique, les langues, ou la médecine. À noter aussi que certains Mooc proposent également des formations spécifiques, comme en informatique, en gestion, en design, en marketing, etc…

Voici une partie de nos trouvailles dédiées à l’entrepreneuriat, au télétravail ainsi qu’au numérique. 


Si vous ne savez pas encore vers quoi vous tourner, Bpifrance vous a fait une liste de formation en ligne en fonction des thèmes abordés. Vous avez la possibilité de vous former sur les finances, la gestion ou tout simplement sur la méthodologie d’une entreprise. L’objectif est de développer ses compétences. Le monde de l’entrepreneuriat n’aura plus vraiment de secret pour vous. Bpifrance


Trouver des formations n’est pas si compliqué. En effet, même LinkedIn propose des formations à thème. Nous vous proposons donc la formation dédiée à l’efficacité en télétravail. Il s’agit d’un vrai sujet d’actualité. Nous sommes très nombreux à devoir travailler de chez nous, mais ce n’est pas à la portée de tous. Adopter les bons réflexes, télétravailler oui, mais bien ! LinkedIn 


Cette plateforme de cours en ligne propose elle aussi, un large panel de formations. En cette période de pandémie, elle vous propose même une plus grande gamme. Il n’y a donc aucune raison de ne pas en profiter. Vous pouvez dès à présent vous former à l’usage du web ou encore à tout ce qui concerne les données et algorithme. Le numérique est devenu indispensable, il n’est plus question de s’en passer. C’est pour cela qu’il faut absolument se former dessus. Il ne s’agit pas de savoir comment fonctionne internet, mais bien d’être formé sur tous les outils accessibles. FunMOOC


Les Podcasts 

Le terme podcast est une contraction des mots « IPod” et “Broadcast”. Il peut être sous format vidéo ou tout simplement audio.

La popularité du podcast vient de sa diversité et de son accessibilité. En effet, vous pouvez retrouver des podcasts sur de nombreuses plateformes de streaming. Leurs contenus sont en majorités gratuits. Néanmoins, certaines plateformes ou podcasteurs proposent des contenus payants, ce qui reste bien plus rare. 

Voici quelques exemples de podcast pour être incollable sur les nouveautés dans l’entrepreneuriat, le télétravail et le numérique.


Pour satisfaire tout le monde, France culture met à disposition un podcast alliant les trois thèmes précédemment abordés. Si vous hésitiez entre un podcast pour les auto-entrepreneurs, le télétravail ou le numérique, plus besoin de faire le choix. Ces trois notions se croisent très souvent. Et pourtant, par habitude nous les dissocions toujours. Il ne faut pas rater l’opportunité d’en apprendre plus. France culture


GénérationXX est un groupe de podcast dédié aux femmes entrepreneuses. Il est intéressant de voir comment ces femmes réussissent dans ce domaine. Elles sont de plus en plus nombreuses à franchir le cap de l’entreprenariat. GénérationXX


Ces épisodes de podcast sont, comme son nom l’indique, dédiés au télétravail et au management. Vous pouvez y retrouver toutes les bonnes pratiques ainsi que des témoignages. Les épisodes sortent quotidiennement, de quoi l’associer à votre routine de la journée. Les thèmes restent variés, aucune raison de s’ennuyer. Alors n’hésitez pas à écouter un épisode ou toute la playlist. JT : le Journal du Télétravail
Encore une fois, la surprise n’est pas dans le nom. Mais il n’en reste pas moins intéressant, loin de là. Les épisodes parlent du digital dans sa globalité. Avec près de 400 épisodes, il y a de quoi satisfaire les amateurs, les initiés comme les professionnels du numérique. Des impacts aux bonnes pratiques, tout est abordé. Contrairement aux autres podcasts, ils sont de courte durée, environ dix minutes. Rien ne vous empêchera d’écouter quelques épisodes par jour, de quoi se mettre à la page. Le digital pour tous


L’équipe de 50A a aussi son propre podcast. Vous pouvez retrouver toutes les bonnes pratiques et innovations du moment. Chaque épisode propose une expertise sur un secteur donné. Il s’agit d’un débat qui se veut convivial. Vous n’êtes pas là pour prendre un cours, mais pour s’ouvrir l’esprit et apprécier l’expertise proposée. 50A Galaxy


Les livres 

Marre des livres blancs ! Rien ne vaut une bonne lecture après l’agitation d’une journée de télétravail. 

Nous vous avons fait une sélection adaptée pour vous redonner l’envie de lire. 


Voici une liste d’histoire passionnante. Swenson magazine a regroupé les portraits de nombreuses personnalités, qui vous seront pour la plupart reconnaissable. Il regroupe les histoires de photographes, d’athlètes, d’entrepreneurs et pleins d’autres. Cette large sélection est un moyen enrichissant d’en apprendre plus sur ces thèmes variés. Swenson Magazine

Vous désirez développer votre savoir et compétences en ce qui concerne l’entrepreneuriat ? Alors voici le livre qu’il vous faut de lire. Ce livre vous explique comment faire face aux premiers problèmes lorsqu’on est entrepreneur. Être au début de sa carrière d’entrepreneur peut poser certains problèmes. Pourtant, il ne faut pas se décourager. Vous trouverez tous les conseils pour surmonter les difficultés. Amazon


Cette période particulière est propice à des découvertes. Pourquoi ne pas apprendre à devenir plus influent dans le domaine digital ? Si vous voulez en profiter, ce livre est fait pour vous. Que vous soyez chefs d’entreprise, étudiants, auto-entrepreneurs, artistes ou autre, ce livre vous conviendra parfaitement. L’auteur a tout détaillé dans son livre. Vous y retrouverez des cas pratiques illustrés ainsi qu’une analyse complète. Le web 3.0 n’attend plus que vous.  La librairie RH


Les Ebook

Voici notre sélection des 3 e-book du moment. Bonne lecture !


Vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement d’une entreprise ? Cet e-book est idéal. Vous retrouverez des conseils pour vous et l’entreprise. Contrairement à d’autres livres, il traite aussi l’aspect international de l’entreprise. Fnac 


En temps qu’entrepreneur, vous pouvez faire face à de nombreux problèmes. Notamment lié au temps, il est difficile de réussir à tout gérer soi-même. Malgré la complexité de la tâche, vous pouvez la surmonter. Dans cet e-book, vous trouverez toutes les astuces pour une bonne gestion de projet. Et le meilleur dans tout ça ? Cet e-book vous est proposé gratuitement. Fnac 


Un livre numérique traitant des outils numériques, rien de plus logique. Ce livre propose une analyse complète. L’idée n’est plus d’accompagner vos projets, mais bien de les développer. Cet e-book vous propose une liste de 57 outils opérationnels. De quoi vous satisfaire quelle que soit votre demande. Fnac 


Les films

On peut aussi apprendre en regardant un bon film. La méthode diffère, mais la finalité reste la même. 

Nous vous avons trouvé de quoi développer votre culture en associant divertissement et connaissance.


Le site maddyness vous propose une liste de films et séries pour travailler sans s’en rendre compte. Vous pourrez donc en apprendre plus sur les crises économiques que notre monde a connu. Ou encore connaître la vie des grands noms du monde de l’entreprise, comme le célèbre Mark Zuckerberg. Cette liste variée vous fera passer le temps qui ne fait que se rallonger. Maddyness


Vous voulez des films spécifiés dans un domaine ? Pas de problème, Brandsilver vous a fait une liste de sept films sur le branding à ne pas louper. Ce sont des films, pour la plupart, peu connus de la population. Et pourtant, ils valent le coup. Prenons l’exemple du film sur la création de l’enseigne mondialement connu, McDonald’s. Saviez-vous qu’il y avait un film dédié à sa création et son évolution ? Vous avez la possibilité de voir comme des grandes entreprises se sont formées. Et rien de plus satisfaisant dans apprendre plus tout en se divertissant. Vous n’avez plus d’excuses désormais. Brandsilver


Les films qui parlent de travail ne sont peut-être pas à votre goût. Pourquoi regarder des films sur l’évolution d’une entreprise ou l’ascension d’une personne ? Certains peuvent penser que ce n’est pas du réel divertissement. C’est pour quoi, nous vous avons choisi un film un différent. Connaissez-vous le film Selfie, sortie en 2019 ? Ce film est une belle rétrospection sur ce qu’est devenue la société avec les réseaux sociaux et le numérique. Nous ne prenons pas conscience de l’impact qu’il a. Alors avoir une vision externe peut vous être bénéfique. Vous pouvez retrouver une critique de ce film sur le site bull de culture. Bulle de culture


Si vous avez raté notre dernier article sur les conseils et outils pour télétravailler, il n’est pas trop tard pour en profiter.

Toute l’équipe de 50A reste à vos côtés. N’hésitez pas à nous contacter.

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

Top des tendances digitales de 2020

5G, assistance vocale, expérience client et personnalisation, explosion des podcasts, expansion du commerce social, une data plus responsable, transparence….Rassurez vous pour être à jour, l’équipe de 50A a sourcé les tendances digitales de 2020.

Pour commencer voici une étude réalisée par WeAreSocial et Hootsuite, en 2020 on atteint les 4,54 milliards d’internautes dans le monde. Soit une hausse de 7% en seulement un an. En janvier 2020, on dénombre plus de 3,8 milliards d’utilisateurs de réseaux sociaux, soit une hausse de 9% depuis l’année dernière.


Les tendances marketing

On commence avec les tendances marketing !

Ici, les tendances concernées sont celles que Google a annoncé. 

(source: thinkwithgoogle)


#1. Les vidéos courtes

En 2020, il n’est plus question de prendre son temps. Le divertissement va vite ! On peut le remarquer avec l’émergence des réseaux sociaux prônant les vidéos courtes comme contenu principal. TIK TOK en est l’exemple même. Le format fonctionne et ce depuis un certain moment. Snapchat est aussi un très bon exemple avec ses snaps de très courtes durées. Pour Snapchat, le principe d’avoir des contenus éphémères est la clé, mais ce n’est pas le sujet actuel. Les vidéos courtes ont l’avantage de capter l’attention. Plus les vidéos sont longues et plus l’intérêt diminue.

On a besoin de marquer les esprits et rapidement. Le format vidéo a déjà fait ses preuves. Il faut donc l’ajuster à la tendance. Tout passe par l’image et le son. On cherche l’impact. Plus les vidéos sont de courtes durées et plus elles restent dans la tête, là est l’objectif. 

Son impact est tel que la sphère politique s’en empare aussi. La pratique est encore très bancale dû à son expérimentation tardive. Les codes des réseaux sociaux ainsi que le ton à avoir doit être différents pour chaque. Les communautés sont très différentes et on n’attend pas la même chose d’un réseaux social à un autre. C’est aussi la plupart du temps rejeté par la population, jeune ou non. Et pourtant il va falloir passer par là pour toucher les plus jeunes générations. Reste à savoir comment. Cela reste un procédé coûteux et risqué mais aussi fructueux ! 


#2. L’assistance vocale

Vous trouvez que nos assistants vocaux sont déjà bien assez performant ? Nous n’avez encore rien vu ! 

En 2020, on ne jure que par l’assistance vocale. C’est plus simple, plus rapide. Discuter avec un interlocuteur, qu’il soit humain ou non, la pratique reste plaisante. Poser des questions avec la quasi certitude d’avoir une réponse. Plus besoin de faire de longue recherche par soi-même, votre assistant vocal est là pour ça. On est à la recherche de gain de temps. Tout doit aller vite. Mais attention aux stockages de données, il ne faut pas oublier ce qui est important seulement par gain de temps.

On ne maîtrise pas assez toutes les collectes de données. Quand limiter cet accès à nos données ? Avons nous réellement le choix ? Aujourd’hui, l’assistance vocale est présente sur tous les téléphones. Mais est ce qu’il fonctionne sans notre consentement ? C’est une des grandes questions du moment.


#3. Vers un marketing numérique et transparence 

via GIPHY

Le marketing est en plein changement. Le consommateur est de plus en plus exigeant. Le marketing tend vers une numérisation presque complète. Tout, ou presque, passe par internet et le marketing n’est pas exclu. Les nouvelles générations passent beaucoup plus de temps à acheter en ligne qu’en magasin. La création de Insta Shopping en est l’exemple parfait. 

Et de ce marketing, les consommateurs veulent de la transparence. Ils cherchent à avoir confiance dans une marque ou un produit. Les marques vont devoir passer par les questions de société indispensable comme le développement durable ou encore le dérèglement climatique… tout les problèmes qui touchent la société actuelle. 60 % de la génération Z déclarent qu’ils veulent changer le monde. Ils vont donc faire leur choix d’achat en fonction de ça. 


 #4.  L’expérience client et la personnalisation 

L’expérience client est un des piliers du marketing, elle est essentielle au développement sur le long terme. Or encore aujourd’hui, elle n’est pas entièrement optimisée. Plus pour très longtemps ! L’expérience client se développe aussi sur mobile en 2020. Elle n’était pas encore très présente sur mobile et pourtant, il est l’un des objets les plus utilisés et importants pour les nouvelles générations. Étonnamment même les générations précédentes l’utilisent beaucoup. On ne peut plus passer à côté. 

Tout comme la personnalisation. Le consommateur recherchent aussi une expérience personnalisée. Sentir que le produit ou service est fait pour soi. C’est pour cela que cette personnalisation se développe à grande échelle. Le numérique nous permet de faire de grandes choses, autant en profiter. Plus le service ou contenu est personnalisé, plus le client ou le prospect va être adapte à continuer dans la démarche d’achat. Il faut créer du besoin. 


 #5.  Soyez créatif 

via GIPHY

Pour cette nouvelle décennie, le mot d’ordre est : la créativité !

Il faut se démarquer des autres. Nous avons atteint depuis quelques temps, une surconsommation de contenus divers et variés. L’avantage de produire des contenus plus créatif est de diffuser des annonces plus pertinentes en fonction des intérêts de chacun. 

Donc fini l’industrialisation, aux choses sans identité, sans création. Et place à la créativité. N’ayez pas peur, rien ne vaut d’être stimulé de façon créative.  

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EVENEMENTIEL

Event BlockChain Paris Novembre 2019

Event BlockChain Paris Novembre 2019

Pourquoi BlockChain & Friends ?

La nouvelle architecture technique d’Internet, « Internet 3.0 »,  sera une décentralisation totale : puissance informatique, échanges, protocoles… Aujourd’hui on se sert déjà de la blockchain pour plusieurs types d’applications (traçabilité, titrisation, sécurisation transaction, désintermédiation…). L’ensemble des acteurs sont d’accord pour dire que ce sera le socle technologique de l’ensemble de notre infrastructure, de nos réseaux et de nos supports informatiques.

Depuis 5 ans l’agence digital 50A.fr – en plus de ses activités de marketing et développement de services – explore, accompagne et développe des projets liés à la Blockchain et met en place des stratégies de crypto-communication (White Paper, CM, Tokenisation de projet…).

Blockchain & Friends réunit des projets avant tout de copains travaillant sur des problématiques grands comptes ou des start ups ambitieuses. L’objectif étant de fédérer un écosystème qui permette d’accélérer l’adoption de ce socle technologique.

L’événement aura lieu le
MARDI 26 NOVEMBRE 2019 de 15h30 à 22h30
dans les locaux de l’agence digital 50A au
31 rue Blanche 75009 Paris.

L’inscription est gratuite mais obligatoire via le formulaire d’inscription. Les interventions seront réparties en slot de 1h. Nous préciserons la programmation sur la page Facebook de l’évènement et ici. À 20h comme d’habitude nous fêterons notre journée de travail avec un apéro enchainé ;).
Tout au long de la journée, des interviews seront faites pour notre podcast 50A Galaxy. Suivez nous sur notre page Facebook pour une retranscription en live.

Nos invités

Logo SNCF

SNCF

La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est l’entreprise ferroviaire publique française. Elle est notamment présente dans les domaines du transport de voyageurs et du transport de marchandises. Elle réalise également la gestion, l’exploitation et la maintenance du réseau ferré national dont elle est propriétaire. E. Gadenne présentera les cas d’usage MaaS, KYC et discentralized identity.

Organisé par la Trusted Iot Alliance, le Blockchain and the City Challenge est axé sur les cas d’utilisation des transports urbains, de l’industrie urbaine, de la mobilité décarbonisée et de divers autres cas d’utilisation connexes associant blockchain, IoT et la vie urbaine dans les grandes régions métropolitaines. L’objectif principal du Challenge est de développer conjointement des solutions qui offrent une réelle valeur ajoutée aux nombreux aspects de la vie urbaine dans un proche avenir, y compris les services de la ville.

Logo IBM

IBM Blockchain

La technologie IBM Blockchain permet aux entreprises de numériser le flux de travail de vos transactions grâce à un registre hautement sécurisé, partagé et distribué qui améliore l’efficacité et la transparence. Les entreprises du monde entier utilisent des solutions IBM Blockchain pour apporter une nouvelle confiance et une nouvelle transparence aux chaînes d’approvisionnement, au commerce mondial, aux paiements internationaux, à l’approvisionnement alimentaire mondial et bien plus encore. La plateforme IBM Blockchain repose sur la technologie Hyperledger. Cette solution de blockchain peut aider tout développeur à devenir développeur de blockchain.

Logo IPOCAMP

IPOCAMP

Ipocamp est la première start-up française qui permet de protéger ses créations de manière simple, rapide mais surtout gratuite. L’entreprise propose un service de dépôt, de certification et de partage d’œuvres en ligne qui permet aux utilisateurs de déposer des créations et de garantir ainsi une preuve d’antériorité sur leurs créations.  En s’appuyant sur la Blockchain ainsi que sur un système de dépôt facilité par un usage extensif du « drag and drop », Ipocamp fait de la protection un véritable réflexe.

DANEEL

Daneel aide les experts et les novices à se repérer en fournissant un flux d’information vérifié et fiable à ses utilisateurs. Renforcé par l’intelligence artificielle Watson d’IBM, Daneel compile toutes les informations en ligne et lui attribue un score basé sur la validité de la source, la vélocité de l’actualité.  La solution Daneel permet de suivre les impressions des utilisateurs sur les crypto-monnaies sur les réseaux sociaux: cela donne un avantage considérable pour anticiper les mouvements en analysant les comportements de masse.

Daneel présentera également le produit CapBloc. CapBloc est un dispositif d’enregistrement électronique partagé pour la représentation et la transmission de titres financiers. C’est est un outil de gestion pour le registre de titres des sociétés non côtés en bourse. Développé sur un système blockchain, il permet une gestion simplifiée, digitale, décentralisé et surtout transparente de tous les mouvements de titres. Les experts comptables peuvent donc bénéficier d’un registre de mouvement de titres financiers stockés en temps réel sur la Blockchain, facile d’usage, sécurisé et avec une interface partagé avec le client.

logo-btu-protocol

BTU PROTOCOL

BTU Protocol est le premier protocole de transaction pair-à-pair et standardisé dans l’écosystème Ethereum sous le nom ERC-808. En mettant en œuvre la solution BTU, les entreprises disposent d’un circuit plus court de distribution de leurs produits, opérant ainsi à avec de meilleures marges. Le protocole BTU automatise l’on-boarding et le paiement des nouveaux partenaires ou revendeurs qui bénéficient ainsi d’une solution de monétisation innovante. Le modèle économique étant basé sur le jeton BTU, la solution reverse 100% des commissions aux utilisateurs ou aux entreprises. BTU est actuellement en production à grande échelle dans l’hôtellerie (2 millions d’hôtels connectés) et dans la location de voiture (90.000 véhicules en France) et plusieurs déploiements sont en cours.

Inscriptions et programme

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Les meilleurs événements Tech de 2019 en France
La transformation numérique

TRANSITION NUMERIQUE

Atelier Innovation le 16 septembre 2019 chez 50a.fr

Sautez vers l’innovation agile, ouverte et allongée !

Au sein des entreprises, innover est devenu vital. Avantage concurrentiel, levier de croissance, améliorer sa réputation, conquérir des nouveaux marchés : toutes les raisons sont bonnes pour innover. Mais qu’est-ce qu’innover aujourd’hui ? L’innovation peut se faire sous plusieurs formes (produit, service, procédé, marketing ou social) et sous plusieurs degrés (innovation de rupture ou incrémentale). Différents types d’innovation se sont développés ces dernières années comme l’open innovation ou l’uberisation.

L’open innovation : “Entrez, c’est ouvert”
Pour booster leur innovation, de nombreuses entreprises ont intégré des startups au sein de leur organisation comme Apple, Google ou L’Oréal. Ce mode d’open innovation permet à l’entreprise de découvrir des nouvelles technologies et de développer ses connaissances. Certaines entreprises optent pour une création de fablab à l’instar de Leroy Merlin ou de Renault. Un fablab est un laboratoire ouvert qui permet à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seuls ou en collaboration. Le concept  d’open innovation s’est beaucoup répandu mais les entreprises doivent-elles toutes suivre la tendance ? Quels sont les résultats concrets ? Et si tout n’était qu’un simple habillage de communication…

« L’innovation est ce qui distingue un leader d’un suiveur. » – Steve Jobs

L’uberisation: le nouveau virus du modèle économique traditionnel
L’uberisation a lieu lorsque le modèle traditionnel d’un secteur est remis en cause par un acteur du numérique. Uber avec les taxis, Amazon avec les librairies ou Air Bnb avec le secteur de l’hôtellerie: aucun secteur n’est à l’abri. Les startups ont remis les cartes sur la table, et tout est désormais possible. Les entreprises traditionnelles doivent être réactives quitte à revoir leur business model.

 « Innover ce n’est pas avoir une nouvelle idée, mais arrêter d’avoir une vieille idée. »  – Edwin Herbert Land

Innover avec le design thinking
Chez 50A nous utilisons la méthode Design Thinking : en plaçant l’humain au centre, cette approche permet d’innover autrement en s’inspirant des méthodes des designers, comprendre les besoins du client, la faisabilité technologique et la réalité économique pour créer de nouveaux produits et de nouveaux services. Cette méthode stimule la créativité et développe l’esprit collaboratif au sein d’une équipe.

 

Lors de son prochain atelier, 50A vous éclaire sur les nouveaux types d’innovation et comment s’en servir à son avantage pour être plus compétitif sur le marché.


Intéressé   Rendez-vous le 16 septembre 2019 prochain !

TRANSITION NUMERIQUE

Atelier Cybersécurité le 17 juin 2019 chez 50A.fr

 

Utiliser les failles humaines d’un système d’information comme effet de levier, connaissez-vous les rudiments du social engineering ? Une fois l’humain formé, avez-vous entendu parler de bug bounty, de pen testing ?

La cybercriminalité est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur au sein des entreprises. On la définit comme l’ensemble d’activités criminelles réalisées par le biais d’Internet ou de l’informatique. Elle existe sous différentes formes : extorsion de fonds, installations de programmes pirate ou espion, vol ou manipulation de données, phishing, social engineering… Les motivations qui poussent les cybercriminels (appelés aussi  “hackers”) à agir sont généralement financières. Ils peuvent agir de manière solitaire ou en réseau.

Principales cibles des hackers, les entreprises doivent impérativement prendre des mesures de sécurité pour éviter ce genre d’attaques. Il faut noter que 80% des entreprises ont été victimes de cyberattaques sur les 12 derniers mois selon le baromètre du CESIN. Beaucoup auraient pu être évitées, si des mesures avaient été prises en amont d’après l’ANSSI, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. L’agence classifie l’ensemble des 40 règles à suivre en 13 étapes dans son guide de bonnes pratiques. Aucune entreprise n’est à l’abri et les conséquences peuvent désastreuses si aucun dispositif n’est mis en place.

La nouvelles réforme de protection de données du Parlement européen aidera les PME à pénétrer de nouveaux marchés et aux entreprises de diminuer leurs coûts via un système de surveillance centralisé.

80% des entreprises ont été victimes de cyberattaques sur les 12 derniers mois

Conscient de cette problématique majeure, 50A organise un atelier consacré à la cybercriminalité et à a cybersécurité pour sensibiliser ses clients aux dangers qu’ils encourent et leur donner les armes nécessaires pour combattre ce type d’attaques.

 

Assurer la sécurité au sein de son entreprise représente un enjeu primordial pour son bon fonctionnement. Une prise de conscience s’impose donc pour tous. Si vous êtes dirigeant d’une PME ou un membre d’une DSI, cet atelier est fait pour vous.

Save the date et rendez-vous le 17 juin 2019 !

TRANSITION NUMERIQUE

Atelier Hygiène Numérique le 26 mars 2019 chez 50a.fr

Adoptez les bons réflexes pour gérer vos données personnelles, votre consommation de data et apprendre la déconnexion.

Depuis notre tendre enfance, de nombreuses règles de vie nous été inculquées dans le cadre familial, scolaire ou professionnel pour nous apprendre à nous comporter seul ou en société. A l’heure du numérique, de nouvelles règles de vie s’appliquent.

Vie privée : Big Brother is watching you
L’émergence des réseaux sociaux et du big data à modifier notre perception de la vie privée. On partage tout, n’importe où et n’importe comment sans se soucier des conséquences. Certaines entreprises, à l’affût de nouvelles données pour hyper-personnaliser leurs offres utilisent parfois ces données à l’insu de notre bon vouloir. Quelles mesures doit-on prendre pour assurer la sécurité de nos données ? Dans cette optique, le Parlement Européen a récemment mis en place un ensemble de dispositifs : droit à l’oubli, limite du profilage, plus de transparence envers ceux qui possèdent nos données…

« Affirmer que vous vous moquez du droit à la vie privée parce vous n’avez rien à cacher revient à déclarer que vous n’en avez rien à faire de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire. » – Edouard Snowden

Tout est dans le cloud… Ou pas
Les techniques de stockage ont beaucoup évolué : disquette, disque dur, clé USB… Aujourd’hui la tendance est au cloud : avec les solutions de stockage en ligne, de nombreuses options s’offrent à nous pour limiter la perte ou le vol de fichiers. Certes, le cloud est une solution de stockage mais elle n’est pas sans risque. La digitalisation de la société amène à penser qu’il n’y pas d’impact environnemental sur la planète mass bien au contraire : saturation des serveurs, surconsommation d’énergie, problème de recyclage de certains appareils… Adopter des bonnes pratiques au quotidien comme éteindre son téléphone ou éviter le mode veille, est primordial pour le respect de l’environnement.

Se déconnecter pour mieux se reconnecter
Les notifications ont envahi notre quotidien autant dans la vie personnelle que professionnelle : emails, textos, réseaux sociaux… En cherchant à être le plus informé possible sur la vie de nos proches, l’actualité du monde ou même dans le suivi des projets en entreprise,  il est difficile aujourd’hui de songer à se déconnecter. Nous sommes de plus en plus mobiles grâce à nouvelles technologies et les smartphones ont amplifié ce phénomène d’hyper connexion. Mais à quel prix ? Déshumanisation des rapports humains, pression sociale, burnout… Les conséquences peuvent être néfastes pour notre bien-être et notre équilibre. Le secteur du tourisme et du voyage l’a bien compris et propose des séjours de digital détox pour se couper de tout. Depuis janvier dernier, le droit à la déconnexion est entré en vigueur dans la loi du travail pour limiter l’empiètement de la vie professionnelle sur la vie privée.
 
50A vous propose le temps d’un atelier de réfléchir ensemble sur les comportements à adopter pour une avoir une bonne hygiène numérique.

N’hesitez pas à vous inscrire ici et rendez-vous le 26 mars !

DIGITAL TRANSITION NUMERIQUE

La transformation numérique de la santé

Pour le quatrième épisode de notre podcast 50A Galaxy, nous abordons la transformation numérique de la santé. La première phase de notre podcast met en scène l’interview d’un spécialiste du secteur et en seconde partie nos PostCasteurs chroniqueurs divergent et convergent autour de la table et d’une bonne dégustation de vins du terroir.

[Introduction] Vers une santé prédictive

La santé connectée est apparue dès les années 90 et a chamboulé notre rapport au soin, que ce soit en tant que patient ou en tant que médecin. Nous sommes en effet acteurs de notre propre santé, on parle de « self-management ». La technologie permet d’aboutir à une médecine prédictive, préventive, participative et personnalisée. L’enjeu est de retarder la mort et cela passe par le corps augmenté. Avec 1000 000 applis de santé, les patients suivent et prennent en charge leur propre corps et les médecins deviennent plus performants dans leur diagnostic. Il reste néanmoins une crainte générale qui est la revente de nos données personnelles et médicales aux industriels ou aux assurances, mais aussi l’ubérisation de la santé. On peut également s’interroger sur la place du secret médical et sa confidentialité…

Listen to « Épisode 4 : la transformation numérique de la santé » on Spreaker.

Partie 1 – Interview de Uwé Diegel

Uwé Diegel, CEO de LifeInA, une start-up spécialiste du suivi du diabète connecté et du transport sécurisé de médicaments, nous livre sa version de la transformation numérique de ce secteur.

Selon lui, c’est avec l’apparition de l’Iphone 3 qu’on a commencé à partager nos données quotidiennes. Les solutions de santé sont petit à petit devenues personnalisées grâce à ces données. Mais il perçoit la majorité des applications connectées comme inutiles ; elles servent d’affirmation de performance par exemple pour les athlètes, mais ne permettent pas de faire de la santé préventive ou prédictive selon lui.

Le grand enjeu de la santé de demain est de la transformer en une santé positive et prédictive. Uwé Diegel rappelle que c’est un secteur porteur de moyens puisque étant un droit universel en France, la dépense d’état représente entre 15 et 20% du budget global.

Face à l’ubérisation de la santé, le système des assurances est exposé à un bouleversement majeur pour s’orienter sur des solutions ou produits d’assurance beaucoup plus personnalisés. Dans le même temps, le grand public se méfie fortement des assurances. Pour lui, la perception du grand public est trop négative car l’assurance est « essentielle » et prise « au cas où » et son rôle va changer par rapport à cela.

Le rôle de la médecine va également évoluer car il aura accès a beaucoup plus d’informations pour donner les meilleurs soins.

Partie 2 – Les chroniqueurs

Place au débat, avec nos chroniqueurs habituels, mais aussi avec de nouveaux invités, sur la terrasse du 31 Blanche.

Paul Richardet, agitateur de communautés, trouve que le discours de Uwé Diegel est révélateur de l’ambiguïté de ce secteur, dans la mesure où les données sont marchandées mais sans savoir où elles vont et ce qu’on en fait. De plus, les données nous appartiennent mais seuls les experts savent les décrypter. D’un point de vue collectif selon lui, ces données ont un intérêt si elles sont agglomérées car en devenant des données publiques, elles vont permettre de faire avancer la médecine. On a donc une difficulté de clarification de ces données.

Fabrice Epelboin, ubérisateur citoyen, voit en cette problématique posée un aboutissement du monde d’Orwell, une arnaque des données privées. Selon lui, même en les anonymisant, elles ont un impact sur chacun. F. Epelboin est alarmé quant aux problèmes des assurances : on obtient un bénéfice immédiat de notre remise de données ; en revanche, cela a un effet pervers au long terme puisque l’on se dirige vers un désert assuranciel. En effet, les malades peuvent très vite se faire refuser assurances ou prêts s’ils sont fumeurs ou porteurs de gènes défaillants…

« Malgré la RGPD, on s’apprête à vivre de grandes catastrophes »

Anne-Caroline Paucot, scénariste du futur, a une première vision positive de demain avec l’apport de la blockchain, qui, selon elle, pourrait permettre de choisir de livrer les données que l’on veut. Elle se projette aussi dans un monde où « le nom maladie n’existera plus » grâce à la médecine connectée, mais où on devra finalement « être tous chroniquement en bonne santé ». A-C. Paucot a une deuxième vision plus négative du futur, avec une liberté entravée par les assurances, nous sanctionnant à chaque excès.

Nicolas Bermond, directeur de l’agence 50A, est passionné de ce sujet puisqu’il se quantifie depuis des années. Il est adepte du « quantified self » avec notamment l’association MyDatalabs et quantifie même sa consommation de données afin d’être plus performant. Il est néanmoins réticent quant aux dérives des états sur la population.

Glenn Roland, digitaliseur de l’informatique, se demande comment garantir le secret médical lorsqu’il y a de nombreux intervenants sur la chaîne. Aussi, quels sont les impacts futurs lorsque les banques et assurances refuseront des prêts ou alors lorsque les magasins nous enlèveront des points… L’automatisation de contrats dans la blockchain l’inquiète également au niveau de notre partage de données, puisque tout va s’automatiser, il n’y aura donc pas le droit à l’erreur et pas d’intervention humaine.

Christophe Ducamp, spécialiste de l’indie web, rappelle que le partage de nos données de santé ne date pas d’aujourd’hui (fax, etc) et que cela permet une meilleure communication entre les acteurs de santé ; aussi il existe toujours des hackers pour savoir comment rendre privées ses données.

Pierre Noro, petit explorateur de l’innovation publique, adopte le point de vue dystopique de Georges Orwell, dans lequel les données privées sont utilisées pour un profilage social. Il nous explique qu’en mutualisant les risques et coûts de santé, les assurances nous font en fait payer les pré-dispositions aux facteurs de risque. Et ce n’est pas mérité car nous somme nés avec, cela est hasardeux. Pour lui le réel service public est la sécurité sociale. 

« Les données médicales caractérisent une personne dans ce qu’elle a de plus intime : le corps »

Il est le temps de converger pour nos chroniqueurs !

Pierre Noro s’accorde sur le besoin essentiel des données médicales publiques dans l’avancée de la recherche. Il imagine une solution où ces données seraient actionnables et sécurisées afin de nous rendre propriétaires de nos données : la blockchain sera peut être l’outil de demain.

Christophe Ducamp est « pro » startup, pour une collection de données par l’utilisateur.

Glenn Rolland réfléchit également aux moyens pratiques pour pourvoir s’émanciper du jugement des assurances et des marques, qui entravent à notre liberté en nous sanctionnant.

« Sous prétexte de s’empêcher de mourir, je n’aimerais pas qu’on s’empêche de vivre »

Nicolas Bermond propose de partager les données de la sécurité sociale. Il croit également en la médecine parallèle, portée sur le soin et personnalisée, dans un monde où la médecine devient standardisée.

Anne-Caroline Paucot voit beaucoup d’élans positifs du côté de l’hospitalisation. Grâce à des applications et machines connectées, les patients peuvent par exemple diminuer leur temps d’hospitalisation et être suivis à distance. Les chirurgiens pourront avoir le temps pour d’autres choses quand le robot s’occupera de faire une opération à sa place.

Fabrice Epelboin, inquiet sur la cybersécurité et le hacking des objets connectés de santé, pense qu’au moins l’adoption de ces techniques par le grand public permettra à chacun de prendre plus au sérieux les enjeux et de mieux les comprendre.

Paul Richardet conclut ce débat avec un point de vue sur les communautés : la technologie peut aider les gens à condition que les acteurs s’aident eux mêmes. Il faut un travail harmonieux entre les différents acteurs de la santé (professionnels, marchands, état). Il pense aussi qu’il y a une piste à travailler en terme de prévention médicale.


  • Notre animateur :

Fabrice Darmon, chef de projet digital chez 50A, anime le podcast 50A Galaxy.
 

  • Nos chroniqueurs :


Robert Vinet, spécialiste de la blockchain et du marketing, il est fondateur de Blockchain Factory, consultant chez Social Media DataLab, Dr. Banner et DELVHON.
 

Christophe Ducamp, expert en stratégies d’innovation, design thinking et marketing, il est conseiller indépendant depuis 2010. Il tient un blog axé sur les pratiques du web.
   

Paul Richardet, cofondateur de NUMA, il est également « master of the cool » chez Neww Life. Il tient un blog sur medium.
   

Fabrice Epelboin, entrepreneur et spécialiste des médias sociaux, il est cofondateur de Yogosha et professeur à Sciences Po.
  


Anne-Caroline Paucot est écrivaine prospectiviste pour les éditions Propulseurs.
  

Glenn Rolland est expert en systèmes d’information et co-fondateur de Gnuside.

  

Pierre Noro, chargé d’innovation Blockchain chez Groupe Caisse des Dépôts.


  • Pour en savoir plus :

Uwé Diegel : http://www.minds.fr/fiche/uwe_diegel.htm

LifeInA : https://www.lifeina.com/

« Ubérisation de la santé : réalité et fantasmes », Huffington Post : https://www.huffingtonpost.fr/frederic-bizard/uberisation-de-la-sante-realite-et-fantasmes_b_9726382.html

1984, Georges Orwell : https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

MyDataLabs : https://blog.50a.fr/digital/mydatalabs-quantified-self-own-your-data

« Technologies de santé connectée : l’infobésité qui va vous tuer », JDNhttps://www.journaldunet.com/solutions/expert/69034/technologies-de-sante-connectee—l-infobesite-qui-va-vous-tuer.shtml

« Le corps, nouvel objet connecté », CNIL : https://www.cnil.fr/cnil-direct/attachement/461/508

Sources citées pendant le postcast :

https://www.nebulagenomics.io/ (cité par Pierre Noro à 30:57)
https://www.lunadna.com/ (cité par Pierre Noro à 30:59)

https://myhospifriends.com/ (cité par Anne-Caroline Paucot à 36:55)
https://www.peekvision.org/ (cité par Anne-Caroline Paucot à 37:26)

ARCHITECTURE SOCIALE TRANSITION NUMERIQUE

Le social selling : digitaliser votre prospection commerciale MAJ 2021

Si l’aspect social a toujours été une partie intégrante de la vente,  la nouvelle ère digitale dans laquelle nous vivons a bouleversé les comportements des consommateurs.  L’approche commerciale se doit d’évoluer simultanément et s’adapter aux nouveaux modes de consommation.

Alors que les méthodes de prospections actuelles telles que le téléphone ou l’e-mailing perdent en efficacité, une nouvelle méthode de prospection émerge dans le secteur B2B : le social selling.

Retrouvez notre définitions du social selling.

Définition du social selling :
Le social selling est une stratégie mise en place sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn et Twitter).  Elle permet d’entrer en contact avec les clients et/ou prospects via les profils de ses commerciaux  pour développer le business de l’entreprise (génération de leads, conversion, suivi).
Le social selling permet d’améliorer la réputation et la notoriété de l’entreprise grâce au relais des contenus par les commerciaux. La relation de proximité créée par ces mêmes commerciaux humanise l’entreprise, attire la sympathie des internautes et par conséquent ils se montrent plus ouverts aux services proposés. De plus, la qualité du contenu partagé par les commerciaux va leur permettre de gagner en influence et donc de devenir des experts de référence sur le marché.
L’ensemble des salariés peut participer à la reputation en ligne de l’entreprise, on a appelle cela  « employee advocacy ». L’objectif est de mobiliser l’ensemble des collaborateurs pour les transformer en ambassadeur dans leur vie professionnelle mais parfois aussi dans leurs vies perso. Les parois sont poreuses. 

Quelques statistiques 

  • Selon Forbes, 78% des commerciaux sont plus performants en intégrant les réseaux sociaux à leurs méthodes de prospection. D’ailleurs, durant son programme pilote B2B, IBM a augmenté ses ventes de 400% grâce au social selling.
  • Selon Corporate Executive Board, 77% des acheteurs font des recherches au préalable avant de parler avec les commerciaux. Selon B2B Buyer Behavior Survey 2016, les trois plus importantes sources d’information pour une solution B2B sont les recherches internet (69%), le site du vendeur (54%) et les collègues/pairs (49%).

La publicité n’est plus suffisante pour séduire les consommateurs. Devenus « consommacteurs » et surtout citoyens , Internet leur a donné plus de pouvoir en rendant l’information accessible à tous et facilement.  Avant de passer à l’acte d’achat ils font leur propres recherches, regardent les avis et comparent les prix.  L’équipe commerciale est maintenant confrontée à un « consommateur » de plus en plus connecté,  informé et exigeant.

  • Deux tiers des entreprises n’emploient pas de stratégie de social media pour leurs équipes commerciales.

Il y’a donc une vraie opportunité pour les entreprises en quête de nouvelles stratégies pour optimiser leur transformation numérique. Le social selling peut s’avérer être un avantage concurrentiel pour se démarquer avant que cette méthode ne soit démocratisée et appliquée au sein toutes les entreprises. La simple présence sur les réseaux sociaux par une marque n’est plus suffisante.
Comment 50 A peut vous aider ?

Afin de maîtriser les 4 piliers indispensables du social selling (appelés 4C), nous accompagnons votre équipe commerciale. Nous animons des ateliers sur mesure afin d’optimiser ses profils (attractivité, visibilité, adéquation du contenu publié). Nous lui donnons également les bonnes méthodes à adapter pour être influents, développer leurs réseaux et générer des leads.

Pour être pragmatique :

  • Contacts : construire son carnet d’adresse afin de trouver les prospects idéaux et susceptibles d’être intéressés par l’offre.  La  qualité de la prise de contact est primordiale pour assurer une relation authentique de confiance avec le prospect. Participer aux communautés sociales permet aussi de gagner en visibilité et en crédibilité.
  • Contexte : observer sa cible pour définir le moment propice d’une prise de contact et  négocier de manière plus efficace. Il est aussi important de surveiller les actualités du secteur pour mieux cerner les besoins du clients et quelles solutions lui apporter.
  • Contenu : le contenu diffusé par les équipes commerciales doit être pertinent et utile pour le client prospect. La qualité du contenu permet d’attirer l’attention des prospects et  de soigner son e-réputation en tant qu’expert.
  • Conversion : Le social selling est une première étape dans les prise de contact moins intrusif que la prospection commerciale classique. Néanmoins le but est de basculer d’un échange virtuel à un réel échange (téléphonique ou rencontre physique) afin de sceller la vente et transformer le prospect en acheteur.

Accompagnement à la Transition Numérique

Souces (Invox, DigitalB2B, Sociamediatoday)

50A est un lieu d’innovation où l’on travaille sur les nouveaux usages technologiques, humains et entrepreneuriaux parce que chaque personne est le maillon d’une réflexion. Son souhait : être un acteur du changement et remettre l’humain au coeur de la technologie. Si vous souhaitez aborder avec nous la transformation numérique de votre entreprise, contactez notre agence digitale!

ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL

La Blockchain : mythe ou réalité ? 1/3

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L’intelligence artificielle, les objets connectés, l’imprimante 3D, le cloud, la data, la réalité virtuelle (VR), la robotique, toutes ces innovations viennent disrupter la société, les rapports humains et les industries traditionnelles à travers de nouveaux modèles économiques. Cette succession d’innovation s’enchainant à un rythme effréné et l’incroyable accélération du temps bouleversant tout notre écosystème sont les caractéristiques majeures de la révolution numérique touchant aujourd’hui l’ensemble des pans de notre société.

En réalité cette dite révolution engendre surtout de nouveaux paradigmes. Désintermédiation, horizontalité des relations, transparence, échange de pair à pair, les nouvelles technologies se voient depuis plusieurs années leviers de nouvelles structures sociétales et relationnelles. Dans un même temps, nous assistons à une notion de confiance de plus en plus mise à mal. L’hypercapitalisme, les systèmes financiers obscurs, les institutions politiques voient naître un sentiment de défiance de plus en plus important à leur égard.

Le web à ses débuts nous promettait un vent de liberté et de transparence, néanmoins le fait que les institutions restent scotchées dans le passé laissent un boulevard pour les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres Natu (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). La fracture s’est créée et ne cesse de s’amplifier. Face à cette rupture, une technologie émerge depuis quelques années. Cette technologie, la blockchain, semble être porteuse d’un nouveau modèle d’organisation et de nombreux espoirs répondant à l’attente de transparence et de confiance. Le sujet suscite une frénésie et un enthousiasme rafraîchissant depuis plusieurs années, cet engouement s’intensifie en 2016. Google Trends s’emballe lorsqu’on l’interroge sur le sujet.

Google trends

Qu’est ce que la blockchain, que trouve t-on derrière ce gros mot, cette technologie ? Mais surtout à quoi peut-elle servir ? En quoi celle-ci impacterait la notion de confiance et pour qui ?
C’est ce que nous allons développer à travers une série d’articles en tentant d’expliquer, de développer, de remettre en cause et de comprendre ce concept en devenir.

La BlockQuoi ?

C’est quoi au juste la blockchain ?

Avant tout la blockchain ou « chaine de bloc » est une promesse, la promesse de pouvoir se faire confiance, sans se rencontrer et sans se connaitre. Cette confiance sera assurée par la technologie blockchain et non plus par un tiers.

Si l’on devait schématiser la blockchain, on pourrait la décrire comme un grand registre comptable, indestructible, accessible à tous où chacune des écritures est anonymes et absolument indélébiles.

Facile non ?

Dans ce grand registre comptable, nous pourrions y laisser une multitude de choses, des engagements, une vente, un paiement, des reconnaissances de dettes qui resteraient valides jusqu’à ce que l’argent soit remboursé et que cela soient confirmé par le receveur.

Mais est-ce sécurisé ? Ne pourrait-on pas écrire sur ce registre en se faisant passer pour quelqu’un d’autre ou même antidater notre écriture ?

Et bien oui extrêmement sécurisé, car nous devons signer, et cette signature est unique et absolument infalsifiable. De plus, nous horodatons l’écriture.

Sous quelle forme se matérialise-t-elle ?

Le principe de la technologie blockchain n’est donc pas si compliqué, maintenant il vous suffit d’imaginer que ce registre comptable se matérialise sous la forme de petit bloc lié les uns aux autres chronologiquement d’où le nom de chaine de bloc. Chaque transaction ou écriture du registre se trouve au sein d’un de ces blocs. Chaque nouvelle écriture / bloc venant se placer au bout de la chaine de manière chronologique. L’ensemble de cette chaine de blocs est accessible par tous à tout instant à travers un ordinateur via le réseau.

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Si nous devions le résumer en une définition :

La blockchain est une base de donnée décentralisée qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de donnée est sécurisée et distribuée sur un réseau.

 

Les origines de la Blockchain : Bitcoin

Le premier exemple de technologie blockchain est la monnaie numérique Bitcoin créée en 2008 par un illustre inconnu, sous le pseudo de Satoshi Nakamoto. Il faut savoir que toute blockchain marche avec un système de jeton à l’image de Bitcoin, le Bitcoin étant le jeton.

Bitcoin est aujourd’hui la crypto-monnaie la plus connu et la plus populaire. C’est un dispositif de paiement libre, rapide, sécurisé et décentralisé qui permet d’envoyer de l’argent à quelqu’un sans passer par une institution financière. Bitcoin est un moyen de paiement, un protocole informatique mais surtout une révolution se basant sur une technologie nouvelle : la blockchain.

Pour posséder des Bitcoin et pouvoir ainsi réaliser une transaction à travers la blockchain, un utilisateur doit posséder un compte Bitcoin que l’on pourrait comparer à un coffre-fort ou même à un compte en banque.

Le détenteur possède une « clé publique » de ce compte qu’il peut transmettre à toute personne voulant lui envoyer des bitcoins, c’est en quelque sorte un RIB. On peut, grâce à celui-ci, envoyer de l’argent mais absolument pas en faire sortir du compte.

D’un autre côté, le détenteur du compte possède une « clé privée », c’est en quelque sorte son code secret pour accéder au coffre/compte. Il est donc primordial de bien protéger cette « clé privée ».

 

Bitcoin_blockchain_compte

Mais que se passe-t-il lors d’une transaction ?

Imaginons que Sophie souhaite envoyer 10 Bitcoins à Rémi. Pour cela Sophie accède à son compte grâce à sa clé privée et initie la transaction en entrant l’adresse de destination qui est la clé publique de Rémi.

La transaction part sur le réseau blockchain dans ce que l’on appelle un bloc. L’ensemble des machines d’utilisateurs du réseau vont vérifier que la transition est valide, c’est-à-dire vérifier que Sophie n’a pas déjà utilisé ses 10 Bitcoins au sein d’un bloc précédent.

Pour cela, les machines du réseau mettent à disposition leurs puissances de calcul pour assurer la validité de la transaction en résolvant des calculs mathématiques complexes. Ce sont ces calculs qui assurent collectivement l’intégrité et la sécurisation du réseau.

Lorsque la transaction est validée, on dit que le bloc est validé. Les machines ayant participées à la validation du bloc sont rétribuées par une fraction de Bitcoin. On appelle l’action de validation de bloc par les machines : le minage.

Le bloc ainsi validé va venir s’enchainer à l’extrémité de la blockchain et sera horodaté. Les blocs se classent de manière chronologique au sein de la blockchain à laquelle tous les utilisateurs ont accès.

Lorsque le bloc est validé et ajouté à ce grand registre qu’est la blockchain, les 10 Bitcoins transférés par Sophie arrive sur le compte de Rémi.

L’ensemble des transactions effectuées sont donc inscrites dans un grand registre décentralisé (la blockchain) partagé par tous les utilisateurs du réseau et sécurisé pas tous les utilisateurs.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=YQduQf1058I[/youtube]

On estime aujourd’hui la valeur cumulée des Bitcoin en circulation à près de 8 milliard de dollars.

La Blockchain, bien plus que Bitcoin

Nous assistons depuis quelques années à une réelle effervescence autour de cette technologie, mais il n’en fut pas toujours de même. Longtemps décrié et mise à mal par la presse, Bitcoin plus particulièrement fut dénigré et trop souvent associé aux activités illicites du deepweb.

Mais est ce que l’histoire ne se répèterait pas ?

En 1990, alors qu’une poigné de personne en France s’intéresse au protocole TCPIP qui fit la grande révolution numérique que nous connaissons aujourd’hui, une partie des médias firent preuves d’un grand scepticisme et de dédain vis-à-vis de cette technologie. Ne pourrait-on pas faire un parallèle entre le développement du protocole TCPIP et le développement de la blockchain. Là où internet a redonné du pouvoir aux utilisateurs en leur permettant de communiquer à travers le réseau en s’affranchissant des diffuseurs traditionnels, est ce que la blockchain ne leur redonnerait pas du pouvoir en leur permettant des échanges entre pairs, qu’ils soient financiers ou matériels, et ce, sans institutions ou plateformes les chapotant.

Les limites actuelles de cette technologie sont doubles, d’une part techniques car celle-ci demande de puissantes ressources informatiques. D’autre part juridiques car les pays n’ont pas encore développé de cadre légal et les entreprises engageant des projets de blockchain se retrouvent encore souvent dans une zone grise. Toutefois les choses ne sont pas figées, fin avril 2016, nous avons vu les premiers pas de la blockchain dans la loi française, celle-ci y est définit comme « un dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant l’authentification d’opérations ».

Depuis la sortie de la blockchain Bitcoin il y a plus de huit années,  une multitude de projet impulsé par les utilisateurs pour les utilisateurs ont émergé pour améliorer l’originelle et ouvrir son utilisation à de nouveaux horizons. Les banques furent les premiers à s’emparer du sujet mais c’est maintenant l’ensemble des pans de l’économie qui s’y intéresse. Les projets d’applications se multiplient et un horizon des possibles s’ouvre à l’image de la blockchain Ethereum. Mais comme synonyme d’avertissement, le projet The DAO de financement décentralisé autonome s’appuyant sur la blockchain Ethereum a été le 17 juin la cible d’un hacker qui a su exploiter une faille remettant ainsi en cause les fondement du projet, de ça pertinence à sa sécurité voulu sans faille. La suite dans nos prochains articles…

[Source]
http://rue89.nouvelobs.com/
https://blockchainfrance.net
http://framablog.org/
https://medium.com/belem-blockchain
vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=YQduQf1058I
https://poulpitablog.files.wordpress.com/2016/05/blockchain-for-all.pdf

ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB DIGITAL

Comment le co-design transforme la relation client-fournisseur

Le Co-design, kézako ?

A l’heure où tout est {Co} (COllaboratif, COmmunauté, COworking, CObranding…), les méthodologies projet suivent également la tendance. On parle de co-design pour {Co}-concevoir un produit ou un service.

Une démarche de co-design embarque des acteurs au profil très divers qu’ils soient utilisateurs, ambassadeurs, néophytes, influenceur ou experts.

L’objectif est de pouvoir prendre en compte de manière exhaustive 3 dimensions :
– la technologie
– l’humain
– le business

Aujourd’hui, peu d’organisations arrivent à mettre en place une telle démarche car elle nécessite une approche différente de la gestion de projet classique. Il s’agit de mettre en place une équipe pluridisciplinaire, disposer d’un lieu propice à l’innovation et aux ateliers créatifs, suivre une démarche résolument orientée utilisateurs en se mettant à la place de ses clients et arriver à produire un résultat tangible.

postit_50a

Le Co-design chez 50A c’est quoi ?

Nous avons mis en place une démarche méthodologique qui est articulée en 4 phases :

1- Clarifier

Nous clarifions ensemble votre challenge, votre brief, votre problématique digitale, votre environnement et réalisons ensemble votre écosystem map.

2- Modéliser

Nous prenons en compte les besoins exprimés et latents des cibles principales et détaillons pour chacune d’elles les parcours client qui illustrent les étapes clés entre le service proposé et la façon de consommer ce service.

3- Prototyper

Nous {Co}-construisons ensemble le dispositif digital : le storyboard, l’expérience utilisateur, l’interface utilisateur et proposons un POC (proof of concept) permettant de tester de manière itérative la proposition de valeur.

4- Piloter

Nous définissons ensemble les différents indicateurs qui permettent de mesurer la performance du dispositif crée et piloter ainsi les actions à mettre en œuvre.

organisateurs

Qu’en pense l’équipe chez 50A ?

L’un des principaux bénéfices, c’est de sortir de la relation client-fournisseur classique et plus particulièrement lors des phases de validation souvent restrictives pour mettre en place un mode de fonctionnement qui prenne en compte tous les scénarios possibles.

C’est aussi un gain de temps dû au fait de travailler ensemble, qui réduit considérablement les phases de validations et d’aller-retour avec le client.

Autre enjeu : l’implication forte de tous les acteurs engagés sur le projet. On passe d’un mode linéaire (conception>maquettage>développement..) à un mode itératif ou agile qui permet de livrer non plus un service ou un produit finalisé mais des « releases » au fur et à mesure.

Cela permet enfin de sortir de ses préjugés en se mettant « à la place de ». A la place du client, à la place nos cibles, à la place de la concurrence etc.

Néanmoins, pour mettre en place une démarche réussie de co-design, il est indispensable d’avoir une adhésion forte du client ou du sponsor du projet. C’est aussi accepter de travailler différemment en oubliant la relation client-fournisseur mais de se mettre dans un état d’esprit qui privilégie l’échange plutôt que la relation contractuelle. On ne travaille plus [pour] mais (AVEC) ;)

Et les clients, ils en pensent quoi ?

Ce qu’on constate en premier lieu, c’est qu’il s’agit d’une méthode originale et créative qui les embarque dans leur projet, qui démystifie nos métiers d’experts en digital par une meilleure compréhension du processus de création et conception.

C’est aussi une méthode efficace qui assure un maximum de transparence et de visibilité tout au long de notre relation projet.

Elle permet de créer un cadre de travail propice à l’innovation, à la création dans un état d’esprit du « travailler avec » plutôt que « pour ».

Si notre leitmotiv chez 50A a toujours été de « Faire du business en s’amusant », le codesign en est la parfaite incarnation !

COWORKING LAB DIGITAL EVENEMENTIEL

Le streaming créatif une forme de co-design ?

Vous connaissez probablement Twitch, la plateforme de streaming consacrée principalement aux jeux-vidéos et au sport électronique (“e-sport”). Si ce n’est pas le cas, voici en quelques mots un résumé ;

twitch

Twitch est la première plateforme de streaming dédiée au jeux-vidéos et aux gamers.

En effet 45 millions de joueurs sont connectés chaque mois pour diffuser en live leurs parties de jeux-vidéos, avec ou sans webcam, ces joueurs sont parfois des professionnels (“pro-gamers”) ou simplement des gens comme vous et moi souhaitant partager et proposer en live du contenu tout en interagissant avec ses spectateurs (“viewers”) grâce au tchat, tout comme un chanteur se donnerait en concert, chacun a son style et sa communauté en fonction du jeu. Twitch reprend une partie du concept de twitter ou chaque streamer peut-être suivi par n’importe qui possédant un compte. Vous pouvez donc identifier assez facilement les streamers « populaires » par leur nombre de followers et leur nombre de vue.

On y retrouve non seulement les gamers mais aussi tous les acteurs de l’industrie du jeu vidéo cela inclus les boites de productions de jeux-vidéos, les développeurs, les conventions, les conférences de presses et aussi des lives de charité pour récolter des dons afin de rendre le monde encore plus merveilleux.

L’ensemble forme une très très grande communauté aux statistiques démesurées, pour le coup on pourrait parler big data mais ce n’est pas le sujet, (pour avoir un aperçu des chiffres clés de Twitch en 2015 cliquer ici )

A savoir également que le 18 mai 2014, Google avec YouTube a négocié le rachat de Twitch pour un milliard de dollars, mais c’est Amazon qui a remporté la mise en achetant Twitch pour 970 millions de dollars. Emmett Shear, le PDG de Twitch, explique ce choix en précisant qu’Amazon est une entreprise qui partage les mêmes valeurs que Twitch, avec une vision sur le long terme quant au futur du site”. Youtube finira par lancer sa propre plateforme avec https://gaming.youtube.com/ qui n’a pas tant décollé malgré de nombreux avantages, il reste pour le moment le google+ du streaming.

Mais quel est donc le rapport avec le co-design me direz-vous ?

Et bien parmi tout cet écosystème qui ne cesse de se développer, une petite bulle est apparue et commence à grossir de plus en plus au sein de la plateforme. Il s’agit de la catégorie “créative”. De base Twitch est catégorisé par jeux vidéos, ce qui vous permet de choisir ce que vous souhaitez visionner, mais pour diversifier son offre et son contenu Twitch a remarqué qu’une partie non négligeable de sa communauté était composée d’un grand nombre de créatifs Illustrateurs, dessinateurs, designers, graphistes 3D, sculpteurs, peintres, cosplayer, animateurs et même des couturiers en herbe !

Cette catégorie a été créée pour les créatifs et tous les curieux qui souhaitent admirer leur travail en direct et intéragir avec eux. Pour cela il n’y a qu’une adresse => la catégorie créative de Twitch vous y trouverez une centaine de streams catégorisés par hashtag et des milliers de spectateurs. Certain streamers sont d’avantage tournés vers les interactions grâce au tchat dans lequel vous pouvez communiquer (à condition de s’inscrire gratuitement), le spectateur pourra donc directement influencer le travail de l’artiste via ses demandes et ces interactions ce qui rejoint en quelque sorte le Co-design et la co-création.
Il ne vous reste plus qu’à trouver un créatif à l’écoute pour tenter de co-designer une oeuvre pour ma part je vous recommande le stream officiel d’Adobe  ci-dessous : 

Watch live video from Adobe on www.twitch.tv

Cette chaîne Adobe fait tourner différent streamers créatifs avec beaucoup de talent et d’écoute, il ne vous reste plus qu’à ouvrir chaque stream tel un calendrier de l’avent et d’en prendre plein les yeux. Le créatif reste dans la plus part des cas le seul maître de sa création et met en avant son projet et son talent d’autres sont plus tournées vers les interactions et le co-design. À défaut de co-designer vous pourrez en apprendre beaucoup simplement en regardant leurs travaux en live. Le co-design c’est aussi le partage du savoir, à vous de découvrir cette communauté grandissante et pourquoi pas d’en faire parti.

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The Internet in Real-Time

Afin de mieux nous rendre compte de l’impact et de la main mise des géants du web sur le monde, le site PennyStocks vient de publier une nouvelle infographie qui montre, en temps réel, les revenus et profits des plus grands acteurs du secteur.

Le temps d’écrire cette phrase, 40 heures de vidéos auront été chargées sur YouTube, qui aura généré dans le même temps environ 4 000 $. C’est ce genre d’informations et de statistiques que propose le site PennyStocks, en publiant les données en tous genres des plus grands acteurs du web, en temps réel.

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Interview : Mon P’ti Voisinage, réseau social de proximité et de partage MAJ 2021

Rendez-vous avec Morgane, chargée de communication de Mon P’ti Voisinage, petite start up bretonne dont l’ambition est de recréer du lien social local à travers un outil simple et rassembleur. Un service vertueux et vraiment ancré au cœur de l’économie collaborative. Un ADN qui nous plait particulièrement chez 50A !

mon p'ti voisinage

  • Peux-tu te présenter en 3 mots ?

Positive / Hyper sociable / Connectée

  • L’ADN du service décrit en 140 caractères qu’est-ce que ça donne ?

Le réseau social de l’entraide et du partage #positif #militant #solidaire

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=NpxiXvqDyKk[/youtube]

  • Quelle est la genèse du projet ?

Mon P’ti Voisinage a été crée il y a 2 ans, en février 2014 par David Rouxel. Son idée part d’un double constat : d’un côté notre société est entrain de perdre « l’esprit village », un esprit où le lien social était très fort. Tout le monde se connaissait, travaillait et pouvait s’entraider dans un rayon restreint. Aujourd’hui le travail est dans les villes, les gens ont tendances à se déconnecter de leur lieu de vie.

D’un autre côté, avec Internet et les smartphones, émerge une nouvelle économie, dite collaborative, sur le thème du partage. Mais il y existe de nombreux acteurs et l’offre peut être un peu compliquée à intégrer pour le grand public.

Mon P’ti Voisinage a été pensé pour répondre à ce double défi : Recréer du lien social et du partage local grâce à un outil numérique simple à utiliser, centré sur l’utilisateur. L’idée du service étant vraiment de faciliter l’acte de partage au quotidien en rassemblant un maximum d’acteurs locaux, individus mais aussi commerces, services, collectivités, institutions etc. Par exemple si un de mes voisins, met sa voiture sur un service d’auto-partage comme Koolicar ou Drivy, je le sais via le réseau et je peux utiliser ce service partenaire.

  • Où en êtes vous aujourd’hui ?

Nous sommes basé à St Malo en Bretagne, avec une équipe de 12 personnes. Ces 3 derniers mois nous avons enregistré +70% de nouveaux utilisateurs, nous en sommes donc à 45 000 utilisateurs réparti sur tout le territoire (avec des zones plus représentées comme la Bretagne ou la région Parisienne). Sinon tous les signaux sont au vert, nous sommes entrain de sortir l’application mobile qui devrait arriver incessamment sous peu et nous développons des partenariats avec des institutions.

  • Quelle est votre méthodologie de travail ?

Notre équipe est à 50% technique et à 50% communication, commercial, « consumer care » et animation de communauté car nous sommes avant tout un réseau social. Nous sommes constamment en adaptation, en 3 mois nous avons doublé notre effectif grâce à une levée de fonds effectuée en novembre 2015.

  • Quels sont vos techniques de développement ? Growthhacking ? Achat média ? RP ?

Le vecteur principal est la viralité, le bouche à oreille. Nous n’avons pas fait de campagne de com’ classique avec achat média print/radio/TV. Nous faisons un tout petit peu d’achat média Facebook et Google mais nous travaillons surtout sur la viralité naturelle de l’outil. Nous entretenons aussi une communauté d’ambassadeurs sur le terrain, qui sont des early adopters très motivés par les valeurs du service. Nous leur fournissons des kits de communication type flyers, stickers et eux font des distributions, organisent des apéros pour faire découvrir le service. C’est du pur volontariat et nous comptons aujourd’hui sur environ 2000 personnes que nous n’avions même pas sollicitées à la base !

  • Comment utiliser vous les réseaux sociaux ?

Nous sommes en phase de tests, d’exploration, de « test&learn » perpétuel. Nous avons testé des petites choses, des jeux-concours mais nous allons passer à la vitesse supérieure. Nous allons devenir très fort, ce n’est que le début, il faut nous suivre ;)

  • Quels sont vos indicateurs de performance ? Comment quantifier le lien social crée grâce au service ?

Evidemment le nombre d’utilisateurs. Mais ce qui nous intéresse aussi c’est d’avoir des voisinages fournis, avec beaucoup de membres car il n’y pas de partage quand il y a trop peu de membres dans un voisinage. Nous mesurons aussi l’activité dans les voisinages, le nombre de partages d’objets ou de service, un taux d’activité en quelque sorte. En terme de visites sur le site, nous nous intéressons aux « returning users » car nous voulons vraiment ancré le service dans le quotidien des gens.

  • Pour vous que représente l’économie collaborative ? Que pensez-vous de « l’uberisation » ?

C’est difficile de définir l’économie collaborative. J’étais récemment avec Pascal Terrasse, le député en charge du rapport sur l’économie collaborative pour le premier ministre. Il avait une formule intéressante : « L’économie collaborative, c’est l’économie qui remplace le verba avoir par le verbe être ». C’est une économie avec un fort aspect vertueux. Aujourd’hui Uber ce n’est pas de l’économie collaborative, car il n’y aucun effet vertueux dans ce service. C’est une entreprise ultra-capitaliste déguisée en entreprise collaborative, elle ne fait pas partie de l’économie collaborative. Il faut d’ailleurs donner des clés de compréhension au grand public pour qu’il fasse bien la différence entre des services vertueux et des services dont seul l’apparence est collaborative comme Uber.

  • Comment Mon P’ti Voisinage s’inscrit concrètement dans l’économie collaborative ? Quel est son modèle économique ?

Nous sommes un service vertueux dans la mesure où nous sommes rassembleur. Nous voulons créer l’outil le plus utile et facile à utiliser tous en rassemblant. Nous n’avons pas vraiment de concurrents mais que des partenaires. Nous avons vocation à intégrer à notre plate-forme tous les services pertinents.

Nous avons un modèle économique basé sur l’affiliation, nous touchons une commission sur les transactions réalisées chez nos partenaires par nos utilisateurs. Nous avons un modèle premium (qui s’appelait jusqu’ici Sharing City), destiné aux collectivités qui leur permettent d’avoir accès à des statistiques, de faire des sondages, de la communication citoyenne, organiser des événements etc.

  • Comment Mon P’ti Voisinage contribue au mieux vivre ensemble ?

Notre service facilite et recrée du lien entre tous les acteurs de la société. Il permet de partager, de mutualiser, d’accéder à des services collaboratifs positifs. Nous choisissons nos partenaires pour leur caractère vertueux, et nous ne serons jamais partenaire d’Uber par exemple.

  • Quel est votre positionnement par rapport aux données ? Votre service est gratuit et si c’est gratuit, c’est toi le produit, non ? ;)

Oui c’est vrai en règle général ! Mais nous nous engageons à ne jamais vendre les données des utilisateurs, à ne jamais rien en faire. C’est une question importante et nous voulons absolument respecter les données des gens. Dans le même esprit nous privilégions toujours les solutions françaises plutôt que celles des géants du web (GAFA) et les solutions open source. Nous essayons d’avoir une démarche vertueuse à tous les niveaux.

  • Si tu avais, avec ton expérience, un conseil à donner à des startupeurs, quel serait-il ?

Déjà ne pas se lancer seul. Et surtout développer rapidement des partenariats malins avec un maximum d’acteurs pertinents (entreprises et institutions). Aujourd’hui toutes les entreprises se prennent un coup de pied aux fesses grâce à la transition numérique et nous sommes au cœur de cette transformation, il ne faut donc pas hésiter à taper aux portes pour faire bouger les lignes.

VISIBILITE WEB

#SaveMyData : le mois de la donnée personnelle chez 50A

#SaveMyData

Notre thème : le devenir de nos données personnelles
Notre timing : 1 mois
Notre programme : articles, interviews, apéros pour en parler librement entre nous (tel ou mail pour plus d’infos contact@50a.fr / 0140330065)

Article 1 https://blog.50a.fr/visibilite-2/vie-privee-donnees-personnelles-etat-lieux

Article 2 https://blog.50a.fr/visibilite-2/securite-informatique-anonymat-sur-leweb

Article 3 https://blog.50a.fr/visibilite-2/attentats-loi-renseignement-restriction-libertes-individuelles

 

 

savemydata_flyer

 

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Le Product Thinking, nouvelle méthode de l’UX

La nouvelle méthode tendance de l’UX (expérience utilisateur) ? Product Thinking ! Cette méthode se répand comme une trainée de poudre à travers toute l’Europe, mais à quoi ça sert au fait ? A penser produit plutôt que fonctionnalités ! Découvrez le but de ce nouveau processus.

Dans un monde de plus en plus complexe et compétitif, nous tentons de trouver des alternatives à nos vieilles méthodes de travail en nous simplifiant clairement les choses. Aujourd’hui tout est assujetti au THINKING : design thinking, visual thinking, lean thinking.. et maintenant nous découvrons le product thinking. Cette méthode opérationnelle s’adresse à tous les managers qui s’intéressent aux différents leviers de performance et à la rentabilité de leur produit/service.

Quand nous pensons expérience utilisateur nous pensons : beau, simple à utiliser et à comprendre et quand nous souhaitons  développer un nouveau produit nous pensons « améliorer une expérience ou créer une nouvelle expérience client ». Il s’agit de concevoir les fonctions d’un produit ou service qui pourront rendre la vie de notre utilisateur plus simple mais NOUS AVONS TORT. Les fonctions ne sont qu’une petite partie du produit. Aujourd’hui nous devons penser : Produit. Penser en terme de produit, cela signifie d’abord penser au problème utilisateur, au travail à réaliser, aux buts à atteindre et aux revenus à engendrer.

„Peu importe quel procédé thinking vous utilisez ce n’est pas le résultat qui compte mais bien le processus“

En effet le product thinking se situe à la rencontre entre l’UX Design et le product management.

Prenons comme exemple le cas d’Uber. L’expérience utilisateur principale des clients d’Uber est d’obtenir un taxi rapidement, simplement et n’importe quand. Le minuteur qui permet de savoir à quel moment exact le taxi va arriver n’est qu’une fonction de l’expérience utilisateur. Le service d’Uber peut vivre sans la fonction du minuteur mais le minuteur lui ne peut pas vivre sans le service. Les designers d’aujourd’hui et de demain devront donc penser d’abord : produit.

uber

Illustration – Hélène Pouille et 50A pour le laboratoire postal

Un produit répond généralement à un problème. Le problème doit donc être réel car si le produit répond à un problème non existant, le produit devient inutile et personne ne va l’utiliser. Le travail des designers est donc de trouver le problème principal afin de trouver les bonnes solutions et ainsi trouver le produit. Observer les clients s’avère être le meilleur moyen de bien comprendre et de connaitre leurs besoins et leurs problèmes.

Le Product thinking s’opère en plusieurs étapes :

Source : https://medium.com/@jaf_designer/why-product-thinking-is-the-next-big-thing-in-ux-design-ee7de959f3fe

Source : https://medium.com/@jaf_designer/why-product-thinking-is-the-next-big-thing-in-ux-design-ee7de959f3fe

En pensant produit les designers devront pouvoir répondre à plusieurs questions afin de savoir quel est le produit :

Afin de (vision) ______________

Notre produit va résoudre (cible) ________________ ,

Le problème de (problème de la cible) ________________

En leur donnant (stratégie) _________________ .

Nous pourrons voir si le produit marche quand nous verrons (but) _______________ .

Le product thinking sert donc à construire un produit dans son ensemble et pas seulement par rapport à l’interaction client et à l’esthétique. Il est donc important de se poser les bonnes questions afin d’être efficace tout au long du processus de création.

En conclusion aujourd’hui nous pensons customer centric et product centric. Penser en terme de produit permet donc aux designers de créer des produits avec les bonnes fonctionnalités, pour les bonnes cibles. Finalement peu importe quel procédé thinking vous utilisez ce n’est pas le résultat qui compte mais bien le processus. Nous sommes donc sortis d’une phase result-oriented pour rentrer dans une phase process-oriented.

[pullquote]Le product thinking est un mix entre le customer centric et le product centric.[/pullquote]

Avez-vous déjà adopté cette nouvelle méthode ? Si oui, nous serions ravis d’en discuter avec vous !


Pour aller plus loin :

– http://www.mindtheproduct.com/2014/09/design-thinking-and-product-management/

– http://seedcamp.com/resources/9-essential-books-resources-on-product-thinking/

Et découvrez également notre article sur le design thinking.

DIGITAL

Interview : Fluicity, l’appli de la démocratie participative locale

Cette semaine nous avons interviewé Julie de Pimodan, fondatrice de l’application Fluicity ! 50A vous fait découvrir cette plateforme qui vise à renouer le dialogue entre élus et citoyens, en réinventant la démocratie participative au niveau local.

  1. Julie pouvez-vous vous présenter en 3 mots ?
  • Passionnée
  • Engagée
  • Dynamique
  1. Quelle serait la description de fluicity en 140 caractères (environ) ?

Plateforme de co-construction de l’espace public permettant une prise de décision collaborative au niveau local.

  1. Comment vous est venue l’idée de fluicity ?

J’étais journaliste pendant 7 ans, j’ai beaucoup travaillé au Moyen-Orient notamment au Yemen, à Abu Dhabi, au Liban.. J’ai toujours été intéressée par le rôle démocratique des nouvelles technologies. Le printemps arabe m’a d’ailleurs beaucoup influencé. Après de nombreuses années en tant que journaliste, j’ai travaillé pour Google afin d’aider les grandes entreprises à analyser leurs données et comprendre leurs usagers. Fluicity est donc le résultat de mes deux anciens métiers. Aujourd’hui j’aide les maires à devenir de bons managers afin qu’ils puissent apporter des réponses tangibles aux citoyens.

  1. Aujourd’hui quelle est la mission principale de Fluicity ?

La mission principale de Fluicity est de mettre en relation les citoyens et les élus afin qu’ils puissent échanger et partager sur une seule et même plateforme. Aujourd’hui la communication entre ces deux publics s’effectue principalement en silo, la donnée n’est pas stockée et de ce fait mal utilisée. Fluicity tente de réunir ces deux publics afin de les responsabiliser. Les citoyens pourront donc obtenir des informations locales et donc potentiellement intéressantes pour eux et de ce fait s’engager. Les élus pourront eux diffuser de l’information correctement et ainsi récolter des données utiles. Aujourd’hui les jeunes ne sont plus impliqués et les collectivités locales semblent un peu timides face à l’ère des smartphones. Notre mission est donc d’accompagner les collectivités dans l’animation et le recrutement d’un nouveau public.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=MxribCVXRuI[/youtube]

L’application se veut simple et permettra aux maires de proposer des projets, de faire des sondages et surtout de diffuser l’information de manière ciblée. Les citoyens pourront eux proposer des idées, faire entendre leurs avis etc.

  1. Pensez-vous qu’il y existe une rupture de dialogue entre les citoyens et les élus ? Et de ce fait pourquoi et comment un outil comme Fluicity peut-il le rétablir ?

Il existe effectivement une rupture du dialogue entre les citoyens et les élus. Nous pouvons d’ailleurs voir cela dans les chiffres. Aujourd’hui 96% des citoyens pensent que les élus ne les écoutent pas et 70% que la démocratie actuelle ne fonctionne plus. Nous devons tous nous responsabiliser pour que ces chiffres changent et, agir tout d’abord au niveau local semble être la meilleure solution. En effet le taux de participation au niveau local a dépassé les 80% et le taux d’abstention aux dernières municipales les 40%. Fluicity se place donc sur le créneau du local pour (r)éveiller la conscience politique de tous.

  1. Quel est le modèle d’affaire de Fluicity ?

Notre modèle est très simple, nous faisons payer des frais d’inscription et des frais annuels aux collectivités (le prix varie en fonction du nombre d’administrés). Notre service n’est pas vendu clé en main, nous avons réellement le rôle d’interface entre les publics pour éviter une instrumentalisation démagogique. Les collectivités sont également amenées à adhérer à notre charte afin que les utilisateurs puissent partager leurs informations en toute confiance.

  1. Quelle est votre technique/stratégie pour faire adhérer et recruter un grand nombre d’utilisateurs ?

Nous disposons d’un site Internet et d’une application mobile disponible sur Android et sur IOS ce qui nous permet de toucher un vaste public. Nos canaux principaux de communication sont évidemment les mairies via les journaux, les sites et les affichages locaux. Nous participons également a de nombreux événements, conférences, forums etc. afin de nous faire connaitre (voir la conférence de l’échappée volée). Notre but n’est pas d’être n°1 dans l’AppStore ou sur GooglePlay, nous voulons simplement que les citoyens se disent que notre service peut leur être utile.

  1. Comment se passe la phase de test de fluicity et quels sont vos projets pour l’avenir de l’outil ?

Nous nous laissons quelques mois pour mesurer notre impact sur un petit nombre de villes avant de monter en puissance en 2016. Sur le long terme nous aimerions proposer encore plus de fonctionnalités et de service et pourquoi pas viser le marché international.

  1. Si vous aviez un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

La démocratie est en train de s’effriter et c’est un problème mondial. Nous devons tous aller voter, nous sommes tous responsables !

 


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Et découvrez également notre article sur Movimento et l’open gouvernance.

DIGITAL

La transformation numérique by 50A

« Serez vous le prochain UBERISÉ ?  » pas un jour sans entendre le buzzword du moment…radio, émissions TV, presse, les médias s’emparent de la problématique et reprennent à tout va ce terme créé par Maurice Levy !

TransformationNumerique_Blog50A

Nous ne sommes pas là pour parler politique ou sociologie, quoique ;). Nous ne sommes pas non plus là pour faire des leçons de morale et considérer nos parents ou anciens pour des vieux cons. Nous sommes là pour vous initier et vous préparer à cette transformation numérique !

Nous souhaitons partager avec vous une vidéo que nous avons réalisée pour l’un de nos clients, et par là même occasion, décrypter ces mutations sociales et technologiques émergentes.

[vimeo]https://vimeo.com/133147302[/vimeo]

 

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo nous assistons à l’émergence de nouvelles organisations de travail qui s’appuient sur l’intelligence collective et le travail collaboratif. De nouvelles méthodes de financement et de création fleurissent également.

Aujourd’hui nous privilégions l’usage à  la possession. Les entreprises sont donc amenées à repenser leur fonctionnement en interne (=organisation plus horizontale) et ainsi répondre aux besoins et aux attentes de tous les utilisateurs.

Les méthodes de production et de consommation évoluent également et c’est pour cela que l’on peut parler de 3ème révolution industrielle tout en gardant un regard critique, sans céder à la panique… (Nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article de notre druide « Il est l’Or de se transformer »)

Retours sur les différentes notions présentées dans la vidéo

  • Covoiturage : Utilisation conjointe et organisée d’une voiture par plusieurs passagers dans le but d’effectuer un trajet commun.

En 2014 30% des automobilistes ont déjà expérimenté le covoiturage en tant que chauffeur ou passager. Le leader du secteur en France Blablacar aurait atteint 10 million d’utilisateurs en Septembre dernier.

  • Plate-forme d’intermédiation ou Plateforme « on demand » : Plate-forme générique utilisée pour assurer des transactions globales, échanger des documents, des documents EDI avec des partenaires sans devoir investir dans un serveur spécialisé.

IdeXlab a par exemple lancé une plateforme d’intermédiation au service de l’innovation ouverte.

  • Economie Collaborative : Formée par la consommation collaborative, la production distribuée, la finance participative et l’éducation des savoirs ouverts, elle est née grâce à l’innovation numérique et sociale. Le maître mot est : PARTAGER PLUTÔT QUE POSSÉDER.

Cartographie des acteurs

Rendez vous sur le site ShaREvolution collaboration Fing x OuiShare

  • Crowfunding/Financement participatif : Mode de financement de projets par un public. Cela permet de récolter des fonds en vue de financer un projet via des dons, des prêts ou des souscriptions de titres.

En 2014 66 million d’euros ont pu être levés et 1 million de Français ont prêté ou donné des fonds.

De nombreuses plateformes ont vues le jour ces dernières années comme Ulule, Kickstarter, MyMajorCompagny, Kisskissbankbank..

  • Coworking : Espace de travail partagé qui offre aux entrepreneurs et aux indépendants un cadre de travail stimulant qui va leur permettre d’être efficace dans leur travail tout en restant en contact avec d’autres individus dans le même cas qu’eux afin de créer des synergies.

En 2014 nous comptions plus de 10 000 coworkers et 250 espaces de coworking. Les prix varient entre 350€ pour un poste en région parisienne et 225€ en province / mois.

Copass est un réseau mondial permettant de trouver un espace de coworking.

  • Opensource : La philosophie de l’opensource s’articule autour de 4 piliers :

– le droit d’utiliser une création pour quelque usage que ce soit

– le droit d’étudier et de modifier le fonctionnement d’un programme pour l’utiliser différemment

– le droit d’en faire des copies pour un usage commercial ou non

– le droit de redistribuer les changements et les améliorations effectuées

Explication en image c’est plus fun

Quelques exemples de projets et/ou initiatives

OpenSourceEcology est un exemple de ce mouvement visant à créer une plateforme technologique ouverte permettant la production des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort possible.

WikiHouse est un système de construction de maisons en opensource.

OSVehicle ou WikiSpeed, sont des plateformes dédiées à la fabrication de voiture opensource.

OpenDesk est un autre exemple qui lui permet de créer un bureau.

  • Fablabs : Laboratoires ouverts qui permettent à tout individu d’avoir accès à des outils de fabrication numérique afin de concevoir des objets seul ou en collaboration.

En 2014 il y avait plus de 100 Fablabs en France et 350 dans le monde.

Makery est une carte collaborative permettant de trouver un Fablab près de chez vous.


Les grands chiffres des entreprises qui bouleversent l’économie

UberAirbnbBlablacar
- Aujourd'hui Uber représente 41.2 milliards de dollars.

- 8 millions d'utilisateurs

- 250 villes desservies

- 1.2 milliard de dollars levés en juin 2014

- 160 000 taxis

- 1 million de courses quotidiennes
- 800 000 chambres à la location

- 1er acteur mondial de l'immobiler

- 1 200 000 annonces

- 35 millions de voyageurs

- Présent dans plus de 190 pays et plus de 34 000 villes
- 40 millions de chiffres d'affaires

- 19 pays

- 20 millions de membres

- Croissance de 200% par an

(Sources : Creads, Airbnb, Blablacar)


Notre économie actuelle est en pleine phase de transition. L’essentiel n’est pas de s’accaparer le nouveau buzzword, mais bien de décrypter et appréhender ces nouvelles mutations aussi bien sociologiques que technologiques. Les entreprises seront amenées à repenser leur organisation et leur méthode de management, certainement plus horizontales, elles se nourriront de la philosophie de l’opensource, elles ne penseront plus client mais utilisateur.
Rien ne sert de céder à la panique, pas besoin de faire du « sharingbashing »,  il est fondamental de faire preuve de bon sens.
Une chose est sûre, c’est que ne pas bouger c’est certainement disparaître.

DIGITAL

Bye bye Google Analytics ?

La mesure de la performance est certainement l’étape incontournable de la transformation numérique des entreprises.

Avec plus de 15 millions de sites trackés Google Analytics est actuellement l’outil le plus utilisé concernant la mesure d’audience des sites web, cependant n’avons-nous pas d’autres choix ? En effet le monopole de Google se fait énormément ressentir dans ce secteur et malgré de nombreux points positifs (gratuité, technologie..) les points noirs sur le tableau s’accumulent. Découvrez notre ressenti sur certaines alternatives à Google Analytics et l’avis de Laurent de Bar Directeur marketing corporate chez AT Internet sur le sujet.

Dates clés Google Analytics

En octobre 2005, Google lance sa première version d’Analytics. Victime de son succès, la plate-forme est rapidement fermée en raison d’une trop forte demande. En novembre de la même année, l’équipe Google Analytics (GA) publie une V1 améliorée pour laquelle l’accès est limité par un système d’invitation.

En octobre 2008, Google publie une V3 en mettant l’accent sur la confection de fonctionnalités à destination des entreprises. Pour la V3, GA propose des caractéristiques de segmentation avancée, de rapports personnalisés et d’une API externe. En 2009, Google Analytics Data Export API devient disponible pour tous les utilisateurs, ce qui ouvre la porte à lint analyses sur d’autres plates-formes.

En octobre 2009, Google Analytics lance une V4 avec un algorithme qui détecte les anomalies dans les données du site et alerte les utilisateurs. En avril 2011, GA V5 arrive sur le marché et en septembre 2011 une version premium est lancée.

En octobre 2011, GA introduit les visualisations de flux. Maintenant les utilisateurs peuvent observer les différents types de flux de visiteurs sur le site. En parallèle, Google commence le cryptage des données de recherche pour toutes les recherches signés dans un compte Google. Des restrictions sur les mot-clés pour les recherches apparaissent.

Enfin, en octobre 2012, Universal Analytics est annoncé. Il permet aux utilisateurs de suivre le comportement hors ligne et d’augmenter les données des clients avec des données démographiques externes et d’autres types de données.

Ga

Interface Google Analytics

 

L’hégémonie de Google

Aujourd’hui Google Analytics repose sur la gratuité du service afin d’acquérir la gestion de nos données personnelles mais au final pour quoi faire ? La solution joue sur un aspect marketing commercial à la limite du légal car nous ne sommes pas toujours (voire jamais) au courant de la destination et de l’utilisation de nos données.

En terme d’ergonomie, l’interface est devenue très complexe au fil des mises à jour pour les personnes n’étant pas très aguerries à la mesure d’audience. Cela soulève de nombreuses questions concernant cet outil gratuit et ouvert à tous mais qui peut être utilisé de manière optimale uniquement par un groupe restreint de personnes.

Nous sommes également confrontés à un appauvrissement des informations collectées notamment depuis la suppression de l’envoi du mot-clé de recherche le plus utilisé par l’internaute pour arriver sur votre site. Cette mesure vise donc à rendre plus complexe la mesure de performance du référencement naturel. (Cependant cela profite toujours à Adwords qui lui garde toute sa traçabilité…)

Google Analytics possède également une faille bien connue. La solution ne peut mesurer le temps de présence d’un utilisateur sur votre site  sauf si celui-ci fait une autre action, comme ouvrir une nouvelle page. L’indicateur va donc rester à 0 si il n’y a pas eu d’actions même si l’utilisateur aura passé de nombreuses minutes sur une même page.

Les alternatives

Si vous possédez un site web et que vous souhaitez analyser vos données il y a de fortes chances que vous utilisiez la solution de Google mais savez-vous qu’il existe d’autres alternatives ?

Nous avons testé plusieurs solutions pour vous et voici nos différentes conclusions :

OutilsPoints positifsPoints négatifs
Clicky (gratuit)- Outil gratuit qui permet de tracker jusqu’à 3000 pages vues par jour
- Gestion en temps réel
- Facilité de prise en main
- Application smartphone
- Disponible en marque blanche
- Interface peu attractive (mais qui fait très bien son travail)
- Pas encore totalement en Francais (mais ça ne tarderait
GoingUp (gratuit)
- Outil d’analyse + outil de référencement
- Outil fonctionnel pour les sites ayant déjà un trafic soutenu
- Beaucoup d’outils
- Interface peu dynamique
- Pas de mise à jour en temps réel
- Prise en main difficile
- Le code de suivi de la version gratuite comporte des backlinks
KISSMetrics (gratuit)
- Focalisation sur les internautes
- Bonne optimisation du taux de conversion
- Très bon outil pour les sites e-commerce
- Interface peu attrayante
Piwik (gratuit)
- Proposé dans 30 langues
- Applications
- Permet d’importer des fichiers de log
- Tableau de bord très complet
- Les données se trouvent uniquement sur vos serveurs
- Sur un site à fort trafic la charge du serveur peut être mis à mal
- La mesure du temps passé est la même que sur Google Analytics
AT Internet Web Analytics (payant)
- Service sur mesure historique
- Bonne alternative à Google Analytics
- Mesure du rich media
- Vision des campagnes e-marketing + rentabilité .
- Dashboarding
- Measure Exhaustive en temps reel
- Data Ownership
- SLA
- Interface vieillissante (mais release d’une nouvelle application de reporting le 15/07/2015)
- Outil payant..

Pour en savoir plus sur les solutions : Clicky, GoingUp, KISSMetrics, Piwik,  AT Internet.


L’avis de Laurent de Bar sur le sujet

Dans le prolongement de notre enquête nous avons contacté Laurent de Bar directeur marketing corporate de AT Internet l’un des principaux concurrents de Google Analytics.

Google Analytics est un leader incontestable du marché grâce notamment à son offre gratuite utilisée aujourd’hui par encore beaucoup de sites.

Je ne veux pas juger un concurrent, les utilisateurs ont toujours raison. Mais si on poursuit cette logique, les milliers de clients nous faisant confiance à travers le monde, démontrent qu’il y a un besoin pour une alternative à Google.  Preuve que notre offre est performante et compétitive.

 AT Internet se base sur plusieurs valeurs :
·       La performance et plus particulièrement la rapidité d’implémentation et d’exécution
·       La simplicité, dans la prise en main de la solution. Il est vrai qu’une partie de notre interface avait pris un coup de vieux, mais la nouvelle application de Reporting que nous sortons le 15 juillet vient pallier ce retard et le transformer en point fort.
·       La flexibilité, quels que soient l’industrie ou le métier de l’entreprise
·       La proximité de notre offre de service et de la relation que nous entretenons avec nos clients
·       Une approche ouverte permettant l’intégration de données externe dans notre outil mais aussi l’injection de nos données dans d’autres systèmes
·       La conformité de notre solution avec les législations européennes en vigueur en terme de respect de la vie privée et de la protection des données personnelles.
·       Un SLA qui garantit des performances uniques aussi bien en termes de data collection que de processing et d’accès à la donnée.
 
En conclusion, nous considérons que nous nous positionnons là où Google Analytics s’arrête. Nous offrons une alternative à des clients qui ont des exigences très élevées en termes de performance, de flexibilité, de service ou de sécurité (privacy, certification etc.). Plus c’est compliqué, plus les volumes sont importants et plus les clients sont exigeants, plus nous sommes contents. Et finalement Google nous aide en faisant évoluer la maturité des clients…

AT

Interface AT Internet

 

En conclusion, Google Analytics reste une solution gratuite avec des avantages certains mais il existe de nombreuses alternatives qui peuvent effectuer votre mesure d’audience. Clicky va s’avérer être une très bonne solution si vous voulez sortir de l’écosystème de Google sans dépenser trop, la gestion en temps réel va vous permettre un suivi très précis. GoingUp va vous permettre d’allier l’analyse au référencement d’une manière très simple. KISSMetrics quant à lui va vous permettre de vous focaliser sur les internautes (d’où ils viennent, acte d’achat, conversion..). AT Internet va vous permettre d’effectuer une mesure très complète avec un niveau de flexibilité et de performance que ne peut garantir GA grâce à des applications d’analyse et de reporting puissante. Le plus de cette solution est également le suivi et l’accompagnement proposé par la société. En fin Piwik reste le concurrent le plus légitime de Google Analytics et le gros plus reste le fait que les données soient sur vos serveurs, en terme de sécurité cette solution s’avère donc être la meilleure. Chaque solution a donc sa spécialité, il vous faudra donc choisir la solution la plus adaptée à vos objectifs/besoins.


Best Practice pour choisir sa solution

– Définir ses objectifs (tracker les pages, focalisation sur les internautes..)

– Définir quelle méthodologie de mesure est la plus adaptée à vos besoins (user-centric, site-centric..)

– Connaitre votre niveau de maîtrise sur la mesure d’audience (interface simple d’utilisation ou complète et complexe)

– Choisir sa solution en fonction de son budget (outil gratuit ou payant)

 

DIGITAL

50A vous livre ses conseils pour réussir votre testing-targeting !

Vous souhaitez proposer un contenu ciblé et personnalisé à vos clients mais vous avez besoin de conseils ? Nous vous proposons de découvrir nos astuces pour stimuler la fidélisation et la conversion via le testing-targeting qui est une méthode data-driven.

Aujourd’hui les études montrent que 41% des consommateurs sont susceptibles de mettre fin à leur relation avec une marque si elle ne leur propose pas des contenus ciblés et personnalisés. Les entreprises sont donc amenées à réinventer sans cesse la relation client et en partie via ses contenus.

La méthode du testing-targeting se compose de deux phases comme son nom l’indique, la phase de test et la phase de ciblage. L’addition de ces deux phases va vous permettre de proposer un contenu conforme aux attentes de vos clients.

À savoir que différents outils sont à votre disposition pour mettre en place cette méthode comme Adobe Target, Kameleoon, Optimizely, etc…

Pour mettre en place une stratégie de qualité, il vous faudra avoir une idée claire de la manière dont vous allez exploiter vos données (Découvrez la vidéo : Du Big Data au Smart Data). Il vous faudra également connaître votre indicateur de réussite, vos objectifs finaux, votre potentiel de conversion, etc. Ce n’est qu’à cette condition que votre stratégie de test&target sera pertinente.

Phase de test

La première phase du processus consiste à tester toutes les pages de votre site qui génèrent un trafic important parmi les segments cibles. Ces pages devront être reliées à votre but de conversion c’est-à-dire inclues dans le processus d’achat (page : finaliser la commande) ou de génération de pistes (page : envoyer la demande). Les pages qui se trouvent à la fin de l’entonnoir (Ex : Accueil > Produit > Panier > Achat..) sont plus qualifiées et représentent donc un taux plus élevé de conversion si la cible est correctement déterminée.

testing-targeting, processus, entonnoir, cible, achat, actions, graphiqueSource : Adobe

Pour identifier les « bonnes » pages à tester, il vous faudra vous poser différentes questions telles que : combien de visites uniques par jour la page génère-t-elle ? À combien s’élève le taux de conversion de la page ?

Une fois les pages identifiées et testées vous pourrez les personnaliser en fonction des vos différents segments et des résultats obtenus. Vous pouvez par exemple mettre en place des bannières dynamiques. Ce moyen va vous permettre de segmenter le trafic entre visiteurs réguliers et visiteurs uniques. Vous pourrez alors leur proposer des bannières adaptées en fonction de leurs attentes. Ces bannières engendreront un intérêt et à fortiori un acte de fidélisation. Si vous décidez d’utiliser ce moyen vous devez savoir que : les visiteurs réguliers sont plus sensibles à un contenu ciblé en fonction de leurs précédents achats tandis que les visiteurs uniques sont plus sensibles aux meilleures ventes, aux nouveaux produits, etc.

[pullquote]Un contenu = une cible.[/pullquote]

Afin de vous donner toutes les chances pour réussir, vous pouvez mettre en place un test multi varié (Découvrez l’article de Optimzely sur le sujet.) car cela va vous permettre d’approfondir au maximum votre stratégie de ciblage. D’après une étude, chaque test présente environ 25% de chances d’améliorer le taux de conversion, 25% de le dégrader et 50% de ne pas le modifier. Plus vous testerez de recettes, plus vous aurez de chance de trouver au sein de tous les éléments, des éléments pertinents et combinables qui permettront de trouver la recette gagnante. Afin de maximiser vos chances de conversion vous pouvez aussi comparer différentes recettes récoltées dans le cadre de différents tests. Cette technique va vous amener à redéfinir et réorienter la stratégie d’optimisation de l’ensemble de votre entreprise.

Notre conseil : N’oubliez pas de favoriser des contenus alternatifs (changer un bouton de couleur, déplacer une catégorie de place..) car ces contenus vont vous permettre de mettre en place différentes petites choses très rapidement et ainsi maximiser vos chances de trouver la recette gagnante. En résumé, sortez des sentiers battus et faites prendre quelques risques à votre entreprise, bien souvent cela se révèle payant.

Phase de ciblage

Pour entrer dans la phase de ciblage, il ne va pas falloir sous estimer le budget alloué au ciblage et à l’optimisation. D’après une étude d’Adobe les entreprises dépensent en moyenne 92cent pour acquérir un visiteur mais seulement 1cent pour lui fournir un contenu ciblé et optimisé. Les résultats de l’étude ont montrés que des initiatives d’optimisation même si elles sont petites, peuvent générer une augmentation à deux chiffres du taux de conversion. Alors ne négligez pas votre cible.

Votre Test n’aura d’utilité que si vous avez établi de bons segments. En effet il faudra que vous définissiez des segments dont le ciblage présente un réel intérêt et que chacun d’entre eux soit accessible, différentiel, exploitable, mesurable et substantiel. L’utilisation d’un processus planifié et méthodique de ciblage vous sera très utile car il va vous permettre de développer un contenu pertinent et de grande qualité en fonction des besoins de chaque visiteur.

Les segments devront être élaborés en fonction de plusieurs variables fondamentales :

–          Comportementales

–          Référentielles

–          Temporelles

–          Hors ligne

–          Environnementales

testing-targeting, variables, comportementales, segments, cibles, achat, conversion

Source : Adobe

Prenez en considération tous vos segments. Les petits comme les grands. Les petits segments ne doivent pas être ignorés car ils peuvent générer de gros profits. Les visiteurs réguliers ne représentent peut être que 8% des visiteurs mais ils peuvent générer plus de 41% des recettes.

Pour cibler un visiteur il vous faudra également identifier l’appareil dont il se sert pour se rendre sur votre site. L’identification du terminal va vous permettre de répondre au mieux aux besoins de vos clients en fonction de leur expérience utilisateur (Smartphone, tablette, ordinateur…)

testing-targeting, achat, terminal, tablette, smartphone, ordinateur, pourcentages, graphique

Source : Adobe

Les conseils que nous venons d’exposer sont un début de piste mais votre stratégie de test&target va totalement dépendre des besoins de votre entreprise et de vos cibles. Nos conseils sont généralisables et applicables à toutes les entreprises mais bien évidemment certains d’entre eux peuvent être plus adaptés à certains besoins. C’est à vous, en fonction de vos besoins, de déterminer les éléments qui auront le meilleur potentiel pour susciter la fidélisation, la conversion et votre réussite financière. À vous de jouer !

Pour plus de conseils n’hésitez pas à nous contacter.


Pour aller plus loin : 

– Les conseils d’Adobe pour un bon testing & targeting

La definition de l’A/B Testing

La définition du data-driven

DIGITAL

Interview : Xuan, jeune docteur et ingénieur chez 50A

Cette semaine nous avons interviewé Xuan, ingénieur R&D chez 50A et jeune docteur qui a mené sa thèse sur le partage et le filtrage des données sociales extraites des médias sociaux. Découvrez dans cette interview, ce jeune Data scientist en devenir, son prototype et ses conclusions sur le sujet.

  1. Xuan peux-tu te présenter en 3 mots ?
  • Amical
  • Motivé
  • Curieux
  1. Quelle serait la description de ta thèse en 140 caractères ?

Approche centrée utilisateur et basée groupe d’intérêts pour filtrer et partager des données sociales.

(Découvrez un article sur la thèse de Xuan.)

  1. Pourquoi as-tu choisi les médias sociaux comme sujet ?

Le sujet s’est présenté à moi et j’ai saisi l’opportunité. En 2011 Nicolas et Vincent de l’agence 50A avaient un projet nommé I Brain,visant à construire des outils et systèmes intelligents capable d’extraire l’information et de produire de la connaissance à haute valeur ajoutée à partir de très grands volumes de données sur des médias sociaux. Dans cette optique ils ont lancé une démarche de R&D et ont fait un appel à recherche dans mon université de Compiègne. Dans le même élan qu’I Brain, 50A a également lancé I Place, une application qui vous prévoit votre journée idéale en fonction de ce que vous aimez, partagez et commentez sur les réseaux sociaux. J’ai directement été attiré par ce sujet car les médias sociaux jouent un rôle grandissant dans notre vie quotidienne et comptent aujourd’hui énormément d’utilisateurs. C’est un domaine avec de nombreuses possibilités et de challenges.

(Découvrez la présentation de I Brain.)

  1. Xuan peux-tu présenter le système que tu as développé dans ta thèse ?

Dans le cadre de ma thèse j’ai développé un système nommé SoCoSys (Social Collective System) qui permet de faciliter la tâche de l’utilisateur lorsqu’il veut exploiter plus efficacement de nombreuses informations intéressantes mais distribuées sur les différents réseaux sociaux. J’ai mené une approche complète du concept au prototype. SoCoSys est une application web qui permet aux utilisateurs de connecter leurs réseaux sociaux afin de faciliter le filtrage et le partage de toutes leurs données. Le filtrage sera plus adapté à un usage personnel tandis que le partage sera plus adapté à un usage professionnel (et collectif). Le système est centré utilisateur, il est adaptable et personnalisable selon les envies.

  1. Quelles sont les différentes étapes afin de filtrer et de partager les données via ton système?

Pour le filtrage et le partage des données il y a plusieurs étapes à mettre en place. Tout d’abord il faut identifier les données sociales de l’utilisateur, puis agréger ses données afin de les prétraiter et les enrichir. L’utilisateur pourra ensuite soit garder les informations pour lui ou permettre une collaboration en groupe. Les contenus pertinents sont automatiquement extraits des données agrégées en fonction des intérêts de l’utilisateur, et sont ensuite classés par sujet pour être facilement accessibles.

partage, données, sociales, filtrage, réseaux, sociaux, approche, processus

 

  1. Selon tes recherches, quelles sont tes conclusions et celles de tes sujets par rapport à ton système?

Durant mes recherches j’ai pu tester mon prototype sur deux groupes de dix personnes, des doctorants et des étudiants. Les tests m’ont permis de valider mes hypothèses sur les réseaux sociaux ainsi que d’évaluer le côté utile et la faisabilité du système. Au final les sujets ont tous dit que c’était un système utile et facile d’utilisation. Pour ma part je trouve également que le système est prometteur pour les petits groupes et qu’il est très intéressant pour les professionnels, par exemple pour mener une veille technologique collaborative. Néanmoins je pense qu’il faudrait effectuer des tests avec plus de sujets afin de mesurer la performance (en terme d’extraction des contenus pertinents) du prototype. (les réponses des sujets dépendent de leur niveau d’expertise et sur seulement 20 personnes cela ne peut pas être totalement représentatif)

  1. Aujourd’hui selon toi quel est le contexte et les problématiques liées aux réseaux sociaux ?

Dans l’ensemble le contexte actuel reste très complexe et entraine de nombreuses problématiques car les réseaux sociaux représentent une source importante et riche de contenus qui restent complexes à exploiter efficacement.

Aujourd’hui selon moi, il y un mauvais usage des réseaux sociaux par l’utilisateur. Nous pouvons voir que les réseaux sociaux servent à différents réseaux terroristes afin d’attirer de nouvelles recrues par exemple.. Les réseaux sociaux sont également très cloisonnés ce qui pose un problème d’interconnexion. Nous avons donc aujourd’hui beaucoup trop d’informations et peu de moyens de les traiter, de les filtrer et de les partager et c’est là que SoCoSys rentre en scène.

Contexte actuel des réseaux sociaux par le MMI Bordeaux:

Cartographie-des-réseaux-sociaux-2015

 

  1. Penses-tu qu’un système comme SoCoSys va permettre d’améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux ?

Les médias sociaux et en particulier les réseaux sociaux forment un écosystème très complexe et changeant. Il y a beaucoup d’acteurs, ce qui soulève différents problèmes. Un système comme SoCoSys ne vise à résoudre qu’une partie des problèmes (i.e. surcharge d’information et cloisonnement des réseaux sociaux). Il ne peut peut-être pas améliorer le contexte actuel des réseaux sociaux mais au mois améliorer l’usage par les utilisateurs des réseaux sociaux. Il permet aux utilisateurs de mieux exploiter (plus rapidement et plus efficacement) les réseaux sociaux en répondant à des besoins personnels mais également collectifs.

  1. Maintenant que ta thèse est finie, comment envisages-tu ton avenir ?

Le projet SoCoSys est maintenant terminé, j’avais donc deux possibilités soit rester à l’académie soit entrer dans le monde professionnel. J’ai fait mon choix et je me dirige maintenant vers le monde professionnel afin devenir un data scientist. La Data science m’attire énormément car c’est un domaine de challenges et d’opportunités.

  1. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Aller le plus loin possible.

(C’est un peu un message à moi-même mais il ne faut pas arrêter d’apprendre, d’avancer. Il n’y a jamais de destination, le monde avance et nous aussi.)


xuan, docteur, ingénieur, 50a, étudiant

 

 

 

Retrouvez toute l’actualité professionnelle de Xuan sur son Linkedin.

 

 

 

 

DIGITAL

Le Design Thinking expliqué par Jérôme de Vries

Cette semaine le micro de 50A a interviewé Jérôme de Vries, visual/design thinker et co-worker de l’agence. Découvrez le design thinking, cette méthode débarquée tout droit des Etats-Unis qui pourrait bien bouleverser la manière traditionnelle de concevoir et produire des objets et des services.

1. Jérôme, qu’est ce que le design thinking ?

Le design thinking est un état d’esprit qui se situe à la croisée entre l’humain, le business et la technologie

2. Quelle est la fonction du design thinking  ?

Le design thinking aide à clarifier la complexité. Nous vivons dans un monde très complexe et le design thinking prend en compte les besoins humains, la réalité économique et la faisabilité technologique afin de produire et d’inventer de nouveaux services et de nouveaux objets.

Il y a un angle plus psychologique qu’avec les méthodes traditionnelles de conception. En effet lorsqu’un industriel lambda produit un objet il ne pense pas forcément aux besoins des utilisateurs, alors que l’humain est au centre des questionnements du design thinking.

Le design thinking aide donc à répondre à la question : Quel est le produit ou le service que je souhaite inventer ? en prenant en compte de nombreux paramètres.

3. Existe-t-il un processus ou une méthodologie pour faire du design thinking ?

Le design thinking est apparu dans les années 80 à Stanford et a été développé par Tim Brown, CEO d’une agence de design à San Francisco. C’est lui qui a popularisé le terme de design thinking. Il a mis en place 9 étapes pour faire du design thinking mais il y a vraiment 5 étapes importantes dans le processus :

  • Définition (du contexte, du problème)
  • Idéation (Brainstorming, créativité)
  • Synthèse
  • Prototype
  • Test

Découvrez la tribune de Tim Brown sur la méthodologie à mettre en place dans la Harvard Business Review.

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Infographie de Sophie Campbell – 7 étapes

4. Comment le design thinking peut-il aider les entreprises  ?

Le design thinking peut aider les entreprises car ce qui résulte du design thinking ne peut pas être copié aussi facilement qu’un objet produit de manière industrielle, traditionnelle. Cette méthode est très utile lorsque l’entreprise est face à un lancement de produit ou de service, face à une forte concurrence ou face à des ventes en baisse.

Le design thinking est une démarche holistique qui prend en compte un nombre de paramètres importants et un contexte très large. Les entreprises européennes ne sont, malheureusement pas encore prêtes à utiliser cette méthode d’un point de vue de la structure et de l’organisation. Les dirigeants ont peur que ce ne soit pas cadré et qu’il n’y ait pas de résultat au bout. J’espère que dans les prochaines années les entreprises vont s’ouvrir à cette méthode afin qu’elle puisse se répendre.

5. Quelle est la différence entre le visual thinking et design thinking ?

Le visual thinking est tout ce qui relève de la facilitation visuelle, c’est une méthode de résolution de problème par le langage visuel. Cela permet de communiquer et de s’exprimer graphiquement par des logos, des pictogrammes etc. et de faire un résumé visuel de ce qui s’est dit verbalement.

Le design thinking est une méthode de conception pour produire des services et des objets en mettant l’humain au cœur du processus.

6. Tout le monde peut-il faire du design thinking ?

A vrai dire tout le monde ne peut pas faire du design thinking car il y a tout de même des compétences à avoir. Cette méthode demande une capacité d’analyse, de conception, de synthèse et de facilitation. Les personnes de formation designer ou ingénieur sont plus aptes, de par leur formation, à exercer ce métier.

Si vous aussi vous voulez faire du design thinking découvrez quelques méthodes via les Tonic Tuesday sur l’empathy map et sur l’écosystème digital de Jérôme par le dessin sur notre page facebook.

7. Comment es-tu devenu design thinker ? 

C’est la suite logique des choses, j’ai fait un diplôme de designer industriel et plus tard j’ai été spécialiste dans l’expérience utilisateur ou UX Consulting. Par extension aujourd’hui je fais de l’expérience utilisateur au sens plus large.

J’ai découvert le design thinking grâce à mon réseau mais également grâce à ma culture anglo-saxonne car ce phénomène vient de l’autre côté de l’atlantique.

8. Quels seraient tes conseils pour les personnes qui veulent s’initier au design thinking ?

Sur internet il existe de nombreux MOOC, comme le MOOC de l’école de management de lyon nommé IDEA par exemple. Pour mieux appréhender le design thinking il faut se documenter, lire beaucoup de livres comme The back of the Napkin de Dan Roam ou L’esprit design de Tim Brown.

9. Peux tu nous donner différents exemples d’objets réalisés grâce au design thinking ?

Il y en a pleins mais les plus connus sont par exemple : l’aspirateur Dyson car il a été conçu sans sac, la souris ergonomique et ou encore tous les produits Apple. Tous ces produits ont été conçus pour apporter une expérience utilisateur optimisée de manière maximale.

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10. Si tu avais un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Nous sommes tous designers !

Hier le domaine était encore assez fermé aux personnes de formation ingénieur mais aujourd’hui le domaine s’est ouvert grâce aux imprimantes 3D par exemple. Donc demain nous serons tous designers.

 

Si vous aussi vous voulez apprendre les méthodes du design thinking restez connectés nous vous donnerons bientôt des clés et des méthodes pour appréhender ce processus ! 


jerome de vries, design, visual, thinking, interview

 

 

 

Retrouvez toute l’actualité de Jérôme sur son site Web.

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Interview : Camille et Jean-Max de Wesquare, le garde-meuble du futur.

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Cette semaine nous avons interviewé Camille et Jean-Max, respectivement co-fondateur et chargé de la stratégie marketing et communication de Wesquare ! Découvrez cette start-up parisienne qui propose une nouvelle solution de rangement et de stockage sur mesure dédiée aux urbains.

1. Pouvez-vous vous présenter chacun en 3 mots ?

Camille :
– (ancien) Expatrié

– Passionné

– Aventurier

Jean-Max :
– Créatif

– Ultra-positif

– Amoureux de l’amour

2. Quelle est la description de votre société en 100 caractères ?

Solution de stockage sur mesure, dédiée aux parisiens (pour l’instant ;).

3. Pouvez-vous nous présenter votre équipe et comment en êtes-vous arrivés à travailler ensemble ?

Camille : J’ai travaillé pendant 4 ans à Dubaï comme directeur commercial, pour la boite de Thomas, avec qui le courant est super bien passé. Un beau jour il m’appelle en me disant : « Remonte à Paris j’ai une idée de start-up ». Ni une ni deux, je suis revenu en France pour monter le projet. Et dans la foulée Sébastien nous a rejoint pour s’occuper de la partie technique/opérationnelle et former le trio de fondateurs. Car Thomas c’est l’esprit créatif et moi je suis plutôt l’esprit commercial.
Aujourd’hui nous avons deux personnes qui travaillent à mi-temps pour nous et Jean-Max qui nous épaule sur la partie communication.
Tu peux avoir la meilleure idée du monde, si tu n’as pas la bonne équipe ça ne peut pas marcher. Et nous, on est plutôt très contents de notre team ;)

Jean-Max : Quand nous lançons une start-up avec des amis les domaines d’expertises se recoupent souvent, mais dans l’équipe nous avons des domaines d’expertises différents et complémentaires. Nous faisons un bon mix.

Wesquare, logo

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Qu’est ce que WeSquare ?

Camille : WeSquare c’est la première solution de stockage flexible et innovante permettant de libérer de l’espace chez soi ou au bureau. C’est un service dédié aux parisiens, aux citadins. C’est un service extrêmement simple qui fonctionne en 4 étapes :
– Première étape : vous commandez par internet votre/vos box de rangement (nous avons trois types de box : Bluebox, PenderiBox, Objets volumineux)

– Deuxième étape : vous remplissez.

– Troisième étape : nous transportons.

– Quatrième étape : nous stockons.

WeSquare arrive pour disrupter le marché du garde-meuble traditionnel ! Le plus du service c’est la livraison car c’est un service de proximité et très réactif. En effet nous intervenons en 24h, nous sommes donc ultra-réactifs.
Notre but c’est de rendre une âme aux garde-meubles. Nous prenons soin des affaires des gens, leurs affaires c’est comme si c’était nos affaires.

Jean-Max : WeSquare ça permet de ramener l’humain dans un marché vieillissant et très froid de base.

5. D’où vous est venue cette idée ?

Camille : Paris est une ville très densément peuplée. Il y a plus de 20 000 habitants au m2 et on s’est vite rendu compte que les gens avaient besoin d’optimiser leur espace. En plus c’est une vraie galère de se déplacer dans Paris. Nous avons donc imaginé une nouvelle solution pour optimiser l’espace, le temps et les dépenses. WeSquare était né.

6. Quelle est votre stratégie de communication ?

Jean-Max : Il y a eu un gros travail pour se différencier des autres acteurs du marché comme les garde-meubles traditionnels et les nouvelles solutions de stockage tendances. On a fait un benchmark pour bien se positionner et produire une communication qui soit réellement distinguable des autres. Il a fallu trouver le bon équilibre pour asseoir l’ADN de marque.
Dès que le positionnement a été clair, nous sommes venus sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram et Pinterest. Sur Instagram nous essayons d’avoir un côté décalé en postant des photos drôles toujours en rapport avec WeSquare. Nous utilisons les réseaux sociaux pour générer du bouche à oreille digital.
Nous travaillons aussi avec une agence de presse car les articles apportent légitimité et caution à notre service même si c’est un processus long à mettre en place.
Notre but est de faire parler de nous. Dans cette optique nous allons bientôt organiser une chasse au trésor inédite afin de faire gagner un objet de valeur en suivant des indices sur les réseaux sociaux et sur le site. Cette opération va permettre de mobiliser la communauté WeSquare via le digital.

7. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Camille : C’est la méthodologie start-up (rires). Il n’y a pas vraiment de méthodologie, nous faisons un peu tout, il faut tout tester et voir après ce qui marche le plus. La start-up c’est vraiment une aventure ! L’entrepreneur d’une start-up il exécute, il ne va pas faire un business plan, il va directement se lancer. C’est ce que nous faisons tous les jours. Il faut toujours faire bouger les choses.

Jean-Max : Il n’y a pas de méthodologie ciblée. Il y a des étapes qui sont importantes dans la construction de notre offre. Le travail que nous avons fait jusqu’à aujourd’hui, ce sont les fondations de notre maison et maintenant nous essayons de finir la construction.

8. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Camille : Nous sommes clairement en phase de croissance. Maintenant nous avons un palier à passer et c’est celui de l’éducation du marché. On commence à se faire connaitre mais notre but c’est que les gens, quand ils pensent stockage, ils pensent WeSquare. Ce nouveau palier va se franchir grâce à la communication. Maintenant nous en sommes donc à la phase d’évangélisation de l’offre car elle est prête et fonctionnelle.

9. Comment envisagez-vous l’avenir ?

Camille : J’envisage l’avenir radieusement (rires). Je ne vois que du positif dans notre avenir car nous répondons à un problème et quand on propose une solution à un problème c’est toujours positif. Le problème est international, donc à terme nous souhaiterions nous développer à Londres, Singapour.. Dès que le marché parisien sera rodé nous nous lançerons à l’étranger. Nous envisageons également de vendre les affaires de nos clients s’ils n’en veulent plus. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, mais on est prêts !

10. Si vous aviez un message planétaire à faire passer quel serait ce message ?

Avec WeSquare, le rangement c’est maintenant !


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WeSquare, garde-meuble, rangement, design

DIGITAL

Interview de Paul et Jean-Michel les fondateurs de Vends-ta-culotte.com

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir l’activité de nos tout beaux et tout nouveaux co-workers. Paul et Jean-Michel sont les fondateurs de Vends-ta-culotte.com un site participatif décalé axé érotisme et fantasme et ils ont « craqués leurs slips » devant le micro de 50A pour vous présenter leur activité.

1. Pouvez-vous vous présenter en 3 mots ?

Paul :
– Libre
– Curieux
– Drôle

Jean-Michel :
– Marrant
– Technique
– Relou

2. Quelle serait la description de votre société en 140 caractères ?

Société de développement technique en informatique.
(Ça ne fait pas exactement 140 caractères mais bon on les pardonne)

3. Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans un espace de co-working ?

Jean-michel : Personnellement j’ai travaillé dix ans tout seul et c’est notre associé qui nous a convaincu que c’était plus marrant de travailler à plusieurs. C’est vrai qu’au quotidien c’est mieux d’avoir des échanges. On a choisi de s’installer chez 50A car ici tout le monde a l’air cool et on peut en tirer des choses, faire des échanges, c’est beaucoup plus motivant.

Paul : Travailler tout seul chez soi c’est difficile parce que tu ne parles à personne et au bout d’un moment tu deviens fou. Moi avant j’ai travaillé pendant un an de chez moi et au bout d’un moment j’ai pété les plombs. S’installer dans un espace de co-working est tout d’abord un choix financier car c’est clairement moins cher que d’avoir son propre bureau mais comme l’a dit Jean-michel les rencontres c’est aussi très important et c’est ce qui nous a fait franchir le pas. Nous avons décidé de nous installer chez 50A car Nicolas et Thibaut sont deux mecs, nous aussi, ils ont déjà fait le cheminement de l’entreprise, c’est intéressant de voir leurs questionnements, comment ils avancent. Ça nous intéresse réellement de discuter avec eux, ils ont la volonté de faire quelque chose de différent, comme nous. Le principe du Tonic Tuesday est également très intéressant, ce principe de laboratoire d’idées c’est vraiment quelque chose de sympa.

4. Qu’est ce que vends-ta-culotte.com ?

Paul : Vends-ta-culotte.com c’est un site participatif qui permet à chacun de vendre ses « spécialités intimes » aux autres pour se faire un peu d’argent. Vends-ta-culotte permet de vendre ses sous-vêtements, ses sex-tapes, des sessions de webcams, des téléphones roses « maison », etc.

Jean-michel : Vends-ta-culotte.com c’est un peu le résultat de notre idée de redonner sa place à l’érotisme et au fantasme. Nous on a envie de retourner dans quelque chose d’érotique comme dans les années 60-70, le début de l’érotisme.

Infographie, vends-ta-culotte.com

5. D’où vous est venue cette idée ?

Jean-Michel : D’un enchaînement de cuites et de voyages. (rires) L’étincelle s’est passée à Londres mais l’idée a germé et s’est concrétisée un soir dans un bar avec du rhum sur Paris.

6. Quelle est votre stratégie de communication ?

Paul : Globalement nous ne passons pas par « les canaux normaux ». Nous sommes sur Facebook et Twitter mais nous n’utilisons plus réellement Facebook car le budget alloué à ce réseau social est énorme. A l’époque on investissait beaucoup dans ce réseau mais aujourd’hui clairement on l’utilise beaucoup moins. On continue de l’utiliser parce que c’est difficile de s’en passer, ils sont puissants, c’est viral, mais on essaye de se détourner de ces sites là pour produire notre propre contenu pour nous et pas pour profiter à un site quelconque.
On veut créer une plateforme alternative à Facebook parce qu’on ne veut pas dépendre d’une société qui proclame des règles et des lois qu’on ne maîtrise pas à notre niveau et baser notre communication sur un outil qui peut nous bannir d’une minute à l’autre et détruire 3 ans de travail. A cause de notre sujet on est sur la corde raide tout le temps, on a eu plusieurs avertissements déjà et seulement pour des blagues.

Jean-Michel : Si on parle de communication au sens propre nous n’en faisons pas comme l’a dit Paul, on fait plus de l’animation de communauté. On veut créer un environnement, un bac à sable pour que tout le monde puisse s’amuser dans un environnement agréable autour du fantasme et de l’érotisme. Vous ne nous verrez jamais faire du 4×3 ou ce genre de dispositifs standards, on préfère les choses décalées, notre but ce n’est pas d’être un site lambda. Notre site promeut le fait maison, l’érotisme fait maison et on utilise le bouche à oreille pour nous faire connaitre.

7. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Paul : Globalement nous n’en avons pas. (rires)

Jean-michel : En gros moi je suis directeur technique et Paul directeur administratif et commercial. On a également un associé qui participe aux idées, il sert d’arbitre lorsqu’on est dans l’hésitation. Il apporte une aide et une vision extérieure qui est parfois bien utile.

8. Ou en êtes vous aujourd’hui ?

Paul : Aujourd’hui pour être franc nous n’en vivons pas encore. Cela fait trois ans que le site existe, ça grossit doucement et on espère qu’il y a du potentiel.

Jean-Michel : En fait on est une vraie start-up, on est en phase de croissance. Aujourd’hui on en vit pas mais les premiers échelons sont validés pour que le projet soit viable à long terme.

9. Comment envisagez vous l’avenir ?

Jean-Michel : Pour l’avenir on envisage de nouveaux services, de la technologie, de la technologie et encore de la technologie. Il y a réellement plein de choses à développer car dans ce genre d’environnement il y a de la technique, ils sont vraiment à la pointe de certaines technologies mais derrière l’expérience utilisateur est très pauvre et c’est vraiment dommage. On investit beaucoup dans les technologies clients. On veut des sites beaux, faciles à utiliser, qui ne sentent pas l’arnaque avec des pop-up dans tous les sens. On veut redonner sa place au site érotique parce que pour le moment c’est un peu les poubelles d’internet. On envisage également d’augmenter l’aspect communautaire en créant des plateformes de rencontres etc. avec des outils innovants même dans la rencontre.
Notre objectif c’est que le site soit viable cette année. On a passé des paliers qu’on ne pensait jamais passer, on a confiance dans la courbe de croissance.

Paul : Notre but c’est de pouvoir être libre de bosser n’importe où et si on a des ressources, devenir un laboratoire technique, car on a des projets d’objets technologiques communicants. Aujourd’hui nous ne le faisons pas encore parce que nous n’avons pas les fonds mais si on peut concrétiser ça dans le futur ça serait super. C’est peut être une utopie mais on veut vraiment s’amuser. On a également deux autres projets sur la rencontre dont un qui s’appellera mmmmmm.com (c’est 6 m), c’est un projet encore secret lié aux fantasmes. Mais on vous en parlera peut être dans un prochain article (rires). Notre objectif est clairement qu’en juillet on puisse avoir une marge sur le site pour pouvoir en vivre et pour pouvoir investir. On y a passé tellement de temps que si ça ne marche pas moi je meurs quoi (rires).

10. Si vous aviez un message planétaire à faire passer, quel serait ce message ?

Jean-Michel : Il faut vivre ses fantasmes ! Il faut se donner la liberté de vivre ses fantasmes et de ne pas avoir peur de les vivre !
Beaucoup d’individus ont peur de leurs propres fantasmes et sur notre site ils peuvent les vivre librement.

Merci à Paul et Jean-Michel pour cette interview et pour nous avoir fait découvrir leur activité. Découvrez Vends-ta-culotte.com.

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COWORKING LAB DIGITAL

Electrolab : le plus grand FabLab industriel d’Europe

 L’Electrolab est l’un des FabLabs historiques de l’Hexagone. Cette association forte de 120 membres a été créée au tout début de l’année 2011, à Nanterre, par quatre ingénieurs passionnés de technique et de technologie. Elle continue de s’agrandir et d’améliorer un lieu où les machines industrielles côtoient les microscopes, fraiseuses, imprimantes 3D et autres chambres à vide. Visite au sein du futur plus grand FabLab d’Europe.

Reportage : Pascal Hérard – Photos : Marie Le Boiteux.

C’est une grande pièce carrelée dans laquelle on débouche, sous un immeuble d’entreprise, après avoir franchi quelques marches et passé une porte de métal contrôlée par un badge RFID. Une table rectangulaire, des étagères bourrées de matériel, une bouilloire fumante et des gens qui discutent : on pourrait se croire dans une sorte de club de bricoleurs sympathiques qui se réuniraient le soir pour s’occuper, avec comme passion commune, la technique. Mauvaise pioche : sous une apparence d’amateurs sympathiques qui s’entassent dans un sous-sol rempli de matériels hétéroclites, se cache en réalité une véritable machine de guerre à innover, inventer, modifier, réparer, échanger, créer… et plus encore pour qui veut en savoir plus.

Une usine à domicile

Le tour industriel

Le tour industriel ou l’usine à domicile

L’accueil à l’Electrolab est très chaleureux. Samuel, Clément et Yannick, trois des membres fondateurs de l’association y sont pour beaucoup. Ils se relayent d’ailleurs chaque mardi soir pour faire visiter ce “lieu de tous les possibles” à qui en a fait la demande. C’est alors, pour le néophyte, la visite d’un musée étrange, empli d’appareils électriques, électroniques, à commandes numériques ou analogiques, de câbles, et de perceuses. Sauf que tout ce qui est là n’est pas là pour être seulement regardé, mais avant toute chose utilisé… ou pas. Notre guide, ce soir-là, est Yannick, peu avare d’explications à chacune de nos questions. Une première salle avec deux énormes monstres d’acier à la peinture verte typiquement industrielle, accolés à une grande cage de verre contenant des câbles et une tête de métal. Yannick pointe du doigt l’un des deux monstres d’acier : Cette machine, c’est une fraiseuse, ça permet de fabriquer des pièces en métal, principalement, par enlèvement de matière.

Fabrication assistée par ordinateur avec la fraiseuse numérique

Fabrication assistée par ordinateur avec la fraiseuse numérique

L’engin doit peser plus de deux tonnes, et aux vues des manettes à l’ancienne qui parsèment son tableau de commande on imagine qu’il n’est pas récent —ce que confirme notre guide : elle est très ancienne, des années 50, elle a été entièrement remise en état par les membres du Lab, comme cette autre machine. Il la désigne du doigt : C’est un tour conventionnel, qui n’est pas piloté par ordinateur, exactement comme la fraiseuse. Il sont à peu près de la même époque. On fabrique aussi des pièces par enlèvements de matière, mais avec le tour, à la différence de la fraiseuse, c’est la pièce qui tourne au lieu que ce soit l’outil qui tourne.  Il y a des miettes de métal encore présentes sur la fraiseuse et le tour, ces machines ne sont pas là juste pour leur esthétique : que font donc les membres de l’Electrolab avec elles ? C’est très varié, on fabrique par exemple des pièces d’adaptation pour des robots. Vous achetez un moteur, une poulie, il faut bien qu’il y ait une pièce d’adaptation entre les deux : vous la fabriquez. Là il y a une cuve à vide, toutes ses pièces d’adaptation ont été tournées en inox avec ces machines. Une cuve à vide ? Oui, il y a plein d’applications avec une cuve à vide, et nous c’est principalement pour faire des dépôts métalliques, métalliser des pièces en plastique par exemple, ou bien pour des miroirs de télescope. Elle a d’ailleurs été conçue pour ça au départ, pour des miroirs de télescope.

FoldaRap

La FoldaRap de l’Electrolab, imprimante 3D pliable conçue par le Français Emmanuel Gilloz.

Quant à la “cage en verre”, en s’approchant un peu plus, on remarque qu’un ordinateur portable y est raccordé. Yannick en donne la raison : C’est une fraiseuse à commande numérique, pilotée par ordinateur. On dessine sa pièce avec un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur, NDLR), on a un plan, et à partir de ce plan on va faire de la FAO, de la fabrication assistée par ordinateur, avec un logiciel qui calcule les trajectoires de l’outil pour réaliser la pièce, par enlèvement de matière. Cette machine est très précise, on l’utilise beaucoup pour tout ce qui touche à l’électronique.

L’Electrolab utilise donc des machines industrielles pour réaliser des prototypes, comme tout FabLab qui se respecte. Cette capacité technique de haut niveau, normalement réservée aux usines, est à la portée des membres de l’association.

Foreuse inversée pour cartes électroniques

Foreuse inversée pour cartes électroniques

Chacun peut demander à être formé par un membre en mesure de le faire, pour apprendre à utiliser ces machines industrielles. Un système de badges RFID — créé par le Lab — autorise ou non la mise en route de chaque machine en fonction du degré de formation des membres. Les imprimantes 3D ou RepRap sont présentes et utilisées là où elles peuvent apporter un bénéfice que les machines industrielles n’ont pas, mais ne sont pas le cœur technique et technologique de l’Electrolab, à l’inverse d’autres espaces similaires.

Projets individuels, collectifs, et incubation d’entreprises

Perçage d’une carte électronique avec la foreuse

Perçage d’une carte électronique avec la foreuse

Au-delà de la salle centrale de type “hackerspace”, de la salle aux machines industrielles, l’Electrolab possède aussi un espace dédié à l’électronique, bourré d’appareils permettant de réaliser les projets les plus variés de ses membres. Il y a aussi un espace chimie — à accès limité — où l’on peut aussi utiliser une machine très pratique pour ceux qui veulent créer des circuits imprimés : une perceuse inversée.  Cette machine permet de percer très précisément des cartes pour tous les projets à base d’électronique. On peut créer nos cartes électroniques pour installer nos propres composants dessus explique Yannick, qui surenchérit : Il va y avoir une salle blanche et une salle grise avec l’extension des nouveaux locaux. Cela permettra de faire toutes sortes de manipulations de physique fondamentale, mais aussi de réaliser toutes sortes de process industriels, notamment dans le domaine de la micro- électronique, pour fabriquer par exemple des circuits intégrés.

Welcome to Electrolab V2 : 1500 m2 d’espace technique, convivial et collaboration

Welcome to Electrolab V2 : 1500 m2 d’espace technique, convivial et collaboration

Un FabLab en mesure de créer des circuits intégrés ? Le challenge laisse songeur, mais l’Electrolab, comme pour chacune de ses avancées, s’organise, travaille et expérimente : L’idée de la salle blanche est d’avoir un espace exempt de toute poussière, ce qui est nécessaire pour beaucoup d’opérations où l’on manipule des tous petits composants, ou encore dans l’utilisation de la cuve à vide pour les miroirs de télescope. Mais tenter, de manière expérimentale, en amateur, en récupérant des choses de droite à gauche, de créer nos propres circuits intégrés, c’est une démarche qu’on veut avoir. Ce type d’espace peut aussi permettre de réparer des instruments de mesure, un disque dur, comme un objectif d’appareil photo.

Salle électronique

Un coin de la salle électronique de l’Electrolab V 1.0

Les projets sont au cœur du FabLab, et ils ne manquent pas. Chaque membre en a plusieurs, individuels ou collectifs, ce qui représente des centaines de projets en cours de réalisation. Mais le projet principal qui occupe l’attention de tous et mobilise tous les week-ends est la version 2.0 de l’espace actuel. Un espace entièrement conçu, construit par ses membres, de la décontamination du sol, imprégné d’encres industrielles, câblage électrique, de la plomberie, carrelages, à la pose des moquettes : le principe du “DiY” (Do It Yourself, “faire par soi-même”), cher aux FabLabs est ici la règle depuis le départ. Avec l’extension des locaux actuels de 150 mètres carrés à 1500, l’Electrolab entre dans une nouvelle ère : espace convivial avec bar, salles de formations, espace de coworking, incubateur d’entreprises, salles dédiées à la la découpe laser, etc.

Yannick exprime cette avancée par la pression des membres qui sont de plus en plus demandeurs de nouvelles possibilités, et toujours prêts à venir travailler pour améliorer et agrandir le lieu. On commence à avoir trop de monde avec l’espace actuel, et les membres veulent plus, alors on fait. Au sujet de l’incubateur de startups, l’idée est simple : On s’est rendu compte que des membres se rencontraient ici, avec des idées et des compétences complémentaires, et qu’ils pouvaient avoir envie de monter leur entreprise. C’est en cours avec un projet hyper innovant et unique en Europe. Donc nous allons offrir un espace payant aux entreprises qui veulent se constituer, avec toutes les facilités qu’offre le FabLab pour pouvoir réaliser leurs prototypes.

Innovation, espace social, recherche et développement

La fraiseuse à commande numérique : un engin de plus de trois tonnes cinq...

La fraiseuse à commande numérique : un engin de plus de trois tonnes cinq…

L’Electrolab est un FabLab (ou HackLab comme préfèrent le nommer ses concepteurs d’origine) hors normes par plein d’aspects : résolument axé sur le relationnel, le social, il se refuse à tout rapport marchand avec le public. Le principe d’origine des FabLabs y est appliqué à la lettre : le savoir s’échange et ne se monnaye pas, les machines, le matériel sont en accès libre et gratuit, les freins à la réalisation des projets n’existent pas dans la limite de leur faisabilité, chaque membre faisant appel à d’autres en cas de blocage ou de trop grandes difficultés. Cette orientation sociale et associative n’enlève rien au caractère innovant de l’espace, au lien fort avec la recherche et le dévelop-pement nécessaires aux entreprises, mis en avant dans la nouvelle version du lieu : les deux cohabitent et se nourrissent mutuellement, avec la même optique qui est celle de pouvoir inventer, imaginer et fabriquer ce qui est normalement réservé aux industriels.

Yannick, guide d?un soir, et l?un des quatre membres fondateurs de l?Electrolab

Yannick, guide d’un soir, et l’un des quatre membres fondateurs de l?Electrolab

Nous, les membres fondateurs de l’Electrolab, sommes tous à l’origine des cadres de l’industrie. Et l’on avait le même constat : quelque chose n’allait pas dans ce qu’on faisait la journée au sein de nos entreprises. Un sentiment de désindustrialisation, de perte de savoir-faire. Avec une envie de transfert de savoir importante. Donc c’est à travers cette envie qu’on a voulu faire un lieu où l’on pourrait apprendre à faire les choses et apprendre les uns des autres résume Yannick lorsqu’on le questionne sur les motivations à créer l’Electrolab. S’ils refusent l’appellation FabLab, alors qu’ils sont pourtant un vrai laboratoire de Fabrique d’objets, c’est parce que les noms des choses ont un sens, et qu’avec cette étiquette les gens pourraient se dire “ah oui, les FabLabs j’en ai déjà vu, et l’Electrolab, c’est pareil “, alors que notre vocation ce n’est pas forcément de fabriquer des choses en premier, mais avant tout la transmission libre et non marchande dans le domaine des sciences et des techniques.

La cuve à vide de l'Electrolab

La cuve à vide de l’Electrolab

C’est avec cette orientation de transmission de savoir et de savoir- faire que les possibilités offertes au sein l’Electrolab sont en réalité bien plus importantes que dans de nombreux lieux qui s’intitulent FabLabs. Il faut dire que la transmission en question requiert des engins et des techniques pointues : tous les FabLabs ne remettent pas en état des fraiseuses à commande numérique de 3 tonnes cinq ou des découpeuses laser de 20 000 watts électriques et 1200 watts optiques…

L’Electrolab est certainement le FabLab le plus dynamique de France et le plus équipé sur le plan industriel. Il va certainement devenir le plus grand d’Europe, une fois les aménagements de la version 2.0 effectués. Avec comme seuls moyens, de l’huile de coude et les dons des membres : les mouvements Maker et Do It Yourself français ont là un véritable acteur qui risque de compter dans les années à venir… si ce n’est déjà fait.

Electrolab : fiche signalétique

  • Localisation : Nanterre
  • Superficie du FabLab : 150 m2, extension en cours à 1500 m2
  • Forme juridique : association
  • Ancienneté : janvier 2011
  • Nombre de participants : 120 adhérents – 400 membres, plus de 100 visiteurs extérieurs par mois
  • Financement : participatif
ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB

RuralLab : le FabLab campagnard des bricoleurs 2.0

Le RuralLab de Néons sur Creuse est une nouvelle forme très originale de FabLab français. Son instigateur et animateur phare est une star internet du “casual hacking” (détournement et bidouillage des objets du quotidien), Olivier Chambon, célèbre pour ses vidéos de bricolage délirantes diffusées sur le site “La Grotte du Barbu”. Visite au sein du premier FabLab rural déterminé à faire société autour du Do It Yourself, de la technologie et du bricolage.

Reportage : Pascal Hérard – Photos : Marie Le Boiteux

Lorsqu’on arrive au bout de la rue principale de Néons sur Creuse, petit village de 400 âmes, on ne peut pas rater le bâtiment face au jardin public, avec ses portes vitrées bardées d’autocollants qui annoncent directement la couleur : découvrir, jouer, apprendre, fabriquer, innover. La mairie a prêté cet ancien café communal à l’association RuralLab, créée en juillet 2013. La bande de joyeux drilles férus de réparation d’objets, de technologie et d’inventions en tout genre a donc monté son “FabLab rural” dans cet espace municipal, sous l’impulsion d’Olivier Chambon, plus connu sous le pseudonyme de Babozor, du site internet “la Grotte du Barbu”. Le personnage est égal à celui qui apparaît dans les dizaines de vidéos diffusées sur le site de “casual hacking” : débonnaire, sympathique, rigolard mais très très engagé dans ce qu’il fait.

Espace convivial et Wifi ouvert

Babozor et Jason

Olivier Chambon “Babozor” et Jason “Prototux” : les rural-makers du RuralLab de Néon sur Creuse (de gauche à droite)

Babozor nous accueille accompagné de son fidèle comparse, Jason (dit Prototux), jeune homme passionné d’électronique et d’informatique. La salle centrale du RuralLab comporte un bar, trois ordinateurs sous Gnu/Linux raccordés à une imprimante et au net, un canapé avec une console de jeux, une grande étagère de livre et de boites de jeux, des tables mises bout-à-bout entourées de chaises. Mais comment fonctionne donc le lieu ? Ici, dans l’espace central, en gros, le principe c’est qu’on a une méta-table, mais on va se construire une vraie table. Donc, tu bosses, tu bidouilles, et vu qu’il y a plein de projets différents, le but c’est que le gens s’assoient les uns à côté des autres et échangent explique Olivier.

RuralLabL’une des plus récentes actions du RuralLab, qui a ouvert ses portes seulement en décembre 2013, a été d’offrir son accès Wifi au village : On a la moitié de Néons sur Creuse qui est couverte par notre Wifi en accès libre, je ne sais pas encore si les gens l’utilisent, on n’a pas pris le temps de faire des stats, mais je sais que le maire, ça lui a plu!. On comprend très bien le contentement du maire…

RuralLab 6

Récupération à tous les étages

La suite de la visite de l’espace convivial du RuralLab par Babozor permet de mieux appréhender l’orientation de ce “FabLab des campagnes” : Là on a l’espace “Lounge” avec un vieux canapé récupéré et des consoles, Gamecube, Nes, etc, et puis il y a aussi des jeux de société, des bouquins sur les makers, et des outils, tout ce qu’on utilise un peu tout le temps. Au bout de la salle, le bar, et derrière, une petite salle couverte de rayonnages qui montent jusqu’au plafond, remplis d’appareils de toutes sortes. Babozor s’amuse en décrivant les dizaines de boites de cables réseaux, lecteurs DVD, et autres alimentations rangés à la verticale : l’idée c’est que les gens ramènent ce qu’ils ont, et nous on démonte, on trie, on classe, et si après quelqu’un a besoin de quelque chose, il vient et il prend. Il y a des imprimantes, comme des câbles réseaux, et quand on ne peut pas réparer, tout ce qui est plastique et électronique, on met de côté, le métal, on le file à la déchetterie ou on le revend. Un accès totalement libre au matériel n’inquiète pas Olivier : si on voit qu’il y a des abus et qu’on se fait piller le matériel, on le mettra payant, ça calmera, mais pour l’instant, tout va bien, donc il n’y a pas de raison.

Au sous-sol, la grotte-FabLab

RuralLab 5Le RuralLab est un FabLab : comme tout FabLab il ne peut se passer de machines et d’un espace de fabrication d’objets. C’est après avoir emprunté un escalier de béton en colimaçon, que l’on débouche dans une grande cave qui sert à la fois d’atelier et de salle serveurs. Là c’est l’atelier de sérigraphie pour faire des teeshirt, des affiches, tout a été fait maison. Il y aussi un projet de broyeuse de plastique. Aujourd’hui il y a soit des micro-broyeuses, soit des broyeuses industrielles, mais rien entre les deux. On pourra mettre par exemple une caisse d’imprimante dedans et récupérer des copeaux de plastique pour faire ce qu’on veut avec ensuite explique Olivier Chambon. La salle est longue d’une quinzaine de mètres et bourrée de matériel tant informatique que mécanique. Certains appareils ne ressemblent à rien de connu, et Babozor-Olivier Chambon s’en amuse : On est en train de faire un partenariat avec une radio locale, on a récupéré un émetteur FM, et là, l’armoire câblée, c’est du matériel récupéré chez France Inter. La cave est en cours d’aménagement et si du matériel manque encore, il y a déjà plusieurs machines en place : scie électrique, perceuse, ordinateurs, marteaux, tournevis, en réalité tout ce qui peut servir à la fabrication d’objets.

Perceuse à commande manuelle

Perceuse à commande manuelle

Le RuralLab a ses propres serveurs informatiques, dns, web, mail, netboot et a débuté la mise en place d’un labo d’électronique. Babozor attend avec impatience l’a possibilité d’investir dans des machines à commandes numériques : découpeuse laser et imprimante 3D. En attendant, la grotte du Barbu a été déplacée dans la zone de gros bricolage, une deuxième pièce au fond de la cave, avec aujourd’hui un lave-vaisselle qui attend d’être désossé pour que ses entrailles soient ouvertes et des pièces récupérées pour créer…autre chose. Il y a de quoi souder, couper, démonter, tordre, détordre tout ce qu’il faut quand on a besoin de faire des trucs un peu bourrins qui demandent du lourd, explique Olivier dans un grand sourire jovial.

Le RuralLab : répondre aux besoin de tous

Les deux co-fondateurs n’arrêtent pas un instant depuis l’ouverture du RuralLab. Sur la mise en place et le fonctionnement, Olivier raconte : 98% a été fait avec de la récup, le reste venait de chez nous, Jason et moi. On est ouvert sept jours par semaine, alors qu’on est censé être fermé le lundi, mais si tu veux que les gens viennent, il faut être ouvert.

Atelier de bricolage en cours de constitution

Atelier de bricolage en cours de constitution

Le concept du RuralLab est basé sur un constat central, que traduit simplement Babozor : On répond aux besoins, et les besoins aujourd’hui à 80% c’est réparer son ordi, envoyer des mails, apprendre à utiliser l’informatique. C’est pour ça qu’on fait des ateliers super pratiques basés sur les usages. Le but c’est que les gens viennent, reviennent, et ensuite de toute façon il y aura un pourcentage qui aura envie de faire des projets un peu bizarres et qui profitera du reste du matériel. Il y aussi des entreprises qui vont avoir besoin de ce genre de structures un peu spéciales, mais pour ça il faut qu’ils voient des trucs un peu nouveaux comme les découpeuses laser, les imprimantes 3D, et qu’ils voient ce qu’on fait avec.

L'espace gestion des serveurs du FabLab

L’espace gestion des serveurs du FabLab

Les ateliers hebdomadaires du RuralLab sont là pour offrir aux membres de l’association la possibilité d’apprendre, échanger autour d’un thème précis : couture, initiation à l’informatique, réparation de jouets, utiliser une imprimante, vendre sur Internet, etc… L’engouement est là, puisque l’association est forte de 100 adhérents pour une commune de 400 habitants ! Olivier Chambon explique ce succès par cette approche pragmatique basée sur les besoins réels, en opposition avec d’autres FabLabs qui ont déjà une population d’élèves designers, ou une majorité de gens experts qui savent utiliser les outils. Par exemple, ici, si personne n’utilise l’atelier sérigraphie, on le met de côté et on met autre chose à la place, on est en adaptation permanente en fonction des besoins des gens. Ca peut être apprendre à bien utiliser son téléphone portable comme un ordinateur ou un appareil photo, trouver des solutions logicielles adaptées.

Un espace social autour de la technique…

RuralLab

Le RuralLab apporte de nombreuses innovations par son approche originale du concept de FabLab. La principale est de se placer comme une structure totalement ouverte au sein d’un village, structure qui permet un échange social transgénérationnel autour de la technique et de la technologie. A ce sujet, Babozor est engagé et revendique cet aspect : Les gens ont besoin d’apprendre à utiliser des techniques, et ils n’ont pas ici comme à Paris le dernier cri des machines en informatique, et puis surtout ça fonctionne dans les deux sens : il y a eu un atelier couture il y a peu de temps, et moi par exemple, je n’y connaissais rien. Il y a une femme qui est venue avec une surjeteuse, je ne savais pas ce que c’était. J’ai adoré ! Au point qu’une vidéo de la Grotte du Barbu a suivi, sur la création d’un sac à partir d’une récupération. Avec Babozor aux manettes d’une machine à coudre.

Pendant qu’il nous parle, Olivier Chambon s’est installé derrière le bar et confectionne une pizza. Il la met dans un four et continue : Le but, c’est qu’à la fin, le RuralLab ce soit une plateforme, avec des compétences, des espaces, du matériel. Les gens viennent, se rencontrent, s’arrangent, se parlent, et font des projets ensemble. C’est ça qui nous intéresse, et aussi de tout démystifier. Pas seulement l’informatique. Pour moi, c’était de démystifier une machine à coudre, mais ça peut être une voiture.

Une part de pizza toute chaude est déposée devant nous : au RuralLab, on fait et on partage. Il est possible d’imaginer que si des villages français s’inspiraient de ce modèle, de nombreuses innovations pourraient voir le jour, ainsi qu’un renouveau des échanges sociaux. Ses fondateurs sont en tout cas optimistes, le lieu s’améliore, les gens affluent. Il ne manque qu’une chose au RuralLab pour s’assurer une longue vie de “casual hacking” : un peu plus de financement…

RuralLab : fiche signalétique

  • Localisation : Néons sur Creuse
  • Superficie du FabLab : environ 150 M2
  • Forme juridique : association
  • Ancienneté : juillet 2013
  • Nombre de participants : 100 adhérents – 150 visiteurs par mois Financement : participatif
TENDANCES

À Bron, la Fabrique d’Objets Libres réinvente la production d’objets !

Notre série d’été produite avec le soutien de CASTORAMA vous emmène à la rencontre de hackers et de leurs micro-usines du Futur. Pour ce premier épisode, notre envoyé spécial Pascal Herard (aka Drapher) est parti en Rhône-Alpes à la rencontre des inventeurs de la Fabrique d’Objets Libres (FOL).

La Fabrique d’objets libres est un FabLab engagé dans une démarche de production d’objets du quotidien mais aussi à vocation professionnelle, avec la volonté d’offrir toutes ses créations au domaine public. Du design, à la conduite de projets, le hack d’outils, la recherche et développement, les partenariats avec des structures professionnelles, ce FabLab est très investi dans l’exploration des nouvelles voies de la ré-industrialisation par le numérique. Tous les objets créés sont en open-source, documentés et libres de droit. Rencontre avec les explorateurs des probables mini-usines du futur.

Acrobat

La MJC de Bron, près du boulevard périphérique sud, accueille une association très particulière dans ses sous-sols : le premier et le seul FabLab de la région lyonnaise. Les secrétaires de la MJC sont habituées à indiquer au public le chemin pour accéder à ce laboratoire un peu particulier, où l’économie, le design et production industrielle du futur sont en cours d’élaboration. “Vous descendez les escaliers, il y a une porte à double battant, vous allez au fond du grand couloir et vous verrez une porte orange sur la gauche : c’est là-bas.” Nous nous exécutons, un peu impressionnés : la FOL (Fabrique d’Objets Libres) est un FabLab qui affiche sur son site web des ambitions très “professionnelles” dans l’approche : méthodes projets, laboratoires thématiques…

En surface, un FabLab très classique

L'une des deux imprimantes 3D du FOL

L’une des deux imprimantes 3D du FOL

La première salle, d’une vingtaine de mètres carrés, est occupée par une demi-douzaine de personnes affairées autour de deux imprimantes 3D, des ordinateurs portables, toutes en pleines discussions. A l’entrée, assise derrière une petite table, une jeune femme nous accueille : Karine est la première employée du FabLab, en Contrat d’avenir. Il y a des objets en bois, en plastique, en tissus, en carton, un peu partout sur des étagères et des tables : porte-bagues, tableau technique en bois gravé, statuettes, et de nombreux autres petits objets à l’utilité indéfinie.

Karine nous présente Stéphane Mor, le contact principal de l’association et instigateur du Lab, qui ne perd pas de temps pour nous présenter la structure et ses matériels : “Vous êtes ici dans la première salle du FabLab, la plus calme normalement : il y a deux imprimantes 3D, et une découpeuse vinyle qui permet de faire des auto-collants, des stickers, de découper du carton, plein de choses de ce style là.” Jusque là, rien que du très classique.

Stéphane nous guide ensuite vers une deuxième salle, plus spacieuse, avec de grandes tables en son centre et des matériels installés le long des murs, où une dizaine de personnes s’activent : “ici, c’est plus axé montage, bricolage, avec du matériel adapté, mais il y a surtout la machine à découpe laser”. L’engin a la taille d’un juke box, équipé d’un couvercle transparent, avec à l’intérieur une sorte de grille noire qui sent le brulé. “La découpeuse laser permet de découper du bois, du plexi, à partir d’un fichier vectoriel en deux dimensions sur un ordinateur. C’est une utilisation à la portée de tout le monde. Nous avons aussi une fraiseuse numérique, et des matériels plus classiques pour percer, visser, etc.”

R&D associative en mode projet

La Fabrique d’objets libres, sous l’apparence d’un FabLab très classique a fait des choix particuliers. Au-delà de mettre simplement des matériels numériques à disposition de ses membres, la FOL utilise en premier lieu la méthode AGILE pour tous ses projets collectifs.

Fabrique d'Objets Libres

Fabrique d’Objets Libres

Bien connue des développeurs en informatique, cette méthode appliquée à la conception et fabrication d’objets, permet un conception/ fabrication/amélioration de qualité industrielle, ce qu’explique très bien Stéphane Mor : “Je suis développeur, et cette méthode a fait ses preuves dans le domaine du logiciel. Je me suis dit qu’il y avait la possibilité de transférer ça à la fabrication numérique. Le dénominateur commun c’est le numérique : dès qu’on a des fichiers à produire, on peut utiliser une méthodologie AGILE pour produire ces fichiers.”

Mais comment se traduit concrètement cette méthode dans le cadre de projets de prototypes au sein du FabLab ? “Le premier point c’est la notion du produit minimum viable, c’est-à-dire qu’on produit quelque chose qui répond à l’ensemble des critères, puis on fait une évaluation terrain, on voit ce qui ne va pas, on change ce qui ne va pas, et on fait une deuxième itération (un deuxième cycle de développement, NDLR), on arrive à une version meilleure, etc.” décrit le responsable du FabLab. Cette approche est différente de l’approche classique de fabrication d’objets, et Stéphane Mor le souligne : “dans le cycle traditionnel, on définit le produit dans ses moindres détails en amont et on le réalise par la suite. Ça permet l’amélioration et l’intégration continue, avec l’idée aussi d’interfaces, parce qu’un objet est composé le plus souvent de plusieurs éléments, des connecteurs. Comme dans la cas du masque que l’on fabrique au sein du HandiLab : il faut que le tube aille sur le masque, il y a une interface, et la méthode AGILE fonctionne beaucoup avec ça.” Le HandiLab ? L’une des spécificités de la Fabrique d’Objets Libres : fabriquer des objets spécifiques pour les personnes handicapées.

HandiLab : innovation industrielle dans la “niche” du handicap

L’idée du projet HandiLab au sein de la Fabrique d’objets libres est celle “d’un espace d’expérimentation, un appel à projets permanent, sur le handicap et la fabrication numérique. Cette idée vient de l’ancien président qui était infirmier, puis de mon côté le projet m’a séduit parce que ma famille travaille dans la santé”, indique Stéphane.

Adobe ReaderLe HandiLab serait donc en mesure de fabriquer des appareils spécifiques à certains handicaps, ce que le responsable du Lab nous confirme : “Le premier projet que l’on a mené à bien, c’est un plan en braille pour un festival de la différence qui se passe à Villeurbanne. Ca a été fait grâce à la découpeuse laser, et ce qui était intéressant c’est que l’on a eu des tests avec des personnes non-voyantes et malvoyantes qui pouvaient nous donner leurs ressentis au fur et à mesure du processus de fabrication.” Ce plan a permis aux personnes non-voyantes de se repérer dans l’espace du festival, pour accéder aux stands. Un travail de longue haleine, très minutieux, qui demandait à ce que tous les publics puissent en profiter, voyants et non voyants, d’où la difficulté technique, entre autres dans la création des indications écrites en relief, devant être lisibles par tous les publics.

Ces types de produits existent déjà, mais coûtent très cher lorsqu’ils sont effectués par des entreprises. Le FabLab ne remet pas en cause les prix pratiqués pour ce type d’objets qui demandent du matériel pointu et de la main d’œuvre très qualifiée et donc onéreuse, mais estime que puisqu’ils [les membres du FabLab, NDLR] pouvaient le faire eux-mêmes, il fallait essayer.

L’aspect “objet libre” est aussi central dans cette démarche, et Stéphane Mor insiste sur cet aspect : “A la Fabrique d’objets libres, ce qu’on veut, c’est produire des objets libres, ce qui veut dire des objets que chacun peut créer soi-même à partir d’un fichier. Les conditions pour y parvenir c’est qu’il faut que les fichiers qui permettent de fabriquer les objets, soient libres, comme pour les logiciels. Il faut que ces fichiers soient facilement téléchargeables, gratuits, avec une licence qui permette le partage, et accompagnés d’une documentation adéquate. Pour que chacun puisse aussi le modifier.”

Le HandiLab a été contacté par le CTRDV (Centre technique régional de déficience visuelle) pour faire une mallette pédagogique de géographie. Ce plan tactile des continents permet de repérer les formes des continents, les méridiens et de replacer correctement les éléments correspondants.

Les hospices civils de Lyon ont aussi fait appel au FabLab pour créer un masque. Ce projet est en cours de réalisation : “ils nous ont contacté parce qu’ils cherchent à créer un masque de ventilation non invasive pour nourrissons. Ils utilisent actuellement des masques à oxygène pour bébé de 6 mois à 2 ans, et comme ils ne sont pas adaptés au prématurés, ils sont obligés de les serrer, ce qui crée des sur-handicaps. Cette ventilation non-invasive, si un masque adapté est créé, peut permettre aux nourrissons de retourner chez eux.” Aujourd’hui les constructeurs n’ayant pas vu un marché suffisant, ce masque n’existe pas, d’où la demande auprès du HandiLab pour le créer.

Les étapes finales ne pourront pas toutes être validées au HandiLab pour cause de normes à respecter, particulièrement sur les matériaux, le prototype pourrait y être quand même fabriqué, à base de polymères. Et si en Europe, la fabrication de ce masque devait passer obligatoirement par l’industrie classique pour être produit aux normes, il pourrait être fabriqué dans des espaces de type FabLabs dans des pays émergents, pour un coût très faible : “dans les pays où il n’y a rien, il vaut mieux un masque qui sauve ces prématurés et qui ne soit pas aux normes mais qui existe, plutôt que pas de masque du tout”, conclue Stéphane. Une vingtaine de personnes participent au projet, des ingénieurs, personnels de santé, designers…

Nouvelle industrie collaborative ?

Adobe ReaderLa Fabrique d’objets libres est proche de la conception industrielle dans ses méthodes, son approche. Mais comme le dit son instigateur : “nous, on va de la maquette, du prototype et de l’expérimentation, jusqu’à la petite série, mais ensuite, il y a tout un tas d’équipements que l’on n’a pas, et de savoir-faire qu’on délègue volontiers aux personnes qui en sont capables.” La FOL est donc une sorte de lieu d’expérimentation, de recherche et de developpement de produits finis, basés sur des besoins précis dictés par les personnes impliquées. Le but avoué est de permettre d’obtenir l’objet qu’ils souhaitent, avec une qualité industrielle, aidé de machines numériques, mais avec en tête des règles bien précises, propres à cette nouvelle approche de l’innovation. La collaboration en mode projet est centrale pour cet espace de recherche et développement, comme la nécessité de mettre à disposition librement toutes les innovations qui y sont conçues : la Fabrique d’objets libres porte bien son nom, en fin de compte. Une nouvelle façon de voir le design et la fabrication industrielle s’y constitue, basée sur le logiciel libre et le partage de connaissances. Il est probable qu’une partie de l’économie du futur s’invente ici. En toute liberté.

La Fabrique d’objets libres : fiche signalétique

  • Localisation : Bron (agglomération lyonnaise)
  • Superficie du FabLab : 80 M2
  • Forme juridique : association
  • Ancienneté : janvier 2013
  • Nombre de participants : 150 adhérents
  • Financement : Participatif + un peu de matériel payé par la MJC
COWORKING LAB

L’Art et le Vin en Arbois
7 Totems Folliwood pour Flora Foret ! (coup de pouce)

En l’honneur de :
– Flora Foret, la seule personne du Club de gymnastique du Pélican d’Arbois à atteindre la finale de la Coupe des Coupes du Championnat de France. (deuxième note à la poutre, classement  24ème/31)…
– du Club Pélican qui vient de fêter son centenaire le 05 juillet 2014,
Voilà donc 7 totems Folliwood !
Art contemporain… Content pour deux… voire plus !
Freddy WOOD
(Un papa heureux)
domaineforet@gmail.com
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DIGITAL

Avec HealthKit, Apple passe à l’attaque de la Santé Connectée !

Icone Health
Clinique Mayo

We believe Apple’s Healthkit will revolutionize how the health industry interacts with people (…) – Dr John H.Noseworth – CEO Mayo Clinic

 

 

 

Apple veut faire de votre iPhone votre nouveau carnet de santé connecté et prépare le terrain pour l’iWatch, sa future montre connectée.Annoncée hier lors de la conférence de développeurs WWDC, HealthKit sera la nouvelle plateforme Apple intégrée dans la flopée des nouvelles fonctionnalités dans iOS 8, la prochaine version du système d’exploitation de l’iPhone.L’appli Health peut se définir comme un « coffre-fort » pour toutes vos données de santé provenant de l’appareil (distance parcourue, vitesse…) et des apps et terminaux produits par les développeurs indépendants, allant des bracelets connectés de type Fitbit ou Jawbone jusqu’aux pèses personnes et autres tensiomètres.Healthkit facilitera le partage d’informations entre ces apps, de manière à ce que votre app de jogging préférée puisse automatiquement extraire la data de votre balance Withings.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K5VU1GcXqik#t=104[/youtube]

L’arrivée dans le secteur de la santé d’un acteur pesant plus de 800 millions de terminaux iOS vendus depuis le lancement de l’iPhone, positionne ainsi Apple au coeur de la communauté croissante des développeurs d’app de bien-être et fitness, des fournisseurs de santé et producteurs d’objets connectés.

La compétition promet d’être rude sur un marché naissant et protéiforme d’apps et terminaux de QS où même les sociétés leaders telles que JawBone, Fitbit et Withings cherchent aussi à tirer partie des fonctionnalités des smartphones pour prendre le contrôle de toutes vos mesures de fitness, régime et autres données personnelles.Le combat sera intéressant à suivre sur un secteur gigantesque où même les plus gros acteurs comme Nike tatonnent et ne sont pas toujours pas parvenus à trouver le produit qui réponde à un marché allant au delà des early adopters. Le stockage de données de santé dans le cloud est aussi un sujet plus que sensible et à régulation. Où est stockée la data ? Comment la data sera accessible pour les autres terminaux ? Craig Federighi, directeur de l’ingénierie logicielle, s’est voulu rassurant et promet que HealthKit protégera la vie privée du client en lui donnant le contrôle complet pour savoir quelles apps auront accès à quels types d’information.

Apple n’a pas fait d’annonce sur de nouveau hardware. Rendez-vous à l’automne pour suivre la firme dans la course des objets connectés avec son iWatch qui s’intégrera naturellement dans l’app Health !

(crédit photo recode)

Pour en savoir plus :

DIGITAL

Rumeur : Apple se lance dans la maison connectée

Selon le Financial Times, Apple prépare une nouvelle plateforme logicielle qui transformera votre iPhone ou votre tablette en télécommande pour l’éclairage, le système d’alarme et bien d’autres appareils ménagers.

La firme de Cuppertino pourrait annoncer ce lancement le 2 juin prochain à San Francisco lors de sa conférence WWDC (Worldwide Developers Conference).

Apple prévoirait d’intégrer dans son écosystème d’autres producteurs de terminaux connectés qui seront certifiés pour fonctionner avec IOS et commercialisés dans les Apple Stores.

Selon la même source, la firme de Cupertino utiliserait sa technologie de géolocalisation iBeacon et mettra probablement l’accent sur la défense de la vie privée.

Un marché bagarré

Apple ne sera pas seul dans une bataille où les géants sont déjà positionnés. Un marché estimé par Cisco à plus de 50 milliards de USD en 2020.  Souvenons-nous de Google qui rachetait le fabricant de thermostats Nest en janvier dernier, de Samsung et son application « Smart Home« , … sans oublier Wiser la box de gestion d’énergie proposée en France par Schneider Electric !

Source : « Apple sees the light in push for Jetsons-style home automation » – Tim Bradshaw – Financial Times – 2014-05-26 

ARCHITECTURE SOCIALE

La « Sharing Economy » se traduit Global Partage chez Canal

Après GLOBAL GÂCHIS ou MADE IN FRANCE, CANAL+ poursuit son rôle de veilleur et d’agitateur de la société. Avec ce documentaire de Dimitri Grimblat écrit par Anne-Sophie Novel, la chaîne s’intéresse à l’économie collaborative – économie du partage, du « sharing » – en passe de révolutionner notre manière de consommer et d’envisager le monde.
Durant ce documentaire, Denis Grimblat le réalisateur a collé aux basques d’Antonin Leonard, co-fondateur du collectif OuiShare, pour nous promener durant 90 minutes sur un panorama enchanteur des initiatives les plus enthousiasmantes de l’économie du partage. Un documentaire rafraîchissant, positif et inspirant.

Une balade d’une semaine en 90 minutes pour bâtir un autre monde !

Sans jargonner, ce documentaire a le mérite d’être bien emmené et très accessible pour plaire tant à vos grands-parents qu’à vos petits enfants. Décollage de Paris Tuileries vers San Francisco « la Mecque » des ex-hippies, en passant par Grenoble, Manchester, Barcelone et Rio. La tendance est internationale.  Voiture, salon, outils, connaissance, légumes : partout, tout se partage.. Les portes des faiseurs et pionniers de cette économie s’ouvrent au téléspectateur et donnent envie d’y croire et d’en être.
Proximité, connivence, empathie, cela fleure bon l’émergence de relations humaines souriantes, joyeuses et pleines de diversités. Où le plaisir d’être avec les gens l’emporte sur l’aspect financier.
Jeremy Rifkin l’avait prédit : la propriété cède le pas à l’âge de l’accès. La relation entre producteur et consommateur, acheteur et vendeur, artiste et producteur, entrepreneur et investisseurs s’en retrouve bouleversée.
La crise actuelle et l’omniprésence des réseaux sociaux sont les catalyseurs de cette « nouvelle » économie qui revisite notre manière de consommer et d’envisager le monde.
Ringards les notions de consommateur et de propriété ?  Bien manger, voyager, trouver des fonds pour développer son entreprise, apprendre ne sont désormais plus réservés aux élites… Le local revient en force. Place au « prosommateur » et aux nouvelles richesses !
Un seul hic : ce bon moment énergisant et optimiste, pour mieux comprendre les mutations sociétales et nous inviter à la « vie share » est seulement réservé aux seuls abonnés de Canal…  Abonnés pensez à partager ce « Replay » !

ARCHITECTURE SOCIALE

L’économie collaborative à la fête !

Demain et jusqu’au 8 mai, s’ouvre à Paris un véritable festival de la consommation collaborative. Au programme, un documentaire-action sur Canal+ sur le Partage Global, un village dédié à la Foire de Paris et OuiShare Fest un rassemblement de 3 jours des acteurs avec un objectif : faire connaître et promouvoir auprès du grand public un ensemble de pratiques fondées sur l’horizontalité d’échanges en réseaux stimulés par le développement des communautés en ligne.
Voitures, machines à laver, appartements, potagers, temps, connaissance et savoir-faire… désormais tout se deale dans la joie et la bonne humeur. La principale promesse : compenser un pouvoir d’achat déclinant par un surcroit de qualité de vie apporté par de nouveaux modes de consommation inspirés de nos pratiques numériques.

Dans ce contexte de crise, l’économie collaborative nous promet de revisiter la consommation et la production. Souvenez-vous : les valeurs et principes sous-jacents avaient été écrits par Jeremy Rifkin en 2000 dans son ouvrage « l’âge de l’accès » :

Les marchés laissent la place aux réseaux, les biens aux services, les vendeurs aux prestataires. Le capitalisme mute vers la valeur d’usage.

En 2014 c’est indéniable nous y sommes. L’adhésion est au rendez-vous : 83 % des Français d’après l’Obsoco (Observatoire société et consommation = http://www.lobsoco.com/) approuvent l’idée qu’ »aujourd’hui, l’important c’est de pouvoir utiliser un produit plus que de le posséder ».

L’accès prend le pas sur la propriété pour stimuler des échanges marchands ou non marchands qui s’opèrent avec un nombre limité d’intermédiaires. Et que ce soit en ligne ou sur des espaces de partage dans la vraie vie comme les espaces de coworking, fablabs et autres « centrifugeuses humaines » qui s’inventent au jour le jour.

Source Fing - 2014 - La cartographie des freins et motivations de la consommation collaborative

Source Fing – 2014 – La cartographie des freins et motivations de la consommation collaborative

Mais attention : derrière ce vocable de l’économie collaborative se niche la bulle de la « Sharing Economy« . Un terme apparu dans la Silicon Valley pour désigner un business de plateformes et d’intermédiaires proposant aux internautes de commercialiser leurs biens ou services contre rémunération. Des plates-formes héritées du web 2.0, tractant des audiences et communautés, instaurant la confiance et facilitant les mises en relation et échange contre des commissions.
Les premiers chiffres US démontrent l’enthousiasme des investisseurs et l’adoption de ces pratiques se rapprochant de la bulle du Web 2.0. Airbn’b entre dans le club très fermé des start-up valorisées à plus de 10 milliards USD !
Si le sujet vous intéresse, retrouvons-nous sur ces événements pour vivre, échanger et nous inspirer de cette nouvelle génération d’entrepreneurs et auteurs qui nous promettent créativité et innovation pour réenchanter la consommation.

EVENEMENTIEL

OHM2013 – Résumé du Hacker Camp

Depuis quelques années, nous regardons avec envie les festivals de Hacker. Le plus connu étant  le rassemblement du Chaos Computing Club à Berlin. Cette année, pas de CCC mais le OHM (Observe, Hack & Make) à 50 km de Amsterdam.,

 

C’est donc Thibaut et Nicolas, via Xavier, qui ont eu la chance d’être choisis par 50A pour s’immerger et découvrir cet événement. Imaginez un gigantesque camp, plus de 115 campements, 3000 personnes venues du monde entier, 5 jours de conférences et ateliers en plein air, des idées, projets, connaissances qui fusent et qui se partagent. Rythmé par des règles et codes de vie communautaires à la hauteur des rencontres tribales, féodales, OHM démontre que l’organisation classique existera à jamais.

 

 [OBSERVE]

 

« déambulez dans le campement pour sentir le vent des idées »

 

A notre arrivée, nous cherchons où planter notre tente, nous faisons connaissance avec les membres d’un hackerspace, mais pas n’importe lequel : le premier hackerspace français, créé en 2007, le tmplab. Ils nous accueillent dans leur campement – merci à eux – et c’est le début de l’aventure !

Chaque campement est rattaché à un clan. Certains se déplacent avec des drapeaux pour revendiquer leur appartenance. Des workshops sont proposés dans certains hackerspaces. Justement, un hackerspace, qu’est-ce que c’est ? C’est un peu comme un laboratoire de hackers, un lieu de collaboration. Des hackerspaces se développent d’ailleurs partout dans le monde.

Plusieurs hackerspaces français sont là, ils viennent d’un peu partout : le Tmplab, le Tetalab de Toulouse avec Alexandre et Marc, le Labfab de Rennes de John Le jeune, l’Electrolab… Et au détour des ateliers, nous croisons la route d’hackerspaces belges, d’un crew malaisien, Hack in the box, du groupe d’Alexandre, des luxembourgeois… Autant de rencontres qui ont animé notre weekend !

 

« be excellent to each other »

 

OHM 2013 : de quoi en finir avec l’image du  hacker geek planqué derrière son ordinateur.

Le but, nous l’avons bien compris, c’est de partager des connaissances, de débattre de problèmes rencontrés, de s’inspirer les uns les autres, de communiquer sans limites autour des technologies et de leur importance dans le monde contemporain.

Nous allons de découverte en découverte. La vitesse du réseau wifi est impressionnante, 5 GO. On croise toutes sortes de personnes : des jeunes, des moins jeunes, femmes, hommes, de tous styles possibles, des familles venues avec leurs jeunes enfants même. Sans doute est-ce parce que ce festival prouve que le hacking ne se limite pas à l’informatique pur et dur et qu’aujourd’hui tout se hacke… Et surtout le réel, au delà du virtuel. 

[HACK and MAKE]

 

Clarifions immédiatement: Hacker = Bidouiller. Enlevons nous de l’esprit la connotation négative associée au terme de « hacker ». Tous les hackers ne sont pas des pirates ! L’idée est bien celle que le hacking ne se limite pas aux ordinateurs : tout se hacke puisque le hacking consiste en un processus de déconstruction et de reconstruction.

D’atelier en atelier, nous allons découvrir plusieurs facettes du hacking.  A peine la tente montée, nous voila en train de nous confectionner des crèpes en 3D ! C’est simple, une imprimante 3D est hackée et son usage devient tout autre !

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=dy9TTv7_AHY&feature=c4-overview&list=UUZ5v0d2WOu-v4dFvAMaGzvw[/youtube]

Nous croisons la route de l’infatigable Mitch, Maltman23, du hackerspace NoiseBridge, inventeur de cette fameuse télécommande, capable d’éteindre les téléviseur dans les lieux publics.

#Lockpicking

 

 

Xavier nous avait conseillé d’assister au Workshop de #Lockpicking animé par Jos Weyers. Tout se hacke et nous voilà en train de hacker le réel… Si on y réfléchit bien, crocheter une serrure, c’est la détourner, et c’est justement cette idée de détournement d’un objet, d’un système qui est contenu dans le hacking. Dans son sens le plus répandu, le hacker détourne des systèmes de sécurité virtuels, alors pourquoi pas en revenir au réel et hacker une serrure… Après tout, c’est la même logique, cette logique de liberté, adaptée à du concret.

C’est donc au FRUBAR que nous nous sommes initiés à cette discipline. Rapidement deux sympathiques hollandais nous montrent quelques techniques. Il parait que c’est le IT du hacker.

 

Fiers d’avoir su saisir la chance du débutant après avoir ouvert 3 cadenas*, nous filons naturellement nous procurer le kit, puis passons un bon moment entre #lockpickers.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=DLxn1JiX6ug&feature=c4-overview&list=UUZ5v0d2WOu-v4dFvAMaGzvw[/youtube]

*attention, jeu interdit en France

 

Le hacking sous toutes ses formes

 

Pour se remettre de ces émotions (ça creuse d’ouvrir des serrures!) nous nous rendons au stand d’ICMP, Intergalactical Club-Mate Party, pour savourer le coktail des hackers, le Tschunk et hacker notre pizza (tu paies, tu choisis tes ingrédients, tu prépares et tu chauffes ta pizza). Oui parce qu’hacker peut aussi s’appliquer à la nourriture. Si l’on y réfléchit bien, cuisiner du fait-maison, c’est un peu hacker, tout est dans la transformation !

Nous avons également croisé sur notre route la Food Hacking Base où un homme du nom d’Algodor prépare des boissons par fermentation et formation de bactéries. Et aujourd’hui, entre la montée en puissance de nouveaux types de cuisine comme la cuisine moléculaire et le retour du fait-maison et du consommer local du fait des récents scandales sanitaires, plus que jamais, le food hacking est une tendance indéniable !

Hacker les animaux aussi, ça paraît étrange… Pourtant, c’était bien une autruche que nous avons vue, transformée en hélicoptère. Une autruche volante, donc, qui, empaillée, a été hackée et transformée pour lui donner un tout autre usage.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=UlWTVKbK70A[/youtube]

Puis, intrigués par des bruits métalliques, nous observons des participants à un  workshop de ferronnerie.

Direction ensuite le stand des petits frenchies de l’Electrolab, un hackerspace  basé à Nanterre où les jeunes esprits qui y officient mettent leur imagination au service de moyens de transport écologique. Nous y rencontrons Samuel dit « Crafty » et toute sa bande.

Quelques imprimantes 3D et une organisation irréprochable, venus à une vingtaine, tout est impeccable… #respect

Après toutes ces geekeries nous ne pouvions rater la conférence d’Eleanor Saitta qui a engagé un débat sur la surveillance et la sécurité. Elle questionne notre manière de raisonner en précisant que la société actuelle a un etat d’esprit similaire à la CIA. Elle decrit l’espionnage comme un moyen de controller et de surveiller l’Etat et explique l’evolution de l’espionnage à travers le temps. Aujourd’hui, alors que nous avons les moyens d’espionner, de tout savoir, le hacking est devenue monnaie courante. Au passage, on nous explique et démontre comment il est possible d’intercepter et scanner toutes les communications mobile et web.

Nous ne pouvions ensuite pas manquer la séance de Hacking massage dans la secte Baba Peace Love de la Quadrature du net. Le hacking massage, ça peut paraître bizarre, mais la base même du hacking, c’est la libre circulation de l’information, comme celle du massage est la libre circulation des énergies dans le corps. Eh oui, revenir au toucher ! Quoi de plus réel dans ce monde digital ! Nous rencontrons Karine Rathle, danseuse et chorégraphe.

Puis la nuit tombe, les LED s’illuminent, le son et les basses s’allument et c’est parti pour une party à ciel ouvert. A ce petit jeu des clans se détachent assez nettement l’Ambassade italienne et les pionniers allemands GERAFFEL. Pour des raisons que vous comprendrez, l’intégralité de la soirée ne sera pas résumée ;)

Au lever du jour, l’odeur du café réveillent les hack-campers. Les yeux légèrement froissés, on nous conseille fortement de participer aux RMLL, rencontres mondiales du logiciel libre, qui se dérouleront à Montpellier l’été prochain !

 C’est décidé, l’année prochaine, on emmène tout le monde hack-camper!

ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB

Le Bateau

Nous souhaitons bonne chance à nos moussaillons qui partiront en bateau du 4 au 10 septembre à l’occasion du IndieWebCamp à Brighton. Plus d’information sur l’évènement ici !

Pour nous aider à mettre en place ce projet, n’hésitez pas à apporter votre contribution sur KissKissBankBank !

ARCHITECTURE SOCIALE COWORKING LAB EVENEMENTIEL TENDANCES

Economie Positive = We Demain + 50A et vous ?

Lorsque Nicolas m’a demandé d’aller dans les locaux de We Demain pour rencontrer François Siegel, je n’étais pas très confiante, n’étant pas journaliste !  Mais 50A m’a fait confiance, et m’a donné les moyens de réaliser cette mission en restant sereine. Belle expérience, et une très belle rencontre.

50A et We Demain veulent faire émerger des idées mais aussi créer une communauté fidèle. Nous avons cette volonté de faire, en nous. Mais souvent, nous voulons bien faire, mais nous ne faisons jamais rien…
Avec la culture du « Home Made », le développement du « Home Brand », du « Home Business » ou encore les « Home Studio » dans l’audiovisuel , la production devient abordable. L’agence digitale 50A souhaite partager cette philosophie du pas vite et pas cher, pour agir mieux ensemble.

François Siegel a eu l’idée de créer We Demain suite aux changements dans notre société. L’idée est survenue lors de la crise de 2008 : en plus des actions de ceux qui s’engagent pour les autres, c’est toute notre société qui change : notre façon de penser, de consommer, nos rapports à l’énergie et à l’économie …
Désirant raconter cette révolution à laquelle on assiste, il a acquis au fur et à mesure de la matière pour réaliser un magazine complet : We Demain.
Le métier de la presse, selon François Siegel, se doit de raconter et de  sentir les changements d’époque. Au départ, d’un site internet créé par leurs propres moyens, We Demain s’est muté en magazine.
François Siegel a réussi son pari. We Demain est parvenu à exister dans la communauté des gens qui sont et font le monde de demain : des ONG en passant par les entreprises et les grands salons internationaux. Avec très peu de moyens publicitaires, en existant sur les réseaux sociaux et grâce à son site, We Demain attire un public divers et varié.
Les contenus des magazines naissent d’un travail collaboratif de plusieurs journalistes qui proposent des articles répondant aux problématiques de We Demain.

En plus d’être un raconteur d’histoires et de changements, We Demain doit se positionner lui-même en tant qu’acteur du changement. C’est le sens du Manifeste, signé par différents acteurs du changement. Une belle idée collective qui interpelle les médias publics : une nouvelle économie arrive, soyez attentifs et prenez en conscience.
Malheureusement en France, nous sommes dans un pouvoir pyramidal et centralisé au niveau de l’État, des grands groupes gravitent autour de l’État, ne lâchent pas la pression (énergie, nucléaire …) et ont du mal à admettre la réalité. Contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, avec les sociétés décentralisées où il y a plus d’argent en régions et qui permettent plus d’initiatives.
En France, nous vivons dans le passé, mais le monde change et évolue, les consciences aussi, il faut arrêter de s’accrocher sur ce qu’a fait le XXème siècle mais voir ce que l’on peut faire au XXIème siècle. Alors oui, notre pays est en crise mais le changement d’époque est bien là, il faut maintenant et rapidement le mettre en pratique.

Pourquoi avons-nous décidé de nous rapprocher de We Demain ?
C’est bien simple, notre galaxie est liée à l’intelligence collective et We Demain embarque cette thématique pour créer le futur de demain. Barcamp, Atelier Distill, Brainstorming, déplacement en Tunisie en plein Printemps Arabe pour comprendre l’usage de réseaux sociaux, l’Auberge – sas de décompression pour créatif, 50A est sur tous les fronts pour renforcer l’idée de partage et d’échanges entre les personnes qui participent au monde de demain. 50A, c’est de l’entreprenariat positif comme le souligne We Demain. La troisième révolution que nous vivons nous amène à revoir nos manières de travailler et de concevoir. Alors pour avancer, rien de mieux que le « bottom up » : que chacun s’unisse pour travailler ensemble et que l’initiative individuelle se répercute sur le collectif !

Basé sur des valeurs proches de l’économie positive, 50A et We Demain veulent donner un sens au monde de demain. Promouvoir une économie au service de l’homme, en prenant conscience des limites du système actuel dont notre individualisme. L’économie positive c’est une manière de faire du business avec des gens qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs : « faire du business en s’amusant ». Il faut se décomplexer : je peux conduire un 4×4 mais ce 4×4 est hybride, je suis pour sauver la planète et faire du business mais agir avec des gens qui pensent comme moi. Mes croyances ne sont pas incompatibles avec le monde dans lequel je vis.
Mais pour faire émerger cette économie, nous avons besoin du digital, et plus particulièrement d’une neutralité du net. Pour François Siegel « 50A est un ovni ». Pour lui, l’agence peut être un vaisseau pilote pour guider un développement commun.

Comme le BarCamp, actuellement en prévision : « 50A peut être un avion de notre galaxie qui maîtrise ces nouveaux réflexes vis-à-vis du net basés sur une économie collaborative et où l’on trouve des solutions ensembles ». Il faut se réapproprier les données (cf. MyDataLabs). Mais comment ? Pourquoi pas les solutions proposées par IndieWeb. Surfer sur l’économie positive, c’est surfer sur la vie positive. Un autre monde est possible et est en marche.

Rendez-vous sur We Demain

Rédigé à plusieurs mains :
Alice
Nicolas
François Siegel

Laure Coenca

DIGITAL

3615 Internet / Comprendre les fondements ou subir

La contre histoire de l’internet est notre hymne à l’Internet Libre !

Avec quel Web, voulons-nous vivre ? Quel internet souhaitons-nous construire ?

Internet, c’est notre liberté individuelle, et ne pas comprendre Internet, c’est aliéner sa liberté.

Pour bien comprendre les militants, activistes et autres mouvements, qui ont formé la conscience politique du net, il faut IMPÉRATIVEMENT VOIR CE DOCUMENT, diffusé sur Arte. Retour sur le CyberHippie, Julien Assange, ou encore John Perry Barlow, qui se sont fait « taper dessus » en voulant défendre la liberté d’expression !

Internet, ce n’est pas seulement Google et Facebook, c’est aussi la place libre aux hackers qui ont permit de contourner la censure lors du Printemps Arabe ou encore en Syrie.

Internet, pensé comme le haut lieu de la liberté d’expression, est souvent mis à mal par nos politiques, pour qui Internet regorge de barbares. Ils n’y connaissent malheureusement pas les enjeux qui se cachent derrière ce dernier.

Alors, si toi aussi tu penses qu’il faut un « Internet civilisé », passe ton chemin.

Aujourd’hui c’est à vous, et à nous d’écrire la suite de ce chapitre.

A partager, à voir et revoir, sans modération !

La galaxie 50A

DIGITAL

SEO + SMO = E-réputation, conseils d’un ancien

Nicolas, le druide de 50A, expert SEO, vous explique les enjeux du SEO et l’importance de sculpter son référencement !

Qu’est ce que le SEO ?

Le SEO, c’est l’art de se positionner dans les premiers résultats de Google : sur la première page, en première position!  C’est un ensemble d’optimisations et pré requis (HTML, texte …) qui amélioreront la visibilité de votre site ou de votre page dans les moteurs de recherches, ce qui permettra une meilleure compréhension du contenu de vos pages par les moteurs de recherches.

Pourquoi est ce obligatoire ? Quel est mon intérêt à sculpter mon référencement ?

« Il a plusieurs fois été démontré que les internautes vont rarement sur la deuxième page. »

Il est donc important de bien référencer ses mots clés pour se retrouver en première page et faire face à ses concurrents ! Il faut être visible ! »

C’est un des premiers moyens pour vous de trouver de nouveaux clients et faire du chiffre d’affaire.

Par ailleurs, cela va servir pour plusieurs pans de l’entreprises :

  • pour la partie développement commercial
  • pour la communication à travers l’e-réputation : les mots clés qui correspondent à votre activité, et, en priorité, le fait de vous trouver directement lorsque l’on tape le nom de votre entreprise dans Google
  • pour la partie ressources humaines : en étant bien positionné dans Google, vous aurez sans doute plus de réponses quant à vos recherches d’emploi ou de stage

CONSEILS : ce que les moteurs de recherches adorent …

Les moteurs de recherches adorent le contenu. Attention, on parle de contenu original. Si vous reprenez du contenu d’actualité et qu’il est dupliqué, il va perdre de sa valeur. Tandis que si vous créez du contenu original, et que vous êtes identifiés comme le producteur de ce contenu, c’est cette fraîcheur qui va permettre aux robots de vous donner une sorte de ranking supérieur, par rapport à une page pour le même mot clé. Il est important d’écrire du contenu de qualité, soigné, riche en vocabulaire.

« Les médias sociaux sont sources de trafic »

Ce qui fonctionne aussi, c’est la popularité, c’est-à-dire le nombre de liens qui pointent vers votre site ou votre page. Cela va du nombre de clics, aux checks in et mentions, les notes et avis, et les contenus générés par les internautes.

Aujourd’hui, les moteurs de recherches aiment les liens qui proviennent des
réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram …). Les médias sociaux sont sources de trafic et Google prend en compte les indicateurs de ces médias dans ses algorithmes. Il est donc bénéfique pour vous de promouvoir votre contenu sur ses pages pour une meilleure indexation. Les « like », le nombre de fans, le nombre de « share » vont avoir un impact sur le poids des liens. L’architecture de votre site est aussi un point à ne pas négliger. Si elle répond à des critères de validation et de qualité, cela va optimiser le positionnement.

CONSEILS : ce que les moteurs de recherches détestent …

A l’inverse, les moteurs de recherches détestent les pages lourdes, celles qui se répètent, qui ont des liens morts, ou des photos qui n’apparaissent plus.
Attention, à bien insérer les bons mots clés.

Il faut se mettre à la place des internautes, comme le souligne Matt Cutts, il ne faut pas écrire, « Mt Everest Height » mais « How high is Mt Everest ? » !

Quels sont les avantages à être accompagné ?

Cela passe par le SEO, le SMO, l’optimisation de ses médias sociaux.

« L’avantage de faire appel à des experts du SEO va être de pouvoir mettre en place une stratégie globale de visibilité. »

On peut aussi passer par l’achat de mots clés qui peut pallier à des impossibilités d’atteindre certaines requêtes en temps réel.

Il faut aussi définir l’ensemble de la nébuleuse du site du client, et faire un plan d’action. L’entreprise qui fera appel à un prestataire SEO sera coachée en mettant des indicateurs de performances (ex. : aujourd’hui, vous en êtes là avec tant de mots clés, et demain, nous arriverons à cet endroit en ayant 30% de plus). Cela va garantir de la performance et du suivi, ainsi qu’une bonne méthode d’implantation cohérente sur l’ensemble des supports.

 P.S : On a mis des mots clés dans le titre !

Interview de Nicolas
Rédigé par Alice
Pimenté par Louis et David

DIGITAL

ITW Elodie Darquié – Inria

La web agency 50A a reçu dans ses bureaux, Elodie Darquié, chef de projet communication grand public chez Inria. Elle nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions concernant Inriality, plateforme d’échanges et de réflexions autour des enjeux de la civilisation numérique.

Publié par l’Inria en 2011, le baromètre : les Français et le nouveau monde numérique met en avant le fait que les français sont curieux mais relativement perplexes face aux enjeux du numérique dans des domaines divers et variés de notre société (la santé, l’agriculture, l’environnement…).

Ecrit par des journalistes ou des contributeurs, les articles ont pour but de sensibiliser un plus large public aux enjeux du numérique. Acteurs et témoins du monde numérique, leaders d’opinions, penseurs numériques et chercheurs en science du numérique répondent à toutes les questions que l’on se pose sur cette nouvelle société.

Nous vous laissons découvrir l’interview d’Elodie à propos d’Inriality.

ITW d’Elodie Darquié – Inriality from agence 50A on Vimeo.

Top 5 by 50A

Des gisements de données aux rumeurs
Hacker l’Ile de France
Protéger son identité sur Internet
Data : le nouvel or noir ?
La réalité augmentée

Qui est Elodie ?
Elodie Darquié est chef de projet communication grand public chez Inria, Institut Publique de Recherches en Sciences Numérique. Inriality est un dispositif d’informations et de débats autour du monde numérique.

Quel est l’origine du projet ?
En 2011, le baromètre : les Français et le nouveau monde numérique publié par Inria mettait en avant le fait que les français sont plutôt curieux et intéressés par le numérique tout en étant perplexe. Il y a aussi une certaine forme d’incompréhension. Inriality a été crée en 2012 dans le but de répondre à ces questions et de rendre accessible ces enjeux au grand public.

Quel est l’objectif d’Inriality ?
L’objectif est de provoquer le débat sur notre monde qui est percuté par une réalité de plus en plus numérique, et de sensibiliser un plus large public aux enjeux du numérique.
Inriality veut permettre a tout le monde de mieux comprendre les enjeux du collectif numérique. Nous avons tous des usages du numérique (dans médecine par exemple), Inriality essaie de comprendre comment le numérique s’est installé dans notre société et ses enjeux, pour ainsi ouvrir un débat.

Quel type de contenu peut-on trouver ? Quel est le public visé ?
Inriality est un lieu de dialogue où chacun est libre d’apporter sa contribution.
Pour répondre aux différentes questions que l’on se pose, diverses sources d’intelligence sont réunit pour la rédaction d’articles :
– des articles informationnels rédigés par l’équipe Inria
– des chroniques rédigées par les contributeurs ou ce dernier partage ses expériences personnelles et défend ses idées
Cette plateforme vis le grand public avec des articles pédagogiques, parlant de thèmes quotidiens (santé, transports…).

Comment les collaborateurs sont-ils choisis ?
N’importe qui peut apporter sa contribution.

Comment Inriality va évoluer ?
L’équipe d’Inriality espère que le baromètre de Inria montrera que les Français ont une meilleure compréhension du numérique dans notre société, avec  l’espoir d’engager un débat avec tous les citoyens.

Merci à Elodie pour cet interview !

L’équipe 50A 

ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL VISIBILITE WEB

Si vous n’aviez jamais rien compris à 50A

Chez 50A, nous savons ce que nous faisons, mais parfois, il est facile de se perdre dans notre galaxie.
Chez 50A, nous vous proposons plusieurs services, mais parfois, vous vous demandez quel est le cœur de notre activité.

Et ça, nous l’avons bien enregistré.

Depuis des mois, nous travaillons sur notre positionnement pour le rendre plus accessible. Nous avons réussi à cartographier nos services, nos événements, notre laboratoire de recherche, nos méthodes de travail.

Notre projet est cohérent : nous développons des activités différentes mais communes. Nos savoir-faire vont de pair : tout s’assemble et tous nos services trouvent leur place.

C’est ainsi que tout s’éclaire pour vous.

Transcription schéma : le projet print qui arrive chez nous !

La galaxy 50A est un savant mélange d’hommes, d’expertises et de projets. Chaque objet de cet univers apporte plus de cohérence au projet global. Aujourd’hui, l’astre astral central qui irradie dans toutes les directions et qui nous démarque, est notre cellule de R&D : iBrain.

Nos recherches nous permettent d’être reconnus dans nos domaines d’expertises par de grandes institutions mais aussi de développer des schémas de travail innovants qui bénéficient à toute l’agence.

Avant tout, 50A est une agence digitale. Nous réalisons des sites et des applications mobiles grâce à la maîtrise du développement web/mobile, du web-design mais aussi grâce à la gestion de projets informatique agile et à la maîtrise du SEO. A ce titre, nous avons développé notre application iPlace, un agenda dynamique qui propose les bons plans proches de vous.

En effet, chez 50A, nous connaissons les secrets de Google pour faire en sorte que votre site soit visible. L’équipe a une forte expertise doublée d’une longue expérience dans le référencement naturel et le SEM pour permettre à nos clients de se positionner comme des leaders dans les recherches Google.

Pour affiner votre positionnement, nous travaillons depuis longtemps sur l’e-influence de nos clients. Afin d’assurer leur positionnement avec un réputation forte et positive sur les réseaux sociaux, blogs et forums, nous développons des écosystèmes capables de capter les signaux qui visent la marque, d’y répondre ou de les affaiblir. Grâce à nos recherches, nous avons développé des cockpits d’analyse sectoriel de l’e-réputation que nous adaptons au business de nos clients.

Depuis bientôt 10 ans, nous croyons à l’intelligence collective. Que ce soit dans le Digital, le SEO ou l’e-influence, nous organisons des manifestations qui nous permettent d’enrichir notre savoir et de le partager.

Ainsi nous allons organiser pour la 4ème fois un barcamp autour de l’e-reputation et les données personnelles. Dans nos locaux nous avons dédié 20% de l’espace au coworking et avons ouvert L’auberge à Marseille, un sas de décompression ouvert à tous. L’auberge participe aussi à la démonstration de notre agilité quand, plusieurs fois par an, nous délocalisons toute l’agence pour le South {co}working pour prendre le recul nécessaire à l’orientation de l’agence.

Globalement, la communauté et l’écosystème traditionnels de nos clients sont redéfinis par les nouveaux médias. Le potentiel de développement induit par ce progrès est extraordinaire mais complexe et il est difficile de s’y retrouver. C’est pourquoi nous pensons que le digital doit rester un outil au service des hommes et de leurs projets plutôt qu’une nécessité mal comprise.

Dans le digital, on fait de l’écrit et du visuel, mais aussi du print !

A très vite !

La galaxie 50A.
Votre Druide.
Votre Docteur.
Notre équipe.

Notre Manifesta.

Rédigé à plusieurs mains : Nicolas, Thibaut, Louis et Alice.

COWORKING LAB DIGITAL

MyDataLabs : Quantified Self & Own Your Data

MyDataLabs est une association de loi 1901, partie d’un mouvement émergent spontané de gens intéressés par le Quantified Self et les données personnelles.

 

Un think tank au service de la data

Christophe Ducamp Emmanuel Gadenne, Nicolas Bermond et Thibaut Brousse, qui sont à l’origine du projet, ont pour vocation de réfléchir sur les données personnelles, l’open data et le big data. « Nous voulons rester focus sur la donnée personnelle » explique Christophe, « devenir une sorte de think tank et de change tank ».
L’objectif étant de fédérer, à la fois les gens qui se battent pour imposer des standards, et les gens qui font du lobbying pour imaginer et inventer des nouvelles entreprises et modèles économiques. Tout cela, dans une démarche pédagogique de la donnée personnelle.

 

 

 

 

MyDataLabs : un équilibre entre transparence et vie privée

Christophe aimerait monter un groupe de réflexions en français puisque la matière première est en anglais, pour sensibiliser un public français.
Sujet qui est extrêmement vaste, l’échange de données va devenir un énorme enjeu économique et financier, qui va reposer sur la question du respect de la vie privée.
Ce qui les intéressent est la philosophie peer-to-peer mais aussi de prendre la défense de l’utilisateur. Christophe appuie sur le fait que les quatre géants qui gouvernent Internet (Apple, Google, Facebook et Amazon) font leur marché sur la donnée qui est produite au jour le jour par l’utilisateur, sans que celui-ci en ait la moindre connaissance.

MyDataLabs espère sensibiliser les publics et faire en sorte que ces données circulent au mieux et soient dans l’intérêt de l’utilisateur, tout en trouvant les moyens économiques qui vont avec.

 

 

www.cil.cnrs.fr/

 

 

Et par la suite, il voit en MyDataLabs  » un acteur qui fasse de l’incubation, du lobbying, ainsi que des événements, de l’appel à projet… Nous sommes sur un secteur ou il y a beaucoup de boulot » poursuit-il.

 

MyDataLabs coorganise avec Mobile Monday Paris, un opus dédié à la santé et au bien être, le 22 avril prochain. Nous espérons vous y retrouver !
Pour vous inscrire, c’est ici.

 

MyDataLabs sur Twitter.
Crée par :
Nicolas
Thibaut
Christophe
Emmanuel
Vincent
Rédigé par Alice

Sources des images :
Image 2
Image 3

COWORKING LAB

Bitcoin : la monnaie digitale

Cet article est né de notre Coworking Lab. Bill et Christophe ont apporté leur contribution, et nous ont permis de finaliser cet article.

Bitcoin est une monnaie digitale décentralisée, générée sur Internet, qui possède plusieurs avantages : système peer-to-peer, aucune tierce personne, s’utilise dans tous les pays et les transactions sont anonymes.

La première question que l’on se pose est comment fait-on pour générer des bitcoins?

La première façon est le mining. C’est sans doute le plus long processus : l’ordinateur devient un « noeud » parmi les « noeuds » du réseau BTC. Une fois parvenu à la fin du bloc, on génère un bitcoin.
Le plus simple est de faire du « pools de mining » : on met en commun les ressources des ordinateurs. C’est une solution plus rapide pour parvenir à générer un bitcoin.
Lightcoin est un moyen de générer des lightcoins. Ici, on calque toutes les bases théoriques du Bitcoin, mais le mining se fait plus rapidement.
Il est possible d’échanger ses lightcoins contre des bitcoins. Le Linden, monnaie de Second Life, s’échange aussi contre des bitcoins.

Au départ un système de micro paiement…

Il y a 3 ans, les bitcoins étaient censés être un moyen de micro-paiement. Aujourd’hui, la valeur a tellement augmenté que l’on ne peut plus faire des achats quotidiens.
On parle plutôt d’un refuge de la valeur : certaines personnes ont mis toutes leurs économies dedans, en pensant que cette monnaie va être multipliée par 100 ou 1000. L’exemple le plus concret, est ce canadien qui a mis en vente sa maison en Bitcoin.

Cependant, il faut faire attention à ne pas mettre tout son argent, si on peut pas en assumer les responsabilités. En effet, l’année dernière Bitcoin a connu un krach qui a divisé sa valeur par 7.
Le bon coté est qu’il y a un nombre de Bitcoin fixé à terme (à 21 millions d’unités): aucun risque d’inflation. On peut voir le nombre de bitcoin disponible https://btcdirect.eu/fr-fr/combien-de-bitcoins-sont-en-circulation

Bitcoin, une démocratisation de la monnaie…

Aucune autorité centrale, des transferts 100% anonymes et 100% transparents : personne ne peut être identifié, excepté par son numéro de portefeuille. Toutes les transactions sont déclarées ouvertement.
Des sites permettent de retracer l’historique des transactions et de les voir en temps réel.

Le gouvernement américain réagit…

et parle de réglementer cette monnaie, chose compliquée puisqu’il n’y a pas d’autorité centrale, et que tout est anonyme.

Si Bitcoin a triplé en quelques semaines, c’est sans doute à cause de la Chypre, de l’Euro et du Dollar, de l’importance que les médias ont pour cette monnaie, ainsi que la peur de pénurie.
Bitcoin est un refuge. Cette monnaie fait prendre conscience que l’argent n’est pas réel. L’argent épargné était sous forme d’or, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
L’argent n’est donc plus réel.

En France, la communauté de « bitcointers » est très faible, voire inexistante. Le défi est donc de créer une communauté qui sort du côté « glauque » (échange de BTC dans la rue, réseaux illégaux). Tout cela échappe au monde. On peut considérer Bitcoin comme le « napster de la monnaie », une culture geek, une culture du peer-to-peer.
Bitcoin va finir par se généraliser, puisque tout n’est qu’une question de génération. Les générations suivantes voient et verront Bitcoin comme une simple monnaie virtuelle.

Pour le moment, l’activité principale n’est pas le commerce, mais le trading. Bitcoin est encore dans une démarche avant-gardiste. Mais l’explosion des BTC ne saurait tarder…

Et si 50A vous propose de régler certaines prestations en Bitcoin, seriez vous prêts?

Pour aller plus loin :
We use coins
Le Wiki Bitcoin
Bitcoin en temps réel
Bitcoin Exchange Dead :)
Real time Bitcoin

Réfléchi par Thibaut, Nicolas et Louis
Rédigé par Alice
Pimenté par Bill et Christophe

Retrouvez aussi notre article sur le DAO

DIGITAL

iPlace : l’agenda 3.0

iPlace est un agenda lifestyle 3.0. Cet agenda digital répond au doigt et au shake. Il vous suffit de shaker votre mobile pour qu’iPlace change ses propositions de programme journalier.

Avec iPlace, plus besoin d’utiliser du papier et un stylo. Vous avez la possibilité de découvrir des activités et lieux nouveaux, cohérents, en fonction de vos centres d’intérêts et de vos envies.  L’application permet de trouver une soirée, d’organiser votre journée ou votre weekend lorsque vous êtes en déplacement. Will you be there? permet de tenir au courant votre communauté. Un coup de cœur ? L’application vous permet aussi de le partager à ses amis.

Téléchargement App Store
Téléchargement Google Play
Dans la joie et la bonne humeur, 50 personnes ont découvert et testé iPlace, sur fond de bande sons « shake ».
Petit souvenir de la soirée de lancement, dans les locaux de la galaxie 50A :

Photos de la soirée Apéro Shake ton iPlace
Playlist Shake 

Premier projet issus d’iBrain, iPlace est la preuve du savoir-faire de la galaxie 50A

50A a sa vision propre du futur : le digital , les réseaux sociaux, le coworking. Pour donner vie à ce futur, l’agence a mis en place une cellule de R&D, nom de code : iBrain. IBrain, c’est une méthode et des convictions : l’innovation, l’intelligence collective, l’user-centrism. La première innovation se trouve donc dans la construction d’un meta profil à partir de la collecte de toutes les infos disponibles sur les réseaux sociaux. La deuxième réside dans sa mise en pratique car nous sommes capables de croiser ce profil avec des bases de données de toute nature (objets, lieux, intérêts, etc.).

iPlace, c’est une promesse à nos clients

La force d’iPlace c’est de pouvoir s’adapter aux attentes de nos clients et de nos utilisateurs. Plateforme ouverte, l’application se place sur 2 niveaux.

Fervent de l’intelligence collective et du coworking, 50A part à la recherche d’ambassadeurs inspirés et inspirants pour doter iPlace de lieux et d’events des grandes villes mondiales. En prenant le relais dans d’autres villes, ils sont chargés de lancer iPlace dans leurs villes respectives : c’est l’occasion pour eux de publier une « placelist » et de profiter d’un nouveau vecteur de communication avec leur communauté. L’ambassadeur peut, par la suite, personnaliser l’event et l’enrichir pour créer sa chaîne perso.
Cette application peut aussi s’adapter aux besoins des entreprises. Aujourd’hui, nous thématisons les bases de données que nous croisons avec le mapping des utilisateurs. Cette valeur ajoutée nous permet de dresser le mapping des gouts d’un utilisateur pour lui proposer une sélection d’articles sur mesure. Nous sommes capables d’établir des profils précis en fonction des attentes et préférences. Et pourquoi pas, créer une application qui croisera une gamme de produits liées aux préférences des clients…

iPlace est une réalité. Si vous souhaitez saisir votre opportunité, n’hésitez pas à nous contacter dès maintenant !

Crée par Nicolas @nicolas2fr et Thibaut @thib39
Rédigé par Alice
Finalisé par Louis @LouisDuverger
DIGITAL

La stratégie digitale au service de la stratégie politique

On ne compte plus les comptes Twitter des hommes politiques. De Nadine Morano en passant par Cécile Dufflot, les followers s’enchainent les prises de paroles et les tweetclashs également. Si aujourd’hui, un homme politique veut occuper l’espace, il se doit d’occuper l’espace digital : il faut aller là où sont les citoyens. En utilisant la viralité des réseaux sociaux, les politiques touchent rapidement et directement les internautes.

Comment fédérer un électorat volatile qui semble ne plus faire confiance aux hommes politiques ? Quels sont les enjeux du Web 2.0 pour les politiques ? Comment s’adresser directement aux citoyens sans passer par les mass media ? Comment déployer une stratégie digitale quand on est une figure politique ? Comment rester authentique et transparent ? Comment mobiliser ses équipes et relayer ses messages?

Tentons de comprendre et de décrypter ces nouvelles stratégies.

Quand la politique se digitalise !

« Segoland » est apparu en 2006 avec pour ligne éditoriale « un Internet qui nous ressemble », fondant  sa légitimité sur la participation active du citoyen à la prise de décision. En 2007, le cocorico français et Desirdavenir.org a montré l’exemple du web participatif. Il devient alors, le premier réseau politique participatif, où les citoyens peuvent lancer des sujets, participer et échanger.

Aux Etats-Unis, les hommes politiques ont pris conscience de l’importance du Web participatif. En 2008, Obama a été très impliqué dans les outils du Web 2.0. Son équipe a su s’approprier les différents réseaux, et cibler une population qui ne s’intéresse pas forcément à la politique. Cette méthode a professionnalisé l’enjeu du Web 2.0 participatif dans une stratégie politique. Sans cela, Obama n’aurait sans doute pas été le premier Président noir des Etats-Unis.

En 2012, pour l’élection présidentielle française, les équipes d’Obama sont même venues en France pour brieffer les équipes de la campagne de François Hollande. Blue State Digitak s’est donc installé le temps de la campagne, dans les bureaux du candidat socialiste pour prodiguer leurs conseils à l’équipe Web française.François Fillon, lors de sa campagne face à Jean-François Copé, a dénoncé les trucages opérés par des « robots » votants. Il remarque que certains sondages dépassent même le nombre d’adhérents de l’UMP.  Reflets souligne que ces trucages sont monnaie-courante et que cette technique est la pour « donner l’impression au grand public d’un mouvement de masse dans l’opinion publique ».La mise en pratique de cette nouvelle politique n’est pas concevable sans comprendre les fondamentaux de l’open gouvernance. La transparence et la participation sont les maîtres mots de la démocratie directe comme l’explique les membres de Open Gov Tunisia. En 2009, l’Islande fait faillite et les citoyens décident de reprendre en main le contrôle de leur pays. En 2012, surgit l’idée d’une nouvelle Constitution ou les Islandais s’impliquerait dans l’élaboration du texte. D’ailleurs nous avions eu la chance d’écouter lors du Lift à Marseille les mécanismes de cette Co-Construction. Le parti Pirate quant à lui, base sa politique sur la transparence des informations politiques et l’ouverture des données publiques.

Dernièrement, ce sont les Italiens qui ont fait part de leur mécontentement en faisant du « Movimento 5 Stelle » (Mouvement des 5 étoiles) le troisième parti d’Italie.

L’open gouvernance au service de la politique

Le M5S est une expérience de la démocratie numérique de base : pour ces élections tout le monde a pu participer, présenter son programme sur le site Web du M5S, et tout le monde peut voter. A l’image de la Tunisie et de l’Islande qui ont crowdsourcé leur constitution, on s’aperçoit que la politique participative et l’open gouvernance s’ancrent de plus en plus dans la politique traditionnelle. Parmi ces 25% élus, on s’aperçoit de l’hétérogénéité des personnes du M5S qui composent le Parlement. Ils ne sont ni politiques de profession et ne souhaitent pas le devenir, ils sont normaux avec des professions normales même parfois précaires. Mais ils sont passionnés par le net. Logiquement, ce vote a favorisé l’entrée au Parlement des jeunes mais aussi des femmes – 31%.

L’open gouvernance catalyserait la parité ?

Les orientations politiques de ces élus sont variées, comme nous l’explique Alberto di Majo : «un électeur de gauche y trouvera son compte, par exemple dans le fort engagement pour que l’école et la santé restent publiques et bénéficient de plus d’investissements; et un électeur de droite se reconnaîtra dans l’attention aux petites et moyennes entreprises tout comme dans l’abolition de l’IMU (taxe foncière et d’habitation)». Cependant ces partisans se retrouvent autour d’un thème : la démocratie directe – régime politique dans lequel les citoyens exercent eux mêmes le pouvoir. Forcément plus facile à implanter des usages participatifs quand le parti politique prône un pouvoir sans intermédiaire.

La stratégie digitale : le cas Beppe Grillo

1. Le message 
La stratégie adaptée par Grillo est celle du rejet de l’establishment politico-médiatique italien.

2. La popularité : les blogs et le terreau digital se travaillent bien en amont des échéances politiques
Tout commence en 2005 avec la création de son blog. Beppe Grillo caricature et dénonce les classes politiques italiennes, et partage ses coups de gueule. Tribune de choix, son blog est l’un des plus lus d’Italie et atteint la 9ème position des blogs les plus populaires au monde selon l’Observer en 2009.

3. Etre international : la crédibilité et la réputation naît à l’étranger car, évidemment, Internet n’a pas de barrière
Enrichit d’une version anglaise et japonaise, le blog voit augmenter ses visites au niveau mondial. C’est près de 150 000 et 200 000 visiteurs par jour en Italie.

4. Usage intensif des réseaux sociaux
La marche est lancée, le « messie » va utiliser les réseaux sociaux et son blog pour créer des rassemblements contestataires dans toute l’Italie. Dès 2007, il parcourt l’Italie avec son « Vaffanculo Day ». Il utilise le portail du réseau social Meet Up pour former des groupes locaux à travers le monde (aujourd’hui 856 groupes, dans 14 pays qui comportent environ 120 000 membres) et créer des leaders d’opinion. Reprenant le système du « DIY » (Do It Yourself), le M5S fabrique lui même ses vidéos de campagne. Beppe Grillo boycotte les plateaux télés et refuse que les membres de son mouvement apparaissent dans des émissions. Ses différents meetings du « Tsunami Tour » sont retransmis en direct sur son site M5S, ainsi que sur sa chaîne Youtube – La Cosa. Son écosystème digital est prolifique, le relayage des informations sur les différents sites (blogs, forums…) permet de créer un nouveau moyen de répandre ses idées en dehors des médias traditionnels. De plus, l’application Beppe Grillo, disponible sur iTunes, donne accès à son blog, son compte Twitter et ses vidéos.

5. Le community management militant
Un discours écolo et anti-euro, où il critique les dérives de la politique italienne sur un ton agressif dans le but de faire réagir ses auditeurs. Aujourd’hui sa page Facebook compte 1,2 millions de fans, 1 044 491 followers sur Twitter et près de 110 millions de vues sur ses vidéos Youtube.

6. Créer le débat sur Internet
Grâce à l’impact de sa politique digitale, il arrive à la troisième place des partis présents au Parlement. La démarcation est fine entre ceux qui utilisent les médias traditionnels et ceux qui s’informent via le Web. Cette barrière digitale (digital divide) oppose deux visions du personnage. A travers les médias traditionnels, Beppe Grillo est un personnage grossier de la vie politique italienne au contraire du Web ou il est perçu comme un leader. Dès 2012, via son blog, il recrute des centaines de candidats pour tenter de décrocher des mandats de maire lors des élections municipales partielles. 4 millions d’italiens ont voté et, les « grillini » gagnent 4 mairies sans l’aide d’aucune structure, ni soutien financier, mais seulement grâce à des actions menées sur le Web. Internet est donc un lieu de mobilisation, et a propulsé le M5S dans le monde politique. Beppe Grillo représente une première expérience concrète. Aux yeux de nombreux communicants, ce dernier est précurseur : il a réussi à faire d’Internet une promesse et un lieu de campagne électorale.

7. Etre entouré des meilleurs
Gianroberto Casaleggio – cofondateur du blog Beppe Grillo, dirige une agence de conseil en stratégie digitale spécialisée dans le marketing viral. Véritable guru de la communication sur le Web, cela fait 10 ans qu’il travaille en commun avec Beppe Grillo. Avec lui, Internet doit créer un sens à la participation, basé sur la vérité puisque tout est vérifiable : il faut donc créer une structure collective de confiance.

8. Considérer le web comme un espace réel
« La nouveauté réside dans une utilisation du Web comme une circonscription électorale. Avec l’idée d’une nouvelle démocratie où la relation est directe entre élus et électeurs. Ce modèle de parti opère comme une franchise » explique l’historien italien, Federico Fornaro. Internet est un instrument démocratique, ou il n’y a plus besoin de médiation, les élus sont des portes parole : ils doivent rendre compte de leur activité, écouter les citoyens pour pouvoir agir en conséquence. La campagne électorale repose sur l’influence numérique et participative : « Notre succès, c’est un peu comme un virus. Un virus pour lequel ils n’ont pas trouvé de vaccin et qui se propage comme une épidémie. C’est ainsi que vous devez le voir. » explique le guru Gianroberto Casaleggio.

Et après ?

Il est important aujourd’hui d’utiliser les médias participatifs pour laisser place à l’expression citoyenne. Aujourd’hui, les politiciens investissent et mise sur le digital que ce soit le Web ou le mobile vecteur très fort pour s’exprimer, échanger, fédérer, et faire participer. Il n’est plus concevable d’être un homme ou une femme politique moderne sans stratégie digitale forte pour se faire élire.
Cependant transparence et authenticité deviennent les maître mots d’une politique citoyenne. Le « fact checking » en reste un des exemple fort (le travail de vérification et la validation des messages et informations publiés). Les politiciens doivent donc faire preuve de vérité. Sur Internet les informations fusent, attention à la viabilité des informations et promesses données, les « fact-checkeurs » se feront un plaisir de vous contredire et de vous rappeler à l’ordre.

Article imaginé par Nicolas @nicolas2fr, rédigé par Alice, sniffé par Louis @LouisDuverger, pimenté par Vincent @Vicnent, finalisé par Thibaut @thib39

ARCHITECTURE SOCIALE DIGITAL

La Fin du Web

Votre fidèle druide digital vous dévoile ses convictions pour 2013, celles ci s’articuleront autour de 4 billets :
  • Internet : construire ou déconstruire ?
  • Comment aider la politique qui n’existe plus ?
  • Faut il attaquer les entreprises pour faire prendre conscience du capital social ?
  • Peut on faire confiance aux nouvelles générations et à l’accès massif à l’éducation ?

Construire et déconstruire, voici le premier volet de 4 billets que je vais vous proposer.

Pour ce premier volet de notre dossier, je vais m’attarder sur l’internet car c’est un sujet que je maîtrise. De plus ce sujet est tellement transversal qu’il permet d’aborder plusieurs thématiques.

Le web artisanal de la bidouille de l’entraide est en train de mourir.

Le web se professionnalise et l’expérience des 15 dernières années sera je pense dans l’histoire un fait marquant, une époque unique, un peu comme les Lumières…

Nous nous rappellerons de cette époque comme un souffle de vie où toutes les croyances, tous les modèles, ou tout pouvait être possible car l’Internet ou l’open way avait la capacité de transformer des sociétés, des produits, de changer les mentalités…

Dans la vie en général nous observons souvent ce phénomène d’aller retour entre création et destruction, en psychologie on parle de création de l’identité / de la personnalité.

Le contexte dans lequel nous vivons : l’immédiateté (la minute est devenue l’étalon de la valeur de l’information), l’hyper-connexion (nous nous lèvons en regardant son Facebook, nous travaillons dans le train), l’hyper organisation (la méthode est reine et les outils pour cela nombreux), l’hyper-performance (la concurrence est dure), l’hyper-famille (nous faisons plus de 2 enfants en moyenne), l’hyper-célébrité (tout le monde veut sa minute de gloire)… font de nous des hyper-actifs connectés à Internet et nourris aux OGM.

Les « Friends Strangers »

Le contexte nous isole mais nous amène une nouvelle typologie d’amis, « les friendly strangers »

Milgram parle des étrangers familiers (familiar strangers), ces gens que vous rencontrez tous les jours en allant au travail, à vos loisirs…

Ces personnes vous les croisez tous les jours dans la vie réelle et pourtant vous ne leurs parlerez peut être jamais. La probabilité de rentrer en contact avec eux sera démultipliée si vous les croisez hors de ce périmètre familier.

Sur le web et les réseaux sociaux c’est l’opposé, vous pouvez discuter toute la journée avec des amis étrangers (friends strangers c’est mon concept :).

Les réseaux sociaux donnent une impression d’avoir un entourage de plus en plus familier.

« Sur les réseaux sociaux on a pas de vie privée mais une vie sociale »

Des nouveaux types de relation émergent, il y a certainement une réelle amitié entre 2 amis facebook qui ne ce sont jamais vus ou entre 2 personnes qui se suivent, se « follow » sur twitter.

Effectivement ils ont accès à l’ensemble de leurs vies sociales « privées » sur facebook, à leurs cerveaux via twitter et à leurs géolocalisations via foursquare et bientôt notre iPlace.

Nous sommes donc vraiment ami, d’ailleurs ça m’arrive souvent de dire « lui je le connais bien », alors que je ne l’ai jamais vu !

Nous devons accepter cette révolution de l’amitié tout en faisant attention de ne pas oublier ses amis réels, je me rappelle d’ailleurs d’un statut facebook de Loïc Lemeur « mes amis qui ne sont pas sur les réseaux sociaux je ne les vois plus ».

Comme pour le familiar stranger, ces amis virtuels (« friends strangers ») deviennent des connaissances réelles quand vous les rencontrer hors des medias sociaux voire dans la vie réelle. Voire plus quand nous voyons le pourcentage de couple créé grâce à Internet.

Dans ce cas Internet nous fait muter mais permet de construire de nouvelles relations et d’accéder à de nouveaux amis.

Les vices cachés : Overdose de publicité et d’informations, starification & communautarisme

L’Internet est phagocyté par la publicité, les novices surfent sur une toile publicitaire.

Ces autoroutes à destination du grand public sont maintenant achevées et l’internaute moyen se déplace au grès des vents promotionnels et des territoires acquis par les marques.

Cet Internet est cautionné et soutenu par des community manager outsourcés que nous appelons aussi les publi-blogueurs. Leur job est de servir au mieux l’ensemble des marques, oui je dis bien l’ensemble car il ne sont pas à l’abri d’être invité à un raout imprévu.

Le web permet à n’importe qui de devenir quelqu’un, c’est devenu la voie royale des ratés de la gloire et de la célébrité. Un individu / une entité qui devient une machine au service d’une co-production publicitaire.

D’autres les combattent pour sauver le net et promouvoir la pureté, l’internet plus blanc que blanc… mais est ce vraiment par conviction ? Ne serait ce pas pour récupérer un peu de part d’audience ?

La plupart des journalistes n’ont plus le temps de faire du fond et malheureusement ils sont facilement influençables, au gré des retweets sans toujours vérifier l’information…

Les acteurs publics qui labellisent, subventionnent et fédèrent les communautés du digital et de l’open innovation jouent leur rôle d’évangélisateur. Par contre il m’a fallu 7 ans pour comprendre leur fonction et le à quoi il me/nous serve ?

Leur mission consiste à aider et faciliter le réseautage et aussi à nous transporter dans l’écosystème de l’innovation.

En revanche la gangrène du communautarisme affaiblit indéniablement la portée des bonnes intentions et il faut reconnaître que ce milieu est un peu « co sanguin ».
La création d’un microcosme (j’avoue en faire partie) enferme les gens, nous aurions rêvé organiser la rencontre d’un hacker avec un patron du CAC40. Heureusement il n’est pas encore trop tard pour confronter leurs univers.

La réalité c’est que toute cette communauté est concurrente elle vend et propose le même consulting, les mêmes prestations digitales, les mêmes formations…

Donc même si tout le monde se fait des grands sourires, nous gardons tous un couteau dans la poche pour le planter virtuellement dans la vie réelle.

Pire que le communautarisme, il existe des mafias que nous pouvons définir par « un comportement de la société sicilienne couramment admis et convenu à l’époque » changeons sicilienne par digitale. J’appelle mafia des cercles fermés qui sont là pour verrouiller l’influence et le business au détriment de l’ouverture et de la mixité. La mafia digitale et les egocentriques en mal de célébrité font malheureusement le web grand public d’aujourd’hui.

Nous assistons à l’émergence d’une pensée plate, « mainstream » et gentiment moralisatrice, nous pourrions appeler cela les catho 2.0, le sang bleu 2.0, le parisianisme digital !

Heureusement il existe les Barcamp, d’ailleurs 50A vous donne RDV en avril pour l’ereputationcamp4.

L’espoir de l’open innovation

Même si certains affirment que les créatifs sont en voie d’extinction, nous devons impérativement préserver la créativité et l’innovation pour que celles-ci ne soient pas mises à l’écart. Restons éveillés pour propulser des îlots propagateurs et créateurs d’intelligence. Pour cela, l’existence de saas de décompression est incontournable !

Oui la créativité est entrain d’exploser car le contexte du changement est passionnant.
Les créatifs cherchent, farfouillent, bidouillent jour et nuit dans ce terrain de jeu sans limite. Le courant de l’open innovation se base sur des valeurs fortes, do it yourself, up cycling, partage et force de l’intelligence collective.

De plus en plus d’idées issues de ce mouvement voient le jour et deviennent des usages grand publics. Le covoiturage est en plein essor ma belle mère et ma cousine de 18 ans pratiquent, si je n’occupe pas mon appartement je le loue via Airbnb que je sois propriétaire ou non.

Tous ces nouveaux modèles montrent que les mentalités changent peut être un peu grâce à la crise mais il me semble surtout que les individus souhaitent se reconnecter à la vie réelle via la vie virtuelle.

Le travail et l’influence des réseaux anonymes

Les liens tissés par la toile n’ont jamais été aussi forts, l’émergence des réseaux anonymes apporte une notion de contre pouvoir invisible. Les attaques groupées contre les pays qui coupent Internet (car pour les dictatures et les pays en guerre Internet est la seule ouverture vers l’extérieur pour relater, combattre et s’opposer). Les Anonymous, Telecomix sont garants d’une parole, d’une manière de faire qui garantit l’indépendance technique des supports.

Car à première vue, vous ne vous en doutiez pas mais la France est surveillée, c’est une spécificité en Europe ! Je vous invite à lire cet excellent article sur la Cyber Censure.

Pendant que d’autres acteurs comme Google « pseudo milite » pour un monde libre et ouvert (face à leur position hégémonique, nous pouvons effectivement tempérer les réelles motivations de cette démarche).

Oui des sociétés cherchent à fliquer toutes nos actions, on peut dire que tant que tout va bien c’est dérangeant mais si le système change cela devient catastrophique.

Pourquoi la France ? parce que nous sommes les meilleurs dans la fabrication de ce genre d’outils…

Que peut on dire de tout ça ? Qu’il faut déconstruire pour construire ou/et vice versa ? Que l’équilibre du chaos est roi ? Que l’Internet original est mort ? Que l’ancien modèle a enfin réussi à s’emparer de l’Internet ?

Peut on parler de fin du web ? oui le web que nous avons connu n’existe plus ! Le tout gratuit connaît ses limites…

Le nouveau web alors c’est quoi ?
Et bien c’est celui que nous ferons, car le web c’est la somme des bonnes volontés soustraite de la somme des mauvaises volontés.

Oui, aussi simple que ça !

Ce qui est rassurant c’est que des modèles économiques rentables avec des fondements liés à la perform-intelligence existent, je pense à 37,2 signals entreprise qui a réussi allier le fond et la forme.

En terme de futurologie ou de prospective nous ne savons pas comment nous serons mangés mais nous devons restés très vigilants, car l’avilissement de l’Internet est toujours en lien direct avec l’effritement de la liberté et de la démocratie.

Il faut prendre conscience que la diffusion et la propagation de contenu à faible voire très pauvre valeur ajoutée est criminelle.

Car relayer de la mauvaise volonté c’est contribuer à la construction du web pourri de demain.

Votre fidèle Druide Digital